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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Anciens et Modernes face aux pouvoirs: l’Église, le Roi, les Académies, 1687-1750
Posted: Thursday, March 29, 2018 - 15:57

Colloque international organisé par Christelle Bahier-Porte et Delphine Reguig

IHRIM UMR 5317 - Université de Lyon / Université Jean Monnet (Saint-Étienne)

Jeudi 20 et vendredi 21 Juin 2019

Le règne de Louis XIV met en place les conditions d’une institutionnalisation de la vie littéraire, en particulier avec la création des Académies. Portés par cette évolution, les auteurs se trouvent, à la fin du XVIIe siècle, conduits à tirer de la période une forme de bilan. Mais ils ne le font pas d’une manière consensuelle : le dynamisme du champ littéraire donne alors naissance à une controverse qui pose clairement les enjeux de la définition d’une littérature et d’une pensée modernes, c’est-à-dire actuelles, à partir de la double expérience esthétique antique et contemporaine. En interrogeant les valeurs littéraires, le conflit qui secoue les milieux culturels et savants en France, au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, constitue une transition majeure vers une conception renouvelée de la création et de la diffusion du savoir, dont la publication de l’Encyclopédie à partir de 1750 marquera une nouvelle étape.

La Querelle des Anciens et des Modernes est de fait l’un des épisodes les plus commentés par les historiens de la littérature et des idées. Paradoxalement, il est aussi l’un des moins connus. Le volume collectif Écrire et penser en Moderne (1687-1750) (dir. Chr. Bahier-Porte et Cl. Poulouin, Champion, 2015) et le livre de Larry Norman (The Shock of the Ancient, Chicago, The University of Chicago Press, 2011) ont récemment permis de mettre en évidence la complexité de ce lieu de mémoire qu’est devenu la Querelle. Leurs avancées montrent que la Querelle des Anciens et des Modernes ne se réduit pas à un conflit facteur de rupture radicale : elle réunit les acteurs du champ littéraire dans un débat dialectique particulièrement inventif en termes d’idées et de formes.

La richesse de ces nouvelles lectures remet notamment en cause les clichés historiographiques qui majorent et surdéterminent le clivage entre les deux partis en prenant à la lettre les scénographies polémiques et en l’interprétant en termes institutionnels. Pour quoi et contre qui Anciens et Modernes se sont-ils affrontés ? L’enjeu du débat est-il de prendre position face aux pouvoirs ? Quelle est la position des Anciens et des Modernes face à l’institution religieuse ? S’agit-il de se situer dans les querelles théologiques alors en prise elles-mêmes avec la notion d’historicité ? Face au pouvoir politique, s’agit-il de privilégier l’entreprise de propagande monarchique ? Quels sont les véritables enjeux des batailles de fauteuil souvent relatées, non sans ironie, dans l’histoire de la Querelle ? Face au pouvoir académique, ne s’agit-il pas d’accepter et de légitimer l’autorité d’un nouveau corps social dont les fondements et les missions sont à définir ? Peut-on dégager un front commun dans ces débats ? Ceux que l’on qualifie d’Anciens ou de Modernes cherchent-ils à construire une unité ou bien cultivent-ils de subtiles nuances ? Peut-on continuer de penser et d’écrire que les Anciens favorisent le paganisme antique tandis que les Modernes défendent l’ordre chrétien de la monarchie absolue ? Les acteurs de la Querelle tiennent-ils un propos univoque et un discours assumé à l’égard des institutions ? La consistance ou les contradictions de ces positions éclaire-t-elle la nature profonde de la Querelle ? L’ardeur polémique entre les deux massifs occulterait-elle finalement une communauté d’intérêt entre Anciens et Modernes ? La géographie institutionnelle contemporaine se superpose-t-elle au paysage critique de la Querelle ? 

Par une relecture des textes publiés à l’occasion de la Querelle, l’ambition du colloque est de mettre à distance les interprétations datées qui externalisent les enjeux d’un débat essentiel pour la définition de l’idée de modernité. La Querelle, dont les nombreux soubresauts de 1687 à 1750 suggèrent déjà la pertinence des débats, pourrait au contraire apparaître comme un moment où les Belles Lettres accèdent à une visibilité sociale et où elles peuvent se développer de manière finalement autonome, sans composer avec les éventuels antagonismes partisans et notamment religieux. En évitant le recours immédiat aux filtres qui orientent la lecture, il s’agit de se demander si le conflit qui oppose Anciens et Modernes peut recouvrir avant tout des enjeux politiques internes : pour ses acteurs, le problème est peut-être moins d’obtenir la faveur des pouvoirs que de chercher soi-même à dominer le champ des « Lettres » encore neuf dans le paysage intellectuel de l’époque.

Les propositions pourront se présenter de manière thématique ou monographique, se consacrer à une problématique précise ou au cas d’un auteur particulier. Elles pourront également proposer des questionnements transversaux et conduire des enquêtes interdisciplinaires. On pourra par exemple explorer le rôle et le statut du christianisme de Perrault dans les débats, comme ceux de l’éventuelle proximité de Boileau avec Port-Royal.  On pourra également se demander si les positions théologiques et politiques des auteurs, plus ou moins consistantes, interviennent dans leur situation dans la polémique et influencent leurs choix poétiques (notamment en termes génériques). On pourra faire apparaître d’éventuelles discordances entre les choix individuels et l’inscription dans un parti singulier, dont bien des auteurs – La Fontaine, Fontenelle, Montesquieu, Marivaux… – ont déjà souligné la relativité.  On pourra encore questionner l’ambiguïté du rapport des représentants des deux camps aux différentes Académies qui constituent les différents théâtres de la Querelle et sont autant des lieux de reconnaissance, des tribunes, que des lieux de mise en scène. On pourra dans cette perspective, s’interroger sur le rôle précis accordé aux différentes Académies dans le conflit : si l’Académie des sciences, conduite par Fontenelle, semble dominée par les Modernes, qu’en est-il vraiment de l’Académie française et, plus encore, de l’Académie des Inscriptions, qui a suscité moins de commentaires ? On pourra de même se demander si les éventuelles déclarations d’intention de tel ou tel acteur se traduisent par des transgressions, des changements de camp plus ou moins assumés, des rencontres inattendues et des partages inavoués.

Les propositions, accompagnées d’une présentation succincte, sont à adresser conjointement à Christelle Bahier-Porte (christelle.porte@univ-st-etienne.fr) et à Delphine Reguig (delphine.reguig@univ-st-etienne.fr) avant le 10 juillet 2018.

Comité scientifique : Christelle Bahier-Porte (Université de Lyon-Saint-Étienne), Emmanuel Bury (Sorbonne Université), Nicholas Cronk (University of Oxford), Sophie Houdard (Université Paris 3), Christophe Martin (Sorbonne Université), Larry Norman (The University of Chicago), Claudine Poulouin (Université de Rouen), Delphine Reguig (Université de Lyon-Saint-Étienne), Volker Schröder (Princeton University), Catherine Volpilhac (ENS de Lyon).

Source: Volker Schröder

CfP: Association of Print Scholars at CAA 2019
Posted: Friday, March 23, 2018 - 17:27

The Association of Print Scholars invites thematic proposals for its sponsored session at the 2019 CAA conference to be held in New York, February 13-16, 2019.

  The APS-sponsored session may be related to any period, theme, or aspect of print scholarship. We encourage proposals that transcend chronological or geographic boundaries, as well as those that engage current theoretical interests in materialism, archival theory, bibliographic studies, history of ideas, or social history, including feminisms and critical race studies.

  If you are interested in chairing the panel, please submit a title and 250-word abstract that describes the subject of your session. Once the theme and chair of the panel are selected, this session will solicit contributors through CAA’s open call. Co-chaired sessions are welcome. Submissions should include a CV and should be sent to info@printscholars.org.  Chair or co-chairs must be members in good standing of APS and CAA.

 

The deadline for consideration is Friday, March 30, 2018.  

https://printscholars.org/

 

Source: H-France

CfP: WSFH Portland, ME (deadline extended to 4/15)
Posted: Saturday, March 17, 2018 - 19:03

46th Annual Conference of the Western Society for French History

Portland, Maine

1-3 November 2018

Submission Due Date: 15 April 2018

  The forty-sixth annual conference of the Western Society for French History will be held from November 1-3, 2018 in Portland, Maine. The theme for this year’s conference is “French History from the Edge,” exploring how the study of geographic peripheries, marginalized populations, the intersectionality of gender, race, and class, and interdisciplinary methodologies informs our understanding of France and Francophone worlds. Our keynote speakers will be Natalie Zemon Davis (Professor Emerita of History, University of Toronto) and Emmanuelle Saada (Director of French and Francophone Studies, Columbia University).   We welcome proposals from our scholarly community on all aspects of French and Francophone studies, medieval to contemporary. To engage the membership in the society’s updated mission, we particularly seek panels, roundtables, and pedagogical workshops that explore this year’s theme of “French History from the Edge.” The WSFH encourages the participation of advanced graduate students.   Western Society for French History Mission Statement Updated at the 45th Annual Meeting, 2-4 November 2017

The Western Society for French History was founded in 1974 to promote greater regional, professional, and methodological diversity in the study of French and Francophone history. Its international membership includes research and teaching faculty, graduate students, independent scholars, and historians in the general public from the United States, Canada, and around the world. The Society welcomes specialists of French and Francophone culture from a variety of disciplines and interdisciplinary perspectives. The Society takes pride in its longstanding support of graduate student research and conference participation, particularly through its scholarship program.

The Western Society for French History embraces a dynamic, diverse, and engaged scholarly community that is actively committed to achieving equity and inclusion in the production and transmission of knowledge about the Francophone world. To that end, the Society encourages its members to think critically about injustice in the academy and to develop tools and practices to combat structural inequalities in the profession and academic institutions. Convinced that academic excellence demands this kind of individual and collective engagement, the Society seeks to empower its members to work to eliminate oppression and discrimination in the field, as well as in their classrooms, home departments, and university administrations.

Research Panels: The Program Committee encourages the submission of panels of three research papers, a commentator, and chair. Please send complete panel proposals (preferred) or individual papers as a Microsoft Word attachment to Robin Walz, WSFH President and Program Committee Chair, at president@wsfh.org. Please note the following format requests:

  • Research panel proposals should include the word “panel” and several key words or the title of the panel in the document name, e.g., panel_keywords.docx
  • Individual papers should, likewise, include the word “paper” and the paper title in the name of the document.
  • Research panel proposals should include the following items, integrated into a single Word document: 1) A cover page with the name of the panel and the panel organizer, contact information and an affiliation for each panel member, the commentator, and the chair, any AV needs. (Note: the commentator and the chair should not be the same person; 2) A paper abstract and one-page CV for each panelist; 3) any AV needs.

Panel Discussions, Roundtables, and Pedagogical Workshops: The Program Committee particularly welcomes proposals for panel discussions, roundtables, and pedagogical workshops that explore this year’s conference theme, “French History from the Edge.” These session proposals should be submitted in a single Word document that include: 1) an abstract describing the purpose, content, and format of the session; 2) the session organizer; 3) contact information, affiliation, and a one-page CV for each session participant; 4) any AV needs. Send session proposals as a Microsoft Word attachment to Robin Walz, WSFH President and Program Committee Chair, at president@wsfh.org. If you have alternate ideas for a session, please contact us.    

The Program Committee: Gayle Brunelle (California State University, Fullerton), Christopher Church (University of Nevada, Reno), Stephen Harp (University of Akron), Joelle Neulander (The Citadel), Christy Pichichero (George Mason University), and Robin Walz, Chair (University of Alaska). The Local Arrangements Committee is chaired by Meghan Roberts (Bowdoin College).    

Accommodations: The conference will take place at the Westin Portland Harborview (conference registration forthcoming), which is ideally situated within easy walking distance of Portland's charming downtown, working waterfront, lovely views of Casco Bay, and stellar restaurant scene. Portland is also within a short drive to beautiful recreational areas such as Two Lights State Park and Wolfe's Neck State Park. Participants can either fly directly into the Portland International Jetport (PWM) or take a Concord Coachways bus from Boston's Logan Airport (BOS) or South Station.   

For more information, see the conference webpage. Please direct queries to Robin Walz at president@wsfh.org.

Appel à communications: DYNAMIQUES DES HÉRITAGES (XVIe-XVIIIe siècle)
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:31

Montpellier, 18-19 octobre 2018

 

Colloque annuel des jeunes chercheurs de la Société Française d’Étude du XVIIIesiècle (SFEDS), de la Société d’Études Anglo-Américaines des XVIIe et XVIIIe siècles (SÉAA XVII-XVIII), et de la Société d’étude du XVIIe siècle.

Institut de Recherche sur la Renaissance, l’âge Classique et les Lumières (UMR 5186 du CNRS, Université Paul-Valéry Montpellier 3)

 

PRESENTATION

Loin d'être une donnée figée dont les individus et les groupes hériteraient, un legs qu'il faudrait conserver en l'état, le passé constitue pour chaque époque un enjeu majeur. Comme le montrent les études récentes sur les écritures de l'histoire et la mise en valeur des patrimoines, les héritages culturels répondent à des dynamiques complexes.

Ce colloque permettra tout d'abord d'interroger la façon dont les œuvres et les pratiques du passé ont été perçues jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, chaque époque réinventant ses origines et son identité. On s'intéressera aussi aux représentations des XVIIe et XVIIIe siècles jusqu'à aujourd'hui, y compris dans l'éducation et les médias. Enfin, ces rencontres, destinées prioritairement aux jeunes chercheurs mais ouvertes à tous, seront l'occasion de poser une série de questions théoriques concernant les représentations du passé et leurs fonctions religieuses, sociales, artistiques, etc.

 

COMMUNICATIONS

Les communications pourront notamment porter sur les aspects suivants :

- Les héritages culturels dans la littérature et dans les arts de l'âge classique et des Lumières : écrire le passé à l'âge classique, le rôle des modèles, inventer à partir du passé,…

- La réception des XVIIe et XVIIIe siècles dans la littérature, les arts et les médias ; enseigner la littérature et les arts de l'âge classique aujourd'hui ;…

- De manière plus générale, on pourra s'interroger sur la notion d'héritage culturel, l'intérêt et les limites du concept d'actualisation, les héritages et la cohésion sociale, les héritages et les conflits,…

 

CALENDRIER

Les propositions, en français ou en anglais, comprenant un résumé d'environ 250 mots et un bref CV, devront parvenir aux organisateurs au plus tard le 1er avril 2018, à l'adresse suivante :

jeuneschercheurs.ircl@univ-montp3.fr

Les repas de midi et le dîner du colloque seront pris en charge.

Les participants sont invités à se rapprocher de leur laboratoire de rattachement et de leur école doctorale pour le financement du transport et de  l'hébergement.

 

COMITE D'ORGANISATION

Luc Borot (Pr civilisation britannique XVIIe siècle)

Linda Gil (maître de conférences en Littérature et histoire des idées XVIIIe siècle)

Florence March (Pr Théâtre britannique XVIe-XVIIe siècles)

Stéphanie Roza (chargée de recherche CNRS en Littérature et histoire des idées XVIIIe siècle)

Franck Salaün (Pr Littérature française XVIIIe siècle)

Jean-Pierre Schandeler (chargée de recherche CNRS en Littérature et histoire des idées XVIIIe siècle)

4 doctorants de l'IRCL

 

COMITE SCIENTIFIQUE

Paula Barros

Christian Belin

Luc Borot

Claire Gallien

Linda Gil

Andrew Hiscock

Pierre Kapitaniak

Agnès Lafont

Florence March

Stéphanie Roza

Franck Salaün

Jean-Pierre Schandeler

Dominique Triaire

Thierry Verdier

http://www.ircl.cnrs.fr

Source: Fabula

Appel à contributions: Post-Scriptum, no 25 « Après l’inscription. Penser et écrire (après) le post-scriptum »
Posted: Wednesday, March 14, 2018 - 19:27

(à paraître à l’automne 2018)

 

PRESENTATION

Cette année, la revue de recherche interdisciplinaire en textes et médias Post-Scriptum célèbre ses 15 ans. Dans le cadre d’un numéro spécial, nous voulons interroger les multiples facettes du post-scriptum et ses déclinaisons dans la littérature, l’essai, les arts visuels et le cinéma. Si le post-scriptum est communément compris comme une inscription qui se fait dans une temporalité secondaire, un après-coup de l’écriture d’une lettre, c’est-à-dire le moment suivant la signature, il se donne nécessairement à penser comme ce qui vient après l’inscription, puis après le nom.

Qu’y a-t-il après la lettre ? Qu’est-ce qui demeure après le geste d’écriture ? Une trace, un reste, un résidu ? Comment parler de cet après (de) l’inscription sinon que par la remise en présence de ce qui se constitue comme inscription ? En somme, quelles sont les manières de lire et de dire que mobilise le post-scriptum ?

Plus qu’une simple forme dans l’écriture, le post-scriptum apparaît, nous en avons la conviction, comme un espace conceptuel à investir, à mettre en relief dans une pensée littéraire qui réfléchit sur elle-même, sur sa pratique de lecture et d’analyse qui, toutes les fois, se fait dans l’après de la lettre en une nouvelle écriture, en une nouvelle trace qui trouvera, elle aussi, son après.

Peut-être est-ce aussi cela, l’après de l’inscription : la ré-inscription, la succession des écritures dans le commentaire et l’exégèse. Ceci reviendrait toutefois à dire qu’il n’y a d’après de la lettre que dans la remise en scène de cette dernière, que l’après ne peut être saisi que dans le langage et donc qu’il s’écrit nécessairement dans la différance de son énonciation, dans une impossibilité de saisir la trace autrement, voire de la saisir tout simplement. Ce sont des temporalités complexes qui entrent en relation dans ce rapport au langage et au post-scriptum, dès lors que l’on tente de le toucher, de le traduire, de le dire.

Ainsi, pour réfléchir aux esthétiques possibles du post-scriptum dans son rapport au temporel, nous invitons les auteures et auteurs à développer des problématiques autour des axes de réflexion suivants, sans toutefois s’y restreindre :

-       La microlecture (close reading) comme écriture seconde

-       La macrolecture (distant reading) comme écriture de (dans) la durée

-       L’œuvre posthume comme post-scriptum

-       Temporalités de la lecture/écriture/ré-écriture

-       La trace au cinéma

-       Différer l’écriture

-       L’écriture après l’image ou l’image après l’écriture

-       Les potentialités paratextuelles

-       Refaire la préface/re-dire après ce qui doit venir avant

 

CONTRIBUTIONS

Les auteures et auteurs sont prié.e.s d’envoyer leur proposition de 300 mots au plus tard le 20 avril 2018 à l’adresse suivante : redaction@post-scriptum.org.

Vous devez envoyer votre proposition en deux documents distincts : dans le premier fichier doivent apparaître votre nom, votre université d’attache, votre adresse courriel et le titre de votre article ; dans le second fichier doivent apparaître le titre de votre article et le texte de votre proposition.

Les propositions feront l’objet d’une évaluation à l’aveugle par le comité de lecture.

 

CALENDRIER

20 avril 2018 : envoi des propositions

2 mai 2018 : décision du comité de lecture

5 août 2018 : Soumission des articles complets (conformément au protocole de rédaction)

12 septembre 2018 : Décision du comité de lecture

17 octobre 2018 : Version finale de l’article retravaillé en fonction des commentaires du comité de lecture.

Décembre 2018 : publication du numéro

 

Source: Fabula

New Publications

La Sphère privée à la Renaissance – « Les cachettes du cœur » (Bénédicte Boudou)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:20

Bénédicte Boudou, La Sphère privée à la Renaissance – « Les cachettes du cœur », Paris, Classiques Garnier, 2021.

L’émancipation des consciences à la Renaissance crée l’exigence d’une sphère privée propice au besoin d’intimité et d’introspection. Les « cachettes du cœur » sont un abri où penser par soi-même et où privilégier les gestes ordinaires, mais aussi l’examen de soi, l’amitié et l’autodétermination.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 483
Parution: 21/04/2021
Collection: Études et essais sur la Renaissance, n° 123
Série: Éthique et poétique des genres, n° 4
ISBN: 978-2-406-10677-7
ISSN: 2105-8814

Pour une autre poétique. Horace renaissant (Nathalie Dauvois)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:17

Nathalie Dauvois, Pour une autre poétique. Horace renaissant, Genève, Droz, 2021.

La théorie de la littérature a valorisé une généalogie et un modèle conceptuel unique, celui de la Poétique d’Aristote. L’objet de ce bref ouvrage est de suggérer que d’autres modèles théoriques ont compté, notamment à la Renaissance. Centré non plus sur la construction d’une intrigue, d’une histoire, mais sur le personnage, l’art poétique d’Horace place la voix, le discours, la « fiction de personne » au cœur de la création et de l’invention poétiques. Mais Horace est aussi un poète qui offre à la fois la théorie et la pratique d’une langue spécifiquement poétique. Enfin cette œuvre, entièrement à la première personne, permet de repenser la relation du poétique à l’éthique, de penser la littérature, et singulièrement la poésie, comme expérience.

Publication en ligne (en libre accès ou sur abonnement) :
https://humanisme-renaissance.droz.org/book/9782600062442

Voir le site de l'éditeur.

Des airs, des lieux et des hommes Les théories des climats à la Renaissance (Dorine Rouiller)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:10

Dorine Rouiller, Des airs, des lieux et des hommes Les théories des climats à la Renaissance, Genève, Droz, 2021.

Les théories antiques des climats subissent, à la Renaissance, une mise à l’épreuve sans précédent. La reconfiguration de l’espace à laquelle assiste et participe l’Europe des XVe et XVIe siècles ébranle cet ordre explicatif ancien, fondé sur une vision du monde désormais caduque qui délimitait des zones terrestres et définissait des rapports d’influence entre lieux et hommes. Loin pourtant d’être abandonnées, ces théories conservent leur emprise en se transformant. Sur le long chemin qui verra partiellement subsister cet ensemble composite jusqu’aux Lumières, la Renaissance est une période charnière qui permet de saisir la capacité de ces modèles à se maintenir en absorbant ce qui leur fait obstacle et en s’adaptant à des réalités nouvelles telles que l’habitabilité de la zone torride et l’existence du continent américain.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Mollesses renaissantes. Défaillances et assouplissement du masculin (dir. Daniel MAIRA, éd. Freya BAUR, Teodoro PATERA)
Posted: 1 Feb 2022 - 05:07

Mollesses renaissantes. Défaillances et assouplissement du masculin. Sous la direction scientifique de Daniel MAIRA . Édité par Freya BAUR, Teodoro PATERA, Droz, 2021, 456 p. 49 €.

Disponible ne librairie et sur le site de l'éditeur.

Dans Il Libro del Cortegiano de Baldassare Castiglione, le personnage du comte Louis de Canossa s’en prend aux courtisans mous et efféminés qui se crêpent les cheveux, s’épilent les sourcils et se fardent comme les femmes les plus lascives. Tout risque d’avilissement d’une plénitude virile est ainsi à exécrer. La virilité réclame au XVIe siècle une posture éthique, physique et rhétorique à laquelle tous les hommes sont appelés à se conformer. Cette injonction à un idéal de virilitas génère toutefois des masculinités jugées ratées et défaillantes. Les contributions de ce volume abordent les discours sur la mollesse masculine à la Renaissance, leurs enjeux idéologiques et leurs usages métaphoriques dans des domaines variés comme les traités de poétique, la médecine, le droit, la religion, ou la fiction. Toutes ces incarnations d’une masculinité perçue comme déviante et insuffisante interagissent avec l’idéal dominant de virilité pour le confirmer, mais aussi – et c’est l’objet de ce volume – pour l’assouplir et façonner un idéal qui va au-delà de l’opposition entre le dur et le mol.

 

Réforme, Humanisme, Renaissance (RHR), n° 92, 2021/1
Posted: 1 Feb 2022 - 05:04

Réforme, Humanisme, Renaissance (RHR), n° 92, 2021/1

Informations en ligne

Éditorial  (p.7)

Michel Renaud, Marie-Luce Demonet, In Memoriam Guy Demerson (p.9)

William Kemp, In Memoriam Hendrik Vervliet (p.17)

John O’Brien, Un poème latin de La Boétie et ses variantes : L’épitaphe sur la mort du marquis de Beaupréau (p.29)

Sylvie Laigneau-Fontaine, L’épithalame de Nicolas Bourbon pour Jeanne de Navarre : du mariage réel au mariage idéal (p.49)

Philippe de Lajarte, Entre dispersion et centralité : l’invention du sujet dans les Essais (p.73)

William Kemp, Jean de Tournes, Sébastien Gryphe et Robert Granjon à Lyon en 1543 et après (p.95)

Astrée Ruciak, De la révélation du mal à la piperie : les procédés hyperboliques dans quatre discours démonologiques au tournant des XVIe et XVIIe siècles (Bodin, Boguet, Le Loyer et De Lancre) (p.117)

Marie-Aude Toussaint, Nommer pour dénoncer dans les récits des Saint-Barthélemy. Simon Goulart et Jean de Léry (p. 135)

Véronique Montagne, Définir, diviser et énumérer : l’exemple des anatomies de la Renaissance (p.155)

Marie Cézard-Leyral, « Les faictz sont masles, les parolles femelles » : entre le Vocabulista (1542) et le Berlaimont (1558), la piquante répartie de la Bonne response a tout propos (1547) (p.171)

Carine Roudière-Sébastien, Bâtir des châteaux en Italie ou le songe de Jean Du Bellay. Une lecture de la Sciomachie de François Rabelais (p.193)

Julien Chauffour, La Satyre ménippée et son Supplement : la reconstruction érudite d’un genre ou le pamphlet du déguisement (p.211)

André Bayrou, Peut-on encore aimer les Amours de la Renaissance ? La hantise des abus sexuels dans l’étude de la poésie (p.231)

THÈSES SOUTENUES

Ugo Pais, Recherches de Christofle de Beaujeu : la poésie dans l’Histoire ? Édition critique des Amours (1589) (p.251)

Antonin Godet, Édition critique du Parnasse des Poètes François modernes Contenant leurs plus Riches et Graves sentences discours descriptions et doctes enseignemens
de Gilles et Galliot Corrozet (1571, 1572, 1578) (p. 255)

COMPTES RENDUS

Les cinq sens entre Moyen Âge et Renaissance : enjeux épistémologiques et esthétiques, dir. Olga Anna Duhl et Jean-Marie Fritz (J. Laubner, p. 263), Brenton Hobart, La peste à la Renaissance. L’imaginaire d’un fléau dans la littérature au xvie siècle (É. Berriot-Salvadore, p. 265), Phillip J. Usher, Exterranean. Extraction in the Humanist Anthropocene (P.-E. Pichot, p. 267), Valerio Del Nero, Juan Luis Vives. Scritti politico- filosofici (T. Vigliano, p. 271), Juliette Ferdinand, Bernard Palissy. Artisan des réformes entre art, science et foi (M. Yvernault, p. 272), Dominique Brancher, Quand l’esprit vient aux plantes. Botanique sensible et subversion libertine (XVIe-XVIIe siècles) (V. Giacomotto-Charra, p. 276)