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Calls for Papers and Contributions

Appel à communication : "La commande (XIIIe-XVIIe s.) : acteurs, contrats et productions (rencontre doctorale)
Posted: Tuesday, February 6, 2018 - 12:23

Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de l’université de Tours (UMR 7323) s’associe à l’Unité de recherches Transitions. Moyen Âge et première Modernité de l’université de Liège et au laboratoire Trame (Textes, représentations, archéologie et mémoire de l’Antiquité à la Renaissance) de l’université de Picardie pour organiser des rencontres doctorales internationales en trois volets.

Les premières rencontres, Transition(s) : concept, méthodes et études de cas (XIVe-XVIIe s.), se tiendront à Liège les 30 et 31 janvier 2018. À Amiens, les 29 et 30 mai, aura lieu le deuxième volet Quel lieu choisir ? Implantation, représentation et mention de l’édifice et de l’objet (XIe-XVIIe s.). Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance organisera le troisième volet de ces rencontres les 10 et 11 juillet 2018 autour du thème de « La commande (XIIIe-XVIIe s.) : acteurs, contrats et productions ».

Toute production peut être interrogée à l’aune de la commande dont elle a fait l’objet. Les conditions de commande d’œuvres à la fin du Moyen Âge et à l’époque moderne ont donné lieu à des études relativement nombreuses dans le domaine de l’histoire de l’art. L’approche pluridisciplinaire de nos rencontres doctorales nous invite à élargir ces questionnements en nous penchant sur les différents types de productions artistiques, qu’elles concernent la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, le théâtre, la danse, la littérature ou la philosophie. Les contributions porteront sur tous ces types de productions, matérielles ou immatérielles, pérennes ou éphémères, conservées ou non, et pourront interroger les axes de recherche suivants :

Les acteurs : la réflexion peut porter sur le rôle des protagonistes : commanditaires, exécutants et éventuels intermédiaires. Il convient d’interroger le statut du commanditaire : s’agit-t-il d’un individu ou d’une collectivité ? Quelles sont ses connaissances techniques, scientifiques, spécifiques au domaine en question ? La commande prend-elle place dans un cadre civil, religieux ou privé ? Le statut social, la formation ou encore l’éventuelle renommée du ou des exécutant(s) peuvent apporter des éclairages à cet axe de recherche. Enfin, existe-t-il des intermédiaires entre ces protagonistes ? Qui sont-ils et quel est leur rôle ? L’étude des rapports entre les acteurs de la commande et des réseaux ainsi constitués mérite également d’être exploitée.

Les contrats : La question des intermédiaires œuvrant entre les protagonistes de la commande est au cœur de cet axe de recherche. Les intervenants sont invités à questionner la nature des sources exploitées (contrats, comptabilités, correspondances, mandements, quittances, etc.). Quelles informations peuvent nous apporter ces documents produits dans le cadre de commandes privées, religieuses ou civiles ? Quelle est la nature des clauses contenues dans un contrat d’ouvrage ? Il convient de s’interroger sur les rapports économiques entretenus par les commanditaires et les exécutants. Outre ces questionnements sur les écrits, une réflexion sur les autres manières de passer commande peut être menée.

Les modes de production : Tous les types de production sont concernés. Par conséquent, il faut envisager d’étudier les procédés de création et de mise en œuvre. Une production commandée diffère-t-elle d’une production destinée à être proposée à la vente par d’autres canaux ? Afin d’appréhender les différents modes de production des œuvres, les interventions pourront s’intéresser à un volet plus technique concernant les modes de fabrication. Elles peuvent être présentées sous l’angle de l’histoire économique à travers l’étude des aspects matériels (matériaux, fournisseurs, gestion financière).

Modalités pratiques : Les interventions, d’une vingtaine de minutes, s’inscriront dans des champs disciplinaires variés : histoire, histoire de l’art, littérature, philosophie, musicologie. Elles porteront prioritairement sur l’Occident de la fin du Moyen Âge et du début de l’époque moderne. Les communications pourront être données en anglais, français ou italien et feront l’objet d’une publication.

Les propositions de communication, émanant de doctorant·es ou jeunes docteur·es, devront être envoyées au plus tard le 20 février 2018 (lafont_marie@outlook.com ; manon.gac@gmail.com) et contenir un résumé de 200 mots. Dans votre courriel, nous vous remercions de préciser votre parcours en quelques lignes et le sujet de votre thèse.

RESPONSABLE : Marie Lafont

http://cesr.cnrs.fr/actualites/actualites-scientifiques/appel-%C3%A0-com...

Source: Fabula

Appel à communications: Savoir-vivre et transgression
Posted: Tuesday, February 6, 2018 - 12:11

Journée d’études Savoir-vivre et transgression 25 Mai 2018, Université de Tours

Lors de cette journée d'étude, nous allons aborder la relation existant entre « savoir-vivre» et « transgression », en proposant une réflexion assez large d’un point de vue chronologique (allant du XVIe au XXe) et disciplinaire (englobant littérature, philosophie, histoire de l’art, esthétique). Seront également abordées les relations entre ces deux notions et celle de « liberté ». La relation entre savoir-vivre (beauté, esthétisme), transgression (révolte, érotisme) et liberté est rendue par la « passion » (ou émotion), exprimée par et dans la littérature, l’art et la philosophie - que ce soit avec l’étonnement, la souffrance, le plaisir, la rage etc.-, ou bien maîtrisée dans la littérature des manières ou de savoir-vivre par exemple.

Rimbaud écrit : « Je suis celui qui souffre et qui s’est révolté!». La révolte, à savoir le soulèvement contre une autorité dans le but de la contester ou de la renverser, est l’expression évidente de la liberté. En revanche, est-ce que « le décorum », la « maîtrise de soi » ou le « bon ton » exprimés par la littérature des manières (ou traités de savoir-vivre) se limitent à provoquer un sentiment de condescendance et de plaisir ? Ou alors sont-ils à même de proposer eux aussi une vision critique du monde? Quels sont les liens entre ces deux perspectives ?

Les propositions de contribution doivent être envoyées aux adresses suivantes : maria.ricci@univ-tours.fr; adolfo.vera@uv.cl , au plus tard le 30 mars 2018.

Appel à contribution: La Faute, numéro 22 d’Alkemie, revue semestrielle de littérature et philosophie
Posted: Tuesday, February 6, 2018 - 12:05

Comme souvent pour les mots dont le paradigme étymologique peut être largement déployé, le profil linguistique de « faute » nous enseigne l’essentiel de ce que la littérature et la philosophie exposeront avec force subtilité. Le radical indo-européen duquel le latin fallo (je faillis) dérive est déjà associé à l’idée de « détournement », de « ruse », et c’est d’ailleurs aussi ce à quoi le grec ancien φηλόω fait référence. Le français a construit « faute » à partir du bas-latin fallita, tandis que l’italien a préféré par supplétion colpa à l’archaïque falta, lesquels pourtant signifient la même chose. Notre « coulpe » en revanche, qui n’apparaît plus guère que dans le registre soutenu, est imprégné de religiosité : au sens propre, quiconque « bat sa coulpe » exprime son repentir devant Dieu, conformément à l’étymon performatif culpo (je réprouve, je condamne).

Chargée du sens que fallo avait hérité de son équivalent grec, « la faute » nous renvoie aussi bien à l’acte subjectif de « faillir » (c’est-à-dire « échouer par soi ») qu’à son résultat moral face au jugement d’autrui. La religion, dont la grammaire de l’interdit fait précéder le péché par la culpabilité, se fonde toute entière sur la faillibilité des hommes, car est déjà coupable celui qui est tenté. Sans la faute, qu’elle soit commise ou simplement prévenue, les religions perdraient leur pouvoir prescriptif : une humanité exemplaire et vertueuse est sans intérêt aux yeux du prédicateur. Rappelons que le péché est ce qui distance les chrétiens de leur salut ; plus le chemin de la rédemption est accidenté, meilleure est la pénétration du prêche. Le droit, quant à lui, exhausse la faute en délit lorsque celle-ci engage la responsabilité de qui la commet. Sauf rares cas de « prophylaxie » pénale (principe de précaution), la justice ne s’intéresse qu’aux faits, et non aux intentions. En désignant des coupables, elle leur reconnaît des victimes ; pour tout délit qualifié, un jugement prononcé. Et quand à son tour la justice se rend coupable d’injustice, on parlera d’ « erreur » – euphémisme de la faute. Car nul sinon Dieu n’est à l’abri d’une erreur, de même que chacun, s’il est désigné coupable, peut être rédimé par l’onction du châtiment. Peu de chose, en fin de compte, distingue droit pénal et droit divin vis-à-vis du traitement de la faute : l’arbitrage suprême se range inconditionnellement sous l’égide de la morale.

Pour autant, la faute relève-t-elle toujours de l’éthique ? L’acception initiale de « manquement » tend à éclipser le délit d’intention : il ne suffit pas qu’il y ait faute pour qu’il y ait coupable(s) et victime(s). Un manquement peut être commis hors du pénal ou du divin, sans relever ni de la transgression, ni de la désobéissance, ni même de la volonté de nuire, et ce indépendamment du critère de gravité. La fortuité d’une faute, en tant qu’elle déqualifie l’infraction, peut remettre en cause la responsabilité de son auteur ; or c’est le responsable qui fait le coupable, de même que la sanction fait de la faute un délit. Si je renie mon serment, je suis un fautif pendable ; si je donne seulement à croire que je m’en déprends, je suis un fautif par omission.

Ainsi se décline, du véniel au mortel, de la peccadille au crime de sang, la gamme très ample du péché. La mythologie grecque déjà, avec son cortège de coupables et de victimes, exploitait le ressort didactique de la faute, et ses héros, d’Œdipe à Phèdre, d’Ajax à Clytemnestre, ont inspiré une littérature féconde où l’humain n’est fascinant que parce qu’il est faillible.

Marc Bonnant (Université Pasquale Paoli de Corse)

Les contributions, inédites et en langue française, sont à envoyer jusqu’au 1er juillet 2018. Les textes doivent être transmis au comité de rédaction, aux adresses info@revue-alkemie.com et mihaela_g_enache@yahoo.com (en format Word, 30 000 signes maximum, espaces compris). Nous vous prions d’accompagner votre article d’une courte présentation bio-bibliographique (400 signes, en français), d’un résumé (300 signes, en français et en anglais), et de cinq mots-clefs en français et en anglais. Date limite : 1er juillet 2018.

Site de la revue Alkemie : http://www.revue-alkemie.com Directrice : Mihaela-Genţiana STĂNIŞOR (mihaela_g_enache@yahoo.com)

Source: Fabula

Appel à communications: Le mépris
Posted: Sunday, February 4, 2018 - 20:52

Colloque international organisé dans le cadre des échanges entre l’Université de Łódźet l’Université Lumière Lyon 2, Łódź, du 18 au 20 octobre 2018

« Celui qui méprise son prochain commet un péché » (Pr 14 :21).

1649. Descartes publie son traité novateur de philosophie morale. Dans Les Passions de l’âme, il considère que le mépris et l’estime, mouvements de l’âme particuliers et opposés, sont des espèces de l’admiration, tenue elle-même pour être une passion primitive, c’est-à-dire fondamentale. « La Passion du Mépris, écrit-il, est une inclination qu’a l’âme, à considérer la bassesse et la petitesse de ce qu’elle méprise » (art. 149). Ce concept va être, quelques années plus tard, illustré de dessins correspondant à diverses passions. Charles Le Brun, auteur de ces dessins, dresse entre autres cette esquisse de tête que l’on voit sur la gauche et qui est accompagnée d’un commentaire fort instructif : « Le mépris. Les mouvements du mépris sont vifs et marqués ; le front se ride ; le sourcil se fronce, s’abaisse du côté du nez, et s’élève beaucoup de l’autre côté ; l’œil fort ouvert, et la prunelle au milieu ; les narines élevées se retirent du côté des yeux et font des plis aux joues ; la bouche se ferme, ses extré-mités s’abaissent, et la lèvre de dessous excède celle de dessus »[1]. Cette description presque clinique du mépris visible sur la figure d’un homme offre un bel exemple d’écriture ekphrastique et permet de nous plonger dans le climat de notre colloque, que nous organisons 55 ans après la sortie du fameux film de Jean-Luc Godard.

Depuis un bon moment la critique universitaire s’intéresse beaucoup au problème des émotions et des sentiments. Parmi eux certains sont privilégiés, comme l’amour passionnel, la colère, la nostalgie ou la mélancolie. Le mépris, par contre, ne semble pas avoir tout particulièrement retenu l’attention des chercheurs. En nous inscrivant dans ce vaste courant de critique pathophile, nous nous proposons de réfléchir, pendant notre colloque, à ce sentiment spécifique et protéiforme. Pour cerner davantage le thème de notre recherche, nous voudrions préciser d’abord que nous distinguons entre dédain et mépris. Le premier suppose le désintérêt conjugué au sentiment de supériorité que l’on manifeste vis à vis d’une chose ou d’un individu qui possèdent en soi une valeur positive mais auxquels on refuse de la reconnaître en situation donnée. Le mépris, en revanche, constitue un acte de dévalorisation – de soi, d’une chose, d’un individu ou d’une communauté – : quand on témoigne du mépris, on donne à voir ou à savoir qu’on porte sur l’objet en question un jugement dépréciatif indépendamment de la valeur réelle de cet objet. Dans un premier temps, c’est autour du mépris que nous aimerions concentrer notre débat : sur le mépris de soi vécu en situation de crise spirituelle ou recommandé au chrétien pour qu’il trouve l’amour de Dieu dans sa plénitude, et sur le mépris dans les relations interpersonnelles ou interhumaines quand un individu en rabaisse un autre en exerçant sur lui une espèce de violence discriminatoire.

Dans un deuxième temps, nous voudrions aussi vous inviter à la réflexion sur le mépris perçu comme synonyme du dédain. Cette acception du terme se laisse découvrir quand on parle du mépris de la mort, du mépris des grandeurs, des richesses ou des louanges, mais aussi du mépris du monde qui implique le sentiment de la vanité de toute chose. Elle a l’avantage de mettre en évidence le parti pris subjectif de l’individu contestant pour des raisons variables l’axiologie en vigueur à l’époque où il vit, et le geste de discrédit qu’on observe chez lui la rapproche de l’acception précédente. Puisque cette perspective fait intervenir des présupposés idéologiques ou religieux, il sera opportun aussi d’examiner comment la sémantique et la sémiologie du mépris évoluent au cours des siècles en absorbant les nouveaux acquis de la civilisation, voire, à l’époque moderne, en empruntant la voie de la laïcisation.

En nous adressant à ceux qui travaillent sur la littérature, le théatre, le film et la peinture, et éventuellement aux spécialistes d’autres disciplines scientifiques (philosophes, historiens, historiens de la médecine...), nous proposons donc d’étudier les représentations du mépris, ses causes et effets, ainsi que les sens qu’il acquiert dans l’économie de l’œuvre ; et en particulier, nous suggérons quelques axes de réflexion, la liste étant loin d’être exhaustive :

– étude du mépris : en médecine ancienne, en morale, en philosophie ;

– psychologie du mépris : art de l’analyser, en littérature ;

– formes du mépris : abaissement, déshonneur, disgrâce, etc.

– manifestations psychophysiques : mimique, gestes, mouvements du corps ;

– manifestations sociales, surtout en littérature post coloniale

– manifestations verbales : sarcasme, affront, etc.

– représentations iconographiques, allégoriques, emblématiques, filmiques ;

– moyens d’expression : procédés descriptifs et narratifs, figures de style ;

– rhétorique du mépris : genre épidictique;

– émotions contiguës au mépris : haine, orgueil, présomption, etc.

Nous attendons les projets de vos communications (titre et résumé d’environ 1000 signes espaces comprises, accompagnés d’une brève notice bio-bibliographique) jusqu’au 31 mars 2018 ; ils sont à envoyer à Magdalena Koźluk (magdakozluk@yahoo.fr) et Witold Konstanty Pietrzak (wkpietrzak@wp.pl). Vos projets seront examinés par le comité scientifique dont les décisions vous seront communiquées fin avril 2018.

Frais d’inscription : 450 PLN (approximativement 110 euros). Langue des communications : français.

Secrétaire du colloque : Organisateur du colloque : Magdalena Koźluk Witold Konstanty Pietrzak

Comité scientifique : Martine Boyer Weinmann Michèle Clément Delphine Gleizes Marylène Possamaï Denis Reynaud Anita Staroń

[1] Ch. Le Brun, Les Expressions des passions de l’âme, représentées en plusieurs testes gravées d’après les dessins de feu M. Le Brun, Paris, Jean Audran, 1727, Planche XV.

RESPONSABLE : Witold Konstanty Pietrzak

URL DE RÉFÉRENCEhttp://www.romanistyka.uni.lodz.pl/

Appel à communications: Le toucher. Prospections médicales, littéraires et artistiques
Posted: Sunday, February 4, 2018 - 20:46

Porto (Portugal), 8-9 octobre 2018

Faisant suite à « Maux écrits, mots vécus. Traitements littéraires de la maladie » et à « Santé et bien-être à l’épreuve de la littérature », nous proposons d’interroger le thème du toucher au croisement de la littérature et des arts et de la médecine, l’appréhender d’un point de vue historique, symbolique et social, dans ses dimensions physique (le kinesthésique) et communicable à autrui (le kinésique). Si la question du toucher a de tous temps interpellé les formes et les pratiques, elle se trouve aujourd'hui avivée dans le cadre d’une société digitale qui reconfigure les notions de rapport, de contact, de sensation, et d’expérience. Prégnant dans les arts vivants conférant au corps une place primordiale, le toucher est également associé à la maîtrise d’une technique biomédicale, clinique et relationnelle, sur laquelle pourrons aussi nous pencher.

Certes, quand on évoque le toucher on pense notamment aux usages de la main dont Focillon a fait l’éloge dans son essai L’Art et les formes. Cependant, le corps en mouvement, soit qu’il s’avance d'un pas affirmé, soit qu’il menace de tomber (cf. les sculptures de Giacometti) se meut dans le monde interagissant avec lui et avec les autres. Vivre c’est bouger, se mouvoir, s’émouvoir. Le corps entier produit des gestes culturellement codés (Jousse, Anthropologie du geste), mais chacun y pose son éthique propre, sa manière singulière d’être au monde (Dessons, 2004).

Les travaux d’André Leroi-Gourhan (Le Geste et la parole, 1965), de Guillemette Bolens (Le Style des gestes, 2008), nous aident à penser la propriété analytique du toucher, qui se retrouve également dans le langage parlé, traduisant l’expérience quotidienne du monde, celui de l’appréhension. On dira en effet « saisir une idée » au sens de la prendre avec soi comme on s’empare d’un objet dans l’espace pour l’examiner sous tous ses angles. Le geste est donc fondamental dans la communication verbale qu’il libère, complète (et parfois contredit) ; il s’avère également fondamental dans les communications non verbales, tout comme dans toute communication interpersonnelle, nous invitant ainsi à distinguer toucher et tact. Certains gestes, certaines expressions faciales, certains silences en disent souvent plus long que les paroles. En ce sens ils font langage comme le dit Meschonnic, et invitent à cette perception « œcuménique » qu’évoque Barthes dans son article sur le théâtre de Baudelaire (Barthes, 1955).

C’est dans ce cadre pluridisciplinaire ouvert et englobant que nous entendons aborder les sens du toucher affectif ou sensible comme exploration du corps et du monde en confrontant des perspectives médicales, littéraires et artistiques.

Les propositions accueillies devront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :

Représentations du toucher au croisement des arts et de la médecine (littérature, peinture, sculpture, cinéma et arts vivants) ; Le toucher en médecine : de la délicatesse à l’invasion violente ; le contact clinique versus les nouvelles imageries et l’idéal du corps transparent ; La part du toucher dans les processus d’objectivation et d’individuation ; Le rôle du toucher dans la communication et dans l’échange.

Organisation : Maria de Jesus Cabral (FLUL /Programa em Humanidades Médicas) Gérard Danou (médecin et essayiste) José Domingues de Almeida (FLUP/ILCML) João da Costa Domingues (FLUC/CLP)

Langue des communications : Français et portugais

Envoi des propositions : Merci d’envoyer le titre de votre proposition, un résumé de 250 mots et une notice bibliographique (100 mots maximum) à l’adresse : rdvcritique10@gmail.com

Calendrier : 15 mai 2018 : date limite pour l’envoi des propositions 15 juin 2018 : notification des participants et consignes d’inscription

Inscription : 100,00 € Elle comprend les pause-café et les deux déjeuners.

Les frais de déplacement et d’hébergement sont à la charge des participants.

Les textes sélectionnés à l’issue du colloque feront l’objet d’une publication, sous condition d’avis favorable du comité de lecture (évaluation en double aveugle).

RESPONSABLE : Rendez-vous de la critique

URL DE Référence http://www.letras.up.pt

Source: Fabula

New Publications

Montaigne, penser en temps de guerres de Religion (dir. Emiliano Ferrari, Thierry Gontier et Nicola Panichi)
Posted: 15 Jan 2022 - 13:55
L’Atlas Molière (Clara Dealberto et Jules Grandin, Christophe Schuwey)
Posted: 15 Jan 2022 - 13:39

Clara Dealberto et Jules Grandin, Christophe Schuwey, L’Atlas Molière, Paris, Les arènes, 2022.

Une incroyable somme d’informations présentée de manière ludique et accessible à tous.

Avec 150 cartes et infographies, cet atlas est une encyclopédie visuelle sur la vie, l’œuvre et l’époque de Molière. Les auteurs sont allés au-delà de la figure du saltimbanque mélancolique qui s’est imposée dans notre imaginaire collectif. Ils nous font découvrir un Molière entrepreneur de génie, un publicitaire en avance sur son temps, un créateur de spectacles extraordinaires.

En textes et en images, ce livre nous permet de revisiter nos classiques de manière vivante et décomplexée : Les Précieuses ridicules, Tartuffe, Le Misanthrope, L’Avare, Le Bourgeois gentilhomme, Psyché, Les Fourberies de Scapin, Les Femmes savantes ou encore Le Malade imaginaire… Parce qu’un dessin vaut parfois mieux qu’un long discours.

Le plus grand dramaturge français comme vous ne l’avez jamais vu !

Disponible ici.

Pages : 272

Prix : 24,90 €

Format : 160x240

Parution : 13 jan 2022

ISBN : 979-10-375-0591-0

The Long Quarrel. Past and Present in the Eighteenth Century
Posted: 12 Jan 2022 - 18:22

The Long Quarrel - Past and Present in the Eighteenth Century

Series: Brill's Studies in Intellectual History, Volume: 332

Editors: Jacques Bos and Jan Rotmans

The Long Quarrel: Past and Present in the Eighteenth Centuryexamines how the intellectual clashes emerging from the Quarrel of the Ancients and the Moderns continued to reverberate until the end of the eighteenth century. This extended Quarrel was not just about the value of ancient and modern, but about historical thought in a broader sense. The tension between ancient and modern expanded into a more general tension between past and present, which were no longer seen as essentially similar, but as different in nature. Thus, a new kind of historical consciousness came into being in the Long Quarrel of the eighteenth century, which also gave rise to new ideas about knowledge, art, literature and politics. 

Contributors are: Jacques Bos, Anna Cullhed, Håkon Evju, Vera Faßhauer, Andrew Jainchill, Anton M. Matytsin, Iain McDaniel, Larry F. Norman, David D. Reitsam, Jan Rotmans, Friederike Voßkamp, and Christine Zabel.

L’art de la fête à la cour des Valois (dir. Oriane Beaufils, Vincent Droguet)
Posted: 26 Dec 2021 - 13:44

Oriane Beaufils, Vincent Droguet (dir.), L’art de la fête à la cour des Valois, Paris, In Fine éditions d’art, 2021, 320 pages, 260 illustrations, 42 € TTC.

Disponible en ligne.

À la Renaissance, les somptueuses fêtes des rois Valois marquèrent les esprits par leur magnificence. Elles avaient pour théâtre les palais du Louvre, des Tuileries, de Chenonceau ou encore de Fontainebleau.
Imaginées pour le divertissement de la cour, pour l’éblouissement de ses invités et à des fins diplomatiques subtiles, ces festivités exaltaient une dynastie brillante à travers tournois, spectacles, mascarades, bals et festins. Les artistes les plus célèbres de l’époque étaient impliqués dans leurs préparatifs : Léonard de Vinci, Primatice, Jean Goujon mais aussi Ronsard et les poètes de la Pléiade ainsi que les musiciens, les acteurs et les danseurs les plus talentueux.
Cet ouvrage propose de découvrir les coulisses des fêtes de la Renaissance en France, les dessins des costumes fantasques qui habillèrent la cour, les cadeaux de prix offerts aux noces, les nefs de table et les décors éphémères ou pérennes qui présidèrent à leur tenue. Il invite à revivre l’étourdissement des ambassadeurs et des convives. Luxueux souvenirs d’or ou de papier, les objets ici réunis constituent le catalogue d’une exposition idéale sur un art qui conjugue tous les autres : l’art de la fête.

"Scènes de machines. Effets et pouvoirs", dir. Marine Roussillon, Kirsten Dickhaut
Posted: 26 Dec 2021 - 13:40

"Scènes de machines. Effets et pouvoirs", dir. Marine Roussillon, Kirsten Dickhaut, Littératures classiques, n° 105, décembre 2021, 222 p.

Disponible en ligne

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les machines sont mises en scènes dans l’espace public, avec le chantier du Louvre ou les feux d’artifice, et au théâtre, de Mirame et Andromède aux opéras de la période révolutionnaire, en passant par les tragédies à machines du théâtre du Marais, la Psyché de Molière, les tragédies lyriques de Lully et Quinault. Ce dossier étudie ces « scènes de machines » en cherchant d’abord à les situer. Il suit leur importation, des spectacles romains aux scènes parisiennes, et les cherche dans des écrits et des images : didascalies, périodiques, écrans de feu, tapisseries… Les machines y sont mises en scènes pour mieux attirer le public, ou pour figurer le pouvoir du roi. Les articles réunis ici interrogent les effets de ces spectacles, entre action vraisemblable et illusion des sens. La machine n’est-elle pas aussi machination ? La surprise qu’elle provoque est prise dans une tension entre admiration et tromperie, entre plaisir et violence. Le théâtre machiné apparaît alors comme le lieu d’une réflexion sur l’exercice de la force et ses effets, sur la manière dont elle peut susciter le plaisir, l’agrément et l’adhésion.

 

Marine ROUSSILLON est maîtresse de conférences en littérature française à l’université d’Artois. Normalienne, agrégée, elle est l’autrice d’un ouvrage consacré à l’imaginaire médiéval du XVIIe siècle, Don Quichotte à Versailles (Champ Vallon, 2021). Ses recherches portent sur les usages politiques des lettres et des arts, notamment à la cour de Louis XIV. Elle a dirigé un numéro de la Revue d’histoire du théâtre consacré aux « Récits et imaginaires des fêtes de cour » (2019) et est responsable de la bibliothèque numérique des divertissements de cour Merveilles de la cour : https://merveilles17.huma-num.fr

Kirsten DICKHAUT est professeur de littératures française et italienne à l’université de Stuttgart. Elle s’intéresse actuellement au théâtre à machines et aux effets de la magie dans les littératures italienne et française de la Renaissance aux Lumières.