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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Les métamorphoses : entre fiction et notion
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 10:05

13-14 décembre 2018

Université Paris-Est Marne-la-Vallée/LISAA

 et

Fondation Maison des Sciences de l’Homme de Paris

Organisatrices : Juliette Azoulai, Gisèle Séginger, Azélie Fayolle

Date limite pour les propositions: le 15 septembre 2018

À partir de la Renaissance, l’engouement pour l’Antiquité assure à la fois un retour aux fictions latines d’Ovide (Métamorphoses) et d’Apulée (L’Âne d’or) et une diffusion du terme « métamorphose » dans la langue. Le contexte culturel et religieux est favorable au développement de l’idée de métamorphose, dès lors que l’on commence à défendre la conception d’une relative autonomie de la nature et de sa nécessaire revalorisation.

Malgré une pensée très générale du perpetuum mobile, qui semble d’abord plus philosophique que scientifique et fondée sur l’observation, la métamorphose a néanmoins gagné – dès le XVIe siècle – une portée scientifique, permettant d’opposer au modèle religieux de la Création une autre conception de la nature et de ses transformations permanentes. En repartant des sciences naturelles du XVIesiècle, et d’auteurs qui ont proposé un savoir de la nature concurrentiel par rapport aux idées religieuses de Providence et de Création, le colloque permettra de s’interroger sur la persistance de ce savoir, ou sa remise en cause à l’époque classique (en particulier dans les travaux de Linné), avant d’aborder la redécouverte de l’idée de métamorphose à partir de la fin du XVIIIe siècle, d’abord dans le domaine de l’entomologie puis de la botanique. Elle se structure alors en notion, puis en véritable paradigme, à la fin du XVIIIe siècle, lorsqu’Erasmus Darwin (The Botanical Garden) et Goethe (La Métamorphose des plantes), tous deux s’adonnant à la fois aux sciences naturelles et à la poésie, reviennent à Ovide pour théoriser grâce à l’idée de métamorphose les premiers éléments d’un évolutionnisme.

L’idée de métamorphose a pour origine les mythes antiques, mais la science – malgré un souci croissant d’observation et d’expérimentation – s’en est donc souvent emparé sans cesser de s’appuyer sur un imaginaire mythologique et littéraire. Du XVIe au XIXe siècle, malgré les différences épistémologiques dont il faudra tenir compte, la métamorphose est souvent abordée à la croisée des disciplines : c’est l’échange entre fiction et notion qui retiendra notre attention, aussi bien dans des périodes où barrières disciplinaires ne séparaient pas science, philosophie et littérature (du XVIe au XVIIIe siècle) qu’à une époque plus récente, où un partage disciplinaire s’affirme alors que la théorisation scientifique demeure toujours stimulée par le souvenir d’Ovide, comme le montrent les cas de Goethe ou d’Erasmus Darwin. On pourra aussi aborder la période contemporaine où, après l’affirmation d’une nécessaire abstraction de la science qui semble condamner fictions et métaphores, des voix ont commencé à s’élever, même chez les scientifiques et les historiens des sciences, pour défendre une vision plus globale de la culture et une conception renouvelée de l’invention scientifique.

Ce colloque sera centré sur les métamorphoses naturelles impliquant des savoirs relevant du domaine des sciences de la vie et de la nature. Du XVIe siècle à l’époque contemporaine, les communications pourront aborder la métamorphose dans la perspective d’une étude des échanges croisés entre fiction et science. Il s’agira d’aborder des conceptions de la métamorphose naturelle qui relèvent d’épistémèsdifférentes, l’hypothèse étant que le mot « métamorphose » cache des théories et des conceptions bien différentes.

Quelques questions orienteront donc les réflexions de ce colloque.

1) Quel est le rôle de la fiction des métamorphoses dans la formation d’hypothèses scientifiques et de nouvelles conceptions ?

2) Quelles sont les différences entre les figurations conceptuelles de la métamorphose adoptées par les sciences de la nature aux différentes époques (Renaissance et âge baroque, âge classique, dix-neuvième siècle) ?

3) Quelles divergences épistémologiques, quelles oppositions de paradigmes révèlent les usages divergents de la métamorphose dans les textes scientifiques et littéraires d’une période donnée ?

4) Comment l’idée de métamorphose, transformée en contre-modèle (au XVIesiècle), en notion scientifique (dans l’entomologie de l’époque classique) ou en paradigme transformiste ou évolutionniste, produit-elle en retour de nouveaux types de fiction voire de nouvelles formes littéraires, un fantastique et un merveilleux scientifique renouvelés ?

5) Peut-on définir des poétiques de la métamorphose, et sont-elles propres aux diverses épistémès ou sont-elles multiples à une même époque et témoignent-elles alors de divergences de pensée ? Par-delà le XIXe siècle, où la métamorphose a été impliquée dans la formulation d’hypothèses novatrices (Michelet considérait Lamarck comme « le génie des métamorphoses »), la métamorphose naturelle continue-t-elle à fasciner les écrivains et/ou les scientifiques alors que d’autres idées – comme celle de mutation, de programme – semblent prendre le relais ?

Les projets de communication (20 lignes maximum) sont à envoyer avant le 15 septembre 2018 à Azélie Fayolle : azelie.fayolle@gmail.com

Site Interne : https://metamorphose.hypotheses.org/

CfP: Women and Quarrels in Early Modern France / Les Femmes et Les Querelles dans la France de la première modernité
Posted: Wednesday, May 23, 2018 - 09:55

One-day conference at the University of Exeter

March 18th, 2019

 

Confirmed speakers: Catriona Seth (University of Oxford) and Myriam Dufour-Maître (Université de Rouen)

 

In recent years, critical attention has recognized the influence of cultural quarrels – for instance,  about the canon, about women, about the soul – in shaping early modern France (see, for example, the Agon project at Paris-IV.) A number of these disputes took women explicitly as their subject – notably the long-standing ‘querelle des femmes’ – or were provoked by women’s cultural productions (for instance, the late seventeenth-century quarrel about the novel).  However, women were often discouraged from direct engagement in quarrels; indeed, such opposition was part of the arguments about women’s place in the public sphere. The philosopher, Pierre Bayle, wrote, of Marie de Gournay and the controversy surrounding  the Jesuits in the wake of the assassination of Henri IV, that ‘a person of her sex should avoid this sort of quarrel’. Alternatively, if they did quarrel, they were often dismissed with the age-old topos of being ‘quarrelsome’. And yet, despite this hostility, there are examples in early modern France of women engaging in quarrels, not only about their sex, but also about matters of culture, science and religion.

              This one-day conference sets out to investigate women’s roles as speaking subjects – rather than objects – in quarrels spanning the mid-sixteenth to the late eighteenth centuries in France. It aims not only to bring together a series of case studies but also to think about common concerns: how did women quarrellers negotiate a hostile reception? Is the art of quarrelling gendered? Does the study of female quarrellers nuance our approach to quarrels more generally?

 

Topics to be addressed could include: 

 

  • Strategic use of quarrels by women 
  • Quarrels and self-fashioning 
  • Women’s quarrels with other women 
  • Women quarrellers and genre
  • Gender and rhetoric 
  • Communities and group identification (inclusion/exclusion)   
  • Public and private quarrels 
  • Terminology and gender (e.g.  querelleuse, bilieuse, harengères, caquet). 

 

Papers may be given in English or French, and should last 20 minutes. Abstracts of 200-300 words should be sent to h.taylor@exeter.ac.uk by 20th July. Contributions from early-career scholars are particularly welcome.   

 

This conference is made possible by funding from The Leverhulme Trust. 

 

   ***

 

  Appel à communications

 Les Femmes et Les Querelles dans la France de la première modernité

Université d’Exeter, le 18 mars 2019

 

  Intervenantes invitées: Catriona Seth (Université d'Oxford) and Myriam Dufour-Maître (Université de Rouen)

 

Récemment, la critique littéraire a reconnu l’influence primordiale des querelles culturelles –  par exemple, à propos de l’Antiquité, des femmes, ou de l’âme – dans la construction de la France de la première modernité  (voir le projet Agon de l’Université Paris-IV). Certaines de ces disputes ont pris la femme pour sujet – notamment la fameuse querelle des femmes – d’autres étaient déclenchées par la production culturelle des femmes (par exemple, la querelle du roman au dix-septième siècle). Pourtant, les femmes n’étaient pas censées prendre part à de telles querelles: le philosophe, Pierre Bayle, a remarqué, à propos de Marie de Gournay et de la controverse qui a entouré les Jésuites à la suite de l’assassinat d’Henri IV, que « une  personne de son sexe doit éviter soigneusement cette sorte de querelles ». Et si une femme se querellait, elle risquait d’être disqualifiée en tant que « querelleuse », topos de longue date. Or, malgré cette hostilité, il y a plusieurs exemples dans la France de la première modernité de femmes qui se mêlaient aux querelles concernant leur sexe, bien entendu, mais aussi de celles qui touchaient aux questions culturelles, scientifiques et religieuses.

          Ce colloque cherche à explorer le rôle des femmes en tant que participantes actives dans les querelles à partir de la deuxième moitié du seizième siècle jusqu’à la fin du dix-huitième siècle. Il envisage non seulement de rassembler une série d’études de cas, mais aussi d’aborder des questions qui leur sont communes : par quelles stratégies rhétoriques les femmes querelleuses ont-elles réussi à tempérer le mépris d'une telle réception ? L’art de se quereller est-il genré ? Est-ce que l’étude des femmes querelleuses permet de réévaluer notre approche des querelles elles-mêmes ?

 

Le thème du colloque peut être abordé sous les angles suivants (non limitatifs):

 

  • L’usage stratégique des querelles par les femmes   
  • Les querelles et le façonnement de soi  
  • Les querelles entre les femmes   
  • Le genre dont se servent les femmes pour se quereller   
  • Le genre (gender) et la rhétorique  
  • Les communautés et l’appartenance (inclusion/exclusion)     
  • Les notions du public et du privé   
  • La terminologie et le genre (e. g. querelleuse, bilieuse, harengères, caquet

 

Les propositions de communication (en anglais ou en français, durée: 20 mins) devront être envoyées avant le 20 juillet àh.taylor@exeter.ac.uk. Vous pouvez également nous adresser vos questions éventuelles par mail. Nous accueillons chaleureusement les propositions de la part de doctorants et de jeunes chercheurs.

 

Ce colloque est financé par The Leverhulme Trust.

Appel à communications: Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIV-XXIe s.)
Posted: Sunday, May 20, 2018 - 16:26

Colloque international

organisé par

le Centre Interdisciplinaire des Littératures d’Aix Marseille

(CIELAM, Aix Marseille Université)

 

les 13-15 juin 2019

à la Maison de la Recherche, Campus Schuman, Aix en Provence

Délai de l’appel : 30 juin 218

 

Humanismes, anti-humanismes et littérature (XIV-XXIe siècles)

Si l’adjectif « humaniste » est attesté dès la fin du XVIe siècle, le mot « humanisme » est une invention des Lumières, que s’approprie d’abord la philosophie politique du milieu du XIXe siècle (Proudhon), avant qu’il devienne une catégorie de l’histoire littéraire. Pour autant, c’est bien la Renaissance qui a inventé l’humanisme comme projet d’humanité fondé sur la philologie et l’éloquence, s’appuyant sur l’héritage médiéval même qu’il nie. L’humain n’est pas nature, mais culture : « Les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent » (Érasme). Cette faculté de se transformer fait leur dignité pour Pic de La Mirandole. Elle requiert la maîtrise des langues anciennes, la méditation des textes, art du probable qui veut convaincre, plaire et émouvoir. Sans doute l’objectif de former un homme plutôt qu’un spécialiste s’inscrit-il dans une longue lignée médiévale : mais il se politise davantage, rompant avec l’Université et avec le savoir officiel. Le champ apparemment étroit de la philologie et de la rhétorique devient à la Renaissance essentiel pour la formation de l’individu, pour son épanouissement dans la relation à autrui, pour la vie politique et religieuse, l’établissement et l’intelligence des textes de droit, de l’Écriture sainte, ou relevant de telles ou telles grandes traditions littéraires ou philosophiques. Les Lettres sont à la fois savoir, divertissement, perfectionnement de l’individu, instrument de la vie politique et de l’approche authentique des textes fondateurs. Elles inspirent des formes de vie sociale : la conversation, les correspondances, les académies. Un nouveau média, le livre, leur confère une nouvelle audience, une possibilité d’échanges et de débats hors institution, une république des Lettres sans frontières : une première invention de l’Europe ?

 

Les Lettres, la philologie, les arts du discours et la fréquentation des écrivains portent une culture de l’esprit et une éthique. Ramus loue Agricola d’avoir « fait en sorte que les jeunes gens apprennent des poètes et des orateurs non seulement à parler une langue pure et à discourir avec élégance, mais aussi à penser avec acuité et à juger avec sagesse ». C’est dans cette continuité que Port Royal puis les Lumières construisent la Grammaire comme système rationnel, identifiant logique de la langue et clarté de l’esprit. Parallèlement, la redécouverte des historiens latins par les humanistes de la Renaissance, qui les éditent, sert de support à une réflexion sur l’histoire et sur les mœurs (Montesquieu, Voltaire) qui jette les bases de la mythologie révolutionnaire puis républicaine à laquelle, dès Napoléon, l’éducation publique vient s’adosser, créditant l’enseignement des Lettres de valeurs morales et citoyennes.

 

Le XIXe et le XXsiècle voient se développer des savoirs et des représentations des mondes non-européens et des lisières de l’Europe qui, de la philologie à l’ethnologie, se réclament d’une nouvelle renaissance (Quinet) ou d’un nouvel humanisme (Lévi-Strauss). Dans le même temps, le nazisme, les totalitarismes, l’extermination des Juifs placent l’Europe face à une remise en question radicale de ses valeurs, avec deux conséquences :

 

— d’un côté l’interrogation de l’humanisme et de sa filiation avec les Lumières suscite le débat autour de Heidegger et l’hésitation des communistes entre anti-humanisme et humanisme (Althusser). 

 

— de l’autre, les luttes de décolonisations remettent en question les prétentions à l’universalisme de l’humanisme européen (Césaire). Les peuples aspirant à une reconnaissance politique ont eux-mêmes enclenché des processus de « renaissance » linguistique, littéraire, culturelle, pour lesquels la philologie et l’ethnologie ont pu servir de modèle ou de contre-modèle.

 

Le XXe siècle est celui de la querelle de l’humanisme, qui se déclinera en diverses modulations du préfixe « anti-», « post-» , « trans-» , « hyper-». Dans ces mouvements historiques enchevêtrés, les significations de l’humanisme et de l’anti-humanisme n’ont cessé de se déplacer, impliquant savoirs, représentations et relations de pouvoir. Aujourd’hui, on peut se demander si la littérature mondiale, pour laquelle Erich Auerbach en appelait, en 1952, au développement d’une nouvelle philologie, est une manière de renouveler le projet d’une critique humaniste (E. Said) ou bien si les fondements mêmes du projet humaniste, avec son effort éducatif par relecture de l’héritage culturel et par mise en avant des pouvoirs du langage, sont condamnés par l’explosion de la culture sous l’effet globalisé de nouveaux médias, de nouvelles mobilités et de nouveaux périls.

 

Ce sont ces débats éthiques et politiques, ces défenses et critiques des Lettres que le colloque explorera. Il ne s’attachera pas à écrire une histoire des humanismes. Il examinera plutôt, à différentes époques, du XIVsiècle à aujourd’hui, comment ceux-ci, dans leurs différentes formulations, se sont voulus littéraires, comment «  toute position vraiment humaniste se situe sur le plan poétique » (Eugenio Garin). Et c’est donc bien sur le rapport entre une philosophie et une politique de l’humain et une définition ou une pratique du littéraire qu’il faudra réfléchir. Aujourd’hui encore, qu’il s’agisse du care ou d’un perspectivisme qui permettrait d’adopter le point de vue de la victime ou d’une minorité (Nussbaum), d’écopoétique ou plus banalement de critique sociale et de point de vue compassionnel, le lien des arts du langage, de la morale, de la politique et de la pédagogie ne s’est pas défait. Il est constitutif, tout particulièrement, de ce régime de discours que nous appelons littérature.

 

On examinera 

les définitions, légitimations et frontières de l’humanisme. Quelle humanité pour l’humanisme ? A quoi s’oppose-t-il ? À l’ignorance, à la barbarie, à la sauvagerie, à la pulsion, au libéralisme ? De quoi se distingue-t-il ? Du religieux, de la communication (l’écriture contre la langue, l’œuvre contre le réseau…) ? Comment l’héritage humaniste et l’héritage des Lumières s’articulent-ils pour nous aujourd’hui ?

le rapport entre tradition et modernité. L’humanisme de la Renaissance a constitué les Anciens en modèles indépassables qu’il fallait imiter. De là cette culture patrimoniale des textes fondateurs. À côté de ce conservatisme, la relecture du Moyen Âge aux XVIe et XVIIe siècles a pu susciter d’autres inspirations, alimenter d’autres réflexions. Aux côtés du modèle bien balisé et étudié de la renovatio, ont coexisté d’autres modèles, d’autres modalités d’émergence d’un humanisme moderne indissociable d’historicités et de traditions multiples.

Les anti-humanismes, qu’ils procèdent d’une critique religieuse, philosophique ou politique (Pascal, Dostoïevski, Céline, Houellebecq). Dès le XVIe siècle, l’humanisme s’est trouvé des miroirs critiques (Éloge de la folie, diatribe cynique…). Au XVIIe siècle, les auteurs réunis par Brémond sous l’étiquette controversée d’ « humanisme dévot » (François de Sales, Jean-Pierre Camus, Desmarets de Saint-Sorlin) interrogent « l’inanité » et la « dénéantise de l’homme » (Essais, II, 12), et la controverse janséniste pose la question de l’opposition entre (anti)humanisme et (anti)mysticisme. Aux XIXe et XXe siècles, la volonté de puissance, «  la mort de l’homme » (Foucault), la vie nue (Agamben), l’« humanisme de l’autre homme » (Levinas), fondé non sur le sujet mais sur sa faille qui l’expose et le voue à autrui ont apporté d’autres contestations, et Lévi-Strauss a vu dans une définition distinctive de l’humain la source d’une discrimination destructrice.

L’écopoétique. L’humanisme européen est né avec le Livre. L’idéal d’une civilisation lettrée a configuré en profondeur les temps modernes : c’est en lisant que l’on devient homme. Cette conjonction native entre humanisme et culture des lettres, associée à l'essor des techniques et à la maîtrise croissante du milieu, a coupé l’homme de ses échanges multiples avec les êtres et les lieux. Un des enjeux des lettres contemporaines est peut-être de rouvrir ce dialogue qu’elles-mêmes ont contribué à interrompre et d'inventer un jeu d’humanités élargies, d'une « literrature » où l'humain retrouve son humus.

L’espace de l’humanisme : la cité, la nation, le monde ? Un espace phantasmatique qui procède de l’humanisme lui-même créant sa propre géographie intellectuelle ? Une élite soigneusement distinguée du populaire, qu’il s’agisse des lettrés classiques partageant un même goût raffiné, ou des avant-gardismes révolutionnaires affranchis de la société de consommation ? L’humanisme introduit d’autre part une géopolitique de l’esprit : il s’agit de penser l’homme avec le sauvage, voire le cannibale (Montaigne, Diderot), de penser l’exercice de la pensée avectoutes les pratiques du corps et de l’esprit. Dans quelle mesure cette géopolitique humaniste est-elle constitutive de ce que nous nommons aujourd’hui, rétrospectivement, littérature ?

 

COMITE D’ORGANISATION (AMU)

Sylvie REQUEMORA (dir.), Geneviève GOUBIER, Huguette KRIEF, Lou-Andréa PIANA.

COMITE SCIENTIFIQUE DU COLLOQUE

Claire BAREL-MOISAN (CNRS, ENS Lyon), Emmanuel BURY (Université Paris Sorbonne), Jean-Christophe CAVALLIN (AMU), Estelle DOUDET (Université Grenoble Alpes), Jean-Raymond FANLO (AMU), Annick JAUER (AMU), Jan MIERNOWSKI (University of Wisconsin-Madison), Yolaine PARISOT (Université Paris-Est-Créteil).

 

Les propositions de communication (entre 500 et 1000 signes), accompagnées d’une courte biobibliographie (situation institutionnelle, laboratoire, champs de recherche et publications), devront être envoyées avant le 30 juin 2018 à l’adresse suivante :

colloquehumanismes@gmx.fr

Les langues du colloque seront le français et l’anglais et seront privilégiées les études qui déborderont le cadre français pour interroger les notions selon un spectre plus largement européen, voire international.

CfP: UCLA French Graduate Conference
Posted: Sunday, May 6, 2018 - 20:58

Writing Nature

 

An Interdisciplinary Graduate Student Conference

The Department of French and Francophone Studies

University of California, Los Angeles

October 18-19, 2018

 

The first edition of the Dictionnaire de l’Académie Francaise, written in 1694, lists fifteen definitions for the word “Nature.” The first and broadest, reads simply, “Tout l’Univers, toutes les choses créées.” Other definitions present the idea of a universal spirit that is born in all things, the intrinsic qualities of a being, man’s temperament, the natural state of man—as opposed to Grace or Art, or even simply the idea of specie.

Certainly, across French and Francophone history, artists, thinkers and intellectuals have engaged with Nature in all its various forms. Authors from Marie de France to Derrida have also interrogated the nature of literature and cultural production. What is the nature of narrative? Of poetry? Of prose? Of authorship? What is the nature of literary analysis? Of critique? Of cultural analysis? 

 

Possible conference topics may include but are not limited to:

  • Human nature
  • The natural world
  • Animal studies
  • Eco studies (ecocriticism, ecopolitics, ecology, etc.)
  • Control of nature – either the natural environment or human nature
  • (Post)colonialism and shaping of both natural world and human nature
  • Nature and gender
  • Nature, custom, and culture
  • Alienation from nature
  • The nature of literature/French studies/other disciplines

 

Please send an abstract of 300 words or fewer, in English or French, along with your paper title, affiliation and contact information to uclafrenchgradconf2018@gmail.com. Presentations should be no more than 20 minutes in length.

 

Our Deadline for Submission is July 6, 2018

 
Appel à communications: Sens et senteurs
Posted: Monday, April 30, 2018 - 22:02

Colloque international

Université de Lille (Pont de bois)

5 octobre 2018

L’odorat est certes moins développé chez l’homme que la vue ou l’audition qui nous permettent de nous orienter dans l’espace. C’est pourquoi les sciences humaines ont plus facilement étudié les autres sens. Il est de fait plus difficile de verbaliser une émotion à partir d’une odeur (Dubois, 2009), mais l’homme est en capacité d’en sentir des milliers et de les intérioriser avec une forte coloration affective (Le Guérer, 2002), sachant que le « discours olfactif » permet aussi à l’homme d’exprimer son rapport  au monde – adaptation ou aliénation – selon sa situation de communication. Étant donné le lien étroit entre l’odorat et le cerveau, ce discours influe puissamment sur le comportement humain (qu’il s’agisse de l’alimentation, de la sexualité, du commerce etc.). Les odeurs, bonnes ou mauvaises, génèrent des émotions fortes et jouent un rôle primordial dans la construction de la mémoire, particulièrement dans le cas du souvenir à l’instar de la madeleine de Proust (dans Du côté de chez Swann), l’odeur — comme la saveur — est un média de la réminiscence.

Le laboratoire ALITHILA en langue et littérature française, le laboratoire CECILLE en langue et littératures étrangères, le laboratoire GERiiCO en sciences de l’information et communication, tous les trois de l’Université Lille, s’associent avec le laboratoire CIMEOS en sciences de l’information et communication de l’Université de Bourgogne, pour investir ce nouveau domaine de recherche en SHS. Ils appellent d’autres chercheurs à partager leur intérêt pour la signification sensorielle et la symbolique des postures communicatives liées à l’odeur. La communauté de chercheurs en SHS est donc invitée à s’exprimer sur l’expérience olfactive en distinguant le sensoriel (l’esthésie), du sensible réfléchi (l’esthétique), pour enfin mener une réflexion sur le sens et le symbolisme de cette expérience (une possible « éthique olfactive »), en référence à la « trinité du sensible » selon J.-J Boutaud  (cf. Parizot, 2013). L’enjeu interdisciplinaire, à la croisée des approches littéraire et info-communicationnelle, est bien de décrypter une « rhétorique de senteurs » (Perrouty, 2006).

Les odeurs structurent non seulement notre relation au temps et à l’espace mais figent également nos représentations sociales et suscitent le partage d’émotions. L’argument de ce colloque est de montrer que le sens olfactif, oublié par la tradition philosophique  ̶  si on excepte Condillac et Nietzsche (Jaquet, 2010)  ̶  est fondamental dans notre construction du sens, et de montrer que l’odeur est un marqueur social inévitable. Dès lors se posent des problèmes d’expression : comment exprimer l’indicible odeur ? Quels sont les mots et les expressions linguistiques caractéristiques de l’olfaction ? Dans quelle mesure l’odeur structure-t-elle un imaginaire ou inspire-t-elle une poétique ? Se posent encore divers problèmes de  communication : comment échanger et documenter des informations à partir de l’olfaction ? Quel rôle peut jouer le parfum dans les processus de médiation culturelle ? Comment persuader à l’aide des odeurs, voire inciter à l’achat en contexte publicitaire et commercial ? Quels sont les rites sociaux liés au parfum ? etc.

Le colloque « Sens et Senteurs » se tiendra vendredi 5 et samedi 6 octobre à l’Université de Lille, site « Pont-de-bois » (frais de participation : 50 euros pour un chercheur titulaire, 40 euros pour un doctorant). Les projets de communication, assortis d’une notice biographique,  sont à adresser à jerome.hennebert@univ-lille3.fr et patrice.delabroise@univ-lille3.fr avant le 15 juin 2018. Après un examen des propositions en double aveugle, le comité scientifique donnera sa  réponse au plus tard le 14 juillet 2018. 

Site de référence :  https://sensetsenteurs.univ-lille.fr

Axes directeurs :

Axe 1 : L'odeur, média de la communication sociale

  • La communication interpersonnelle par l’odeur
  • L’odeur dans la  communication interculturelle
  • L’utilisation des odeurs dans la communication commerciale
  • La symbolique des odeurs dans les rites sociaux
  • L’odeur dans la médiation culturelle
  • L’odeur comme signature olfactive des organisations

Axe 2 : Le lyrisme olfactif

  • Comment exprimer  l’odeur ? par quels mots ?
  • À partir de quelles figures de rhétorique  parler d’une odeur ?
  • Comment l’imaginaire olfactif sert-il un projet littéraire ? 
  • Quel discours esthétique sur les odeurs ?
  • Dans quelle mesure un discours utilise-t-il les odeurs pour toucher ?

Axe 3 : Odeurs, représentations, et mises en intrigue

  • Comment mettre en récit une odeur ?
  • Y-a-t-il un storytelling olfactif dans les médias ?
  • Comment une société se représente-t-elle les senteurs à une époque ?
  • Quels sont les stéréotypes de genre liés à l’odeur ?
  • Comment mettre en image une odeur ?
  • Comment figurer l’odeur et la saveur ?

Comité scientifique :

Michèle Aquien (Paris) PR

 Jean-Jacques Boutaud (Dijon) PR Patrice de la Broise (Lille) PR

Anne Parizot (Besançon) PR Cécile Tardy (Lille) PR  

Paul-Henri  Giraud (Lille) PR Paul Rasse (Nice) PR Annick Le Guérer (Paris)

Yves Baudelle (Lille) PR

Joël Candau (Nice) (PR) Jérôme Hennebert (Lille) MCF

Andrée Lerousseau (Lille) MCF

Constantin Bobas (Lille) PR

Audrey Moutat (Limoges) MCF

 

Comité d’organisation :

Jérôme Hennebert (ALITHILA)

Valentine Coppin (ALITHILA, doctorante lettres modernes)

Jessica Kounda  (ALITHILA, doctorante lettres modernes)

Andrée Lerousseau (CECILLE)

Patrice de la Broise (GERIICO)

Rolph Roderick Koumba (ALITHILA, doctorant lettres modernes)

 

Bibliographie indicative :

Barbet Virginie, Le Marketing olfactif, Paris, Presses du management, 1999

Boutaud Jean-Jacques, Sémiotique et Communication. Du signe au sens, Paris, L’Harmattan, 1998

Candau Joël, Mémoire et expériences olfactives, Paris, PUF, 2000

Corbin Alain, Le Miasme et la jonquille : l’odorat et l’imaginaire social XVIIIe-XIXe siècles, Paris, Flammarion, 2008

Dubois Danièle, Le sentir et le dire, concepts et méthodes en psychologie et linguistique cognitives, Paris, L’Harmattan, 2009

Eliena Jean-Claude, Le Parfum, PUF, coll. « que sais-je ? », 2015

Jaquet Chantal dir., L’Art olfactif contemporain, Paris, Garnier, 2015

Jaquet Chantal, Philosophie de l’odorat, Paris, Odile Jacob, 2010

Julien Mariette, L’Image publicitaire des parfums, Paris, L’Harmattan, 1997

Lardellier Pascal dir. , À fleur de peau : corps, odeurs, parfums, Paris, Belin, 2003

Le Guérer Annick, Les Pouvoirs de l’odeur, Paris, Odile Jacob, 2002

Le Guérer Annick, Le Parfum des origines à nos jours,  Paris, Odile Jacob , 2005

Parizot Anne, « Ici, tout est… Sens : vers un partage des sens en harmonie », Revue française des sciences de l’information et de la communication [Online], 3 | 2013, Online since 01 August 2013, connection on 19 March 2018. URL : http://journals.openedition.org/rfsic/570 ; DOI : 10.4000/rfsic.570

Perrouty-Perret Stéphanie, Rhétoriques des senteurs, Paris, L’Harmattan, 2006

Revue Autrement, série mutations, « Odeurs : l’essence d’un sens », 1987, n°92

Revue Hermès, « La voie des sens » , 2016 / n°74

Revue Langage : « Pour une linguistique des odeurs » 2011, n°181

Revue Littérature, « Sociabilités du parfum », 2017 /1, n°185.

Revue Moebius, « Le Parfum », 2013, n° 137

Revue Terrain, « Les odeurs », 2006, n°47

New Publications

Riccardo Raimondo, Le Phenix Poëte et les Alouëtes
Posted: 17 Feb 2022 - 17:48

Riccardo Raimondo, Le Phenix Poëte et les Alouëtes. Traduire les Rerum vulgarium fragmenta de Pétrarque en langue française (XVIe-XXIe siècles) : histoires, traditions et imaginaires, Bruxelles, Bern, Berlin, New York, Oxford, Wien, Peter Lang, 2022.

Monographies 504 Pages
Littératures et Cultures romanes
Série: Destini incrociati / Destins croisés, Volume 17La poésie de Pétrarque et le pétrarquisme qui en est dérivé constituent une matière inestimable et un champ fertile pour comprendre les sources des identités et des cultures européennes. Il est donc crucial d’examiner les études pétrarquiennes au regard de nouvelles notions critiques telles que la transculturalité ou la transnationalité. L’exemple emblématique français constitue un champ d’enquête privilégié pour décrire ce que l’auteur définit comme le « mouvement migrant » du pétrarquisme européen. Grâce à l’application de nouvelles théories et méthodologies transdisciplinaires, cet ouvrage offre au public la possibilité de découvrir la richesse des traductions françaises des Rerum vulgarium fragmenta sur une période très vaste qui court du XVIe au XXIe siècle. Au-delà de l’ambition d’un travail d’érudition, ce livre est surtout le fruit d’une enquête intime sur des formes archétypales qui s’incarnent dans l’histoire des idées et des littératures. L’histoire de la traduction et des traductions n’est pas seulement une histoire des textes, mais aussi un récit des imaginaires qui les ont traversés.

plus d'informations ici.

Queer Velocities Time, Sex, and Biopower on the Early Modern Stage (Jennifer Eun-Jung Row)
Posted: 17 Feb 2022 - 17:19

Jennifer Eun-Jung Row, Queer Velocities Time, Sex, and Biopower on the Early Modern Stage, Northwest University Press, 2022.

232 Pages, 6.00 x 9.00
Published: April 2022
Queer Velocities: Time, Sex, and Biopower on the Early Modern Stage explores how seventeenth-century French theater represents queer desire. In this book, the first queer theoretical treatment of canonical French theater, Jennifer Eun-Jung Row proposes that these velocities, moments of unseemly haste or strategic delay, sparked new kinds of attachments, intimacies, and erotics. Rather than rely on fixed identities or analog categories, we might turn to these affectively saturated moments of temporal sensation to analyze queerness in the premodern world.

The twin innovations of precise, portable timepieces and the development of the theater as a state institution together ignited new types of embodiments, orderly and disorderly pleasures, and normative and wayward rhythms of life. Row leverages a painstakingly formalist and rhetorical analysis of tragedies by Jean Racine and Pierre Corneille to show how the staging of delay or haste can critically interrupt the normative temporalities of marriage, motherhood, mourning, or sovereignty—the quotidian rhythms and paradigms so necessary for the biopolitical management of life. Row's approach builds on the queer turn to temporality and Elizabeth Freeman's notion of the chronobiopolitical to wager that queerness can also be fostered by the sensations of disruptive speed and slowness. Ultimately Row suggests that the theater not only contributed to the glitter of Louis XIV's absolutist spectacle but also ignited new forms of knowing and feeling time, as well as new modes of loving, living, and being together.
More information here.

Esaïe COLLADON Journal (1600-1609) Édité par Patrice DELPIN
Posted: 17 Feb 2022 - 17:13

Esaïe COLLADON, Journal (1600-1609), éd. Patrice DELPIN, Genève, Droz, 2021.

La guerre franco-savoyarde de 1600, les réunions du Conseil des CC, l’Escalade du 12/22 décembre 1602 et la guerre de 1603, le soutien des cantons suisses et de la France, la paix de Saint-Julien, des truites pour régaler Henri IV, un tremblement de terre, une abondance de fruits, un gel du Rhône, les promotions du Collège, le prix du vin, des procès et des exécutions publiques, un ambassadeur persan, le décès de Théodore de Bèze…

Esaïe Colladon, médecin, professeur à l’Académie, raconte Genève en des temps troublés. Mélange d’anecdotes et de grande histoire, son Journal est une source importante pour les premières années du XVIIe siècle. Il est édité ici pour la première fois en entier, éclairé par un commentaire historique.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

ISBN-13 978-2-600-06297-8

Parerga Pour Victor I. Stoichita Édition coordonnée par Jean-François CORPATAUX
Posted: 17 Feb 2022 - 17:10

Parerga. Pour Victor I. Stoichita, dir. Jean-François CORPATAUX, Genève, Droz, 2022.

Ce recueil veut rendre un amical et reconnaissant hommage à Victor I. Stoichita, professeur ordinaire en histoire de l’art à l’Université de Fribourg de 1991 à 2019, dont la recherche et l’enseignement se distinguent par une méthodologie interdisciplinaire qui se focalise notamment sur des phénomènes situés à la fois en deçà et au-delà d’une frontière, d’un seuil ou d’une marge. Quatorze collègues de Victor I. Stoichita, de l’Université de Fribourg et d’autres universités à travers le monde, lui offrent ici des études sur des sujets allant de la plus haute Antiquité à l’époque contemporaine. Essentiellement dans le domaine des arts visuels, mais aussi de la littérature et de la musique, une grande variété d’œuvres y sont explorées sous le thème des parerga au sens large, dans leurs formes et manifestations les plus diverses : nœud, pli, marge, espace de perception, accessoire, regard dans et devant les œuvres, cadre intérieur et extérieur, paratexte, ombre, vision, frontière esthétique, intertextualité, glose, transgression, animation, etc. Les œuvres de six artistes viennent agrémenter ce livre, lui donnant autant de parerga que de respirations artistiques en résonance avec les hommages textuels, ainsi qu’avec les publications de Victor I. Stoichita, dont l’importante bibliographie paraît en fin d’ouvrage.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

ISBN-13 978-2-600-06324-1

Guillaume de NASSAU, Apologie ou defense de tres illustre prince Guillaume par la grace de Dieu prince d'Orange, conte de Nassau (éd. Béatrice NICOLLIER-DE WECK)
Posted: 17 Feb 2022 - 17:07

Guillaume de NASSAU, Apologie ou defense de tres illustre prince Guillaume par la grace de Dieu prince d'Orange, conte de Nassau, éd. Béatrice NICOLLIER-DE WECK, Genève, Droz, 2022.

Le destin du prince Guillaume d’Orange est tout à fait extraordinaire. Né en 1533, fils du souverain de la minuscule principauté de Nassau Dillenburg, il hérite en 1544, de façon impromptue, de la principale position et de la plus importante fortune des Pays-Bas. Élevé dès lors dans les provinces néerlandaises, il s’y assimilera au point de prendre leur défense quand le roi d’Espagne Philippe II voudra, par l’intermédiaire de son gouverneur, le redoutable duc d’Albe, administrer ces riches contrées de manière absolue, cherchant à en tirer le maximum de revenus et à en extirper le protestantisme. Devenu chef incontesté de la révolte, Guillaume d’Orange sera l’objet d’une proscription émise par le roi, promettant de multiples avantages à qui le tuerait. L’Apologie est la réponse originale en français, à un texte qui l’injurie et l’atteint dans son honneur, dans sa dynastie, dans sa famille, dans sa descendance et dans ses biens. C’est un texte politique, mais aussi un texte très personnel et rempli d’émotions, geste rare sous la plume d’un grand seigneur.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.