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Calls for Papers and Contributions

Appel à contributions La lettre érudite (XVIe-XVIIIe siècles)
Posted: Sunday, February 4, 2018 - 20:34

Arborescences : revue d’études françaises, n° 9/2019

https://www.erudit.org/fr/revues/arbo/

Les lecteurs de correspondances d’Ancien Régime, souvent à la recherche d’informations circonstancielles sur un événement particulier, se retrouvent parfois confrontés à des missives remplies de citations marginales et infrapaginales, ou parsemées d’inscriptions s’attachant à rendre le plus clairement possible le revers d’une médaille récemment découverte. Ces authentiques dissertations qui se greffent au contenu de la lettre, qu’elle soit familière ou non, sont le fait de savants professionnels ou d’amateurs éclairés en relation épistolaire avec d’autres membres de la République des Lettres. Qu’il s’agisse de théologie, de philologie, de numismatique, de voyages, de sciences ou plus simplement de « belles lettres », ces réseaux érudits facilitent et accélèrent la circulation des savoirs et leur diffusion à l’échelle européenne.

Cette dynamique est intimement liée à l’histoire du livre en général, et plus particulièrement au passage de la correspondance érudite d’une circulation exclusivement manuscrite à la publication. En vertu de leur caractère savant et souvent encyclopédique, ces échanges épistolaires sont parfois repris dans des ouvrages imprimés, comme ce fut le cas par exemple, au début des années 1670, de la riche correspondance du disciple de Gassendi, François Bernier, laquelle constitue une partie essentielle de ses Voyages. Avec l’apparition du journalisme savant, la lettre érudite devient un texte destiné à être largement diffusé. Le caractère mitoyen de ces correspondances d’Ancien Régime, situées à la jonction de l’essai imprimé et de la missive manuscrite, mena Françoise Waquet à analyser le passage de la lettre érudite au périodique comme autant de « faux semblants d’une mutation intellectuelle » (Waquet : 1983). Le rôle central que joue la correspondance savante dans les activités de la République des Lettres se trouve dès lors amplifié par l’imprimé. Ces échanges épistolaires deviennent ainsi un puissant agent de cohésion, mais aussi de subversion au sein des différents réseaux. Les polémiques entraînent quant à elles des mutations discursives : malgré les codes de politesse en place érigés en règles d’or par les manuels d’ars dictaminis, le discours épistolaire s’approche de plus en plus de la satire et sert parfois à monter de véritables campagnes pamphlétaires.

Étudier la lettre savante permet en outre de redécouvrir les correspondances d’auteurs prestigieux (Luther-Érasme, Bossuet-Leibniz, etc.), mais aussi d’érudits plus obscurs dont les activités épistolaires ont souvent lieu dans le cadre de mandats précis, soit au sein d’académies de province, soit à titre de journaliste ou d’attaché à une bibliothèque princière. Ces lettres contiennent souvent des illustrations, des formules, des transcriptions d’inscriptions antiques, des textes en grec, en hébreu, en chinois ou en arabe, et mettent ainsi en évidence l’importance du travail éditorial auquel se livrent les auteurs. En même temps, leurs échanges épistolaires acheminent des réflexions souvent en cours d’élaboration et que le lecteur voit évoluer lettre après lettre.

C’est à ces aspects de la correspondance érudite du XVIe au XVIIIe siècle que voudrait se consacrer le neuvième numéro de la revue Arborescences. Qu’il s’agisse d’un corpus littéraire, journalistique, viatique, scientifique ou théologique, nous sollicitons des propositions d’articles originaux qui ouvrent de nouvelles pistes de réflexion sur la dynamique de la circulation des savoirs au sein des échanges épistolaires, sur l’évolution des réseaux érudits de l’Ancien Régime, sur les savoirs véhiculés et les types de discours mobilisés, ainsi que sur les stratégies éditoriales qu’implique le passage à la publication. Nous sommes particulièrement intéressés par des contributions provenant d’éditeurs de correspondances.

Bibliographie choisie

BEAUREPAIRE, Pierre-Yves (éd.), La communication en Europe de l’âge classique au siècle des Lumières, Paris, Belin, 2014.

- (éd.) avec Héloïse HERMANT, Entrer en communication : de l’âge classique aux Lumières, Paris, Classiques Garnier, 2012.

- (éd.) avec Jens HÄSELER et Anthony MCKENNA, Réseaux de correspondance à l’âge classique (XVIe-XVIIIe siècle), Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2006.

- (éd.) La plume et la toile : pouvoirs et réseaux de correspondance dans l’Europe des Lumières, Arras, Presses de l’Université d’Artois, 2002.

BERKVENS-STEVELINCK, Christiane, Hans BOTS et Jens HÄSELER (éd.), Les grands intermédiaires culturels de la République des Lettres. Étude de réseaux de correspondances du XVIe au XVIIIe siècle, Paris, Champion, 2005.

- (éd.) avec Jeroom VERCRUYSSE, Le métier de journaliste au dix-huitième siècle : correspondance entre Prosper Marchand, Jean Rousset de Missy et Lambert Ignace, Oxford, Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 1993.

BOTS, Hans et Françoise WAQUET (éd.), Commercium litterarium. La communication dans la République des Lettres. Forms of Communication in the Republic of Letters, 1600-1750. Conférences des colloques tenus à Paris, 1992 et à Nimègue, 1993, Amsterdam-Maarssen, APA-Holland University Press, 1994.

BRIZAY, François (éd.), Les formes de l’échange : communiquer, diffuser, informer de l’Antiquité au XVIIIe siècle, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2012.

DUNAN-PAGE, Anne et Clotilde PRUNIER (éd.), Debating the faith : religion and letter writing in Great Britain, 1550-1800, Dordrecht ; New York, Springer, 2013.

HOOCK-DEMARLE, Marie-Claire, L’Europe des lettres. Réseaux épistolaires et construction de l’espace européen, Paris, Albin Michel, 2008.

L’Épistolaire au XVIe siècle, Paris, Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’ENS, Cahiers V. L. Saulnier, nº 18, 2001.

NELLEN, Henk, « La correspondance savante au XVIIe siècle », XVIIe siècle, n° 178 (1993), pp. 87-98.

NEVEU, Bruno, « Correspondances diplomatiques et informations », XVIIe siècle, n°178 (1993), pp. 45-61.

PASSERON, Irène et al., « La république des sciences. Réseaux des correspondances, des académies et des livres scientifiques. Introduction », Dix-huitième siècle, 2008/1 (n° 40), pp. 5-27.

PEIFFER, Jeanne et Jean-Pierre VITTU, « Les journaux savants, formes de la communication et agents de la construction des savoirs (XVIIe-XVIIIe siècle) », Dix-huitième siècle, 2008/1 (n° 40), pp. 281-300.

SCHAPIRA, Nicolas, Un professionnel des lettres au XVIIe siècle. Valentin Conrart : une histoire sociale, Seyssel, Champ Vallon, 2003.

WAQUET, Françoise, « De la lettre érudite au périodique savant : les faux semblants d’une mutation intellectuelle », XVIIe siècle, 35 (1983), pp. 347-359.

Envoi des propositions Merci d’adresser vos propositions d’articles (250 mots) avant le 15 mars 2018 conjointement à : Sébastien Drouin : sdrouin@utsc.utoronto.ca Camelia Sararu : camelia.sararu@mail.utoronto.ca

Veuillez joindre à votre proposition une courte notice bio-bibliographique. Les auteurs dont les propositions auront été acceptées seront invités à soumettre leurs textes complets (entre 35 000 et 80 000 signes) au comité de rédaction avant le 1er septembre 2018.

Responsables Sébastien Drouin (Université de Toronto) Camelia Sararu (Université de Toronto)

URL DE RÉFÉRENCEhttps://www.erudit.org/fr/revues/arbo/

Appel à contributions: Atlante n°10, "Représenter l’histoire dans la littérature et les arts"
Posted: Sunday, February 4, 2018 - 20:24

Organisé par le Centre d’Études en Civilisations, Langues et Littératures Étrangères (CECILLE - EA 4074) – Université Lille 3 – Sciences Humaines et Sociales

Coordination du numéro : Jean-Philippe Bareil et Michele Carini

PRESENTATION "Sans vivre ni ressentir le rapport au présent, représenter l’histoire est impossible." G. Lukács, Le roman historique Dans la Lettre à M. Chauvet, publiée en 1823, Alessandro Manzoni justifie les choix littéraires qui l’ont guidé dans la rédaction du drame historique Le comte de Carmagnole. Dépassant les contraintes des règles des unités aristotéliciennes , il développe une ample réflexion esthétique qui le conduira à l’idéation et à la rédaction de son roman historique Les Fiancés (1821-40). Si la vie intérieure de l’individu protagoniste d’événements historiques est «passé[e] sous silence par l’histoire» et constitue le «domaine de la poésie», l’écrivain ne doit pas contredire la «vérité matérielle» des faits parce qu’elle dévoile «au plus haut degré le caractère de vérité poétique que l’on cherche dans la tragédie» (Lettre).

Dans ses tragédies, en effet, Manzoni offre au lecteur des outils paratextuels qui lui permettent de situer les événements dans le contexte historique ainsi que d’apprécier la marge d’intervention de l’auteur. Dans Les Fiancés la nécessité de fonder la vraisemblance historique du discours romanesque – où l’on retrouve des personnages réels et fictifs – est confiée, par exemple, à des digressions intégrées dans le texte. Partant de la réflexion et l’œuvre manzoniennes, ce numéro d’Atlante souhaite revenir sur des notions fondamentales de la théorie littéraire et esthétique : dans quelle mesure un sujet historique peut-il être objet d’une narration ? La représentation de l’histoire est-elle plus objective que la narration ? Peut-on mélanger ces deux niveaux du discours ? L’objectivité du discours représentant l’histoire est-elle possible ? Est-elle souhaitable ?

À travers une vérification de la persistante pertinence d’oppositions comme Histoire/histoire ou historien/narrateur, nous voulons aussi réfléchir sur la place du lecteur et du public dans ce processus : ont-ils un rôle actif dans l’interprétation du fait historique ? Quelle est la responsabilité de l’auteur envers eux ? Dans Le roman historique (1938), Lukács explique comment, après la Révolution française, le rapport avec l’histoire devient plastique : à côté du roman historique classique (Walter Scott, Manzoni) existe un roman historique contemporain (Balzac, Tolstoï) qui veut analyser le fonctionnement de l’histoire. On peut donc retrouver dans la littérature et dans les arts un rapport strict avec les sciences sociales et notamment avec l’historiographie : cela implique qu’on s’interroge sur les revendications de la valeur épistémologique de la perspective artistique. Peut-on encore affirmer aujourd’hui que « la littérature semble être le seul système cohérent de signes par lequel l’histoire peut être saisie comme réalité matérielle » (Enzensberger 1966) ?

Récemment l’historien Ivan Jablonka a publié, sous le titre L’histoire est une littérature contemporaine (2014), un Manifeste pour les sciences sociales qui problématise et développe cette suggestion : la médiation de la création littéraire est donc censée produire un savoir historique. Mais un acte de représentation, dans le domaine artistique, implique – voire sollicite – une auctorialité : comment thématise-t-on l’histoire ? L’histoire comme progrès ou comme résultat des rapports de force ? Peut-on représenter l’absence de rationalité dans le devenir historique ? Peut-on représenter après les horreurs de l’histoire ?

Au XXème siècle le roman peut devenir anti-historique, mais néoréaliste aussi, parce que dans les moments de crises, l’histoire peut être considérée comme un espace possible de réalisation humaine : représenter l’histoire, donc, comme forme de résistance à l’Histoire, ou représenter l’histoire pour représenter une autre histoire – celle des minorités ou des persécutés ou encore de ceux qui n’ont pas la parole. À côté, par ailleurs, de ce type de production artistique, l’histoire peut être tout simplement un dispositif exotique permettant à l’auteur d’évoquer un passé qui séduise le public sans le pousser véritablement à une pensée critique autour de cette notion.

CONTRIBUTIONS Ce numéro d’Atlante accueillera des articles se proposant d’aborder ces notions dans cette perspective ou offrant de nouvelles approches, ainsi que des analyses spécifiques d’ouvrages littéraires et artistiques dans le domaine des cultures romanes.

Les propositions (en espagnol, français, italien ou portugais), d’environ 2000 signes (espaces compris), sont à envoyer avant le 1er mars 2018 à l’adresse suivante : atlante.histoire@gmail.com. Les coordinateurs du numéro communiqueront leur réponse fin mars et les articles, qui feront objet d’une double relecture à l’aveugle, seront à rendre avant le 15 mai 2018. Plus d'informations.

RESPONSABLE : Michele Carini https://cecille.univ-lille.fr/publications/revues/atlante/

Appel à contribution : Histoire et philosophie des processus de création dans les arts du spectacle (XVe-XXIe siècle)
Posted: Saturday, February 3, 2018 - 00:24

Publication : 2019

Dans son article sur la gestation du spectacle, Florent Siaud évoque « les terres obscures de la création », « ces espaces indistincts où les mots partent fébrilement à la rencontre des acteurs sans immédiatement trouver les sentiers de l’évidence »[1].La création est intimement liée, selon lui, à l’idée de chaos car les sens se superposent, se « déjouent », voire « s’annulent », mais également de tâtonnements avec ses « abandons », ses « retours en arrière » et ses « surgissements inopinés »[2]. Les termes « laboratoire », « atelier »[3], « fabrique »[4], « work in progress »[5] sont souvent utilisés pour traduire cette germination et cette mise en forme quelquefois imprédictibles, dans la mesure où existe une part d’inconnu dans le processus de création qui peut amener à des découvertes comme le rappelle Josette Féral[6]. Celui-ci fait aussi référence à l’idée d’improvisation ou d’expérimentation en ce qu’il semble impossible de savoir et même de prévoir entièrement ce à quoi aboutira la représentation ou l’œuvre théâtrale finale.

Le processus de création ressortit à un travail collectif d’accompagnement de cette construction de l’œuvre, à une maïeutique pour être plus précis, qui s’inscrit dans une durée et une matérialité. Sophie Proust parle ainsi de « rythmes de travail » et d’un « processus organique »[7], laissant entendre que les processus de création sont intrinsèquement liés à une dynamique particulière entre les différents intervenants mais aussi à un mouvement qui a son propre temps et espace. Josette Féral, évoque quant à elle les traces matérielles des processus de création, souvent éclectiques[8], trop peu explorés dans les années 2000[9] mais qui font progressivement l’objet d’études, notamment les relevés de mise en scène et les manuscrits de souffleur[10]. Les chercheurs se sont souvent attachés ces dernières années à la période contemporaine en matière de génétique théâtrale[11].

En quoi les traces matérielles, techniques, ou visuelles de cette création en développement ont-elles varié au fil du temps ? Peut-on reconstituer, grâce à elles, une histoire et une philosophie de la création dans les arts de la scène ? Par ailleurs, quand commence-t-on à penser et théoriser la création scénique (que le processus de création soit relatif à l’auteur, à l’acteur ou au travail collectif ou individuel de mise en scène), c’est-à-dire l’acte même de créer et non juste « reproduire » ou « imiter » ? Peut-on voir par exemple de façon concrète, c’est-à-dire à partir de documents d’archives ou de témoignages relatifs à l’écriture, aux répétitions, ou à l’organisation des salles de spectacles (et indépendamment des poétiques rigides publiées à l’âge classique qui donnent une vision imparfaite de la création scénique et ne reflètent que partiellement sa réalité), comment la création s’articule à un contexte social, économique ou culturel et se voit influencée ou contrôlée par ce dernier ? La création peut-elle être mécanique et quels sont ses conditionnements ? Ne relève-t-elle que d’une culture, de l’environnement socio-économique voire de techniques ? Est-elle plutôt liée à une personnalité et un vécu, ou à des qualités individuelles comme la capacité à imaginer ou la sensibilité par exemple ?

Ainsi, dans La philosophie de l’Acteur[12], Sabine Chaouche évoquait  l’émergence, non pas seulement d’une théorie mais aussi d’une philosophie de la création dans les arts de la scène sous l’Ancien Régime, soulignant l’importance de nouvelles notions comme le jeu intervallaire ou le jeu impulsif né d’un certain abandon de l’acteur sur scène, et les débats relatifs au beau et au sublime dans l’art théâtral. Comment a été pensé le processus de création, le vivant, ce qui est par essence éphémère et qui ne peut être dupliqué si facilement au fil du temps ? Quels sont les grands courants de pensée, les philosophies ou les écoles ?

Ce volume entend faire dialoguer le passé et le présent afin de tenter de reconstituer une histoire des théories et de la philosophie de la création scénique. Il s’attachera donc aux processus de création dans les arts du spectacle, en particulier au théâtre, du XVe siècle au XXIe siècle.

Le numéro abordera les points suivants :

•                      Les conditions de la création à une période donnée ou au fil de siècles et l’impact de facteurs sociaux, économiques ou culturels sur le travail de création

•                      Collaboration et œuvre en construction/déconstruction 

•                      Les étapes et rythmes de la création, la génétique du spectacle (écriture, répétitions, représentation) et l’expérimentation

•                      Le travail éditorial visant à transformer le texte à partir de la représentation ou du spectacle

•                      Traduction et (re)création

•                      Les spectateurs dans le processus de création

•                      Le corps, le mouvement et le récit (storytelling) dans la création d’un spectacle

•                      Les traces des processus de création et leur utilisation scénique (par exemple pour des reprises)

•                      Les politiques culturelles ayant favorisé, guidé ou gêné le travail de création

•                      Les grandes théories ou philosophies liées au travail de création

•                      L’imaginaire de la création, les facultés créatrices

•                      Pratique théâtrale contemporaine et « recherche-création »

           

Les propositions (250 à 400 mots) accompagnées d’une biobibliographie de quelques lignes sont à envoyer pour le 10 mars 2018 (réponse fin mars).

Remise des articles : 15 décembre 2018.

Longueur des articles : 30 000 à 40 000 signes max.

Les propositions sont à envoyer à edpsjournal@gmail.com
 
 

[1] Florian Siaud, « De ce qui naît en premier à Ce qui meurt en dernier », Jeu : revue de théâtre, n° 136, 3, 2010, p. 68-69.

[2] F. Siaud, art. cit., p. 74.

[3] Voir les récents travaux de Julia De Gasquet sur la notion d’atelier.

[4] Voir par exemple le portail numérique « La fabrique du spectacle » dirigé par de Sophie Lucet (<http://www.fabrique-du-spectacle.fr/>) et un ouvrage comme La Fabrique du théâtre. Avant la mise en scène (1650-1880), Pierre Frantz et Mara Fazio (dir.), Paris, Desjonquères, 2010.

[5] Josette Féral, « Introduction: Towards a Genetic Study of Performance-Take 2 » dans ‘“Genetics of Performance”, Theatre Research International, n33, 3, oct. 2008, p. 224.

[6] J. Féral, art. cit., p. 223.

[7] Sophie Proust, « Les processus de création de quelques metteurs en scène new-yorkais », Jeu : revue de théâtre, n° 136, 3, 2010, p. 84.

[8] J. Féral distingue les brouillons textuels des brouillons visuels et scéniques (notes du metteur en scène et des répétitions, vidéos, images numériques, bandes sonores) (art. cit., p. 223-233).

[9] J. Féral, art. cit., p. 224.

[10] Voir Jean-Marie Thomasseau, « Les Manuscrits de la mise en scène », L’Annuaire théâtral, printemps 2001, 29, p. 101-122 et « Les Manuscrits de théâtre. Essai de typologie », Littératures, n°138, 2005, p. 79-118. Les manuscrits de la période XVIIe-XIXe siècle  ont été abordés par Sabine Chaouche, La Mise en scène du répertoire à la Comédie-Française, 1680-1815, Paris, Honoré Champion, 2013 (en particulier la deuxième partie), Relevés de mise en scène (1683-1826), Paris, Honoré Champion, 2015. Les manuscrits de souffleur permettent de mieux comprendre les palimpsestes des mises en scène et le travail de collaboration, la manière dont les spectateurs influençaient le devenir d’un texte. On se reportera à l’article de Roxane Martin, à paraître : « Horace à l’épreuve des révolutions : les remaniements du texte et l’édification d’un Corneille patriote (1789-1848) », dans Appropriations de Corneille, M. Dufour Maître (dir.), Rouen, PUR. On trouvera des articles qui abordent la question comme ceux de Jacqueline Razgonnikoff, « Copistes et secrétaires-souffleurs à la Comédie-Française au XVIIIsiècle, de Saint-Georges à Delaporte », John Golder et John Dunkley (dir.), Journal for Eighteenth-Century Studies, 32, n°4, déc. 2009, p. 549-562 ; Martial Poirson, « Le plateau à l’œuvre : du manuscrit de souffleur au relevé de mise en scène (XVIIe-XXIe siècles) » dans « Mémoires de l’éphémère »,Revue d’Histoire du Théâtre, 2008-1, p. 5-12 et « “Souffler n’est pas jouer” : Pratiques et représentations du copiste-souffleur (1680-1850) », dans La Fabrique du théâtreop. cit., p. 51-69 ; Sabine Chaouche, « Les enjeux des reprises à la Comédie-Française : les palimpsestes du texte théâtral au XVIIIe siècle », Studi Francesi, "Testiinediti e documentirari", 168, III, 2012, 465-476 et « Mise en scène et placements au XVIIIe et au début du XIXe siècle », The Frenchmag, février 2016 (<https://www.thefrenchmag.com/Mise-en-scene-et-placements-au-XVIIIe-et-au-debut-du-XIXe-siecle-Par-Sabine-Chaouche_a1049.html>).

[11] Shommit Mitter, Systems of Rehearsal: Stanislavky, Brecht, Grotowski and Brook, Londres, Routledge, 1992 ; Susan Letzercole, Directors in Rehearsal: A Hidden World, Londres, Routledge, 1992 ; G. Banu, éd., Les Répétitions: Un Siècle de mise en scène. De Stanislavski à Bob Wilson, Bruxelles, Alternatives théâtrales, 1997 ; Almuth Grésillon, « De l'écriture du texte de théâtre à la mise en scène », Cahiers de praxématique, n° 26, 1996, p. 71-94 ; Almuth Grésillon et Jean-Marie Thomasseau, « Scènes de genèses théâtrales », Revue internationale de critique génétique, 26, 2006, p. 19-34 ; Sophie Proust, La Direction d’acteurs dans la mise en scène théâtrale contemporaine, Vic la Gardiole, L’Entretemps, 2006 et « Written Documents of the Assistant Director: A Record of Remaking », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 289-306 ; Jean-Marie Thomasseau, « Towards a Genetic Understanding of Non-contemporary Theatre: Traces, Objects, Methods », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 234-249 ; Gay McAuley, « Not Magic but Work: Rehearsal and the Production of Meaning », Theatre Research International, 33, n°3, 2008, p. 276-288 et Not Magic But Work: an Ethnographic Account of a Rehearsal Process, Manchester, University of Manchester Press, 2012. 

[12] La philosophie de l’Acteur, La dialectique de l’intérieur et de l’extérieur dans les écrits sur l’art théâtral, 1738-1801, Paris, Honoré Champion, 2007.

 

Appel à communications: Le théâtre, lieu d'affrontement politique et social, du Cid à Hernani
Posted: Saturday, February 3, 2018 - 00:22

17-18 septembre 2018 

Lieu du colloque : Institut d'études romanes de l'Université de Wroclaw (Pologne) 

Langues du colloque : français et anglais 

Propositions: avant le 1er mars 2018

 

 Lieu de sociabilité et de divertissement, le théâtre commence au XVIIe siècle à s’imposer en tant qu’une institution sociale aspirant à mouvoir les esprits de son temps. Plaire et instruire : voici le double rôle que les classiques lui assignent. 

Instruire, c’est former l’esprit et la personnalité des spectateurs : il s’agit d’une mission sociale et morale très importante. Le théâtre, grâce à son caractère relativement démocratique, devient un lieu où s’affrontent des idéologies, des conceptions morales et religieuses, des pensées sociales disparates. 

 

Le mouvement des Lumières renforce encore ce rôle pédagogique du théâtre. Voltaire initie le renouveau de la tragédie, bouleversant les règles d’or du classicisme. Le suivent Denis Diderot et Louis-Sébastien Mercier appelant les dramaturges à adapter mieux leurs ouvrages aux réalités de l’époque dans laquelle ils vivent, et où la bourgeoisie joue un rôle social et politique grandissant. Le drame bourgeois est né, se basant sur les motifs et « conditions sociales » proches du milieu urbain contemporain. 

La théâtromanie qui envahit la France dans les années 1770 est propice à une multiplication des théâtres de société (aristocratiques, bourgeois, artisanaux ou paysans en Flandre), et à l’ouverture des salles à un public populaire, ce qui va amener le débat sur les places assises au parterre, sur la création du « poulailler » au-dessus des loges ; ailleurs en Europe, le théâtre de cour ou de résidence n’a jamais empêché à des scènes ouvertes à un public bourgeois et populaire de prospérer dans les villes principales. 

 

En France sous la Révolution, les institutions théâtrales, émancipées de toutes les contraintes que leur imposait l’Ancien Régime, deviennent un territoire d’expérimentations artistiques parfois très outrées. Mais parallèlement la scène sert de lieu de propagande révolutionnaire des politiciens et idéologues du moment : le théâtre devient « l’école du peuple régénéré », aspirant à contribuer au renouveau moral souhaité par la Révolution, sans se départir d’un répertoire classique et comique largement majoritaire dans des soirées où se succèdent plusieurs courtes pièces. 

 

Enfin, avec Hernani et Cromwell, Victor Hugo opère une nouvelle révolution théâtrale en posant les fondements du drame romantique et moderne : il met l’individu à l’épreuve de l’Histoire. Mais les prémisses de ce bouleversement datent déjà du Directoire, avec, par exemple, les mélodrames de Pixerécourt ou le répertoire torturé de l’Opéra-Comique, qui met à l’honneur le drame psychologique. 

 

Nous invitons tous ceux qui dans leurs recherches s’occupent du théâtre de 1638 à 1830, en tant que lieu d’affrontements idéologiques, politiques et sociaux, à nous envoyer leurs propositions de communication traitant les sujets suivants : 

 

le théâtre comme lieu de divulgation de la politique officielle du gouvernement, 

le théâtre comme outil de pression de/sur l’opinion publique, 

le théâtre comme lieu de prises de positions politiques et sociales, 

le théâtre comme lieu d’endoctrinement et de réalisation des utopies socio-politiques, 

le théâtre comme moyen de réparation/de corruption des moeurs, 

le théâtre comme lieu de consolidation des traditions/de propagation des réformes esthétiques, politiques et sociales audacieuses. 

 

Chacune des questions inscrites sur la liste ci-dessus, qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, peut être envisagée sous différents angles, par exemple du point de vue du public, des dramaturges, des acteurs, des autorités en place, enfin du point de vue contemporain ou historique. Bien que le colloque soit ciblé sur la France, nous resterons ouverts aux perspectives étrangères ainsi qu’aux études comparatistes. 

 

Les propositions de communication en français ou en anglais de 3000 signes maximum doivent être envoyées avant le 1 mars 2018 à l’adresse suivante : tomasz.wyslobocki@uwr.edu.pl. Les propositions, accompagnées d’une bibliographie sélective (5 références au plus), doivent prévoir une présentation de 20 minutes (en anglais ou en français) suivie de 10 minutes de discussion. 

Frais d’inscription : 80 EUR / 350 PLN (chercheurs actifs) et 60 euros / 250 zł (doctorants et étudiants) 

Les frais d’inscription comprennent le dîner de gala, les pauses-café et la publication des contributions (retenues après l’évaluation). 

 

Date du colloque : 17-18 septembre 2018 

Lieu du colloque : Institut d'études romanes de l'Université de Wroclaw (Pologne) 

Langues du colloque : français et anglais 

Comité scientifique du colloque : Beata Baczyńska (Université de Wrocław), Regina Bochenek-Franczak (Université Jagellonne de Cracovie), Philippe Bourdin (Université Clermont Auvergne), Dominique Godineau (Université Rennes 2), Monika Kulesza (Université de Varsovie), Justyna Łukaszewicz (Université de Wrocław), Maja Pawłowska (Université de Wrocław), Izabella Zatorska (Université de Varsovie) 

Appel à contributions: GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités
Posted: Tuesday, January 30, 2018 - 23:56

GLAD! Revue sur le langage, le genre, les sexualités publie des numéros varia et thématiques.

Les appels "varia" sont ouverts de manière permanente. Vous pouvez à tout moment proposer un article ou encore des actualités (compte-rendu d'ouvrage, résumé de travaux), en lien avec le langage, le genre et les sexualités.

En outre, nos deux prochains numéros thématiques sont déjà programmés, mais vous pouvez d'ores et déjà proposer d'autres dossiers thématiques pour les numéros de 2019.

Vous trouverez les différents appels où figurent les modalités de soumission en cliquant sur les liens suivants :  Appel à contribution permanent & proposition de dossier thématique Appel à Actualités Appel à chroniques

Nous sommes intéressé.es par des approches issues de toutes disciplines, périodes, méthodes et de toutes les aires de la francophonie. En espérant avoir le plaisir de vous lire bientôt,

Le comité de rédaction

Source: H-France

New Publications

Pierre Beauchamps, Ballet des Fâcheux Musique pour la comédie de Molière (1661) (éd. Matthieu Franchin)
Posted: 26 Dec 2021 - 13:37

Pierre Beauchamps, Ballet des Fâcheux Musique pour la comédie de Molière (1661), éd. Matthieu Franchin, Versailles, Éditions du Centre de Musique Baroque de Versailles, 2021, 39 p., 30€.

La comédie de Molière Les Fâcheux est la toute première collaboration entre la comédie, la musique et la danse. Son succès, retentissant, a contribué à la naissance d’un genre, la comédie-ballet. Avec cette nouvelle publication musicale du Centre de musique baroque de Versailles, l’œuvre peut enfin retrouver toutes ses dimensions artistiques.

La comédie Les Fâcheux est créée lors de la fameuses fête à Vaux-le-Vicomte organisée par Fouquet en l’honneur de Louis XIV. Le peu de danseurs disponibles rendant impossible la représentation d’un ballet, on décide de placer une entrée de ballet à chaque entracte de la comédie afin de laisser le temps aux artistes de se changer. Molière et Beauchamps eurent alors l’idée de n’en faire qu’un spectacle. Le premier d’une longue série à succès, parmi lesquels Le Malade imaginaire ou Le Bourgeois gentilhomme.

Molière a structuré ses trois actes autour d’un défilé de fâcheux dont les interventions sont, comme pour les personnages dansants, toujours uniques. Ce souci d’offrir au spectateur la diversité la plus ingénieuse possible de caractères est lui-même redoublé par l’exploration des différents registres de danses, tant pastoral que comique voire grotesque, déclinés par Beauchamps.

Cette édition complète de la musique permet d’envisager d’intégrer à la comédie de Molière la musique originale. Elle propose plusieurs hypothèses d’effectifs :
- Au théâtre, un orchestre à cordes à 4 parties – dessus, haute-contre, taille et basse de violon (violons, 2 altos et violoncelle) – auxquels ont peu adjoindre des hautbois ad libitum.
- À la cour, un orchestre à cordes à 5 parties (ce sont les Vingt-Quatre Violons du Roi qui ont créé la partition), avec dessus, haute-contre, taille, quinte et basse de violon (violons, 3 parties d’altos et violoncelles) avec les hautbois, toujours ad libitum.

Disponible en ligne.

La Transcendance dans le théâtre français. Tome I. De l'origine aux Lumières (Charles Mazouer)
Posted: 23 Dec 2021 - 13:10

Charles Mazouer, La Transcendance dans le théâtre français. Tome I. De l'origine aux Lumières, Paris, H. Champion, 2021.

Dès son origine en Occident, le théâtre interrogea le mystère de la vie humaine ; la tragédie grecque posa l’énigme de la condition des hommes. Philosophique en ce sens, le théâtre ne pouvait faire l’économie de la question de l’au-delà, de la transcendance. Toute anthropologie assigne une place particulière à l’être humain dans une économie religieuse du monde, éclairant ses rapports avec le divin. Ainsi de l’anthropologie théâtrale.

D’où l’enquête ici entreprise, concernant la transcendance dans le théâtre français des origines à la modernité. Premier volet d’un dytique prévu, le présent volume conduira le lecteur jusqu’au théâtre de la Révolution. Après l’évocation de la source grecque, avec les dieux et la Nécessité de la tragédie, que va bousculer le Dieu unique du christianisme, un parcours chronologique commencera par le théâtre médiéval, qui met Dieu sur la scène. Nourri d’Antiquité, le théâtre de la Renaissance hésite parfois entre les figures de la transcendance antique et la théologie chrétienne. La transcendance païenne et la transcendance chrétienne sont massivement présentes dans la méditation des dramaturges classiques ; mais ces transcendances peuvent s’effacer, être contestées ou niées. Au théâtre, le rationalisme des Lumières, qui ne fait pas disparaître la transcendance, distend le lien, si fort jusque là, entre les hommes et le sacré.

Charles Mazouer est professeur émérite de littérature française à l’université de Bordeaux Montaigne. Il est spécialiste de l’ancien théâtre français, du Moyen Âge à l’aube des Lumières. Il a édité un certain nombre de dramaturges des XVIe (Robert Garnier ; Odet de Turnèbe) et XVIIe (Molière) siècles. Il dirige actuellement une histoire du théâtre français en douze volumes, chez Honoré Champion.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication : 22/09/2021

ISBN : 9782745355485

Paris 1553 : audaces et innovations poétiques (dir. Olivier Halévy et Jean Vignes)
Posted: 23 Dec 2021 - 13:07

Paris 1553 : audaces et innovations poétiques, dir. Olivier Halévy et Jean Vignes, Paris, H. Champion, 2021.

L’année 1553 voit se multiplier les manifestations d’audace dans le milieu humaniste : Ronsard et ses amis fêtent le succès de la première tragédie à l’antique en sacrifiant un bouc à Bacchus pour « ressusciter le joyeux mystère de ses gayes Orgies… » ! Un formidable élan donne naissance à des expériences artistiques insolites : vers libres, vers mesurés à l’antique, alexandrins détrônent le vieux décasyllabe ; les Amours de Cassandre s’ornent d’un étrange « supplément musical ». La liberté d’esprit et de mœurs s’affiche dans une nouvelle Athènes où renaissent liturgies païennes et amour grec… Le scandale sera à la mesure des audaces. Muret, ami et commentateur de Ronsard, est accusé de sodomie et condamné à mort ; les Folastries de Ronsard sont brûlées… 1553 restera l’apogée créateur du règne d’Henri II, un sommet de liberté esthétique et morale.

Olivier Halévy est maître de conférences en langue et littérature françaises de la Renaissance à l’Université Sorbonne nouvelle, spécialiste de la poésie et du théâtre du XVIe siècle.

Jean Vignes est professeur de littérature française de la Renaissance à l’Université de Paris. Il a également codirigé avec Hugues Daussy et Isabelle His le volume 1570 Le mariage des arts au cœur des guerres de religion (Champion).

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication : 22/09/2021

ISBN : 9782745355768

Buffon, Oeuvres complètes XVI. HIstoire naturelle des oiseaux, t. I (1770) (éd. Stéphane Schmitt)
Posted: 23 Dec 2021 - 13:04

Georges-Louis Leclerc de Buffon, Oeuvres complètes XVI. HIstoire naturelle des oiseaux, t. I (1770), texte établi, introduit et annoté par Stéphane Schmitt avec la collaboration de Cédric Crémière, Paris, H. Champion, 2021.

Après les quadrupèdes, Buffon entame en 1770 l’Histoire naturelle des oiseaux, qui paraît dans deux éditions : l’une, en format in-quarto, ornée de planches en noir et blanc, prolongeant les quinze volumes déjà publiés ; l’autre, en in-folio, accompagnée de planches en couleur formant un corpus iconographique exceptionnel quantitativement et qualitativement.

Buffon fait appel, pour la rédaction de certains chapitres, à de nouveaux collaborateurs, dont Guéneau de Montbeillard. Pour autant, il ne cesse de veiller scrupuleusement à la valeur scientifique et littéraire du texte, qui non seulement traite de manière exhaustive et détaillée des oiseaux connus à l’époque, mais propose aussi des réflexions générales sur les sciences de la nature.

Ce premier volume comprend les oiseaux de proie ainsi que les espèces qui ne volent pas, en particulier l’autruche et le fameux dodo.

Stéphane Schmitt est directeur de recherche au CNRS (Archives Poincaré, Nancy). Ses travaux portent sur l’histoire des sciences de la vie, notamment l’anatomie, l’embryologie et les sciences de l’évolution, du XVIIIe au XXe siècle.

Cédric Crémière, conservateur en chef du patrimoine, s’intéresse en particulier à l’histoire de l’anatomie et des collections.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication24/09/2021

Lieu d'éditionPARIS

ISBN9782745354532

Marguerite de Navarre, Oeuvre complètes. T. XIII. Les Tombeaux (éd. Richard Cooper)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:57

Marguerite de Navarre, Oeuvre complètes. T. XIII. Les Tombeaux, éd. Richard Cooper, Paris, H. Champion, 2021.

La mort de la Reine de Navarre en 1549 fut marquée par une série d’hommages posthumes, dont le plus connu est le Tombeau de Marguerite de Valois, publié à Paris au printemps de 1551. Ce recueil de poèmes en quatre langues, dans lequel les membres de la future Pléiade firent leur première apparition collective, n’avait pas fait l’objet jusqu’ici d’une édition critique, malgré son importance pour l’évolution de la poésie sous Henri II. Avec les courts recueils inclus dans son Oraison Funèbre en latin et en français, Charles de Sainte-Marthe les avait devancés, suivi de près par Nicolas Denisot avec l’Hecatodistichon, cent distiques latins en l’honneur de Marguerite, prétendument écrits par trois jeunes Anglaises. Mis au défi par Sainte-Marthe et Denisot, les membres de la Brigade traduisirent et imitèrent ces distiques en trois langues, en y ajoutant d’autres pièces très diverses à la louange de la Reine défunte, des jeunes filles anglaises, de sa fille Jeanne d’Albret et de sa nièce Marguerite de Berry. Le succès de ce recueil polyglotte a fait oublier d’autres hommages offerts à Marguerite par ses protégés restés sans appui, notamment dans ses domaines du Sud-Ouest, ainsi que d’autres jugements postérieurs, qui évoluèrent après la publication de l’Heptameron.

Richard Cooper est professeur émérite de littérature française et Master de St Benet’s Hall à l’Université d’Oxford. Il collabore à des éditions de Scève, Du Bellay, et Michel d’Amboise.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Date de publication : 22/09/2021

ISBN : 9782745355935