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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : L’art et le livre entre XVe et XVIIIe siècle, pour une approche transdisciplinaire
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:30

Quand image et objet-livre interagissent, cela intéresse tout autant l’histoire du livre que l’histoire de l’art et d’autres disciplines telles que les littéraires, chacune travaillant avec ses propres méthodes.

Et de fait, de nombreuses études ont déjà interrogé les relations entre visuel et textuel. La littérature scientifique en témoigne, que l’on pense aux livres d’Heures traités tant par des historiens du livre que des historiens de l’art, ou aux romans illustrés de la période moderne qui font également l’objet d’une double attention et intéressent aussi les spécialistes de la littérature. Citons par exemple les travaux du Centro di Elaborazione Informatica di testi e Immagini nella Tradizione Letteraria de la Scuola Normale de Pise sur les romans chevaleresques de la Renaissance[1] ou la thèse de Benoît Tane qui approfondit les questions des liens entre gravure et récit, et questionne jusqu’à la notion d’illustration afin de déterminer interactions et indépendance des media de la narration[2].

Il ne s’agit donc pas d’analyser une fois encore les relations entre les deux types de discours que sont l’écrit et le visuel, verbal and non verbal texts[3], pas plus que des voies relevant de la problématique du ut pictura poesis et des modes de transposition du texte en image et inversement. Nous souhaitons voir se croiser les regards sur le terrain d’un dialogue méthodologique et d’une recherche épistémologique en questionnant la polysémie de l’objet-livre et en se demandant comment différents champs disciplinaires étudient un même objet, suivant quelles modalités et dans quelles perspectives.

Le champ d’analyse est vaste et nous avons choisi de le circonscrire au livre imprimé et à l’image ante-industrielle. Nous proposons par ailleurs des axes qui doivent servir de thématiques communes d’analyse autour desquelles s’établira le dialogue. Nous avons articulé ces axes autour d’une biographie du livre et de l’art, de la création de l’illustration à ses développements endogènes et exogènes, en passant par la forme livresque comme œuvre en soi, sans oublier la place du livre dans les collections.

Axe 1 : Autour des processus créatifs dans l’objet-livre

Ce premier axe permettra de croiser les approches et les regards portés sur les images dans le livre et d’interroger leurs spécificités : comment les aborder dans une éventuelle sérialité qui se construit au fil des pages et de la lecture ? Dans quelle mesure le positionnement de l’image dans le corps de l’ouvrage peut-il orienter sa compréhension ? Quels sont les facteurs de composition d’un livre qui se répercutent sur celle de l’image ? Quelle part d’auctorialité pour l’illustrateur ? Peut-on parler d’une écriture illustrative comme d’une écriture éditoriale ?

Par ailleurs, nous voudrions également comprendre comment images et compositions typographiques particulières participent de la valeur marchande, modulent la présence du livre dans les circuits d’échanges, en incluant la dimension commerciale dans la genèse qui préside à sa réception.

Axe 2 : Art dans le livre, art né du livre

L’image qui émaille le texte lui insuffle, tout comme certains choix typographiques, une forme de rythmicité qui participe à l’acte de lecture. Nous souhaiterions que soit interrogé ce regard qui lit, suivant les lignes et les chapitres et celui qui observe l’image, échappant à la linéarité au profit d’une synchronie, et rompant, peut-être, avec le parcours diachronique que le récit avait prévu pour lui dans son déroulement.

Une autre perspective qui pourra être envisagée est celle des spécificités des images nées du livre dès lors qu’elles ne sont plus ancrées à leur support textuel premier, que ce soit des gravures autonomes ou des œuvres d’art : relèvent-elles toujours de la sphère de l’illustration ou revêtent-elles une dimension métatextuelle ?  L’objet d’art né du livre porte-t-il encore la marque de l’organisation matérielle du texte illustré qui l’a inspiré ? Quel statut conférer à ces images à la fois nées du livre et hors de l’objet ?

Axe 3 : Le livre à images et les collections

Pourvu d’images, l’objet-livre attire autant les bibliophiles que les collectionneurs. Mais les uns et les autres ne l’abordent ni ne le conservent de la même manière. Ainsi, dans les catalogues de vente, on peut le trouver classé avec la bibliothèque ou dans les collections d’estampes. Le département des estampes de la BnF nous fournit un élément de réflexion important : des séries d’illustrations conservées pour elles-mêmes et indépendamment du texte qu’elles accompagnaient. C’est donc cette proximité et cette séparation dans l’acte de collection que nous voudrions interroger ici et, plus particulièrement, dans les rapports qu’entretiennent bibliophilie et collection d’estampes.

Ces questions entraînent un corollaire en termes de classement et de signalement des images du livre au sein des collections nationales que sont les bibliothèques. La compréhension de la diversité des approches méthodologiques des chercheurs peut permettre aux établissements de faire évoluer le référencement des fonds d’images, complexes par nature.

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Par conséquent, c’est tout naturellement à l’Enssib que cette rencontre trouve place et nous espérons qu’elle suscitera l’enthousiasme des universitaires tout comme des professionnels des musées et des bibliothèques. Ces axes ne sont en rien limitatifs et les intervenants sont invités de manière large à sonder leurs corpus au prisme des images dans l’objet-livre et du cadre chronologique défini.

Les propositions de communication, sous forme d’un résumé d’une demi-page environ, accompagnées d’un bref CV, devront être envoyées avant le 30 avril 2020 à cette adresse : histoirelivre.histoireart@gmail.com.

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Colloque organisé par

Clarisse Evrard (Université de Lille), Fabienne Henryot (Enssib / Centre Gabriel Naudé),

Chloé Perrot (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne / Enssib),

Malcolm Walsby (Enssib / Centre Gabriel Naudé).

 

[1] Lina Bolzoni (dir.), Galassia Ariosto. Il modello editoriale dell'Orlando Furioso dal libro illustrato al web, Rome, Donzelli editore, 2017.

[2] Benoît Tane, Avec figures. Le roman illustré au XVIIIe siècle, Rennes, PUR, 2014.

[3] Donald McKenzie, Roger Chartier (préf.), Marc Amfreville (trad.), Bibliographie et sociologie des textes, Paris, Éditions du cercle de la librairie 1991, p.6.

 

[Les dates du colloque n'ont pas été signalées sur fabula.org.]

Appel à communications : Genres et formes poétiques de la colère, de l’Antiquité au XXIe siècle
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:24

Autour du Contre Ibis d’Ovide »

organisé les 18, 19 et 20 novembre 2020

à la MSH de Clermont-Ferrand par le CELIS (EA 4280)

sous la direction d’Hélène Vial

 

"À présent

c’est sur le mode adopté par le fils de Battos pour maudire son ennemi Ibis qu’à mon

[tour je te maudis

toi et les tiens

et comme lui

j’envelopperai mon poème d’histoires obscures

quoiqu’une telle forme ne soit pas dans mes propres habitudes

On dira que j’ai imité ses énigmes dans l’Ibis

que j’ai oublié mes usages et mes goûts

Puisque je ne révèle pas encore ton identité à qui voudrait la connaître

porte toi aussi en attendant le nom d’Ibis

Mes vers comporteront une part de nuit

mais le cours de ta vie

lui

qu’il soit sombre en totalité"

Ovide, Contre Ibis, vers 55-64 (traduction H. Vial)

 

Ce colloque vise à explorer les voies par lesquelles, de l’Antiquité à nos jours et sans limitation dans le champ géographique, la colère a nourri la création poétique, suscitant non seulement l’écriture de tel ou tel poème – ainsi le Contre Ibis d’Ovide, centre de gravité symbolique de cette rencontre –, mais aussi la création de genres et de formes spécifiques.

Pour cela, un parcours globalement chronologique sera adopté, avec :

·      une première partie portant sur les genres et formes antiques de la colère (en trois temps : la littérature grecque et romaine avant le Contre Ibis ; le poème d’Ovide et sur la manière dont il synthétise et renouvelle toute la chaîne poétique de la colère dont il est l’héritier ; les écritures poétiques de la colère en Grèce et à Rome après Ovide) ;

·      une seconde partie allant du Moyen Âge à l’époque contemporaine (partie dont la structuration sera élaborée en fonction des contributions proposées).

En outre, les communications mettant en rapport la littérature et les autres formes d’art seront les bienvenues, dans une perspective d’intermédialité, et un lien pourra être établi avec les collections des musées locaux : musée Bargoin (qui présente notamment des tablettes de défixion, mode d’écriture dont Ovide s’inspire en le transformant dans le Contre Ibis), Musée d’Art Roger-Quilliot, Fonds Régional d’Art Contemporain Auvergne.

Une lecture de la nouvelle traduction du Contre Ibis par Hélène Vial, à paraître chez William Blake & Co., sera proposée, éventuellement en collaboration avec une troupe de théâtre et dans un lieu de spectacle clermontois.

Cette rencontre entrera en complémentarité et en dialogue avec le colloque « Il teatro delle emozioni - L’ira » qui se sera tenu les 20 et 21 mai à Padoue (Italie) et qui porte sur les formes prises par l’expression de la colère dans le théâtre occidental de l’Antiquité à nos jours : sans exclure l’écriture dramaturgique, il s’agira d’adopter un angle d’analyse à la fois plus large (toutes les formes de création poétique seront abordées) et plus spécifique (l’objet n’étant pas la présence de la colère dans telle ou telle œuvre, mais la manière dont la colère suscite et infléchit la production poétique).

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Les propositions de communication (titre et résumé), accompagnées d’une brève biobibliographie, sont à adresser avant le 15 mars 2020 à Hélène Vial (helene.vial@uca.fr).

Appel à communications, colloque jeunes chercheurs : Pratiques de la recherche et innovation en dehors de l’Université en Europe XVIIe-XXIe siècles
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:21

Université de Francfort (Allemagne)

Pratiques de la recherche et innovation en dehors de l’Université en Europe (17e-21e siècles)

« Le 2 avril 1853, le Révérend George Jones, aumônier de la marine américaine s’embarqua pour un voyage nautique vers le Japon et retour, et observa la lumière zodiacale chaque nuit, chaque soir et chaque matin pendant toute la durée du voyage, soit une période de plus de deux ans. Jones fut méticuleux dans sa documentation de l’apparence du phénomène, et fit des efforts pour éliminer la subjectivité de ses découvertes en cherchant la corroboration de ses compagnons sur le bateau, lesquels n’avaient pas d’attentes préalables sur ce qu’ils étaient censés voir. Ses relevés, publiés en 1856 à Washington, furent la première étude sérieuse et prolongée du sujet et représentent encore aujourd’hui le recueil de données le plus complet consacré à la lumière zodiacale ; en particulier, son compte-rendu de sa variabilité selon le temps et la latitude restent matière à réflexion. » (May, 2008, 4)

Cet exemple montre la manière dont des conditions de recherche extra-académiques influencent le savoir produit. Ici, un aumônier de marine, astreint à de très longues missions accompagnées de mouvements de latitude se livre à des observations astronomiques du même phénomène sur une longue période d’une manière qui ne serait pas possible pour d’autres acteurs. Son travail restait – à tout le moins il y a douze ans – une source d’informations exploitables pour des astrophysiciens s’intéressant à la question.

Le but de ce colloque est d’examiner la production des savoirs scientifiques, médicaux, techniques et artistiques en dehors du monde académique en Europe entre le 17e et le 21e siècle.

Il s’agit de comprendre qui sont ces acteurs extra-académiques, et d’étudier les interactions entre leurs conditions de recherche, le savoir produit et sa réception. L’intitulé de cette question ne devra pas faire présupposer une marginalité des acteurs en question, ni leur centralité d’ailleurs, mais invite à examiner la complexité des interactions entre des milieux sociaux et savants.

Une sociologie de ces acteurs non académiques est un premier angle d’attaque possible, au moyen d’une approche biographique ou prosopographique par exemple. On pourra s’intéresser à des groupes placés à l’intersection des mondes professionnels ou universitaires, ingénieurs, experts ou membres de sociétés savantes.  Observer la contribution de médecins de campagne à la recherche médicale ou les réseaux d’acteurs à la marge du monde scientifique produisant des savoirs spécifiques sera aussi une contribution pertinente à cette conférence. L’impact des situations de domination, de classe ou de genre, ainsi que les situations coloniales ou post-coloniales dans la production du savoir seront aussi à étudier.

Un deuxième problème s’intéresse aux conditions matérielles d’observations et de collecte des données. Les acteurs extra-universitaires ont des conditions de recherches spécifiques qu’ils nous faudra examiner, en cherchant à comprendre en quoi ils influencent les résultats. On pourra étendre la question à des acteurs universitaires en situation de terrain improvisé, comme celle d’un Marcel Mauss observant les techniques du corps de ses camarades de combat pendant la Première Guerre mondiale.

La question des contextes guerriers, militaires ou de violences et des découvertes et innovations s’y développant est un troisième axe possible de recherche. On pourra ainsi s’intéresser aux interactions entre milieux scientifiques, militaires et industriels dans des situations de conflits.

La question de l’accès à la littérature scientifique et de la diffusion des travaux est aussi à considérer à la fois du point de vue d’obstacles institutionnels (si ils existent) mais aussi du style et des normes de rédaction, dimension qui a bien sûr une portée différente tout au long de la période, à mesure de la professionnalisation progressive des disciplines scientifiques. 

En effet, la prise en compte d’une période de quatre siècles suppose de chercher à comprendre comment les évolutions sur la longue durée de la pratique scientifique et du monde universitaire influent la problématique étudiée ici. Parmi les transformations à considérer, les évolutions des universités (réformes, émergences de nouvelles disciplines, massification), la constitution progressive de disciplines et leur professionnalisation, la colonisation et la décolonisation, l’industrialisation et la place croissante de l’inventivité technique et des brevets ou encore la place des conflits armés dans les sociétés considérées sont à prendre en compte. Une attention à la périodisation et à l’identification de périodes de transition sera appréciée. La pertinence ou non de tournants comme les débuts de l’industrialisation à la fin du 18e siècle, les découvertes majeures du début du XXe siècle ou la massification de l’accès à l’Université au milieu du XXe selon les contextes spécifiques pourra être examinée.

Des communications mettant en question la pertinence même de la catégorie de chercheurs professionnels selon les périodes seront particulièrement remarquées, de même que la possibilité de développer une réflexion critique sur la place d’acteurs non-institutionnels dans nos pratiques actuelles de la recherche.

Trois axes principaux de recherches, entre autres peuvent ainsi être identifiés :

Axe 1 : Conditions de production du savoir

Axe 2 : Acteurs extra-universitaires : portrait de groupes ou d’individus

Axe 3 : Transmission du savoir et interactions avec le milieu universitaire

Ce colloque est organisé dans un cadre franco-allemand. L’espace pris en compte est prioritairement l’Europe avec un accent porté sur ces deux pays, en incluant, pour les périodes où cela est pertinent, leur espace colonial. Des communications sur d’autres espaces sont toutefois possibles.

Les langues du colloque seront le français, l’allemand et l’anglais. Une maîtrise au moins passive de ces langues sera un avantage certain pour pouvoir suivre les débats. Il s’agit d’un colloque destiné à de jeunes chercheurs et donc ouvert aux doctorants, jeunes docteurs et post-doctorants, avec la possibilité d’inclure des masterants avancés ou des chercheurs (maîtres de conférence / Dozenten) en début de carrière. Ce colloque est organisé par des historiens et historiens des sciences mais est ouvert le cas échéant à d’autres disciplines de sciences humaines et sociales, voire à des jeunes chercheurs venant d’autres disciplines (sciences naturelles, ingénierie, médecine, informatique etc.) ayant une réflexion historique sur leur objet de recherche.

Comment candidater :

Pour candidater, envoyer une réponse à cet appel à communication (à l’adresse mail : jeifra2020@gmail.com) avec un titre, accompagné d’un texte d’environ une page, précisant le sujet considéré, la méthode envisagée et les sources utilisées. Le texte pourra être envoyé dans une des trois langues du colloque (Français, Allemand, Anglais). Joindre également un CV. Les communications devront être d’une durée de 20min. Date limite :  2 Mars 2020.

Informations pratiques

Le colloque est organisé par l’Institut Franco-Allemand de Sciences Historiques et Sociales de Francfort. Il aura lieu à la Goethe-Universität de Francfort (IG-Farben Haus, Norbert-Wollheim Platz, 1, Raum IG.1-418), les 15 et 16 juin 2020. Le colloque commencera à 14h le 15 juin et s’achèvera le 16 juin à 18h.

L’hébergement et le trajet, ainsi que les repas pendant la durée du colloque, seront pris en charge par les institutions organisatrices.

Appel à communications : Poétiques de la Nuit. Night Studies de l'Antiquité à l'époque moderne
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:13

Paris, mercredi 29 avril 2020

Les Night Studies constituent un objet scientifique surtout abordé par des contemporanéistes spécialistes d'histoire urbaine. En 2019, lors d'une conférence à la Sorbonne, le professeur canadien Will Straw a remarqué l'expansion de ce thème et a retracé l'histoire de ce qu'il appelle  "la 'construction d'un champ' dans la vie académique". En novembre dernier, des historiens, sociologues et anthropologues ont organisé à Prague un colloque intitulé "Working at Night", où il était essentiellement question de travailleurs sociaux dans les démocraties populaires, de cinéma russe et de théâtre alternatif. À Lisbonne, un groupe de recherche mené par des anthropologues et des sociologues spécialistes d'Urban Studies a publié un appel à communications pour une première International Conference on Night Studies, centrée exclusivement sur l'époque contemporaine. Actuellement, la revue Asie lance un appel à contributions pour un numéro dont le titre sera "La nuit dans l'art asiatique : perceptions, imaginaires, représentations". Du reste, les Night Studies tiennent une place de plus en plus grande en art, littérature et communication muséographique. En témoignent, par exemple, le roman éponyme de Cyrus Colter, publié en 1979, ou, plus récemment, l'exposition L'oeil et la nuit, qui se tient à l'Institut des Cultures d'Islam de Paris jusqu'au 9 février 2020.

Nous souhaiterions initier une réflexion collective relevant des problématiques des Night Studies appliquées aux périodes antique à moderne. Il ne s'agira donc pas d'accumuler les études de cas sur des objets historiques, littéraires ou artistiques en les abordant à travers la thématique de la nuit, mais plutôt de proposer une réflexion conceptuelle et notionnelle d'ordre philosophique, heuristique, herméneutique, épistémologique, esthétique ou encore historiographique sur la spécificité de la nuit.

Quelques propositions :

- Qu'est-ce que la nuit ?

- La nuit comme repère spatio-temporel, comme durée isolée dans le temps

- La nuit et son atmosphère propre

- Qu'est-ce que discourir sur la nuit ?

- Nuit et perception sensorielle (visuelle, olfactive, sonore, haptique, gustative, mais aussi thermique, spatiale ou encore temporelle)

- Raconter la nuit

- La nuit comme alternative au jour ?

- Spécificité des activités nocturnes

- Des modalités de récit et de mise en image spécifiques à la nuit ?

- La nuit au-delà de l'obscurité du ciel, de la lumière de la lune et du scintillement des étoiles : acteurs, récits, politiques, narration, pièges, ruses, magie, ésotérisme, sorcellerie, démonologie

- Nuit et histoire de l'astronomie, du ciel et des objets célestes

- Apprendre, mémoriser, enseigner, être initié la nuit : quelle spécificité, quels objectifs, quelle efficacité ?

- Prier, célébrer, méditer la nuit

- Symbolique de la nuit

- La nuit et d'autres phénomènes d'obscurité : éclipses, brouillard, nuées, tunnels

- Les animaux et les végétaux de la nuit : ceux que l'on entend, ceux que l'on redoute

- Les transformations liées à la nuit : créature hybrides, monstres

- Divinités de la nuit

- Reproduire la nuit : grottes, monastères, chambres, volets, rideaux, paravents, théâtre

- Éclairer la nuit

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Les propositions de communication, d'une page maximum, doivent être envoyées avant le 15 février 2020 à antoine7.paris@gmail.com et nais.virenque@gmail.com.

La journée, intitulée "Poétiques de la Nuit. Night Studies de l'Antiquité à l'époque moderne" aura lieu à Paris le mercredi 29 avril 2020 (lieu indiqué ultérieurement).

S'agissant de la première étape de la constitution d'un groupe de travail, nous ne pourrons malheureusement pas prendre en charge les frais de déplacement et d'hébergement des participants.

Appel à communications : Prémodernité – Modernité – Postmodernité : approches et orientations autour d’une triade transhistorique
Posted: Friday, January 24, 2020 - 19:10

Colloque international

15, 16 et 17 Juin 2020

Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Abidjan

UFR Langues, Littératures et Civilisations

Département d’Allemand

 Institut Goethe, Abidjan (Côte d’ivoire)

 

En poste pour une présence, voici en quelque sorte la Modernité dans ce qui la pré-situe et la post-situe. Une sorte d’écart se manifeste ainsi entre ce qui la précède et ce qui la suit dans ce qu’elle est – cette Modernité. Dans cet écart entre son passé et son futur, les discours convergent et/ou divergent autour de cette Modernité. Tant les voies sont diverses dans ces multiples voix qui s’y expriment ! Et cette diversité de tons et de sens dit l’intérêt que suscite cette Modernité. Et si tant est, alors il ne serait pas moins intéressant de (se) demander : la Modernité, c’est quoi même ? Pour qu’on essaie de la peindre dans la triade conséquente : ce qui y pousse – c’est quoi comme pousse – ce qui en pousse ? D’ailleurs, si le terme ‘’Modernité’’ s’encadre de « pré » et « post », est-ce parce qu’il ne se suffit plus à lui-même de par la place additive de ces deux suffixes ?

Prémodernité – Modernité – Postmodernité : voici une triade conséquente ! Conséquente parce qu’une dualité dit une unité. D’abord cette dualité dit ce qui pousse à une réalité ou un fait : Pourquoi ? Ensuite cette dualité indique ce qui en pousse : Comment ? Ainsi la Modernité ne se porte que parce qu’elle s’emporte (« pré- ») d’une part et qu’elle se déporte (« post- ») d’autre part. Et si elle s’emporte parce qu’elle se porte de quelque part et se déporte parce qu’elle porte quelque part, la Modernité, dans son port propre, appelle (à) des questions.

D’entre ces questions, deux se font plus vives : Pourquoi ? Comment ? Et ces deux questions appellent plus loin que la Modernité elle-même. En ce sens, elles semblent appeler un peu plus loin que la raison qui justifie la Modernité et beaucoup plus loin que les raisons dont elle pourrait se justifier. Puisque ces deux questions principales peuvent toucher au sentiment. Or le sentiment peut se faire assentiment ou ressentiment. D’où les ports pluriels où pourrait mener cette Modernité. Alors la Modernité peut appeler par-delà la raison qui la situe ou la propulse. Cet appel peut être plus profond que ce qu’on en entend. Dans le sens heideggérien : « ça appelle » (« « Es » ruft ») - malgré nous – « à contre-courant des attentes » (« wider Erwarten ») et « très vivement à l’opposé de notre volonté » (« und gar wider Willen »)  (Cf. M. Heidegger : « Sein und Zeit »,  Max Niemeyer Verlag, Tübingen, 2006, p. 275).

Dans le souffle de cet appel à plusieurs entrées et à diverses sorties, nous vous invitons, chercheurs, enseignants comme étudiants, à nous rejoindre pour mener le débat sur cette notion qu’est la Modernité, ajustée à ces deux suffixes ‘’pré-‘’ et ‘’post-‘’ qui en disent, respectivement « l’avant » et « l’après ». Dans cette optique, nos champs qui nous intéressent sont : les sciences humaines dans leur ensemble ; particulièrement : les humanités et les sciences de l’Homme et de la société (Littératures (Langue, littérature, civilisation) – Philosophie – Communication –Science politique…). Selon les axes qui suivent :   

La Modernité : l’hétérogénéité d’une homogénéité

La Modernité : affirmation – négation

La (Pré/Post) Modernité : paradigmes – discours – médias – théories et méthodes – interconnexion

La (Pré/Post) Modernité : quel bilan à ce jour ? (recension critique dans les champs susmentionnés)

Les propositions de communication de 250-300 mots en allemand, français et anglais, accompagnées d’une notice biobibliographique (appartenance, centres d’intérêt, publications), doivent être envoyées au plus tard le 15 mars 2020 aux adresses électroniques suivantes :

colloquemodernite2020@gmail.com et colloqueintermodernite2020@gmail.com

N.B : Les propositions de communication des germanistes devront être, de préférence, en allemand.

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Dates clés du colloque :

- 15 mars 2020 : dernier délai d’envoi des propositions de communication (intitulé et résumé (250-300 mots) + biobibliographie)

- 16 – 31 mars 2020 : Analyse des propositions de communication par le comité scientifique suivie des réponses d’acceptation de propositions de communication

- 1er – 15 avril 2020 : Délai de confirmation de participation au colloque

- 16 – 29 avril 2020 : Envoi de lettres d’invitation

- 30 avril 2020 : Programme provisoire

N.B : A l’exception des pauses-café et du déjeuner, les autres frais (transport, hébergement, etc.) seront à la charge des participants. 

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Coordinateur général:

Prof N’GUESSAN-BÉCHIÉ Paul

Président du comité d’organisation:

Dr BOUA Alphonse, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Secrétaires à l’organisation:

Dr DIABY Brahima, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ADICO Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr KAHA Aimé, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

 

Comité scientifique:

Prof N’GUESSAN-BÉCHIÉ Paul, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr YÉO Lacina, M.C., Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ALLABA Ignace, M.C., Université Alassane Ouattara, Bouaké

Dr DIABY Brahima, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr ADICO Patrice, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr BOUA Alphonse, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

Dr KAHA Aimé, Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan

 

Jobs

MCF littératures comparées, Lecturer in Comparative Literature (GB), deadline March 8th, 2015 (source: Fabula)
Posted 25 Jan 2015 - 07:42

Lecturer in Comparative Literature

Location Canterbury Contract Type           Open Ended               Salary TypePer AnnumSalary (£)32277 - 45954

HUM0587, School of European Culture and Languages, Closing date: 08 Mar 2015

The Department of Comparative Literature in the School of European Culture and Languages is seeking to appoint a Lecturer in Comparative Literature. You will be an enthusiastic and inspiring teacher, able to design, teach, and convene existing undergraduate and postgraduate modules in Comparative and World Literature, and to develop new modules in your area of expertise.

You will also contribute to the Department’s increasing ambition and international standing in terms of high-quality research.

You will have a PhD or equivalent in Comparative Literature or a relevant discipline, with expertise in at least two linguistically distinct literary traditions, an outstanding research profile commensurate with your career stage, as well as the ability to teach on a range of modules in the Department’s Comparative and World Literature programmes.

We particularly welcome applications from candidates whose expertise includes African, Arabic, Asian, or Slavonic literature.

For full details of the role and the selection criteria please refer to the job specification attached.

Comparative Literature at Kent prides itself on the excellence of its research and its research-led teaching. The Department has consistently achieved high ratings in the National Student Survey (being ranked 1st in the UK for overall student satisfaction in 2014), and its staff made substantial contributions to the University’s Modern Languages and Linguistics submission to the Research Assessment Framework (REF) 2014, achieving an outstanding result - joint 3rd (with a GPA of 3.24). With the two higher ranked submissions in that subject area specialising only in linguistics, this has confirmed Kent as being the highest ranked University in REF2014 for the modern languages subject areas in the UK. With 56 submissions made in this subject area, 85% of the work in Modern Languages and Linguistics at Kent was graded world-leading or internationally excellent and outstanding grades were achieved for public impact work and the quality of the research environment.

For further information about the department please visit:www.kent.ac.uk/secl/complit

Further Information

Start date for applications: 23rd December 2014 Closing date for applications: 8th March 2015 Interviews are to be held: 30th March 2015 Please see the links below to view the full job description and also to apply for this post (please do not send your application directly to the department).

How to apply - for posts of this nature you will be required to fill in the main details section as well as upload your CV, a one page summary (this can be in the form of a cover letter and should include details of experience and other information in support of your application with direct reference to the advertisement and job description) and any supporting documents.

If you are invited for an interview, we will request references for you at that stage. Please include contact details of three referees.

If you require further information regarding the post or application process please contact Teresa Bubb, Resourcing Adviser, at T.C.Bubb@kent.ac.uk.

Please note applications must be made online via the University website; details sent directly via email cannot be considered.

 

Poste de Maître de conférences 'à temps incomplet' en français langue étrangère (FLE) - source: Fabula
Posted 25 Jan 2015 - 07:40

Département des Langues et Cultures,

Ecole Polytechnique-Université Paris Saclay

Ce poste est un poste cumulant réservé à un enseignant chercheur de haut niveau. Le candidat doit justifier d’un emploi principal. Ce poste est ouvert à tous les candidats correspondant au profil recherché sans distinction de nationalité ou d'origine.

Diplôme requis: Le ou la candidat(e) devra justifier d’un Doctorat en français, linguistique ou littérature.

Expérience :

Une expérience dans l’enseignement supérieur est exigée. Le ou la candidat(e) doit avoir une bonne expérience de l’enseignement du français langue étrangère (cours généraux et thématiques à fort contenu culturel) à des groupes linguistiquement et culturellement hétérogènes de tous niveaux (A1 à C2). Il est souhaitable que le/la candidat(e) propose dans son dossier de candidature des cours thématiques innovants qui complèteront l’offre de cours actuelle de la Section de français du Département des Langues et Cultures.

Une expérience d’enseignement au sein de grandes écoles constituera un avantage. Une bonne connaissance des milieux universitaires étrangers et des élèves qui en sont issus sera appréciée, l'École étant soucieuse de son ouverture à l'international.

Le ou la candidat(e) aura le goût du travail en équipe et la capacité à s’intégrer au sein de l’équipe enseignante du Département des Langues et Cultures. Il ou elle sera capable de proposer et mener des projets pédagogiques et culturels hors des sentiers battus au sein du Département, de l’Ecole et/ou engageant des collaborations avec nos partenaires institutionnels. Une expérience des nouveaux types d’enseignement proposé grâce au numérique sera valorisée.

Charges d’enseignement et responsabilités pédagogiques :

La charge d’enseignement est de 90 heures par an. Le/la candidat(e) sera rompu(e) aux nouvelles technologies de l’enseignement. Il ou elle sera chargé(e) des tâches afférentes à l’organisation des études de langue à l’Ecole (réunions, rédaction de fascicules, charges de certains pôles pédagogiques, préparation des sujets, surveillance des épreuves, correction, collaboration avec divers services de l’Ecole). Au-delà des charges d’enseignement, il ou elle devra assurer un suivi individuel des élèves et participer activement aux sorties et évènements culturels organisés par la Section de Français.

Charges administratives :

Le/la candidat(e) sera chargé(e) de quelques responsabilités administratives au sein de la Section de français et en concertation avec la coordinatrice de la section, ces responsabilités pourront concerner : l’organisation des programmes Masters, des programmes internationaux, ou du tutorat de français et / ou toute autre mission que le coordinateur de la section jugera indispensable au bon fonctionnement de la Section et au service des élèves.

Recherche :

Outre l’excellence dans l’enseignement et dans le service rendu aux élèves, l’Ecole Polytechnique-Université Paris Saclay valorise la recherche scientifique et le rayonnement international. Le candidat sera donc amené à poursuivre ses recherches dans les domaines qui sont les siens au sein de son laboratoire de recherche et devra également s’intégrer aux projets de recherche et de publication de la Section de français. Les Presses de l’Ecole Polytechnique ont plusieurs collections dédiées aux langues et cultures.

Ce poste nécessite donc une forte implication et une certaine disponibilité. À cet égard, deux demi-journées devront être dégagées pour les activités d’enseignement et hors enseignement. La présence à des assemblées générales le samedi matin est également à prévoir (3 assemblées par an).

Il est impératif de joindre un projet d’enseignement et un projet de recherche au dossier de candidature en ligne.

Contrat :

Le premier contrat est un contrat de deux ans et débutera le 1er septembre 2015.

Il est susceptible d’être prolongé par un contrat de 5 ans, renouvelable une fois. La durée maximum d’enseignement à l’École Polytechnique ne pourra excéder 12 ans. 

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[NDLR : bien qu'il s'agisse d’une charge de cours de 90h, Fabula publie ce type de poste (à temps partiel et en CDD) non sous l'intitulé “chargé de cours”  mais en reprenant l'intitulé du communiqué : "L'intitulé est correct et propre au Ministère de la défense, il s'agit d'un poste de cumulant de maître de conférences à temps incomplet."]

 

Poste d’instructrice ou d’instructeur FLS/FLE (Carleton University, Ontario), date butoir: 15 Février 2015 - source: Fabula
Posted 25 Jan 2015 - 07:35

Le Département de français de l’Université Carleton sollicite des candidatures pour un poste d’instructrice ou d’instructeur (premier échelon) menant à la permanence dans le domaine de l’enseignement du français langue seconde. La date d’entrée en fonction prévue est du 1er juillet 2015.

Les fonctions rattachées à ce poste comprennent enseignement de cours de premier cycle tous niveaux confondus, élaboration de programmes et coordination de cours à sections multiples.

Les candidatures retenues feront état d’une formation doctorale en didactique des langues secondes ou dans un domaine suffisamment connexe. Elles témoigneront d’au moins quatre années d’expérience en milieu universitaire axées sur l’enseignement du français langue seconde ou étrangère, de préférence auprès d’un public anglophone. Tout comme celle du français, la maîtrise de l’anglais est impérative. Priorité sera accordée aux dossiers attestant d’une expérience établie dans au moins deux des domaines suivants: certification des compétences en FLS ⁄ FLE (DELF, DALF, CECR, etc.), enseignement des langues assisté par ordinateur, élaboration de programmes.

Les dossiers de candidature réuniront en un seul document PDF les éléments suivants : lettre de motivation, curriculum vitæ, dossier pédagogique (soit une dizaine de pages documentant évaluations, plans de cours et stratégies d’enseignement) ainsi que les noms et coordonnées de trois personnes susceptibles d’être sollicitées pour des lettres de recommandation. Adressés à la direction du département (M. Pascal Gin, pascal.gin@carleton.ca), les dossiers sont à soumettre par voie électronique d’ici au 15 février 2015.

L’Université Carleton encourage toutes les candidatures, accordant toutefois priorité aux candidat-e-s détenant la citoyenneté canadienne ou le statut de résident-e permanent-e. Ce renseignement est donc à préciser dans le dossier.

Prière de se référer au site suivant pour le détail de l’annonce officielle : French, Instructor Position. Poste assujetti à une approbation budgétaire.

 

Recherche d'un assistant de langue dans écoles américaines (source: F. Assaf)
Posted 1 Dec 2014 - 15:11

Pour plus d'informations, voir le lien suivant:

http://frenchlanguage.frenchculture.org/news/french-assistants

Contact

Carolyn Collins Educational Affairs Program Officer | French Embassy 4101 Reservoir Rd. NW | Washington D.C. 20007 Program Website Send an Email

 
Smith College, full time Lecturer
Posted 24 Nov 2014 - 14:31
The Department of French Studies at Smith College invites applications for a full-time Lecturer position beginning July 1, 2015. The initial appointment will be for three years, with the possibility of renewal. The normal teaching load is five courses per year. 

We seek an energetic generalist to teach language courses at all levels as well as introductory literary and cultural analysis. The successful candidate will participate in the development of the French undergraduate curriculum, advise students informally, and engage in the cultural, academic, and scholarly life of the Department. 

Candidates must have a Ph.D. in French Studies or a directly related field by the time of appointment, native or near-native fluency in French and English, and experience with current pedagogical practices for teaching French as a second language. Candidates familiar with online learning and the digital humanities are especially encouraged to apply. 

Located in Northampton, MA, Smith College is the largest women's college in the country and is dedicated to excellence in teaching and research across the liberal arts. A faculty of outstanding scholars interact with students in small classes, as advisors, and through student-faculty research projects. The Five College Consortium, comprised of Smith, Amherst, Mount Holyoke, and Hampshire Colleges and the University of Massachusetts, Amherst, provides a rich intellectual and cultural life and broad collegial opportunities. Details about the Department of French Studies may be found at http://www.smith.edu/french/

Submit applications at http://apply.interfolio.com/26285 with letter of application, C.V., teaching statement, and three confidential letters of recommendation. Applications received by December 1, 2014, will receive full consideration. 

Smith College is an EO/AA/Vet/Disability Employer. Women, minorities, veterans and individuals with disabilities are encouraged to apply.

Application Information

Contact: Smith College Online App. Form: http://apply.interfolio.com/26285  

 

New Publications

Charles-Frederic Necker, Journal d’un voyage en Italie et en Allemagne (1721-1722), éd. de Senarclens (Vanessa), Wrede (Martin)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:33

Charles-Frederic Necker, Journal d’un voyage en Italie et en Allemagne (1721-1722), éd. Senarclens (Vanessa), Wrede (Martin), Parid, Classiques Garnier, 2023.

Le Journal d’un voyage en Italie et en Allemagne est une source originale, inédite à ce jour, écrit en 1721 et 1722 par Charles-Frédéric Necker (1686-1762), père de Jacques Necker, le ministre de Louis XVI, et grand-père de l’écrivaine des Lumières, Germaine de Staël.

Plus d'informations ici.

Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle (1549-1615). Tome V : M-P (dir. Jean Paul BARBIER-MUELLER)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:29

Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle (1549-1615). Tome V : M-P, dir. Jean Paul BARBIER-MUELLER, Genève, Droz, 2023.

Pendant soixante-dix ans, Jean Paul Barbier-Mueller a aimé la poésie et les livres. En quarante ans, il a publié le catalogue de la plus importante collection de livres de poésie de la Renaissance jamais constituée, Ma bibliothèque poétique. Ce catalogue est devenu un usuel dans de très nombreuses bibliothèques. Aux descriptions bibliographiques précises, Jean Paul Barbier-Mueller a toujours ajouté des éléments biographiques et historiques à ses notices, et il a souhaité développer dans un dictionnaire une masse de renseignements tirés de documents rares, de pièces liminaires, d’épîtres dédicatoires… Avec le concours de Nicolas Ducimetière et de Marine Molins, il a donc rédigé un Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle, qui comptera près de cinq mille pages en six volumes. Il a ainsi sorti de l’ombre un grand nombre de poètes peu connus du XVIe siècle, plus de cinq cents, tout en donnant une quarantaine de grandes notices sur des poètes majeurs. Sa contribution sur Louise Labé, remarquable, nourrie de toute la recherche contemporaine et livrant une interprétation personnelle, risque de s’imposer parmi les seiziémistes. Chaque auteur est replacé dans le contexte historique de sa vie d’adulte et de sa région (situation politique, guerres de religion, etc.). Des généalogies et des notes biographiques de personnages influents, français et étrangers, ou de chefs militaires, chantés par « ses » poètes, sont données. Il s’agit du complément naturel et indispensable à Ma bibliothèque poétique.

Plus d'informations ici.

L'âme captive Une histoire des traités de cour (XVIe-XVIIe siècles) (Normand Doiron)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:27

Normand Doiron, L'âme captive. Une histoire des traités de cour (XVIe-XVIIe siècles), préface de Bernard Beugnot, Genève, Droz, 2023.

Aux XVIe-XVIIe siècles, la chevalerie, la noblesse, enfin l’homme et la femme modernes s’asservirent volontairement au pouvoir de l’État. Pour comprendre cette « servitude volontaire », cet ouvrage étudie des traités de cour et de l’honnêteté, c’est-à-dire des ouvrages qui, soit dénoncent le pouvoir tyrannique du monarque et la cupidité des courtisans ; soit exaltent la toute-puissance du roi et les plaisirs de la cour. Dans le second cas, celui des réjouissances, le courtisan doit d’abord faire preuve d’allégeance, sans répit faire montre de complaisances, puis espérer qu’en retour, un jour, il obtiendra quelque récompense. Il lira les traités, il apprendra comment marcher, comment parler, comment surtout se contenir, afin d’avoir l’insigne privilège d’approcher, peut-être, du trône. Ce livre est aussi une étude de la tragédie classique, du grand Corneille, de l’inégalable Racine qui, dans une langue sublime, à l’avance ont voulu nous consoler, par la beauté, des peines et de l’inquiétude d’être sujets.

Plus d'informations ici.

 

Poétique de Molière : comédie et répétition (Jean De Guardia, 2e éd.)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:24

Jean De Guardia, Poétique de Molière : comédie et répétition (2e éd.), préface de Gilles Declercq, Genève, Droz, 2023.

Genre dramatique pour lequel les catégories classiques de la poétique sont inadaptées, la comédie a été perçue par une longue tradition critique comme un art relevant « purement du génie », sans règle ni méthode. Afin d’y apporter un brillant démenti, cet essai dégage les principales techniques de composition et les modes de fonctionnement des comédies de Molière. Au cœur de l’âge classique, celui-ci invente une manière de structurer la fiction qui rompt avec les fondements mêmes de la poétique aristotélicienne. Selon Jean de Guardia, c’est la notion de répétition qui se trouve au centre de ce dispositif. Le procédé stylistique n’est en effet chez Molière que la partie apparente d’un système d’écriture plus général, qui concerne tous les éléments de la dramaturgie, et notamment les grandes structures de la fable comique. Dès lors, le principe du théâtre ne consiste plus à engendrer de la différence (et, ce faisant, l’attente permanente du spectateur) par l’enchaînement nécessaire ou vraisemblable des événements, mais bien à créer de la similarité (c’est-à-dire la reconnaissance permanente) au moyen de la répétition.

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Penser avec Marc Fumaroli (dir. A. Compagnon)
Posted: 30 Nov 2023 - 09:21

Penser avec Marc Fumaroli, dir. Antoine Compagnon, Genève, Droz, coll. "Bibliothèque des Lumières", 2023.

De L’Âge de l’éloquence à L’École du silence, de La République des Lettres à Paris-New York et retour, Marc Fumaroli (1932-2020), de l’Académie française, a laissé un héritage intellectuel considérable dans les études d’histoire littéraire et d’histoire de l’art. Titulaire de la chaire Rhétorique et société en Europe, XVIe-XVIIe siècles, de 1987 à 2002 au Collège de France, il fut également pendant deux décennies président de la Société des amis du Louvre (1996-2016). Cet ouvrage, dirigé par Antoine Compagnon et issu de deux journées de colloque qui s’étaient tenues au Collège de France et au musée du Louvre en 2021, montre toute l’actualité de l’œuvre de Marc Fumaroli dans la littérature, les arts et la politique culturelle. Les contributions de celles et ceux qui ont travaillé de près avec Marc Fumaroli nous invitent à relire ce grand historien de la littérature, au sens large de la Res literaria et de la Respublica literaria, l’amicale européenne des savants, qui a toujours défendu l’Europe des lettres et des arts, mais aussi des idées et des formes.

TABLE DES MATIÈRES


Antoine COMPAGNON, de l’Académie française, Collège de France  
Préface 


Première partie
Au Collège de France

Françoise GRAZIANI, université de Corse Pasquale Paoli 
La sagesse des Anciens 

Patrick DANDREY, Sorbonne Université 
Marc Fumaroli, lecteur de La Fontaine 

Lina BOLZONI, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (correspondant étranger), École normale supérieure de Pise 
Fumaroli, ou la renaissance de la rhétorique 

Florence VUILLEUMIER LAURENS, université de Brest 
Respublica romana, christiana, literaria 

Jean-Robert ARMOGATHE, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres 
L’art de se taire 


Deuxième partie
Textes d’hommage

Mireille HUCHON, Sorbonne Université
 
Jean-Luc MARION, de l’Académie française 

Pierre NORA, de l’Académie française
Hommage à Marc Fumaroli 

Laurent PERNOT, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, université de Strasbourg 
Marc Fumaroli, les Anciens et la rhétorique 

Jean-Claude CASANOVA, de l’Académie des sciences morales et politiques 
Hommage à Marc 


Troisième partie
Au musée du Louvre

Pierre CAYE, CNRS 
Pour un autre xviiie siècle. Marc Fumaroli, penseur des Lumières 

Frédéric COUSINIÉ, université de Rouen 
Pour une théorhétorique du corps ascensionnel : autourde Simon Vouet 

Stéphane GUÉGAN, musée d’Orsay 
Manet rocaille 

Olga MEDVEDKOVA, CNRS 
Marc Fumaroli et l’héritage d’Aby Warburg 

Nicolas MILOVANOVIC, musée du Louvre 
Fumaroli et Poussin 

Darius A. SPIETH, Louisiana State University 
Esprit de modernité et art moderne dans la vie et l’oeuvrede Marc Fumaroli 

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Conferences and Colloquia

Le comique à l’Académie royale de musique (1669-1791)
Posted: 14 May 2016 - 00:44

25 et 26 mai, École nationale des chartes (salle Léopold-Delisle)

65 rue de Richelieu, 75002 Paris

Souvent contesté et marginalisé par les historiens de la musique et du spectacle, le comique occupe pourtant une place importante sur la scène de l’Académie royale de musique aux xviie et xviiie siècles. Des premières tragédies en musique de Quinault et Lully aux comédies lyriques de Grétry, en passant parles entrées comiques de ballets ou les ballets d’action tirés d’opéras‑comiques, on ne peut qu’être frappé par la variété et l’originalité des créations incluant le comique ainsi que par la permanence de leur reprise. Cela sans compter les représentations ponctuelles d’oeuvres appartenant à d’autres répertoires (pièces foraines, intermèdes italiens par exemple). Ce colloque propose d’aborder les enjeux et les modalités de la présence du comique en interrogeant tout autant la question des genres et des styles littéraires, musicaux et chorégraphiques, que celle de l’interprétation et de la réception des oeuvres concernées.

 

Mercredi 25 mai

Prologue (10 h 00-11 h 00)

Pauline Beaucé, Benoît Dratwicki et Solveig Serre

Solveig Serre (CNRS, CESR/CMBV)

Thalie contre Melpomène: enjeux esthétiques et politiques du comique à l’Académie royale de musique

 

Le comique en scène, acte 1 (11 h 00-12 h 30)

Discutante : Pauline Beaucé (Université Bordeaux Montaigne, ANR CIRESFI)

Anthony Saudrais (Universit. de Rennes II)

Le comique volontaire et involontaire dans la tragédie en musique de Quinault et Lully

Hubert Hazebroucq (Cie Les Corps éloquents)

Le traitement comique des personnages dansants : l’exemple des cyclopes dans Acis et Galatée

 

Le comique en scène, acte 2 (14 h 30-16 h 30)

Discutant : Dominique Quéro (Université de Reims)

Jean-Philippe Grosperrin (Universit. Toulouse Jean-Jaurès)

Thalie chez les bergers. Sur la qualité comique dans les pastorales données à l’Académie royale de musique

Julien Dubruque (CMBV)

La musique peut-elle être comique ?

Michaël Bouffard (BnF)

L’habit comique à l’Académie royale de musique : le cas particulier de la vieille ridicule

 

Jeudi 26 mai

Le comique et ses interprètes (10 h 00-12 h 30)

Discutant : Benoît Dratwicki

Lola Salem (ENS Ulm)

Chanter le comique à l’Académie royale de musique au début du xviiie siècle

Barbara Nestola (CMBV)

Les rôles comiques en travesti pour voix d’hommes dans le répertoire lyrique français (1673-1745)

Thomas Soury (IReMus)

Les Paladins, testament de l’art comique de Rameau

 

Transferts et adaptation (14 h 30-16 h 30)

Discutant : Pascal Denécheau (IReMus)

Françoise Rubellin (Universit. de Nantes, ANR CIRESFI)

Quand les comédiens forains et italiens jouent au Palais-Royal

Bertrand Porot (Universit. de Reims, ANR CIRESFI)

Les Amours de Ragonde de Mouret (1742) : un comique réadapté

Benoît Dratwicki (CMBV)

Seria et buffa sur la scène de l’Académie royale (1774-1789) : une contribution au répertoire comique et de demi-caractère

 

Épilogue (16 h 30-17 h 00)

Pauline Beaucé, Benoît Dratwicki et Solveig Serre

Fontenelle et l’opéra
Posted: 11 May 2016 - 21:17

Colloque international organisé par Jean-Philippe Grosperrin, Judith le Blanc et Claudine Poulouin

 

Université de Rouen, 9 et 10 juin 2016

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Jeudi 9 juin 2016

9h : Accueil des participants 

9h30 : Ouverture du colloque par Claudine Poulouin (Université de Rouen) 

10h : Conférence introductive par Christophe Martin (Université de Paris-Sorbonne) :

« La métaphore de l’opéra chez Fontenelle »

 

 Questions génériques

Présidente de séance : Raphaëlle Legrand

10h30 : Perry Gethner (Oklahoma State University) :

« Le mythe d’Endymion et la transformation générique : entre tragédie et pastorale »

11h : Camille Guyon-Lecoq  (Université de Picardie-Jules Verne, CERR / CERCLL) :

« Vers une "espèce mixte" du genre tragique : du "mélange per intima" des styles dans les tragédies en musique de Fontenelle »

11h30 : Jean-Philippe Grosperrin (Université de Toulouse) :

« Fontenelle et la pastorale pour l’opéra : Endymion et Œnone »

 

Pause déjeuner

 

Les compositeurs de Fontenelle

Président de séance : Jean Duron

 14h30 : Raphaëlle Legrand (Université de Paris-Sorbonne) :

« Quand le président Hénault met en musique Fontenelle : l’Endymion de 1713 »

15h : Benoît Dratwiki (CMBV) :

« Endymion de Fontenelle et Colin de Blamont : froid garçon, vrai glaçon ? »

 

Pause

 

16h30 : Conférence de Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles)

 

18h : Concert à l’église Saint Thomas de Cantorbéry, 70 rue Louis Pasteur 76130 Mont Saint Aignan.

Conception Judith le Blanc et Pêcheur de perles (direction artistique Benjamin Pintiaux), avec Cécile Achille (soprano), Nicolas Bouils (flûte), Maud Gnidzaz (soprano), Marie-Suzanne de Loye (viole de gambe), Marouan Mankar Bennis (clavecin), Camille Verhoeven (violon) et l’Ensemble Léonor (direction Marielle Cafafa).

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Vendredi 10 juin 2016

 

10h : Conférence introductive :

Theodora PSYCHOYOU (Université de Paris-Sorbonne) :

« Fontenelle et les métamorphoses du domaine musical à l’aube du xviiie siècle. L’entrée de l’acoustique à l’Académie des sciences »

 

  Succéder à Lully

Présidente de séance : Claudine Poulouin

 10h30 : Manuel Couvreur (Université libre de Bruxelles) :

« Fontenelle, le clan Corneille et la crise de la tragédie en musique (1677) » 

11h : Jean Duron (CMBV) :

« Écrire un nouvel opéra après Lully et Quinault : le cas de Thétis & Pelée de Fontenelle et Collasse »

 

Pause déjeuner

 

  Réécritures et réception

Président de séance : Jean-Philippe Grosperrin

14h : Judith le Blanc (Université de Rouen) :

« La réception parodique de Fontenelle »

14h30 : Michel Noiray (IReMus) :

« Le Jardinier de Sidon (1768), un roi pasteur à l’Opéra-Comique »

15h : Julien Dubruque (CMBV) :

« Énée et Lavinie de Collasse à Dauvergne »

 

Pause

 

  Rayonnement européen

Présidente de séance : Judith le Blanc

16h : Paolo Russo (Università degli Studi di Parma) :

« Énée et Lavinie en Italie. Modèles pour une réforme de l’opera seria »

16h30 : Lars Berglund et Maria Schildt (Université d’Uppsala) :

« Transfer and use of Enée et Lavinie and Thétis et Pélée at the Swedish court of Charles XII (early 1710s) »

 

Clôture du colloque

 

Autour d’un anniversaire (1665-2015) : Représenter, éditer et lire Le Favori de Marie-Catherine Desjardins de Villedieu
Posted: 25 Apr 2016 - 14:04
Lyon (16 juin 2016)

Journée d’étude organisée par l’Institut d’Histoire des Représentations et  des Idées dans les Modernités (IHRIM Lyon 2, UMR 5317), le Groupe Renaissance et Âge Classique, l’Université Lumière Lyon 2, le Service de la médiation culturelle,  Direction de la Médiation,  de la Culture et de la Communication.

En 2015, pour fêter les 350 ans de la création du Favori, Aurore Evain a proposé une mise en scène avec sa Compagnie La Subversive, créée spécialement pour l’occasion. C’est ainsi que la pièce a été représentée pour la première fois en mai 2015 à La Ferme de Bel Ebat – Théâtre de Guyancourt, avant d’être jouée à Paris et ailleurs dans la région parisienne. La journée d’étude qui se tiendra à Lyon le 16 juin 2016 s’articule à cet événement ; elle entend à la fois dresser le bilan de l’expérience scénique et interroger les apports récents de la critique, tant sur Marie-Catherine Desjardins de Villedieu et sa pièce, qui avait déjà suscité un fort intérêt parmi les participant.e.s du colloque lyonnais de 2008 consacré à Mme de Villedieu et le théâtre, que sur la figure du favori royal. Car cette tragi-comédie, riche et complexe, s’écrit et se joue à l’heure où se décide l’issue du procès de Nicolas Fouquet, se prêtant ainsi à une réflexion sur le pouvoir en contexte absolutiste. La journée d’étude se déroulera dans un lieu exceptionnel, la Tour Passagère, qui sert de cadre au festival du même nom, où musique et théâtre baroques sont célébrés chaque année au mois de juin. S’inspirant des lieux où l’on faisait du théâtre au temps de Shakespeare, cette tour en bois accueillera également la Compagnie La Subversive pour une représentation du Favori, la première dans la ville de Lyon.

 
 
 
Les Métamorphoses du ballet en un genre majeur de l'art lyrique français (XVIIe-XVIIIe siècles)
Posted: 23 Apr 2016 - 11:39

Du jeudi 5 mai au samedi 7 mai 2016

Université libre de Bruxelles

Maison des Arts 56, avenue Jeanne 1050 Bruxelles

En France, dès la fin du XVIIe siècle, le terme « ballet » est investi par les librettistes et les musiciens pour fonder, au sein des arts lyriques, une nouvelle forme hybride, située entre danse et opéra, à l’heure où le ballet de cour stricto sensu ne jouit plus de sa gloire passée. Pourtant, peu d’études se sont penchées sur l’extraordinaire fortune qu’a connue le mot « ballet » dans le monde de l’opéra aux Temps modernes.

« Ballet héroïque », « opéra-ballet », « ballet comique », « ballet bouffon » sont autant d’exemples tirés des XVIIe et XVIIIe siècles qui attestent que l’on ne peut s’intéresser à ces œuvres sans démêler les traditions scéniques, lyriques et chorégraphiques qui les définissent. C’est donc par rapport aux diverses composantes de l’opéra en France – et en dépassant le simple dénominateur commun de l’art chorégraphique – que nous souhaitons étudier le large pan de la production lyrique qui s’est, à l’aube du XVIIIe siècle, réclamé du ballet.

Contacts :

Alexandre De Craim (adecraim@ulb.ac.be)

Thomas Soury (th.soury@gmail.com)

 

Comités organisateur et scientifique :

Alexandre De Craim (FNRS – ULB)

Thomas Soury (IReMus, chercheur associé)

Manuel Couvreur (ULB)

Philippe Vendrix (ULg – Univ. de Tours)

Thomas Betzwiezer (Goethe-Universität Frankfurt)

Sylvie Bouissou (CNRS – IReMus)

David Charlton (University of London)

Jean-Philippe Grosperrin (Univ. Toulouse)

Laura Naudeix (Univ. Rennes 2)

Graham Sadler (Birmingham Conservatoire)

 

Jeudi 5 mai 2016

13h40-14h10 Accueil

14h10-14h30 Introduction

Alexandre De Craim (FNRS – Univ. libre de Bruxelles)

Thomas Soury (Institut de recherche en musicologie, chercheur associé)

14h30-15h30 – Keynote lecture 1 (Interlocuteur : Alexandre De Craim)

« Élaborer la dramaturgie de l’acte : tragédie en musique et ballet»

Laura Naudeix (Univ. Rennes 2 – Équipe APP)

 

Session 1 – Le ballet, nouvelle forme d’opéra ? (Président à confirmer)

15h50-16h10 – « “Je ne sçay pourquoi cette pièce est nommée Ballet” : réflexions sur le genre du ballet à la fin du XVIIe siècle »

Jean Duron (Centre d’études supérieures de la Renaissance – Centre de musique baroque de Versailles)

16h10-16h30 – « Le ballet au sein du répertoire de l’Académie royale de musique : enjeux politiques et esthétiques »

Solveig Serre (CESR – CMBV)

16h30-16h50 – « Dramaturgie comparée du ballet et de la tragédie en musique de 1695 à 1739 : la part de la danse »

Raphaëlle Legrand (Univ. Paris-Sorbonne – IReMus)

17h30-18h30 – Keynote lecture 2 (Interlocuteur : Thomas Soury)

« Le ballet figuré chez Cahusac : les implications d’une curieuse didascalie dans Zaïs de Jean-Philippe Rameau »

Graham Sadler (Birmingham Conservatoire)

 

Vendredi 6 mai 2016

9h30-10h30 – Keynote lecture 3 (Interlocuteur : Manuel Couvreur) 

« Les Fragments à l’Opéra au XVIIIe siècle : analyse d’un genre »

Sylvie Bouissou (CNRS – IReMus) Pascal Denécheau (CNRS – IReMus)

Session 2 : La fabrique du ballet au XVIIIe siècle (Président : Sylvie Bouissou)

10h50-11h10 – « Entre tradition et modernité : le ballet des Fragments de Monsieur de Lully arrangé par André Campra et Antoine Danchet en 1702 »

Jean-Philippe Goujon

11h10-11h30 – « Les Éléments et Les Stratagèmes de l’Amour de Destouches et Roy : l’évolution du ballet sous le jeune Louis XV »

Françoise Escande (Univ. Toulouse - Jean Jaurès – LLA-CRÉATIS) 

11h30-11h50 – « Emplois et distributions dans le ballet à l’Académie royale de musique : une nouvelle approche du genre, entre vocalité et théâtralité »

Benoît Dratwicki (CMBV)

14h-15h – Keynote lecture 4 (Interlocuteur : Laura Naudeix)

« Ballet héroïque, fuyante proie : réflexions sur “une espèce toute nouvelle” »

Jean-Philippe Grosperrin (Univ. Toulouse - Jean Jaurès)

Session 3 : Scènes de Paris et scènes d’ailleurs (Président : Jean-Philippe Grosperrin)

15h20-15h40 – « Le collège jésuite Louis-le-Grand : haut-lieu de la danse au XVIIIe siècle »

Marie Demeilliez (Univ. Grenoble - Alpes)

15h40-16h – « Fenêtres, balcons et gondoliers. La sérénade en langue italienne dans le ballet (1699-1710) »

Barbara Nestola (CESR – CMBV)

16h-16h20 – « À rebours du genre. De L’Europe galante (Paris, 1697) à L’Europa galante (Berlin, 1740) »

Jean-François Lattarico (Univ. Lyon 3 - Jean Moulin)

17h-18h – Keynote lecture 5 (Interlocuteur : Jean-François Lattarico)

« La comédie-ballet à la sauce bavaroise : les spectacles de l’électeur Joseph-Clément à Valenciennes (1708-1714) »

Manuel Couvreur (Univ. libre de Bruxelles) 

 

Samedi 7 mai 2016

9h30-10h30 – Keynote lecture 6 (Interlocuteur : Rebecca Harris-Warrick)

« Examining ‘ballet’ in Gluck’s Paris operas: dance, pantomime, ideology »

Thomas Betzwieser (Goethe-Universität Frankfurt am Main)

Session 4 : Quelle musique pour un ballet ? (Président : Graham Sadler)

10h50-11h10 – « L’architecture harmonique des ballets en plusieurs actes ou entrées de Jean-Philippe Rameau »

Rémy-Michel Trotier

11h10-11h30 – « “Une musique plus convenable à une tragédie qu’à un ballet” : aperçu d’une typologie de la musique de ballet » Thomas Soury

11h50-12h50 – Keynote lecture 7 (Interlocuteur : Jean Duron)

« Le divertissement dans le ballet :frère jumeau ou cousin extravagant du divertissement dans la tragédie en musique ? »

Rebecca Harris-Warrick (Cornell University)

12h50-13h10 Conclusions

Alexandre De Craim Thomas Soury

 

Pour plus de renseignements sur l’Université libre de Bruxelles et la Faculté de Lettres, Traduction et Communication : http://www.ulb.ac.be/

La plume et le calumet : Joseph-François Lafitau et les "sauvages ameriquains" (Genève, 1er-3 juin 2016)
Posted: 22 Apr 2016 - 22:55

Nous avons le plaisir de vous annoncer une manifestation consacrée aux débuts de l’ethnographie et aux Amériques qui se tiendra au Musée d’Ethnographie de Genève (1er-3 juin 2016) en écho à l’exposition temporaire sur le chamanisme amazonien,. Celui-ci sera l’occasion de se pencher  sur un jésuite, Joseph-François Lafitau, qui séjourna dans une mission huronne-iroquoise de la Nouvelle France et qui devait rédiger une des premières monographies ethnographiques jamais réalisées : les Mœurs des sauvages ameriquains comparées aux mœurs des premiers temps (1724).

Trois séries d’activités seront proposées par l’Université de Genève pour aborder cette question complexe, où se mêle des problématiques liées aux débuts de l’ethnographie, au colonialisme, aux civilisations amérindiennes (pour la plupart disparues) et à leur mise en image. Tout d’abord, un colloque international (2-3 juin) réunissant des spécialistes sera l’occasion d'étudier le  « système » de Lafitau qui instaure un dialogue avec les « sauvages » par la comparaison et l’analogie. Les thématiques abordées permettront d’évaluer les outils mis en place pour représenter l’Autre, le sauvage ameriquain. Ensuite, pour initier les jeunes chercheurs aux enjeux principaux du colloque, une journée d'études destinées aux doctorants a été organisée (1er juin), comme une discussion réflexive et épistémologique sur l’ethnologie, sur ses enjeux et ses méthodes, à partir des textes et des représentations de l’ouvrage de Lafitau. Enfin, une table ronde (2 juin) permettra d’ouvrir le débat autour des images et de l’imaginaire liés au sauvage, du XVIIIe siècle à nos jours, grâce aux trois invités qui discuteront de textes littéraires, d’écrits scientifiques et d’illustrations gravées.

En espérant vous retrouver à cette occasion, nous vous invitons à relayer cette information le plus largement possible.

Avec nos meilleurs salutations,

Sara Petrella sara.petrella@unige.ch et Mélanie Lozat melanie.lozat@gmail.com>

 

Colloque, le 2 juin

MATIN

Modérateur: FRÉDÉRIC TINGUELY (UNIGE)

8h45 Accueil

9h Ouverture du colloque

DOMINIQUE JAILLARD (UNIGE) et FRÉDÉRIC TINGUELY (UNIGE)

9h15 Introduction

MÉLANIE LOZAT (UNIGE) et SARA PETRELLA (UNIGE)

CONFÉRENCE D’OUVERTURE

9h45 Lafitau pluriel. Archives et méthodes au seuil des Lumières

ANDREAS MOTSCH (University of Toronto)

10h30 Pause

TEXTE-IMAGE: PRÉSENTATION, REPRÉSENTATION ET ALTÉRATION

11h La femme sauvage dans les illustrations des Moeurs des sauvages

ameriquains de J.-F. Lafitau

SARA PETRELLA (UNIGE)

11h45 La Pyrolâtrie des peuples de l’Amérique, selon Lafitau

FRANK LESTRINGANT (Université Paris-Sorbonne)

12h30 Repas

APRÈS-MIDI

Modérateur: JAN BLANC (UNIGE)

14h30 Lafitau and the Gods of Asia. Some Thoughts on the Representation

of Indian and Chinese Deities in the Illustrations for Moeurs

des sauvages amériquains

PAOLA VON WYSS-GIACOSA (UZH)

15h15 Lafitau au miroir de la curiosité

MYRIAM MARRACHE-GOURAUD (Université de Bretagne occidentale)

16h Pause

16h30 Sur quelques rapports entre texte et images chez Lafitau

MATTHIEU BERNHARDT (UNIGE)

17h15 Pause

18h30 TABLE RONDE

Sauvages d’Amérique. Images et imaginaire du XVIIIe à nos jours

Invités VINCENT BARRAS, JAN BLANC, MARTIN RUEFF

JEUDI 2 JUIN

MATIN

Modérateur: DOMINIQUE JAILLARD (UNIGE)

ÉCRITURE DE VOYAGE, ANALOGIE ET COMPARATISME

9h Sacred History and Comparative Ethnography in Lafitau

JOAN-PAU RUBIES (Universitat Pompeu Fabra, Barcelone)

9h45 L’espace du sacré: l’interprétation de l’Égypte ancienne dans les Moeurs

des sauvages amériquains de Lafitau

ADRIEN PASCHOUD (UNIL)

10h30 Pause

11h Les Courètes: de Strabon à Lafitau

MÉLANIE LOZAT (UNIGE)

11h45 Lafitau écrivain

PHILIPPE BORGEAUD (UNIGE)

12h30 Repas

LAFITAU ET L’HISTOIRE DES RELIGIONS

APRÈS-MIDI

Modérateur: DANIEL BARBU (UNIBE)

14h30 Lafitau et la théorie des Moïses

MARC KOLAKOWSKI (UNIL)

15h15 Lafitau entre Perrault et de Brosses: fortunes de la conformité

des anciens et des modernes

CHRISTIAN GROSSE (UNIL)

16h Pause

16h30 Lafitau and the Horizon of Enlightenment Sacrifice

JONATHAN SHEEHAN (University of California, Berkeley)

17h15 Synthèse