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Calls for Papers and Contributions

CfP: Early Modern Friendship
Posted: Monday, October 1, 2018 - 01:15

Canadian Society for Renaissance Studies CONGRESS 2019,

University of British Columbia

VANCOUVER, BC

1-7 JUNE 2019

MEMBER ORGANIZED PANELS

 

We invite proposals, in either French or English, on any aspect of early modern friendship, whether in relation to its origins in (and as a revival of) classical amicitia, or to what is now often observed as the increasing tension between friendship and heterosexual romantic love. We would be interested in discussions of theoretical positions on this question (such as those by Erasmus, Montaigne, or Bacon), theatrical representations of friendship (in Marlowe, Shakespeare, Fletcher, or Racine), poetry and correspondence about friendship (see Donne’s verse letters), same-sex friendship (see Katherine Philips’ poems), or any other question arising from our topic. We are aware that there is already a considerable archive of scholarship on this issue, and one of the purposes of our session would be to evaluate the position at which we, as scholars of early modern culture, have arrived. But we would also be delighted to receive explorations of our topic that have not yet been fully articulated.

Please submit your proposal (not exceeding 300 words) to Ronald Huebert (rhuebert@dal.ca) or Ian MacAdam (mcadam@uleth.ca) before December 10, 2018.

To participate in the conference, you must be a member in good standing of the CSRS-SCÉR for the year 2018. To inquire about membership or find out more about the Society, see our website, https://csrs-scer.com.

CfP: Faking it. Forgery and Fabrication in Late Medieval and Early Modern Culture
Posted: Monday, October 1, 2018 - 01:04
The University of Gothenburg, Sweden, 15-17th August 2019. 

 

What is real and what is fake? And why does it matter? As soon as objects, texts and utterances (be they pragmatic or artistic) become imbued with a sense of authority or authenticity, there is a potential to produce other objects, texts and utterances which mimic and attempt to siphon off that authority and authenticity.

In late medieval and early modern European culture (1400–1750), this potential was realized in new and unprecedented ways. Social, technological, and intellectual developments forever altered many activities which fall under the remit of forgery and fabrication, spurring lively debate about truth and falsity. The printing press transformed the production, distribution and marketing of texts and images. Heightened interest in classical antiquity changed how scholars interacted with and assigned value to artefacts originating in past cultures. Legal developments altered how artworks and documents were policed, and how authorship and authenticity were instantiated.

The conference “Faking it. Forgery and Fabrication in Late Medieval and Early Modern Culture”, held in Gothenburg from the 15th to the 17th of August 2019, seeks to explore the many and varying ways in which legitimate forms of production spawned illegitimate ones in late medieval and early modern culture. The conference is hosted by The Early Modern Seminar at The University of Gothenburg. We welcome proposals on all types of cultural production stemming from all cultural ambits, provided that they are connected with the later medieval and early modern world.

Confirmed keynote speaker: Dr Patricia Pires Boulhosa (Department of Anglo-Saxon, Norse, and Celtic, University of Cambridge)

Topics may include, but are not limited to: • The terminology of spuriosity • Developments in criticism as a response to forgery • The fake as a foil to the authentic • Connections between literary forgery and forgery in the visual arts • The relationship between lying and forgery • Grey areas: where production becomes fabrication • Legal and economic perspectives on fabrication • Fakes and fabrications in arts and sciences • The personality cult of the forger

We invite abstracts of up to 250 words, accompanied by a title and a 50-word biographical statement, to be sent to forgeryconference@lir.gu.se. Note that presentations must last no more than 20 minutes. The deadline for submitting an abstract is the 30th of January, 2019. Enquiries may be sent to the same address or made directly to Matilda Amundsen Bergström (matilda.amundsen.bergstrom@lir.gu.se) or Philip Lavender (philip.lavender@lir.gu.se).

Website: http://lir.gu.se/forskning/forskningssamverkan/tidigmoderna-seminariet

Appel à contributions: Revue Féeries – Études sur le conte merveilleux (XVIIe – XIXe siècle), n°17 (2020) : "Le conte, les mythes antiques, la Bible."
Posted: Sunday, September 30, 2018 - 00:22

Les contes merveilleux, la Bible hébraïco-chrétienne et les mythes gréco-romains partagent l’intervention du surnaturel dans le récit. Le conte se donne d’emblée comme « bagatelle », mais la Bible comme vérité révélée, tandis que les mythes suscitent une question rétrospective, celle de savoir si les Grecs y ont crus (Paul Veyne). Ces trois corpus peuvent se définir comme des genres littéraires spécifiques, présentant une certaine homogénéité morphologique, si ce n’est thématique. C’est donc en tant que genres littéraires que nous nous proposons de les interroger, en examinant spécialement les rapports qu’ils peuvent entretenir entre eux.

La question poétique les rapproche ou les éloigne. Eric Auerbach (Mimésis) distingue deux « types fondamentaux » : le style laconique de la Bible et le style fleuri de la mythologie. Pour les contes, nous en trouvons de ces deux sortes, d’une concision lapidaire (Perrault, Grimm, etc.) ou davantage descriptifs et digressifs (d’Aulnoy, Andersen, Les Mille et Une Nuits, etc.). Nous pourrions ainsi nous interroger sur l’usage, dans ces genres, des procédés littéraires comme l’ellipse, la répétition, l’onomastique, la description, la métaphore, l’hyperbole, la caractérisation apparemment limitée des personnages.

Quelle est la fonction du surnaturel dans ces trois genres ? Dans les contes merveilleux, il a un rôle limité et quasi expérimental chez Perrault, alors qu’il manifeste une immanence chez les Grimm, par exemple. Dans les mythes antiques, il recourt à une pléthore d’agents, des dieux et demi-dieux, confrontant leur pouvoir. Dans la Bible, il est en principe monopolisé par un seul agent, Yhvh, quoique certains passages (les magiciens de Pharaon, Balaam, le Satan de Job, etc.) mettent en question cette omnipotence. Aussi, on pourrait explorer de manière comparative les conventions du surnaturel propres aux trois genres. Qu’en est-il par exemple de la visibilité des agents surnaturels ?

On sait que la question de la théophanie est cruciale dans la Bible et que la divinité, en principe invisible et innommée, semble s’efforcer d’intervenir de moins en moins ; mais dans la mythologie, les dieux ne prennent-ils pas aussi plaisir à passer incognito parmi les hommes ? Et dans le conte, les fées et autres ogres sont-ils si aisément repérables par les autres personnages ? La distinction classique (Tzvetan Todorov) entre le fantastique et le merveilleux, selon l’attitude plus ou moins perplexe des personnages envers le surgissement du surnaturel, est-elle opératoire sur les genres antiques ?

En outre, d’un point de vue narratif, ces trois genres sont liés entre eux. Les deux genres antiques, assez contemporains, ont possiblement subi des influences communes de littératures antérieures (sumérienne ou égyptienne), voire des influences réciproques (que l’on pense à Samson et Hercule par exemple). Mais le conte moderne est indubitablement inspiré par ces récits antiques. L’exemple de Psyché est bien connu, mais des nombreux intertextes bibliques sont aussi repérables dans les contes de Perrault : scène-type de la stérilité du couple dans « La Belle au bois dormant » ou de la générosité de la jeune fille au puits dans « Les Fées », épisodes de la vie de David dans « Le petit Poucet ». Non seulement ces trois genres font l’objet d’une intertextualité commune, mais ils partagent aussi le potentiel d’une infinie littérature seconde (pour reprendre la notion de Marc Escola et Sophie Rabau), faite de réécritures et de commentaires : Psyché se trouve d’abord chez Lucien avant Apulée ; la Bible hébraïque est disponible en versions massorétique, grecque (Septante) ou latine (Vulgate), manifestant chacune des variantes, et de nombreux épisodes sont réécrits plus tard par le Coran ; les contes fournissent un modèle emblématique de réécritures différentielles théorisé avec la notion de conte-type.

Cependant, ces trois genres ne sont pas que le lieu d’un cordial dialogue, mais aussi celui de rivalités que l’on pourrait aussi explorer. Ainsi, conjointement à la vogue du conte à la fin du XVIIe siècle, une querelle du merveilleux agite le milieu littéraire, opposant la valeur du merveilleux chrétien à celle de la mythologie païenne. Et si Perrault dénigre la mythologie antique, qu’il considère immorale et boursouflée, en faveur des contes des aïeux, au XVIIIe siècle c’est la Bible hébraïque qui est violemment prise à parti par Voltaire au profit du conte philosophique. Au XIXesiècle les folkloristes considèrent les contes comme un produit dégénéré du mythe. Et, comme bouclant la boucle, depuis la fin du XXe siècle, la Bible est devenue un légitime objet d’études narratologiques, de sorte que l’on peut la considérer comme une série de contes. Ainsi la Bible et les contes, aux corpus plus stabilisés (voire canonisés) que la mythologie, rencontrent-ils aujourd’hui des problématiques herméneutiques parallèles : des approches respectivement historico-critiques et folkloristes tentent de dégager les strates des textes à la poursuite du récit originel, tandis que des approches narratologiques ou littéraires interrogent ces textes à la fois dans leur singularité et dans leur intertextualité.

Mais Perrault ajoute que les contes ne sont pas « pures bagatelles ». Le potentiel de lecture des trois genres du littéral à l’allégorique, voire au mystique, résulte sans doute de leurs caractères poétiques et merveilleux / fantastique déjà évoqués. De fait, le débat interprétatif reste ouvert sur la leçon ou l’enseignement que peuvent contenir les textes bibliques ou mythologiques, sur la morale pédagogique des contes littéraires ou la valeur initiatique des contes de tradition orale. Nous pensons que mettre en perspective ces trois genres peut apporter un éclairage renouvelé sur tous ces enjeux.

 

PROPOSITIONS

Les propositions (résumé d’une page et biobibliographie) sont à envoyer conjointement à Jean-Paul Sermain (jean-paul.sermain@wanadoo.fr) et à Pierre-Emmanuel Moog (pemoog75@gmail.com) avant le 1er décembre 2018. Les articles devront être remis au plus tard le 1er novembre 2019.

Source: Fabula

Appel à communications : Les gestes de la diplomatie : objets, cérémonies, langages corporels 1400-1750
Posted: Sunday, September 30, 2018 - 00:19

Organisé par l'université de Toulouse Jean Jaurès et le réseau Premodern Diplomats Network de Bath Spa University et de l'Institute of History of Polish Academy of Sciences.

Toulouse (France), du 30 mai au 1er juin 2019

Organisation: Nathalie Rivere de Carles

Conférence plénière confimée : 

Ellen R. Welch (The University of North Carolina at Chapel Hill), auteure de A Theatre of Diplomacy: International Relations and the Performing Arts in Early Modern France (Penn, 2017)

 

Dans Women, Diplomacy and International Politics since 1500, Mirella Marini souligne le langage spécifique des ambassadeurs : « les aristocrates-diplomates n’étaient pas toujours là pour rédiger des contrats ou des traités. Avocats et avoués s’occupaient souvent de l’aspect légal, tandis que les courtisans étaient là pour jouer du « langage de cours » » (99). Ce langage spécifique de cour n’est pas seulement verbal, mais physique et matériel. C’est à ce langage diplomatique non-verbal que souhaite se consacrer l’édition 2019 du colloque du réseau « Premodern Diplomats ». Le colloque considérera la création de langages non-verbaux qu’ils soient physiques ou matériels, le maniement de ces langages diplomatiques particuliers et la nécessité d’une approche combinatoire pour comprendre à la fois production et réception de cette diplomatie de peu de mots.  Dès lors, le colloque favorisera les échanges et le développement d’une réflexion épistémologique sur l’action diplomatique ainsi que sa sémiotique complexe. Chercheurs en littérature, histoire, histoire de l’art réfléchiront sur la relation entre la diplomatie et le corps de l’ambassadeur dans le cadre du développement d’une langue diplomatique multiple mais partagée.

Durant l’ère médiévale, l’ambassadeur était considéré comme une lettre humaine : il était offert à un maître étranger comme un objet que l’on observe, que l’on manipule dans l’espace et que l’on écoute. L’ambassadeur est porteur de cadeaux, mais il est lui-même un présent, et une langue. Cet aspect du rôle de l’ambassadeur a été peu étudié et il faut désormais confronter le langage matériel utilisé par l’ambassadeur et son maître et le langage que constitue l’ambassadeur lui-même.  Ce colloque souhaite ainsi affiner la perspective d’une économie matérielle de la diplomatie par une étude d’une sémiotique des corps mobiles des ambassadeurs. C’est l’essence de la théâtralité de la diplomatie que ce colloque souhaite aborder à l’instar de l’étude d’Ellen R. Welch (A Theatre of Diplomacy, 2017) sur l’importance théorique et pratique du théâtre dans la diplomatie moderne française. Etudier les aspects matériels et physiques de la diplomatie implique de réfléchir à l’interaction entre théâtre et diplomatie, au-delà du simple cliché de la dissimulation trompeuse. Ce colloque favorisera une étude plus approfondie des mécanismes théâtraux de la diplomatie dans son rapport au corps.

Ainsi, nous nous attacherons à étudier les gestes des ambassadeurs et de leurs maîtres, au sens littéral et figuré. Ces études seront confrontées à la perception de ces gestes dans les cercles diplomatiques et non-diplomatiques (arts, théâtre, proto-journalisme, récits de voyages, manuels etc). Nous considèrerons aussi ce qui relève de l’éducation de l’ambassadeur d’un point de vue pratique et physique et comment le progymnastata de la Grèce antique à encore cours à la Renaissance et au-delà. Enfin, les attentes concernant un langage matériel et physique de la diplomatie seront mises au regard de l’importance et des dangers qu’impliquent une langue diplomatique symbolique. Cette mise en perspective permettra de revoir la conception de l’incident diplomatique dans l’ancienne et la nouvelle diplomatie.

Le colloque invite des propositions sur les sujets suivants (liste non exhaustive) :

- la diplomatie et le corps : le corps de l’ambassadeur (chirologie, langage somptuaire, posture…), les apparitions à la cour, organiser et représenter le corps diplomatique (administration, suite diplomatique, résidences)

- théâtralité de la diplomatie et éducation du diplomate : une éducation à l’intérieur et à l’extérieur des cercles diplomatiques.

-lire les gestes : observer et décoder les cérémonies diplomatiques (lettres, récits diplomatiques et non-diplomatiques etc).

- Sociabilité et politique de la cour : impact sur les chorégraphies des visites diplomatiques

- Relations Europe et puissances non-européennes : l’importance du corps et des objets déterminant le corps

- Diplomatie matérielle : cadeaux (don et réception) en et hors de l’Europe.

- Que faire des cadeaux diplomatiques : de l’étalage à la dissimulation

- Incidents et Accidents diplomatiques: erreurs de lecture, erreurs délibérées, corruption active / passive

- Constituer des réseaux : aspects physiques et matériels

- Diplomatie religieuse : les pèlerinages et le langage diplomatie du pèlerin, le commerce des reliques, influences liturgiques sur l’activité diplomatique

- Mariages diplomatiques : les mariages par tiers et leurs cérémonies, les gestes des époux de substitution...

Les propositions de communications individuelles (300-500 mots) ou d'ateliers de 2 à 3 personnes doivent être envoyées à l'adresse suivante se8.toulouse@gmail.comavant le 30 novembre 2018.

 

CfP: NEGOTIATIONS AND NEGOTIATING IN HISTORICAL PERSPECTIVE: A CONVERSATION IN EARLY MODERN STUDIES
Posted: Saturday, September 29, 2018 - 23:28

The ability to publicly negotiate, to have conversation and to utilise political language appears to be in crisis. The politics of now is a politics defined by our inability to speak to one another. Donald Trump, Brexit and Migration have exposed the fissues in our communities and the inability for civil and political leaders to find common ground. Yet, it has never been so easy to talk to one another: the use of Twitter by movements such as Black Lives Matter and #metoo shows the benefits and limitations of a new public sphere. This is not the first time that civil discourse has expanded or broken down. The early modern period saw a dramatic increase in people talking, debating and arguing with each other; religion, colonialism, nationalism and political ideology separated people from each other as much as they brought them together. This was a period defined by debate, conversation, misunderstanding and caricature.

This conference aims to bring together scholars from across the humanities to facilitate greater interdisciplinary work, to discuss how the study of the early modern era is entwined with our understanding of the current world, and how such work may impact the present. We aim to inspire thought on structures of empowerment and disempowerment in settings of law, politics and institutions, and also within trade and writing. We want to address the question of what it means to negotiate, to converse, and to foster productive political debate. We invite papers that focus specifically on negotiations within the period, and also papers that address the themes of negotiation and conversation more theoretically or broadly. Perspectives on gender, class, race and religion are particularly encouraged, especially those that utilise academic training to engage with these questions more expansively.

Topics may include, but should not be limited to: The Negotiation of Space Religious Negotiations Race, Religion, Gender, Class and other Identity Categories Ways to utilise humanities research Negotiation of and within Print Culture Negotiations in Theatre, Fiction and the Arts Habits and Methods of Coping with the Early Modern Experience The Physicality of Negotiations Diplomatic and Political Negotiations The Negotiation of the Early Modern World as lived Experience Systems of Empowerment and Disempowerment Negotiations across and within institutions

The conference will take place on 3 June 2019, in the Strand Building, King's College London. In addition to the panels, a keynote address will be given by Professor Andy Wood. Please send abstracts of no longer than 300 words to dominic.birch@kcl.ac.uk by 1 March 2019. Registration will be free, and we will be able to cover some travel costs for postgraduates and early career researchers.

Source: H-France

New Publications

Le Misanthrope corrigé. Critique et création (Marc Escola)
Posted: 14 Apr 2022 - 17:08

Marc Escola, Le Misanthrope corrigé. Critique et création, Paris : Hermann, coll. « Fictions Pensantes », 2021, 196 p., EAN 9791037014474.

Les chefs-d’œuvre se prêtent à tous les traitements, fût-ce les plus irrévérencieux. C’est même par là qu’on les reconnaît. Mais quel sens y a-t-il à chercher à améliorer l’une des plus belles réussites du répertoire  ?

Le présent ouvrage propose de frayer les voies d’une critique authentiquement créatrice en renouant avec le mode de lecture qui prévalait à l’âge classique et dont Rousseau donne encore l’exemple dans la critique du Misanthrope proposée par la Lettre à d'Alembert. Il confronte ainsi le chef-d’œuvre de Molière à ce qu’il aurait pu être, tout autant qu’à ce qu’il est devenu dans les différentes interprétations qui en ont été données et les innombrables sixièmes actes qui en ont été forgés, avec la conviction qu’il y a dans tout texte de quoi en faire un autre.

La valeur d’une œuvre se mesurant aux possibles qu’elle autorise, il n’y a jamais bien loin de la lecture vivante d’un texte à sa continuation, et il n’est pas de plus belle façon de réviser ses classiques que de leur imaginer des variantes.

Plus d'informations sur le site de l'éditeur.

Compte rendus, débats, présentation du livre sur Fabula.

Les Métamorphoses du ballet. Histoire et identité d'un genre lyrique (XVIIe-XVIIIe siècles) (dir. Alexandre De Craim et  Thomas Soury)
Posted: 12 Apr 2022 - 05:12

Les Métamorphoses du ballet. Histoire et identité d'un genre lyrique (XVIIe-XVIIIe siècles), études réunies et présentées par Alexandre De Craim et  Thomas Soury, Aedam Musica, 2022.

En France, dès la fin du XVIIe siècle, le terme « ballet » est investi par les poètes et les musiciens pour fonder, au sein des arts lyriques, une nouvelle forme hybride, située entre danse et opéra, à l’heure où le ballet de cour stricto sensu ne jouit plus de sa gloire passée. Pourtant, peu d’études se sont penchées sur l’extraordinaire fortune qu’a connue le mot « ballet » dans le monde de l’opéra aux Temps modernes. « Ballet héroïque », « opéra-ballet », « ballet comique », « ballet bouffon » sont autant d’exemples tirés des XVIIe et XVIIIe siècles qui attestent que l’on ne peut s’intéresser à ces œuvres sans démêler les traditions scéniques, lyriques et chorégraphiques qui les définissent. C’est donc par rapport aux diverses composantes de l’opéra en France – et en dépassant le simple dénominateur commun de l’art chorégraphique – qu’il convient d’étudier le large pan de la production lyrique qui s’est, à l’aube du XVIIIe siècle, réclamé du ballet.

Au-delà de la question générique, le présent ouvrage explore également les aspects touchant à l’économie de ce genre de spectacle (fragments, emplois vocaux, structuration du divertissement) ainsi que le réseau d’influences au centre duquel se place le ballet. Enfin, certaines productions spécifiques font l’objet d’études de cas qui permettent d’illustrer le rapport que certains librettistes et compositeurs – tels que Cahusac, Destouches, Rameau, Gluck – ont entretenu avec le ballet.

Contributions de Thomas Betzwieser, Sylvie Bouissou et Pascal Denécheau, Manuel Couvreur, Benoît Dratwicki, Jean Duron, Françoise Escande, Rebecca Harris-Warrick, Jean-François Lattarico, Raphaëlle Legrand, Laura Naudeix, Barbara Nestola, Graham Sadler, Rémy-Michel Trotier.

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Don Quichotte à Versailles. L'Imaginaire médiéval du Grand Siècle (Marine Roussillon)
Posted: 12 Apr 2022 - 05:08

Marine Roussillon, Don Quichotte à Versailles. L'Imaginaire médiéval du Grand Siècle, Paris, Champ Vallon, 2022.

Bien avant Tolkien et les romantiques, le siècle de Louis XIV s’inventait déjà un Moyen Âge de fantaisie. À la cour, les nobles jouent aux chevaliers et combattent des géants. Dans les romans, à l’opéra, dans les contes, on croise Clovis et Charlemagne, des fées et des troubadours. Si l’on connaît bien les usages de la mythologie dans la représentation du pouvoir de Louis XIV, cet imaginaire médiéval reste quant à lui peu exploré. Temps des origines – du christianisme, de la nation et de la monarchie –, le Moyen Âge est un important lieu de pouvoir au XVIIe siècle : on y cherche les preuves de l’ancienneté d’une famille, on y légitime les prétentions d’une couronne. Le passé médiéval est aussi un objet de plaisirs : ravissements coupables de lecteurs – et surtout de lectrices – métamorphosés en nouveaux Don Quichotte, fêtes galantes, divertissements de l’opéra… En unissant plaisirs et puissance, l’imaginaire médiéval du Grand Siècle interroge les pouvoirs des récits et des spectacles au siècle de Louis XIV. Et bien au-delà, jusqu’à notre présent.

Marine Roussillon est maîtresse de conférences en littérature française à l’Université d’Artois. Ses recherches actuelles portent sur l’écriture des fêtes de cour, des spectacles et des divertissements.

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Osez (re)lire Molière. 25 extraits pour se tordre de rire (Claude Bourqui, Marc Escola)
Posted: 8 Apr 2022 - 12:17

Claude Bourqui, Marc Escola, Osez (re)lire Molière. 25 extraits pour se tordre de rire, Paris, Flammarion, 2022.

Combien de personnages, de scènes ou de répliques comiques de Molière êtes-vous capables de citer ?
Le dramaturge a composé une trentaine de comédies ; quatre cents ans plus tard, la magie continue d’opérer : nous rions en les lisant. À travers cette anthologie, savourez le best of de l’humoriste !

Librio (n° 1320) - Théâtre

Paru le 16/03/2022

Genre : Littérature française

128 pages - 130 x 204 mm

Poche - Format poche

EAN : 9782290261972

ISBN : 9782290261972

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Pratiques & formes littéraires 16-18, Cahiers du Gadges n°18, 2021 (dir. M. Bombart)
Posted: 8 Apr 2022 - 12:09

Pratiques & formes littéraires 16-18, Cahiers du Gadges n°18, 2021 : "Recueils factices. De la pratique de collection à la catégorie bibliographique" (M. Bombart, dir.)

Lyon, IHRIM, 2021
DOI: 10.35562/pfl.403
Numéro : 18

Prolongeant les travaux du séminaire sur les recueils menés au sein de l’IHRIM et du groupe de travail GADGES entre 2017 et 2020 (voir les deux numéros précédents de Pratiques & formes littéraires : sur le Recueil Barbin (1692) et sur Recueillir, lire, inscrire), ce numéro s’intéresse à une notion qui, bien que très couramment utilisée dans les catalogues de bibliothèque et les écrits bibliographiques pour désigner des volumes de toutes époques et de tous domaines, n’a encore donné lieu à aucune étude spécifique d’ensemble. L’expression de « recueil factice » désigne un volume relié dans lequel ont été agrégés des écrits (imprimés, mais aussi manuscrits, ou mixtes) qui n’ont pas été produits ensemble, qui ont souvent connu une circulation autonome, et n’ont pas (a priori) été pensés pour être réunis. La constitution d’un recueil factice résulte d’opérations après coup, soit de gestes d’assemblage et de reliure, réalisés par des acteurs divers et souvent mal identifiés : collectionneurs et lecteurs, bibliothécaires, libraires, éditeurs ou imprimeurs… Ces études visent à éclairer la fabrication et l’usage de ce type de volume qui représente un vecteur essentiel, même si souvent méconnu, de l’accès aux écrits du passé, en mettant en évidence ses fonctions et ses destinations, ainsi que les logiques intellectuelles et bibliographiques qui y sont à l’œuvre.

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