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Calls for Papers and Contributions

CfP: Women in French at PAMLA
Posted: Friday, February 15, 2019 - 13:57

Wyndham Bayside in San Diego, California from Nov. 14-17, 2019(https://pamla.org/2019).

 

Please send proposed title, abstract (250-300 words), and contact information to: youna.kwak@pomona.edu(specifying which panel you are interested in) by the deadline of April 1, 2019.

 

If you have any questions, don’t hesitate to contact either me or the panel chair directly.

 

 Women’s Infidelity

Chair: Francis Mathieu, Southwestern University (mathieuf@southwestern.edu)

 

This bilingual panel proposes to examine how French and francophone women authors have dealt with the somewhat taboo or understated topic of women’s infidelity in their writings, both in contemporary literature and in past centuries. Whereas infidelity was once regarded as a male problem or the purview of rich, powerful men, this cliché has never really matched reality. Yet, before the advent of contraception, cheating was much riskier for women, and the consequences could be severe, and can still be perilous in some societies. Birth control, women’s liberation, and push up against prescribed gender norms have been a recipe for change. How have French and francophone women authors addressed these situations and other related issues and elements in their works? Papers may be in English or in French.

 

Women’s Agency in Wartime

Chair: Anne Donadey, San Diego State University (adonadey@sdsu.edu)

 

Literary and film representations of women in wartime as combatants or peace agents; texts with a focus on women’s agency in wartime. Does genre or the gender of writers/filmmakers make a difference in representations of women?

 

Most war literature and film showcases male characters, their conflicts—external and inner—and their agency. A number of feminist scholars have demonstrated that men are generally seen as having a metonymic relation to the nation as its active protectors. In contrast, women are perceived as having a metaphoric relation to the nation as the passive group in need of protection. As a result of this ideological configuration, women are seen as less than full citizens and their rights within a nation must constantly be struggled for (Elleke Boemer 1991; Mrinalini Sinha 2004). This panel will focus on French and Francophone literature and film from any period that offers representations of women’s agency in wartime, as combatants, peacemakers, or in other important roles. What formal techniques are used to showcase women’s agency? What appear to be the political purposes of focusing on women’s agency? Does genre or the gender of writers/filmmakers play a part in representations of women with agency in wartime? Papers in English or French welcome.

Appel à communications : Les idées linguistiques des moralistes
Posted: Friday, February 15, 2019 - 11:10

5-6 décembre 2019, Université Lyon 3

Les auteurs que nous appelons « moralistes », du xvie siècle au xviiie siècle, s’intéressent prioritairement aux « usages », comme l’indique explicitement le titre du chapitre XIV des Caractères. Il était donc sans doute inévitable qu’ils fissent une place aux usages proprement linguistiques dans leurs observations. Des mœurs à la langue, il n’y a qu’un pas : le mot usage joue un rôle capital dans le métalangage et les conceptions théoriques de Vaugelas et des autres remarqueurs[1]. On sait que parfois, ce sont les mêmes auteurs qui glissent sans solution de continuité de l’analyse morale à l’analyse linguistique : l’abbé de Bellegarde incarne exemplairement cette porosité des domaines d’étude. On sait aussi que sans cesse, sous la plume des plus grands moralistes, l’observation de la « langue » abstraite ou de la « parole » réalisée, pour parler comme Saussure, joue un rôle structurant, comme simple comparant ou bien comme sujet d’observation effectivement ciblé. Ainsi, Pibrac règle les mœurs en corrigeant les discours (quatrain 5) et décrit les liens entre « le parler bref » et la vérité (quatrain 74) ; La Rochefoucauld s’interroge sur les moyens de l’éloquence (M 249) et fait brièvement allusion aux accents qui imprègnent la prononciation des locuteurs régionaux (M 342) ; Pascal s’interroge avec passion sur la double interprétation possible, « littérale » et « spirituelle », des mots employés dans l’Écriture, fondant ainsi la pratique de l’exégèse ou la lecture « figurative » sur un constat premier de polysémie du signe (Pensées, fr. Le Guern 236) ; cette même notion de polysémie sert de point de départ explicite à la réflexion de Jacques Esprit sur « la débonnaireté » (La Fausseté des vertus humaines, I, 9) ; La Bruyère transpose une analyse de la Grammaire générale et raisonnée de Port-Royal (Les Caractères, XI, 58) et multiplie les détails concrets et suggestifs sur la façon dont s’expriment ses personnages, en malmenant tel ou tel aspect du bon usage, en adoptant tel ou tel tic stylistique…

Les points de rencontre entre analyse morale et analyse linguistique, à bien y regarder, ne manquent pas. La question complexe et nuancée de la norme à (r)établir ne peut se réduire aux oppositions sommaires entre une approche descriptive (le « linguiste » ou le « moraliste ») et une approche normative (le « grammairien » ou le « moralisateur »), car les mentalités de l’âge classique ne songent nullement à dissocier ces perspectives[2]. Des bizarreries syntaxiques que traque Vaugelas aux monstres déconcertants qu’offre en spectacle La Bruyère, on peut déceler la même attitude, à la fois perplexe et amusée[3].

Après tout, Antoine Favre, le propre père de Vaugelas n’était-il pas lui-même un moraliste de premier ordre, dont les quatrains édifiants ont souvent été associés à ceux, plus célèbres, de Pibrac ? Observer comment les gens vivent et pensent, n’est-ce pas aussi, ou d’abord, observer comment ils parlent ? L’historien de la langue ne peut-il donc glaner ponctuellement, dans les ouvrages moraux, de précieuses indications sur les variations internes au français classique ? Est-ce vraiment un hasard si les moralistes et les remarqueurs partagent la même pratique de la « pièce détachée », comme pour saisir l’éclatement et la mouvance du référent dont ils traitent ? Est-ce encore un hasard si, en retour, ils partagent souvent le même discrédit aux yeux des garants autoproclamés des « systèmes » de pensée, dans le cadre de ce long « procès » dont Corrado Rosso a dressé l’historique[4] ?

Quelques travaux ont d’ores et déjà été conduits dans cette direction, mais ils restent relativement isolés. On a par exemple montré quelle attention La Bruyère accorde aux « phrases toutes faites »[5] ou aux « maladies de la parole »[6], quels contrastes il souligne entre l’oral et l’écrit[7], quelles questions de syntaxe ou de morphologie il traite ponctuellement[8]… On a comparé plus d’une fois les vues de La Rochefoucauld aux méthodes du lexicographe, fût-ce pour mettre en évidence les contrastes[9] ; on a souligné le curieux décalage, voire l’inversion complète, qu’il décèle entre le signifié codé en langue de certains mots et l’emploi effectif qu’on en fait[10]…  Mais il reste sans doute beaucoup à faire, sur ces mêmes auteurs ou sur d’autres, y compris les minores.

Conjoindre les méthodes respectives des critiques littéraires et des historiens des idées linguistiques ne va pourtant pas de soi. S’il est d’usage de commenter amplement l’écriture des moralistes, on songe moins spontanément à s’interroger sur leurs propres commentaires métalinguistiques. Les travaux sur les moralistes classiques qui accordent une réelle importance aux questions proprement linguistiques ne donnent donc encore qu’un aperçu du vaste champ de recherche qui s’ouvre ainsi. Ce colloque, où littéraires et grammairiens pourraient utilement échanger leurs vues respectives, sera ainsi l’occasion de combler une lacune et de faire le point sur une préoccupation majeure de l’âge classique. Car cette période pénétrante entre toutes explore avec la même fascination inquiète et la même étrange précision les ressorts mystérieux de l’inconscient et les structures insoupçonnées mais cohérentes de la langue. Cela n’interdit pas d’élargir éventuellement la perspective à des auteurs plus tardifs comme Joubert ou Cioran.

Modalités de soumission

Les projets de communications (une ou deux pages, références bibliographiques comprises) doivent être envoyés sous la forme d’un fichier de traitement de texte, avant le 15 juillet 2019, à l’adresse suivante : eric.tourrette@univ-lyon3.fr

Mettre en objet du courriel la mention « Colloque moralistes » ; préciser dans le message le statut professionnel et le lieu d’enseignement et de recherche.

 

 

[1] Voir  notamment Wendy Ayres-Bennett, Vaugelas and the development of the French language, Londres, The Modern Humanities Research Association, 1987 ; Gilles Declercq, « Usage et Bel Usage : L’éloge de la langue dans Les Entretiens d’Ariste et d’Eugène du Père Bouhours », Littératures classiques, n° 28, 1996, pp. 113-136 ; Wendy Ayres-Bennett et Magali Seijido, Remarques et observations sur la langue française : Histoire et évolution d’un genre, Paris, Classiques Garnier, 2011 ; Wendy Ayres-Bennett et Magali Seijido (dir.), Bon Usage et variation sociolinguistique : Perspectives diachroniques et traditions nationales, Lyon, ENS Éditions, 2013.

[2] Voir notamment André Martinet, Éléments de linguistique générale, Paris, Armand Colin, 1970, pp. 6-7 ; Pierre Dumonceaux, « Le bon usage est-il une norme ? », Textes et langages, n° 12, 1986, pp. 35-40 ; Gilles Siouffi, « La norme lexicale dans les Remarques sur la langue française de Vaugelas », dans Gilles Siouffi et Agnès Steuckardt (dir.), La Norme lexicale, Montpellier, Dipralang, 2001, pp. 57-85 ; Laurence Giavarini (dir.), Pouvoir des formes, écriture des normes : Brièveté et écriture (Moyen Âge / Temps modernes), Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, 2017.

[3] Voir Éric Tourrette, « Moralistes et remarqueurs », Studi francesi, n° 175, 2015, pp. 22-34.

[4] Voir Corrado Rosso, Procès à La Rochefoucauld et à la maxime, Pise, Goliardica, 1986.

[5] Voir Barbara R. Woshinsky, « Shattered speech : La Bruyère, “De la Cour”, 81 », Papers on French Seventeenth Century Literature, n° 15, 1981, pp. 211-226.

[6] Voir Michael Moriarty, « La parole dans Les Caractères », Cahiers de l'Association Internationale des Études Françaises, n° 44, mai 1992, pp. 277-290.

[7] Voir Gilles Siouffi, « Parler, écrire : La Bruyère analyste d’une disproportion », dans Jean Dagen, Élisabeth Bourguinat et Marc Escola (dir.), La Bruyère : Le Métier du moraliste, Paris, Champion, 2001, pp. 59-69.

[8] Voir Éric Tourrette, « La Bruyère grammairien », Thélème, n° 26, 2011, pp. 285-309.

[9] Voir notamment Jean-Pierre Beaujot, « Le travail de la définition dans quelques maximes de La Rochefoucauld », dans Jean Lafond (dir.), Les Formes brèves de la prose et le discours discontinu, Paris, Vrin, 1984, pp. 95-100 ; Maria Teresa Biason, La Massima o il « saper dire », Palerme, Sellerio, 1990, p. 84 ; Françoise Jaouën, De l’Art de plaire en petits morceaux : Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes, 1996, p. 100 ; Charlotte Schapira, La Maxime et le discours d’autorité, Paris, SEDES, 1997, pp. 91-99.

[10] Voir notamment Vivien Thweatt, La Rochefoucauld and the seventeenth-century concept of the self, Genève, Droz, 1980, p. 18 ; Jean Lafond, La Rochefoucauld : Augustinisme et littérature, 3e éd., Paris, Klincksieck, 1986, p. 73 ; Pierre Campion, Lectures de La Rochefoucauld, Rennes, P.U.R., 1998, p. 43 ; Bérengère Parmentier, Le Siècle des moralistes, Paris, Seuil, coll. « Points », 2000, pp. 80-81.

Source: Fabula

Appel à communication : « L’utérus : de l’organe aux discours »
Posted: Friday, February 15, 2019 - 11:08

Université Bretagne Sud, Lorient

les 10-11 octobre 2019

 

Organe mythique s’il en est, l’utérus est la somme et le condensé de l’appareil génital féminin. Longtemps creuset de la définition de la famille et de la filiation, il est un objet social qui interroge les mutations contemporaines de la société et les catégories identitaires. L’utérus demeure aussi un organe biologique, objet de toutes les attentions, celles des femmes, des hommes, des médecins, des philosophes, des artistes, etc. Organe féminin de la reproduction, il fait l’objet de silences, de discours mais aussi de fantasmes.

Aborder le corps, le statut de la femme ou celui de la famille par le biais d’un organe permet de renouveler les questionnements et d’ouvrir des pistes de lecture pluridisciplinaire. Les vieux débats que l’on croyait finis depuis les années 1970 sur la dénaturalisation des corps et la place des femmes dans la société ressurgissent avec force. Ces dernières années, en particulier autour de la loi sur le mariage pour tous, de nombreuses interrogations apparaissent, obligeant les chercheurs à renouveler leurs objets et à remettre sur le métier de nouveaux travaux. La publication en septembre 2018 de deux ouvrages médiatisés, l’un en histoire, Une histoire des sexualités dirigée par Sylvie Steinberg et l’autre en sociologie, La vie sexuelle en France de Janine Mossuz Lavau, a montré l’intérêt du public pour ces questions. Les discussions récentes autour du projet de loi sur la Procréation Médicalement Assistée, ou autour des lois légalisant ou restreignant l’avortement dans de nombreux pays (Pologne, Irlande, Argentine…), ont remis sur la place publique l’utérus et son potentiel de procréation. Au-delà des réflexions mises en avant sur la naturalité des familles ou sur leur caractère socialement construit, c’est bien d’un organe spécifique qu’on parle. De l’utérus que l’on brandit fièrement sous forme d’échographie à l’annonce d’une grossesse, à celui que l’on cache dans la littérature de jeunesse ou dans les encyclopédies pour enfants, de celui que l’on maltraite médicalement ou socialement à celui que l’on représente en vers, en prose ou en images, la relation métonymique semble s’imposer entre la femme et son organe reproducteur. L’utérus est toujours un centre d’intérêt et d’attention.

La lecture du corps féminin proposée ici est avant tout organique. Il s’agira de voir comment cet organe est perçu par les sociétés à des époques différentes, dans des œuvres référentielles ou fictionnelles, par les artistes ou les scientifiques, mais aussi de voir comment les textes de lois aujourd’hui régissent ces questions. Si les travaux sur le corps féminin sont nombreux – les analyses de genre n’y sont sans doute pas étrangères dans de nombreuses disciplines – le prisme spécifique de l’organe a été rarement choisi. Comment, selon les périodes, les cultures et surtout selon les disciplines, aborde-t-on cette profondeur des corps ? À l’heure où les techniques d’imagerie médicale permettent de scruter l’utérus et d’en connaître les pathologies et le fonctionnement, comment les sciences humaines et sociales, les sciences juridiques, les lettres et les arts conçoivent-ils cette intériorité, entre transparence et opacité, entre fonctionnalité et symbolique, entre vécu et imaginaire ? Que dit chaque spécialiste de cette partie cachée qui projette pourtant tellement au dehors de l’espace corporel ? Comment la littérature, les arts, les législations, la médecine etc. se sont-ils saisis de cet organe pour proposer souvent une lecture de la société ou d’un idéal ?

Le projet s’inscrit résolument dans une démarche pluridisciplinaire et est ouvert aux différentes sciences humaines et sociales, mais aussi aux sciences dites « dures ».

Axes de communication

Partant des différentes manières de faire référence à l’organe, il s’agit d’étudier les finalités des discours qui lui sont consacrés, en se demandant jusqu’à quel point l’approche organique ne conduit pas irrémédiablement à une lecture naturaliste et fonctionnelle. L’objectif de ce colloque est donc triple. 

Faire référence à l’utérus : un organe innommable ?

S’intéresser aux façons de faire référence à l’organe est un moyen essentiel de construire l’objet commun de recherche. Connaître les mots et les images des uns et des autres, parler une langue commune ou faire le constat de la différence projette déjà une manière de penser l’organique. Nommer, représenter, éluder, user de métaphores, d’analogies ou de métonymies… ces formes de référence pourront être abordées dans des corpus différents, pour des sociétés proches ou lointaines, dans le temps ou l’espace.

Discourir sur l’utérus : normer, pathologiser, sacraliser ?

Si les catégories de discours sont nombreuses (médical, artistique, biologique, littéraire, philosophique, juridique…), les finalités sont souvent proches : il s’agit d’encadrer l’organe, de le protéger, de le posséder, de le pathologiser pour mieux le contrôler ou de le sacraliser pour réduire le corps à sa fonctionnalité reproductive. Toutes ces formes et visées discursives pourront être abordées pour des périodes différentes, des cultures proches ou lointaines, sous forme d’études de cas ou au contraire avec des portées plus globales.

Penser l’organe en féministe : l’utérus, un cul-de-sac épistémologique ?

L’approche organique des corps réduit-elle l’individu à une forme de fonctionnalité, ici à la reproduction ? Au moins depuis le xixe s., la pensée féministe a tantôt pris en compte le corps féminin, tantôt s’en est libérée pour proposer une émancipation où la place du sujet est première. Peut-on penser un corps sans sexuation, sans sexualité, sans reproduction ? Les processus de subjectivation peuvent-ils se passer d’une certaine lecture organique des corps ? L’utérus est-il une pierre d’achoppement pour les pensées féministes ?

Ces axes privilégiés ne sont pas exclusifs, d’autres questionnements ou problématiques pourront être proposés.

*

Organisation du colloque

Le colloque se tiendra sur deux journées à l’Université Bretagne Sud à Lorient les 10 et 11 octobre 2019. Il sera organisé par sessions de communication de 20 à 30 minutes chacune. Un grand temps de discussion sera laissé libre après chaque session.

Une publication rapide des actes du colloque est prévue, les textes devront donc être rendus pour publication durant le 1er trimestre 2020.

Modalités de proposition des communications : 

Les propositions présenteront en une page maximum l’objet de la communication, en précisant l’axe dans lequel s’inscrira l’intervention. Elles feront apparaître les nom, prénom, appartenance institutionnelle et adresse mail du ou des communicant·e·s, ainsi que quelques éléments bibliographiques.

Elles sont à envoyer à Isabelle Durand (isabelle.durand@univ-ubs.fr), à Morgan Guyvarc’h (morgan.guyvarch@univ-ubs.fr), à Véronique Mehl (veronique.mehl@univ-ubs.fr) avant le 10 mars 2019.

Les autrices et les auteurs dont les communications seront acceptées seront averti·e·s par courriel début avril.

Appel à communications : L’envers du décor ? Représentations de la pauvreté en Europe à l’époque moderne
Posted: Friday, February 15, 2019 - 11:04

les 12 et 13 septembre 2019 à l’Université de Lausanne.

 

Depuis les années 1970, l’histoire de la pauvreté à l’époque moderne a suscité un certain nombre de travaux, ceux notamment des historiens Jean-Pierre Gutton, Arlette Farge, Olwen H. Hufton, Jacques Carré et Andrew Cunningham. Plusieurs études ont été publiées qui analysent le phénomène de la mendicité dans les villes, le vagabondage dans les campagnes, les petits métiers, la criminalité, les politiques caritatives sinon répressives menés par l’église et l’état. Ces recherches pluridisciplinaires ont amplement contribué à faire du thème de la pauvreté un objet historique en soi, signalant le lien entre instauration de politiques de lutte contre la misère et nouvelle façon de voir les pauvres dans les sociétés européennes. Si le sujet de la pauvreté est également au cœur de nombreux essais sur l’histoire des religions et de la littérature, l’image des plus démunis a en revanche moins retenu l’attention des historiens de l’art. Des travaux existent néanmoins. Plusieurs études sur l’art anglais et hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles font ainsi la part belle au peuple d’en bas et à ses représentations (voir notamment John Barrell, Patricia Fumerton, Tom Nichols, Anne M. Scott…). Les écrits consacrés aux peintres « caravagesques » et aux Bamboccianti ont également attiré l’attention sur le thème de marginalité (voir par exemple F. Cappelletti, A. Lemoine (ed.), Les Bas-fonds du baroque : La Rome du vice et de la misère, 2014). Mais l’image et la place du pauvre dans les arts visuels demeure trop souvent encore dans l’angle mort de la réflexion sur l’histoire des représentations à l’époque moderne.

Co-organisé par les départements d’histoire de l’art de l’Université de Lausanne (UNIL) et Université de Genève (UNIGE), ce colloque international propose de conjuguer les regards des sciences humaines et sociales (histoire de l’art, littérature, histoire, sociologie, anthropologie etc.) afin d’approfondir cette problématique de recherche fondée sur l’image. En tirant parti des avancées récentes dans le domaine des études sur la peinture de genre, la peinture d’histoire, le paysage et les arts décoratifs, cette rencontre scientifique a pour objectif d’évaluer l’impact de cette production, d’analyser son iconographie et d’en cerner le sens, d’en préciser les débouchés, les discours et leurs enjeux (comiques, sentimentaux, économiques, religieux, politiques etc.) à la lumière d’éléments contextuels précis. Il s’agira aussi de mettre en lumière la variété des démarches artistiques, des supports employés et la complexité des circulations des œuvres.

Pour atteindre ces objectifs, nous proposons d’explorer plusieurs axes listés ci-dessous :

  • Image de la pauvreté urbaine et rurale (vagabonds, mendiants …)
  • Pauvreté et migration
  • Représentations de la charité chrétienne, étatique ou royale
  • Mise en scène de la pauvreté et de ses « vertus »
  • Pauvreté, crime et délit
  • Les images de la pauvreté comme genre artistique (bambochades, scènes de tavernes, etc.)
  • Portrait du pauvre
  • Pauvreté et petits métiers (métiers ambulants, paysans, …)
  • Pauvreté et maladie
  • Pauvreté et rire
  • Pauvreté et politique (révoltes et révolutions)
  • Pauvreté entre art et littérature ou art et théâtre

Conditions de soumission

Le comité d’organisation sollicite des contributions provenant de disciplines variées (histoire de l’art, littérature, histoire, sociologie, anthropologie etc.).

Les propositions de communication comporteront un titre et un résumé (max. 300 mots) ainsi qu’une courte biographie. Elles devront nous parvenir par courrier électronique, au plus tard le 29 mars 2019 aux adresses suivantes : cyril.lecosse@unil.ch et angela.benza@unige.ch.

Les communications, d’environ 25 minutes, pourront être données en français ou en anglais.

https://www.unil.ch/hart/fr/home.html

Source: Fabula

CfP: Journée des doctorants de l'ADEFFI 2019/ADEFFI Postgraduate Symposium 2019
Posted: Friday, February 15, 2019 - 10:54

samedi 13 avril 2019 / Saturday 13 April 2019  Maynooth University

 

APPEL A COMMUNICATIONS

CALL FOR PAPERS

 

L'Association des études françaises et francophones d'Irlande (ADEFFI) invite les jeunes chercheurs en études françaises et francophones à venir participer à la Journée des doctorants qui se tiendra à Maynooth University (Irlande), le 13 avril 2019. La Journée se veut l’occasion pour les doctorants à la fois de présenter leurs recherches et d’en faire l’état des lieux dans un contexte universitaire. Elle sera également l’occasion pour eux de rencontrer leurs pairs ainsi que des chercheurs en poste dans le domaine des études françaises et francophones venus de l’Irlande, du Royaume-Uni et de plus loin. Afin que cet échange soit aussi ouvert et varié que possible, aucun thème n’a été retenu. Les propositions de communication d’une longueur de 200 mots (correspondant à une présentation de vingt minutes environ) peuvent être rédigées soit en français, soit en anglais, et doivent être envoyées à adeffipostgrad@gmail.com avant le 8 mars 2019 au plus tard. Merci de bien vouloir joindre cinq mots clés ainsi que votre rattachement universitaire à votre proposition.

The Association for French and Francophone Studies in Ireland (ADEFFI) invites contributions from postgraduate students in all areas of French and Francophone studies for a postgraduate symposium to be held at Maynooth University, on Saturday 13 April 2019. This event will provide a supportive scholarly forum for postgraduates to present both work in progress and new research and will allow participants to meet established researchers and fellow postgraduates in French and Francophone Studies from Ireland, the UK and beyond. In order to ensure that this forum for exchange is as open and diverse as possible, no central theme is specified. Abstracts of 200 words for 20-minute presentations in French or English should be sent to adeffipostgrad@gmail.com by 8 March 2019. Students are asked to provide five keywords in addition to their abstract and to give details of their institutional affiliation.

Source: H-France

New Publications

Soigner l’humain Péchés et remèdes chez Montaigne et Descartes (Jil Muller)
Posted: 15 Jun 2022 - 04:42

Jil Muller, Soigner l’humain Péchés et remèdes chez Montaigne et Descartes, Paris, Classiques Garnier, 2022.

À partir d’une étude comparatiste, ce livre analyse les pensées de Montaigne et de Descartes sur le péché, en suivant un schéma à la fois clinique et thérapeutique. Ainsi se dévoile le début d’un processus de sécularisation au cours duquel la religion chrétienne est réintégrée dans une nouvelle pensée morale.

Nombre de pages: 501

Parution: 18/05/2022

Collection: Essais philosophiques sur Montaigne et son temps, n° 10

ISBN: 978-2-406-13027-7

ISSN: 2116-7974

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

L'Enfant rêvé. Anthologie des théâtres d’éducation du xviiie siècle
Posted: 15 Jun 2022 - 04:37

L'Enfant rêvé. Anthologie des théâtres d’éducation du xviiie siècle

Plagnol-Diéval (Marie-Emmanuelle), Brucker (Nicolas), Ehl (Patricia), Ponzetto (Valentina), Simonin (Charlotte), Audy-Trottier (Andréane), Boulerie (Florence), Chiron (Jeanne)
Directrice d'ensemble: Plagnol-Diéval (Marie-Emmanuelle)

Résumé: L’Enfant rêvé, anthologie de pièces de théâtre destinées à la jeunesse composées et jouées durant le xviiie siècle, éclaire la révolution qui s’opère autour de la figure enfantine et adolescente, ses relations avec le monde, ses apprentissages dans un siècle passionné par la pédagogie.

Nombre de pages: 1856
Parution: 25/05/2022
ISBN: 978-2-406-12228-9
ISSN: 2109-7577

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Senancour Penser nature (Yvon Le Scanff)
Posted: 15 Jun 2022 - 04:35

Yvon Le Scanff, Senancour. Penser nature, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Cet ouvrage présente Senancour comme un penseur qui place la force immanente et universelle de la nature au cœur d’une intuition fondamentale et programmatique, mais également comme un écrivain qui invite la pensée à se faire littéraire et la littérature à se mettre à l’épreuve des idées.

Nombre de pages: 377

Parution: 25/05/2022

Collection: Études romantiques et dix-neuviémistes, n° 116

ISBN: 978-2-406-13004-8

ISSN: 2103-4672

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

La Lettre clandestine n° 30 2022 Émilie Du Châtelet et la littérature philosophique clandestine
Posted: 15 Jun 2022 - 04:32

La Lettre clandestine, n° 30
2022 "Émilie Du Châtelet et la littérature philosophique clandestine"

Directeurs d'ouvrage: Moreau (Pierre-François), Seguin (Maria Susana)

Résumé: La Lettre clandestine réunit des recherches sur les manuscrits philosophiques clandestins des xviie et xviiie siècles qui ont fourni aux philosophes des Lumières une grande partie de leurs idées et de leur culture.

Nombre de pages: 358
Parution: 25/05/2022
ISBN: 978-2-406-13257-8
ISSN: 1242-3912

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Études sur Montaigne (1898-1907) (Ferdinand Brunetière)
Posted: 15 Jun 2022 - 04:28

Ferdinand Brunetière, Études sur Montaigne (1898-1907), préface Antoine Compagnon, Paris, Classiques Garnier, (1999) 2022.

Dès ses cours à l'École normale dans les années 1880, Ferdinand Brunetière pose les fondements du principe philologique et du principe pédagogique qui ont réglé la lecture des Essais tout au long du xxe siècle et ont induit le désaveu de l'édition de 1595, préparée par Marie de Gournay.

Nombre de pages: 157

Parution: 25/05/2022

Réimpression de l’édition de: 1999

Collection: Études montaignistes, n° 34

ISBN: 978-2-406-13197-7

ISSN: 0986-492X

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.