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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Les espaces de sociabilité au cours du long dix-huitième siècle (1650-1850) en Europe et dans les empires coloniaux : approches historiques et perspectives actuelles (Brest)
Posted: Wednesday, August 15, 2018 - 18:47

Colloque du GIS Sociability/Sociabilités 23-24 MAI 2019 Université de Bretagne Occidentale, UBO, BREST

Les espaces de sociabilité au cours du long dix-huitième siècle (1650-1850) en Europe et dans les empires coloniaux : approches historiques et perspectives actuelles

Le GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique) Sociabilités du long dix-huitième siècle (1650-1850) a pour objectif l’exploration des différents modèles de sociabilité qui ont émergé et circulé en Europe et dans ses colonies. Outre une meilleure compréhension de la sociabilité européenne, le GIS cherche à comprendre les mécanismes de circulation de modes de sociabilité qui ont été imités, adaptés, transformés et exportés dans les empires coloniaux par un processus d’hybridation.

Ce colloque international sera sponsorisé par l’Union Européenne dans le cadre du projet DIGITENS H2020 (H2020-MSCA-RISE 2018) et s’interrogera sur l’évolution des espaces de sociabilité du long dix-huitième siècle et sur leur persistance à travers les époques. L’analyse de l’interaction entre la sociabilité et l’espace ainsi que des modes de construction des espaces de sociabilité de l’époque moderne à l’époque contemporaine/actuelle permettra une relecture de l’histoire des sociétés européennes et impériales.

En Europe, le dix-huitième siècle a vu l’émergence de nouvelles formes de sociabilité et la création de nouveaux lieux dévolus à ses pratiques. En transformant en profondeur les espaces urbains et en structurant les relations sociales, ces pratiques de sociabilité ont été de plus en plus fréquemment associées à leurs caractéristiques spatiales. Elles ont été par ailleurs imitées dans les colonies et adaptées à leurs divers contextes locaux.

Le rapport entre espace et société a été théorisé par l’Ecole interactionniste de Chicago dans les années 1920 (Park & Burgess, The City, 1925) et, plus récemment, un certain nombre de chercheurs se sont attachés à montrer comment les théories de l’espace s’appliquent à la production d’un espace social urbain (H. Lefebvre, La production de l’espace, 1974; E. Soja & Allen J. Scott. Postmodern Geographies: The Reassertion of Space in Critical Social Theory, 1989; Michel de Certeau. L’invention du quotidien, 1980) et comment l’espace peut contribuer à la formation d’une identité sociale (P. Grandjean, Construction identitaire et espace, 2009), favoriser l’inclusion ou, inversement, l’exclusion. Le long dix-huitième siècle, en particulier, a joué un rôle déterminant dans la formulation de théories liant l’espace et la société, particulièrement dans les travaux d’Habermas (L’Espace public: archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, 1978), de Richard Sennett (The Fall of Public Man, 2003), et de Neil Postman (Building a Bridge to the Eighteenth Century, 2000). Quelle est la pertinence de la sociabilité du dix-huitième siècle pour comprendre les rapports entre espace et société au 21e siècle ? Par exemple, quels points communs ont les cafés, clubs et réseaux sociaux d’aujourd’hui avec ceux du siècle des Lumières ?

L’objectif de ce colloque est de mesurer le rôle des espaces de sociabilité du long dix-huitième siècle dans la formation des sociétés européennes et postcoloniales. Cette approche fournira un prisme original et diachronique, permettant une meilleure compréhension de leur héritage, dans la mesure où la sociabilité a contribué à donner un cadre aux interactions sociales des temps modernes et à redéfinir l’organisation spatiale des siècles à venir. Ces espaces de sociabilité ont-ils survécu au 21e siècle ? Jusqu’à quel point ont-ils été reconfigurés dans leurs dimensions sociales, culturelles et politiques ? Dans quelle mesure ces espaces, dévolus à l’interaction humaine, ont-ils été transformés ou redessinés par les architectes d’aujourd’hui ou par les urbanistes par exemple ?

La distinction établie par Jürgen Habermas entre l’état, un public intermédiaire et la sphère privée sera ré-interrogée, comme nous y invite la critique récente qui a conduit à une réévaluation post-Habermassienne. Les communications doivent examiner la relation entre les espaces de sociabilité et les notions de classe sociale, de genre, de sexualité, de race, etc., l’espace social étant compris comme un « système de différences » (P. Bourdieu, La distinction), un facteur structurant et discriminant en termes d’organisation sociale.

Les espaces de sociabilité sont d’abord des espaces géographiques (l’espace bâti comme le monde naturel), mais ils peuvent être dématérialisés, des entités abstraites, comme dans le cas des correspondances qui sont à la fois virtuelles et interpersonnelles, ou même le « salon » qui a fini par faire référence à un ensemble de pratiques sociales, de valeurs et de normes plus qu’à un véritable espace physique. Que l’espace soit compris comme territoire géographique ou paysage imaginaire, la notion elle-même implique une relation entre individu et société, qu’elle soit harmonieuse ou conflictuelle. Si la sociabilité est liée à l’idée d’interaction librement consentie entre les individus (G. Simmel, Sociologie et épistémologie, 1981) la construction d’espaces de sociabilité peut sembler relever de l’utopie. De plus, l’espace peut être littéraire (M. Blanchot, L’espace littéraire, 1955; P. Casanova, La république mondiale des lettres, 1999) et traverser les frontières temporelles par la création d’un concept spatio-temporel. Ce colloque cherche également à examiner l’écart entre la conception ou la représentation des espaces de sociabilité et la réalité de leur construction en Europe et dans le monde colonial pendant plus de trois siècles.

Nous acceptons des propositions en anglais ou en français de chercheurs issus de différents champs disciplinaires (histoire, histoire de l’art, géographie, sociologie, anthropologie, ethnologie, littérature, architecture, études culturelles, études urbaines, études postcoloniales) et travaillant sur différentes périodes historiques afin de comparer les résultats de leur recherche et contribuer à l’écriture d’une histoire comparée de la sociabilité en Europe et dans le monde post-colonial du dix-huitième siècle à nos jours.

Les communications d’une durée de 25 minutes ou les sessions de trois intervenants couvriront un large spectre chronologique et géographique. Les espaces de sociabilité devront être appréhendés à la fois dans leur dimension historique et à travers une réévaluation contemporaine de leur influence passée. Nous encourageons également le recours à des méthodologies et des approches innovantes ainsi qu’à des technologies et techniques numériques pour la collecte, la conservation, l’analyse et la présentation de données.

À titre d’exemple, les communications pourront s’orienter selon les axes suivants :

-L’interaction conceptuelle de la sociabilité et de l’espace *l’apport de la sociologie *la dimension philosophique *les approches historiographiques -La dialectique sphère publique/sphère privée *Habermas et l’après-Habermas *l’émergence d’une « sphère sociale » ou « troisième espace » -Les espaces institutionnels de sociabilité du 18e siècle à nos jours *Traits distinctifs et variations (géographie, échelle, temps) *Etudes de cas dans une perspective comparatiste, passé/présent (cafés, clubs, spas…) -Sociabilité et différentiation spatiale *Espaces de sociabilité urbains/ruraux *Centre/périphérie ; dimension métropolitaine/coloniale -Matérialité/immatérialité des espaces de sociabilité *Cartographie du territoire de la sociabilité : méthodologie et nouveaux défis technologiques *Espace matériel (architecture, décoration intérieure, mobilier et objets) *Espace abstrait ou communication virtuelle (presse périodique, littérature, correspondances…) -Espaces de sociabilité et identités *Espaces genrés *Espaces de sociabilité et classe sociale *Espaces de sociabilité et caractère national -Espaces de sociabilité : tisseurs de liens *Espaces de sociabilité et le rôle de l’amitié *Espaces de sociabilité et relations de pouvoir *Réseaux sociaux : une invention du dix-huitième siècle ? -La dimension culturelle des espaces de sociabilité *Les valeurs culturelles qui sous-tendent les espaces de sociabilité (communauté, progrès, politesse…) *Les espaces de sociabilité et la révolution des loisirs *Les espaces de sociabilité et l’expérience du voyage -Espaces de sociabilité et représentation *Espaces de sociabilité et représentation de soi *Les représentations artistiques des espaces de sociabilité -Espaces de sociabilité et transgression

Date limite de soumission : 1er octobre 2018 Pour des propositions de communication individuelle, merci de soumettre un titre et un résumé de 200 mots. Pour des propositions de sessions merci d’inclure également un titre, un résumé de 200 mots ainsi qu’une brève bio pour chaque intervenant.

Les propositions devront être envoyées à :

annick.cossic@univ-brest.fr, brian.cowan2@mcgill.ca,

valerie.capdeville@univ-paris13.fr, Kimberley.Page-Jones@univ-brest.fr

GIS Sociabilitéshttp://www.univ-brest.fr/gis-sociabilites

Une sélection de communications fera l’objet d’une publication.

Bibliographie Blanchot, Maurice. L’espace littéraire. Gallimard. 1955. Capdeville, Valérie & Eric Francalanza, « Les espaces de sociabilité » (Tome 3), La Sociabilité en France et en Grande-Bretagne au siècle des Lumières: L’émergence d’un nouveau modèle de société. Paris : Le Manuscrit, coll. « Transversales ». 2014. Casanova, Pascale, La république mondiale des lettres. Editions du Seuil.1999. Castells, Manuel. La société en réseaux. Fayard. 1996. 2001. Certeau, Michel (de). L’invention du quotidien. Volume 1. Arts de faire, Paris. 1980. Gallimard. 1998. Cohen, Michele. Fashioning Masculinity: National Identity and Language in the Eighteenth Century. Routledge. 1996. Deleuze, Gilles & Félix Guattari. Mille Plateaux. Les éditions de minuit. 1980. Di Meo, Guy & Pascal Buleon. L’espace social. Lecture géographique des sociétés. Armand Colin. 2005. Elias, Norbert. The Civilizing Process. 1939. Blackwell. 1969. Florida, Richard. The Rise of the Creative Class: and How It’s Transforming Work, Leisure, Community and Everyday Life. Basic Books. 2002. Fraser, Nancy. “Rethinking the Public Sphere: A Contribution to the Critique of Actually Existing Democracy” Social Text No. 25/26. Duke University Press (1990). pp. 56-80. Grandjean, Philippe. Construction identitaire et espace. L’Harmattan. 2009. Habermas, Jürgen. L’archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise. Payot. 1978. Ingold, Tim. Making: Anthropology, Archaeology, Art and Architecture. Routledge. 2013. /Faire. Anthropologie, Archéologie, Art et Architecture. Edition Dehors. 2017. Ingold, Tim & Monica Janowski (eds). Imagining Landscapes: Past, Present and Future. Routledge. 2016. Joseph, Isaac & Yves Grafmeyer. L’école de Chicago: naissance de l’écologie urbaine. 2009. Lefebvre, Henri. La production de l’espace. 1974. (4e ed. 2000). Lussault, M. De la lutte des classes à la lutte des places. Grasset. 2009. Park, Robert E. & Ernest W. Burgess. The City: Suggestions for Investigation of Human Behavior in the Urban Environment. University of Chicago Press. 1925. 1967. Pinçon-Charlot, Michel & Monique. Sociologie de la bourgeoisie. La découverte. 2016. Postman, Neil. Building a Bridge to the Eighteenth Century: How the Past Can Improve Our Future. Vintage. 2000. Sennett, Richard. The Fall of Public Man. Penguin. 2003. Simmel, Georg. Sociologie et épistémologie. PUF. 1981. Soja, Edward & Allen J. Scott. Postmodern Geographies: The Reassertion of Space in Critical Social Theory. Verso Press. 1989. Squires, Catherine. “Rethinking the Black Public Sphere: An Alternative Vocabulary for Multiple Public Spheres.” Communication Theory. Vol. 12, n° 4 (2002). pp. 446-468. Vickery, Amanda. The Gentleman’s Daughter. Women’s Lives in Georgian England. Yale UP. 2003.

CfP: Durham Early Modern Studies Conference 2019
Posted: Wednesday, August 15, 2018 - 10:01

An interdisciplinary conference on the early modern period is well established at Durham, first as a biennial conference on The Seventeenth-Century, and more recently as a broader Early Modern event. The 2019 Durham Early Modern Studies Conference aims to build on this tradition, establishing an annual conference which will offer a broad and inclusive interdisciplinary forum for the discussion of the period c.1450 to c.1800. We therefore welcome proposals for panels, strands and seminars from scholars interested in any aspect of the early modern period.

PROPOSAL CRITERIA/FURTHER INFORMATION

We welcome proposals both for Panels comprising three or four 20-minute papers. Panel proposals should comprise:

• A cover sheet, detailing the title of the panel, a short summary of its scope and purpose (no more than 200 words), the names of the participants, and the name and e-mail address of the panel organizer (who will be the contact with the conference committee)

• A 200 word synopsis of each of the three/four papers

• Short cvs (one page) of the 3/4 presenters, the panel chair and the commentator (the chair and commentator may be the same person)

The conference committee encourages panels which include papers from participants at a range of career stages. We are open to the submission of panel proposals including papers not in English, but encourage organisers to contact the Conference Committee first. Panel discussions will be in English.

 

Call for Strand Proposals

The Conference Committee encourages the submission of proposals of ‘strands’ of between three and six panels, which would then be scheduled to run through the conference. Strand proposals should include a short rationale for the ‘strand’ and the name and contact details of the organiser, together with the panel proposals as detailed above.

Call for ‘Seminar’ Proposals

Seminars will be two-hour sessions, including anything from six to twelve ‘participants’. Each ‘participant’ will write a paper (3,000–3,500 words, excluding references), which will be circulated in advance. ‘Participants’ will be expected to read all the papers in advance. The first 1–1.5 hours of the seminar will then consist of a moderated discussion by the ‘participants’. The seminars will also be open to ‘auditors’ from the conference delegates, who will be able to ask questions and join in the discussion for the latter part of the seminar.

Outline Seminar proposals should comprise:

• The names and brief cvs (one page) of the seminar organisers. There may be up to three organisers, one of whom should be identified as the point of contact for correspondence

• The rationale for the seminar (maximum 300 words)

• Titles, 200-word synopses and brief author cvs for a minimum of three papers to be presented at the seminar (conference organisers may present papers, but do not have to do so)

The chair and details of further papers/participants (a minimum of six and a maximum of twelve) can by supplied following notification of the acceptance of the seminar for the Conference Programme. The deadline for the submission of the full list of papers and participants will be 30 November. Between 30 September and 30 November details of all seminars accepted for the Conference will be posted on the Conference website, with an invitation to submit proposals for papers to the seminar organiser(s).

Visit the dedicated conference page on https://www.dur.ac.uk/imems/events/conferences/?eventno=38761

 Academic enquiries to: early.modern@durham.ac.uk/

 

 

CfP: The Desire for Method in Early Modern Europe
Posted: Wednesday, August 15, 2018 - 09:58

25 October - 26 October 2018

New York University & Princeton University

Peter Mack (University of Warwick) Brian Ogilvie (University of Massachusetts, Amherst) Joanna Picciotto (University of California, Berkeley)

The desire for method shaped the culture of the sixteenth and seventeenth centuries. Method’s importance to early modernity can be felt in proportion to its variety, as there was not one method but several. While the subject has long been a focal point for historians of science, methods are found in many renaissance arts, including grammar, logic and rhetoric; poetry, history and philosophy; and theology, politics and ethics.

What were these methods, and why were they held in such high social and cultural esteem? Which methods—e.g., Lullist, Ramist, Jesuit—affected which areas of inquiry, and how? To what extent were the fundamental achievements of the period—such as humanist pedagogy, popular drama and vernacular devotion—results of methodization, or reactions against it? 

We ask participants to question the methods of early moderns at a time when scholars across the humanities are reconsidering their own, and we therefore seek to turn this questioning on scholarship itself. How has method altered the historiography of the sixteenth and seventeenth centuries? What are the fates of various methods—e.g., philological, comparative, formalist, contextualist and Marxist—that have been important to the field? What problems in the field remain to be solved, and which methods may help us address them?

Possible topics:

Ramism and the transformation of rhetoric and dialectic;

Perspective in the visual arts and methods of representation;

Analytic geometry and the mathematization of nature;

Printing and its influence on literary and philosophical culture;

Reformation and debates over biblical hermeneutics; Spiritual exercises and literary genres of meditation;

Baconianism and the invention of experimental philosophy;

Pedagogy and its influence on politics and religion;

The emergence of historical scholarship;

Crypsis, secrecy, and insinuative methods;

Lullism and esoteric speculation;

Encyclopedias and the systematization of knowledge.

Key words: method, desire, logic, rhetoric, poetry, philosophy, theology, Reformation, biblical hermeneutics, pedagogy and perspective.

This conference is designed to promote engagement between graduate students and professors across disciplines, and it will commence with a workshop for all participants that will discuss the question of method in recent scholarship. Presenters are invited to the conference dinner, hosted by Princeton and NYU. A small number of graduate student bursaries will be available for students traveling long distances to attend the conference.

Please submit 350 word proposals for 15 min papers and a CV to desireformethod@gmail.com by September 1, 2018. All papers must be submitted in full by October 11 to allow time for faculty responses at the conference. This conference is convened by Ruby Lowe, Orlando Reade and Matthew Rickard. Please contact us with any questions: ruby.lowe@nyu.eduosxr@princeton.edu and mrickard@princeton.edu.

 
CfP: Stepfamilies in the Early Modern World, 1400-1800
Posted: Wednesday, August 15, 2018 - 09:55

Conference in Budapest, Hungary 30-31 May 2019

Hungarian Academy of Sciences (HAS), Research Centre for the Humanities, Institute of History

Call for papers deadline: 30 September 2018

 The stepfamily in its various forms across Asia, Europe and its colonies, the Ottoman Empire and across world faiths. • counting stepfamilies – historical demography • children of 1st, 2nd or 3rd marriages or concubines • step–parents • half-siblings, stepsiblings • divorce and widowhood • domestic arrangements & household types • laws and emotions • visual sources

Special issue of a journal (subject to peer review) Gabriella Erdélyi, HAS and Lyndan Warner, Saint Mary's University

conference url: https://stepfamilies1400to1800.blogspot.com

Twitter: @StepfamiliesW

Submit proposals to: worldstepfamilies@gmail.com

 

 

CfP: THE POLITICS OF FORM IN EARLY MODERN EUROPE
Posted: Wednesday, August 15, 2018 - 09:53

June 27–28, 2019 Université Paris-Est Créteil / Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3

Many early modern literary and artistic works were produced for specific social and political events which inflected their form and content. Attention to contexts of production and performance is essential for understanding these works, which, nevertheless, also arose out of formal and aesthetic decisions. Any courtly activity necessarily had political implications, right down to the most intimate actions — such as the public celebration of the wedding night for some royal couples. Courtiers and rulers indulged in a number of artistic pursuits to which they brought their own agendas. Examples include Louis XIV’s participation in French court ballets, lavish masques at the English courts of James I and Charles I, and Castiglione’s emphasis, in Il Cortegiano, on poetry, music and dance as indispensable skills for a gentleman.

The lives of courtier poets, musicians and dancers thus differed greatly from the images of bohemian artists, unrecognized geniuses and poètes maudits devised by the Romantics. Such images stress the artists’ genuineness and their defiance of bourgeois conventions. The criterion of sincerity — established by Jean-Jacques Rousseau, who set the “language of the heart” in opposition to social hypocrisy — became a central tenet of artistic expression, relegating works produced for particular events to the rank of mediocrity. Thus we often associate poetry with the private rather than public sphere, and continue to use the criterion of sincerity to evaluate past works, particularly early modern productions, despite the risk of misunderstanding them.

Nevertheless, there are many reasons to consider works produced for particular occasions within the social and ideological contexts in which they were created, and to approach aesthetic choices not only as the result of personal preferences but also as the expression of collective projects which may have been driven by political rivalries or alliances. Outside the court, literary pursuits were also connected with politics: pamphlets and various pieces of satirical verse come to mind, but so do emblems and even religious poetry — in Catholic Europe, the canonization process was an opportunity to demonstrate the power of a particular state, city or family; thus poets competed in their celebrations of Teresa of Avila.

This conference proposes to re-examine the relationship between the arts (broadly construed to include literature and the visual and performing arts) and politics, paying special attention to the original contexts in which works were produced or performed so that the political implications of aesthetic choices may become clearer. We shall focus, in particular, on the way forms (be they linguistic, generic, metrical, material, visual or musical) might carry complex political meanings — for even forms that are clearly designed to flatter the sovereign are able to suggest advice, criticism or subtle negotiation. This conference will also be an opportunity to interrogate the very notion of form across disciplines.

Proposals might focus on:

  • official entertainments such as court ballets, royal entries, masques and civic ceremonies
  • literary genres — whether they were clearly connected with politics (like pamphlets) or seemingly detached from them (like pastorals) — and the circles in which they were shared or debated
  • metrical forms, which sometimes refer to other models (like classical ideals or the vernacular culture of a neighbouring country) and involve a network of influences, rivalries and imitations affecting the construction of national and group identities
  • paratexts, which negotiate the reception of a particular text through dedications to important figures, letters “to the reader”, and poems in praise of the author written by colleagues and friends; these occasional pieces sometimes conveyed contradictory politics
  • material culture and history of the book, to the extent that material objects and book formats were also forms that could carry political meaning independently of or concurrently with the stated content

The conference will gather specialists of Europe and its overseas territories from the fifteenth to the eighteenth centuries. Comparative and interdisciplinary approaches are especially welcome.

Keynote Speaker Nigel Smith (Princeton University)

Scholarly Committee Papers will be selected by a scholarly committee composed of Mercedes Blanco (Sorbonne Université), Fernando Bouza (Universidad Complutense Madrid), Paloma Bravo (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Camilla Cavicchi (Centre d'Études Supérieures de la Renaissance), Charlotte Coffin (Université Paris-Est Créteil), Line Cottegnies (Sorbonne Université), Séverine Delahaye-Grélois (Université Paris-Est Créteil), Jean-Louis Fournel (Université Paris 8 Vincennes-Saint Denis / Institut Universitaire de France), Sagrario López Poza (Universidad de La Coruña), Karen Newman (Brown University), Bruno Petey-Girard (Université Paris-Est Créteil), Matteo Residori (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3), Elisabeth Rothmund (Université Paris-Est Créteil), Jessica Wolfe (University of North Carolina at Chapel Hill).

Organization Committee Paloma Bravo (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, CRES-LECEMO), Charlotte Coffin (Université Paris-Est Créteil, TIES-IMAGER), Séverine Delahaye-Grélois (Université Paris-Est Créteil, CREER-IMAGER).

This conference is co-organized by IMAGER (Institut des Mondes Anglophone, Germanique et Roman) and CRES-LECEMO (Centre de Recherche sur l’Espagne des XVIe et XVIIe Siècles - Les Cultures de l’Europe Méditerranéenne Occidentale).

Submissions Proposals comprising paper title, abstract (300 words max) and brief biography (150 words max) should be sent by September 15, 2018 to: lesensdesformes@gmail.com.

New Publications

Le Siècle de Marie Du Bois. Écrire l'expérience au XVIIe siècle (Christian Jouhaud)
Posted: 14 Mar 2022 - 11:37

Christian Jouhaud, Le Siècle de Marie Du Bois. Écrire l'expérience au XVIIe siècle, Paris, Seuil, coll. "L'Univers historique", 2022.

EAN: 9782021492026
384 pages
Prix : 25 EUR
Date de publication : 10 Février 2022

Comment penser et écrire une histoire de l’expérience de vivre ? Telle est la question posée par Christian Jouhaud à partir de « l’espèce de journal » tenu pendant trente ans par Marie Du Bois, gentilhomme du Vendômois, valet de chambre des rois Louis XIII et Louis XIV. Cet écrit singulier surprend d’abord par la difficulté de lui trouver un statut : ce n’est ni un livre de raison, ni une autobiographie, ni un journal spirituel, ni une histoire, et pourtant il peut être abordé sous tous ces aspects.

Il ne s’agit pas non plus d’une histoire de vie, mais d’une histoire des expériences d’un homme « ordinaire » en ses territoires de vie. Le je de Du Bois, qui s’exprime continûment, ne sert en effet aucun épanchement autobiographique, mais, de page en page, il permet de comprendre l’itinéraire de l’intériorisation des normes et des contraintes par quelqu’un qui a confié à l’activité d’écrire régulièrement la représentation de sa vie comme action.

L’exercice pourrait sembler futile, ou mineur, si l’événement politique ne venait pas brutalement fracasser la mécanique diariste, finissant par politiser l’écriture, par exemple dans l’expérience intime de signes de désordre, comme pendant la Fronde, qui menacent la lisibilité d’un monde dont l’ordre est la valeur cardinale.

Depuis la chambre du roi et la campagne du Vendômois sont ainsi revisités les rapports entre local et national au XVIIe siècle, l’histoire politique de l’État, l’histoire anthropologique de l’acte d’écrire et de transmettre par l’écriture, inscrivant, dans le siècle de Louis XIV, un siècle de Marie Du Bois.

*

Directeur d’études à l’EHESS, directeur de recherche émérite au CNRS, Christian Jouhaud est spécialiste de l’histoire sociale, politique et culturelle du xviie siècle. Son travail porte également sur l’histoire de l’historiographie et du fait littéraire. Il a notamment publié : Les pouvoirs de la littérature. Histoire d’un paradoxe (Gallimard, 2000), Sauver le Grand-Siècle ? Présence et transmission du passé (Seuil, 2007), Richelieu et l’écriture du pouvoir. Autour de la journée des dupes (Gallimard, 2015), Une femme a passé. Méditation sur la Gradiva (Gallimard, 2019).

Plus d'informations ici.

L’Antiquité politique de Jean-Jacques Rousseau. Entre exemples et modèles (Flora Champy)
Posted: 14 Mar 2022 - 11:34

Flora Champy, L’Antiquité politique de Jean-Jacques Rousseau. Entre exemples et modèles, Paris, Classiques Garnier, coll. "L'Europe des Lumières", 2022.

EAN: 9782406125303
DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12532-7
632 pages
Prix : 32€
Date de publication : 26 Janvier 2022

Une étude littéraire de la représentation de l’Antiquité dans les œuvres politiques de Jean-Jacques Rousseau montre comment il transforme l’idée classique d'exemplarité en modèles politiques modernes. Chez lui, la République romaine modélise le rapport entre formation morale et activité civique.

Plus d'informations ici.

Le libraire de Molière (Alain Riffaud)
Posted: 14 Mar 2022 - 11:30

Alain Riffaud, Le libraire de Molière, Paris, PortaParole, 2022.

EAN: 9782378640507
484 pages
Prix : 48 EUR
Date de publication : 15 Janvier 2022

Jean Ribou, 1630-1702. Il est des vies qui ressemblent à des romans. C’est le cas pour le libraire Jean Ribou, né sous Richelieu et mort à l’aube du XVIIIe siècle. Détaillant sur le quai des Augustins, il possède un caractère bien trempé et le sens de l’initiative. Il entre dans l’Histoire en dérobant Les Précieuses ridicules de Molière, contraignant l’écrivain à publier son premier livre. Le forban du quai récidive en sortant Le Cocu imaginaire, au nez et à la barbe du comédien. Perquisitions et procès s’ensuivent. Ce ne sont que les prémisses d’une aventure jalonnée de nombreux rebondissements. Un des plus surprenants est le retour en grâce de Ribou auprès de Molière, qui en fait son éditeur exclusif à partir de 1666, avec Le Misanthrope, L’Avare et Le Tartuffe.

L’intrigue, qui réserve bien d’autres surprises, nous fait découvrir la relation du grand acteur avec ses livres, l’actualité des nouveautés littéraires, les lieux de vente à Paris, les stratégies publicitaires, les complicités commerciales, les réseaux de distribution, la police et les geôles de la Bastille. Les heurs et malheurs de Jean Ribou sont autant d’occasions de mieux connaître le négoce du livre au temps de Louis XIV. Pourtant, jusqu’ici, pas la moindre étude n’avait été consacrée au libraire de Molière. D’où l’intérêt de cet ouvrage qui relate sa carrière, établit son catalogue, et fournit toutes les archives retrouvées.

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Molière (Boris Donné)
Posted: 14 Mar 2022 - 11:26

Boris Donné, Molière, Paris, Éditions du Cerf, coll. "Qui es-tu ?", 2022

EAN: 9782204148962
Prix : 15 EUR
Date de publication : 07 Janvier 2022

Dom Juan, Tartuffe, l’Avare, le Misanthrope ou le Malade imaginaire : les personnages de Molière sont si célèbres qu’ils sont devenus des archétypes. Mais Molière lui-même, qui était-il vraiment ? Au-delà des légendes, des fantasmes, des rumeurs sur sa vie et sur sa mort, que sait-on de l’homme — né Jean-Baptiste Poquelin il y a quatre siècles — qui s’est caché derrière ce pseudonyme ?

Comédien, auteur controversé, courtisan du Roi-Soleil, figure majeure du Grand Siècle, Molière a su garder ses secrets. Quels bonheurs et quelles blessures ont forgé sa sensibilité ? D’où vient son regard acerbe sur la comédie de la vie ? Il faut scruter à la fois les documents et son théâtre pour deviner ses ambitions, ses passions, ses convictions religieuses et philosophiques.

Molière entre lumière et ombres : ce livre révèle la dimension humaine d’une oeuvre qui ne cesse de nous fasciner.

Normalien, agrégé, docteur ès lettres, Boris Donné enseigne la littérature française du XVIIe siècle à l’Université d’Avignon. Il a consacré de nombreux travaux à Molière.

Plus d'informations ici.

Molière. La fabrique d'une gloire nationale (1622-2022) (Martial Poirson)
Posted: 14 Mar 2022 - 11:23

Martial Poirson, Molière. La fabrique d'une gloire nationale (1622-2022), Paris, Seuil, 2022.

EAN: 9782021443356
264 page
Prix : 35 EUR
Date de publication : 21 Janvier 2022

Préface de Denis Podalydès

Conçu comme l'album du quadri-centenaire de Molière, cet ouvrage propose d'abord le portrait de celui que l'on considère comme l'homme de théâtre par excellence : auteur, comédien, directeur de troupe, "metteur en scène" , organisateur des divertissements de Cour. Le livre montre que ce mythe national a immédiatement inspiré après sa mort jusqu'à aujourd'hui. Symbole de l'esprit français et de la politique de rayonnement d'un Roi-Soleil, Molière est aussi l'inspirateur d'une tradition artistique qui s'en réclame dès la fin du XVIIe siècle jusqu'au XXe siècle, l'incarnation d'un théâtre populaire, au prix de récupérations et détournements tant dans les arts vivants que dans les arts visuels, industries culturelles et médias de masse.

L'ouvrage offre enfin une traversée dans les espaces culturels d'un Molière vu d'ailleurs, par-delà les frontières culturelles et linguistiques, afin de percevoir la façon dont il est perçu en-dehors de l'hexagone, où il a conservé toute sa portée satirique, comme un auteur s'opposant à l'autorité, résistant à l'oppression, antidote à l'esprit de sérieux.

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