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Calls for Papers and Contributions

Appel à contributions : Travel to, in, and from the Ottoman World and Turkish Republic
Posted: Thursday, April 30, 2020 - 09:53

Travel to, in, and from the Ottoman World and Turkish Republic

(SPECIAL ISSUE) Turkish Journal of History (Tarih Dergisi)

Guest Editors :

Prof. Gerald Maclean, University of Exeter

Dr. Metin Ünver, Istanbul University

Deadline: 30 June 2020 (essays)

For this special issue of Tarih Dergisi, the Turkish Journal of History, we invite original research addressing questions arising from travel to, in, and from the Ottoman Empire and Turkish Republic. Essays may focus on the place of travel writing in historiography. They may also address any and all aspects of travel. We particularly welcome studies of travel works in any format – books, manuscripts, letters, diaries, journals, reports, log-books, cartography, web-blogs – by Ottoman, Turkish, Arab, Asiatic and African travellers of any period. Essays need not, however, be restricted to conventional travelogues by individual travellers. We welcome studies concerned with modes of travel (pedestrianism, equestrian travel, trains, cars, planes, boats), and with questions involving mass travel (migrancy, nomadism, deportation).

Reviews of books on relevant topics published in Turkish or English since 2018 of no more than 2,000 words are also invited.

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Tarih Dergisi, the Turkish Journal of History, is the official publication of Istanbul University Faculty of Letters and is published in June and December of each year. It is an open access publication based on the Budapest Open Access Initiative and is archived online, free of charge, at the journal’s website.

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Submissions of no more than 8,500 words should not be under consideration for any other publication. They may be written in English or Turkish.

They will be subject to a double-blind peer review and should be submitted electronically in accordance with the guidelines to be found at the Tarih Dergisi website: . 

http://dergipark.org.tr/en/pub/iutarih

Call for contributions: French Historical Studies: Music and French History/La musique et l’histoire française
Posted: Monday, April 13, 2020 - 18:59

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on music in the Francophone world to appear in 2022.

The history of the music of France has traditionally been studied as a separate category without the same robust interest as other cultural artifacts such as film and literature. More recent scholarship illuminates the place of music in French society and suggests that more work should be done to sketch out the particular place of music in all its forms in French history.

This special issue of French Historical Studies proposes to take stock of and advance this historiographical renewal. What can the production and consumption of music tell us about the shifting nature of French identity and the relationships among various constituencies in French history?

We seek a wide range of approaches to reflect the variety of recent scholarship, which includes music from outside the Hexagon. We define music in the most inclusive way to cover art music, religious music, and popular music, as well as its producers, interlocutors, and audiences.

We encourage submissions that assess the changing spaces of musical production, development of music industries, variations in media (sound recording, video, and file sharing as examples), the conditions of circulation. Music remains ubiquitous today in France, but we should look beyond the notion of sonic wallpaper and understand the particular meanings ascribed to music throughout French history. What did music mean to medieval and prerevolutionary listeners, and whom was it for? How did technological changes transform the meaning of music? Does music serve as a form of citizenship for the French?

Submissions on all periods, from medieval to contemporary, are welcome. Transnational perspectives that look at music within global and connected histories are particularly encouraged, but there should be a Francophone aspect to that history to connect it with the journal’s scholarly interests. The journal is also interested in multimedia and digital opportunities for journal articles.

Queries about submission and other matters should be addressed to the guest editors: William Weber (william.weber@csulb.edu) and Jonathyne Briggs (jwbriggs@iun.edu).

To submit an article, visit www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. After registering, follow the submission instructions under “Instructions for Authors” on the website. Articles may be either in English or in French but must in either case conform to French Historical Studies style and must be accompanied by 150-word abstracts in both French and English. Manuscripts should be between 6,000 and 8,000 words. For any illustrations, musical scores, and audio clips, authors must obtain written permission for both print and online publication from the relevant persons or institutions.

The deadline for submissions is September 1, 2020.

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Les éditrices de French Historical Studies lancent un appel à articles pour un numéro spécial sur la musique, à paraître en 2022.

L’histoire de la musique a généralement été étudiée comme une catégorie à part. Elle n’a pas suscité le même intérêt parmi les historien(ne)s que d’autres objets culturels tels que les films ou la littérature. L’historiographie la plus récente éclaire la place de la musique dans la société française et suggère qu’il reste encore beaucoup à faire pour constituer un ensemble de connaissances historiques sur son rôle dans l’histoire.

Ce numéro spécial de FHS voudrait faire le bilan de nos savoirs et les orienter vers des pistes de recherche nouvelles. Qu’est-ce que la production et la consommation de la musique nous disent de la nature évolutive de l’identité française et des relations entre ses divers constituants ?

Nous souhaitons que ce numéro de FHS reflète la grande variété des usages historiographiques de la musique, en France mais aussi dans le monde francophone. Notre conception de la musique embrasse une diversité de genres pour couvrir la musique populaire, classique ou religieuse, mais aussi ses producteurs et productrices, ses praticien(ne)s et ses différents publics.

Les propositions devront prêter attention aux différents espaces de la production musicale, au développement des industries de la musique, aux divers médias (enregistrement sonore ou vidéo, partage de fichiers, etc.) et aux conditions de leur circulation. La musique reste omniprésente dans la France d’aujourd’hui, mais il nous faut regarder au-delà de la musique d’ambiance et comprendre la signification particulière attribuée à la musique tout au long de l’histoire française. Que signifiait la musique pour les personnes au Moyen Age ou dans la France pré-révolutionnaire, et à qui était-elle destinée ? Comment les changements technologiques ont-ils transformé le sens de la musique ? La musique renvoie-t-elle à une forme de citoyenneté pour les Français(es) ?

Toutes les périodes de l’histoire entrent dans notre champ d’investigation, de l’époque médiévale à nos jours. Les perspectives transnationales, qui s’intéressent à la place de la musique au sein d’une histoire globale et connectée, sont particulièrement encouragées, à condition qu’elles intègrent une dimension francophone. FHS est également attentif aux possibilités d’intégrer des dimensions multimédia ou numériques aux articles.

Les propositions d’articles, ainsi que toutes vos questions, sont à adresser à nos éditeurs invités : William Weber (william.weber@csulb.edu) et Jonathyne Briggs (jwbriggs@iun.edu).

Pour soumettre un article, veuillez consulter www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. Après vous être enregistré(e), suivez les instructions de la section « Instructions for Authors ». Les articles peuvent être soumis en anglais ou en français, mais, dans les deux cas, ils doivent être conformes au style de FHS, et doivent être accompagnés d’un résumé de 150 mots rédigé à la fois en français et en anglais. Les manuscrits doivent comporter entre 6 000 et 8 000 mots. Concernant les illustrations, les autrices et les auteurs doivent obtenir la permission écrite de les publier sous forme papier et digitale de la part des personnes dépositaires des droits sur ces images ou extraits sonores, ou de la part des responsables des institutions d’où les images et la musique sont originaires.

La date limite pour soumettre les articles est fixée au 1 septembre 2020.

 

Appel à communications : La Régence et la fête (1715-1723). Bilans et perspectives
Posted: Tuesday, March 31, 2020 - 18:26

Journées d’études — 12 & 13 juin 2020 Faculté des Lettres de Sorbonne Université

Journées organisées par le comité scientifique de la Compagnie Sensible, avec le soutien de la Faculté des Lettres de Sorbonne Université, du Centre Roland Mousnier (UMR 8596, CNRS - Sorbonne Université) et de l’École nationale des Chartes.

Le séminaire « La Régence en fête (1715-1723) a reçu le parrainage de la Société d’étude du XVIIe siècle.

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Prise entre deux longs règnes qui ont durablement marqué la mémoire collective, la Régence de Philippe d'Orléans (1715-1723) semble au premier abord être une parenthèse singulière dans l’histoire de France. Si elle fut l’occasion d’expériences politiques et économiques inédites, elle a été décrite dès la fin du XVIIIe siècle comme une période favorable au développement festif du libertinage. Cette image a fait fortune, à différents niveaux, chez les historiens et les érudits du XIXe siècle et du premier xxe siècle, jusque dans des œuvres cinématographiques et littéraires récentes qui se sont aussi accordées à la dépeindre comme une période de trouble moral et de plaisir enjoué ; en témoigne le célèbre film de Bertrand Tavernier, Que la fête commence ! (1975). La figure controversée du Régent elle-même a suscité de nombreux fantasmes, derrière les murs du Palais-Royal dont les « soupers » ont nourri l’imagination des pamphlets et des mémorialistes. L’esprit Régence aurait ainsi été un esprit de fête, aboutissement logique de la fin du règne de Louis XIV, pleine de rigueurs et de privations, et annonce naturelle de celui, abondant en richesses et en plaisirs, de Louis XV.

Puisque c'est par cette réputation de parenthèse licencieuse que la Régence est parvenue jusqu'à nous, il conviendrait de l’examiner au prisme de ses pratiques festives. C’est à cet examen que s’est attaché, pendant deux ans, le séminaire Régence en fête. Une telle approche est encouragée par les travaux qui, depuis trente ans et particulièrement depuis le début des années 2000, ont entrepris de renouveler notre regard sur la Régence sans toutefois consacrer à la fête un propos exclusif[1]. Elle invite par ailleurs à faire entrer dialogue les sources historiques, les œuvres littéraires et les réalisations artistiques, qui offrent sur la notion de fête des éclairages complémentaires.

Une telle réflexion se situe pour l’essentiel dans le sillage de trois grandes approches qui semblent guider les recherches en sciences humaines sur les pratiques festives :

La première, historique, s'intéresse à la façon dont la fête, qu'elle soit aulique ou publique, joue un rôle central dans la construction d'une symbolique au service d'un projet politique. Elle le fait à partir du foisonnement qu'a constitué la période révolutionnaire d'une part, et des festivités du règne de Louis XIV d’autre part.

La deuxième, plus littéraire, s'appuie notamment sur l'imaginaire du carnaval et fait une lecture de la fête comme temps de la subversion de l'ordre établi, de renversement des valeurs, de licence et de libération des corps.

Enfin, la troisième, anthropologique, met en avant les rapports de la fête avec le sacré ; moment de communion avec le divin, les fêtes sacrées jouent un rôle important dans l'organisation du temps et du travail dans la société chrétienne.

Ce que nous appelons fête recouvre dans la société d'Ancien Régime des réalités complexes. Ces trois approches permettent d’en rendre partiellement compte ; elles demandent non seulement à être croisées, mais aussi complétées par d’autres perspectives pour offrir un panorama le plus fidèle possible des expériences de la fête à l'orée du siècle des Lumières, dans toute leur pluralité et, bien souvent, dans leur coexistence – alors même que les historiens de la fête s'accordent à penser que le xviiie siècle est le temps d’un affadissement des fêtes dont la Régence aurait été la première étape.

Quels sont les aspects du quotidien de la Régence qui se révèlent à la lumière des traces laissées par les fêtes, tant religieuses que profanes ? Que peut-on y lire des rapports d'une époque à la sensualité, au plaisir, à un certain art de vivre ? Comment la fête imbrique-t-elle vie culturelle et vie artistique ? Quel visage du peuple français et de ses divisions sociales peut-on découvrir à travers elle, miroir partiel d'une époque où la France n'est pas encore révolutionnaire mais commence à interroger le modèle absolutiste ? Les récits des fêtes, et leur publication, ont-ils été porteurs d’enjeux dès la Régence, ou au cours de l’histoire ? Quelles méthodologies adopter pour rendre compte de pratiques n'ayant pas ou peu laissé de traces dans les archives ou les sources imprimées ?

Au-delà de ces aspects théoriques, c'est la question de la matérialité de la fête qui doit être interrogée ; les quelques années qui séparent 1715 de 1723 constituent un empan idéal pour observer les transitions et continuités qui articulent entre eux les XVIIe et XVIIIe siècles du point de vue des pratiques culturelles que recouvre le moment de la fête ; processions, musique, danse, architecture de la fête, habillement, nourriture.

Construction mémorielle complexe, objet de recherche invitant au croisement des disciplines, sujet historique encore peu exploré, la fête sous la Régence doit permettre aux chercheurs en histoire et en littérature, en musicologie et en histoire des arts, débutants ou confirmés, d'échanger pour tenter de reconstruire ensemble le portrait de cette époque dont bien des aspects restent encore méconnus. Les communications pourront s’intéresser, sans exclusive, aux thèmes suivants :  

Mémoires et historiographie de la Régence : récits et légendes (XVIIIe-XXe siècles).

La Régence et ses fêtes (fêtes de cour, bal de l’Opéra, foires, fêtes dynastiques, etc.).

L’art de la fête dans le premier quart du XVIIIe siècle : permanences et ruptures.

Le problème des archives et la question des reconstitutions.

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Les propositions de communication, d’une longueur maximale de 500 mots, sont à adresser jusqu’au 20 avril 2020, accompagnées d’une courte présentation bio-bibliographique, à Clément Van Hamme (clement.van_hamme@sorbonne-universite.fr) et Louise Noblet-César (louise.nobletcesar@hotmail.fr).

Les réponses seront données le 25 avril 2020, en vue d’une publication du programme définitif le 30 avril 2020.

UNE PUBLICATION DES ACTES EST ENVISAGÉE

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Organisation :

Alexandre Couturier (École nationale des chartes 2017) Louise Noblet-César (École Normale Supérieure 2014) Jean-Benoît Poulle (Sorbonne Université – CRM) Clément Van Hamme (Sorbonne Université – CELLF)

 

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[1] Emmanuel Le Roy Ladurie, « Réflexions sur la Régence (1715-1723) », French Studies, XXXVIII, 3, 1984, p. 286-305 ; Topographie du plaisir sous la Régence. Études sur le XVIIIe siècle, 26, 1998 ; Le Régent. Entre fable et histoire, Paris, CNRS, 2003 ; Alexandre Dupilet, La Régence absolue. Philippe d'Orléans et la Polysynodie (1715-1718), Paris, Champ Vallon, 2011 ; Laurent Lemarchand, Paris ou Versailles ? La monarchie absolue entre deux capitales (1715-1723), Paris, CTHS, 2014.

http://egenceenfete.fr/appel-a-communications

Appel à communications : Les recettes du succès : stéréotypes compositionnels et littérarité au XVIIe siècle
Posted: Tuesday, March 31, 2020 - 18:18

Journée d'études organisée par les équipes

CÉRÉDI (Université de Rouen Normandie)

et LASLAR (Université de Caen Normandie)

Rouen, 15 janvier 2021

Le règne de Louis XIV, on le sait, marque l’émergence d’une économie fondée sur le commerce et l’industrie. Le soutien de l’État à une politique de modernisation du système de production et d’échanges tend à favoriser l’enrichissement d’une bourgeoisie marchande, et déstabilise l’ordre de la société d’Ancien Régime, fondé autrefois sur les possessions féodales et les richesses qu’elles produisaient. Les productions littéraires de la fin du siècle se font la chambre d’écho de cette métamorphose sociale et de l’inquiétude qu’elle fait naître : si Molière l’exorcise par le rire avec un monsieur Jourdain qui, au lieu de devenir gentilhomme, finit Mamamouchi, les moralistes la pointent du doigt. La Bruyère dénonce ainsi les fortunes trop vite gagnées, la diffusion des produits de luxe, l’ascension sociale de goujats parvenus, et les spéculations financières des maltôtiers.

Les historiens ont de longue date étudié la métamorphose socio-économique qu’entraînent les manufactures ou les nouvelles compagnies maritimes ; l’étude de son influence sur la création artistique reste cependant encore lacunaire. Cet essor industriel resterait-il sans effet sur les arts et la culture ? Le monde intellectuel aurait-il échappé à ce processus de marchandisation qui paraît toucher tant d’aspects de l’existence ? La fascination de Perrault pour les tirages de la Bibliothèque bleue atteste par exemple que les écrivains consacrés pouvaient aussi rêver de succès commercial. Le « Catalogue des ouvrages composés, par Madame de Villedieu » qui clôt la sixième partie du Journal amoureux (1671) témoigne tant de la volonté d’une autrice de contrôler une production qui lui échappe que de l’exploitation commerciale d’un nom d’auteur par les professionnels du livre, à l’appât du gain. L’entreprise éditoriale du Mercure galant et de son éditeur Donneau de Visé, étudiée par Christophe Schuwey, montre à quel point la production littéraire de la fin du siècle est soumise aux impératifs de rapidité et de réactivité du marché.

C’est la naissance de cette proto-industrie culturelle que nous souhaitons envisager dans cette journée, non selon un angle quantitatif ou éditorial, mais plutôt dans ses conséquences sur la poétique même des œuvres. Il nous semble en effet que les pratiques de la production littéraire du Grand Siècle, toutes dimensions gardées, présentent des parallèles notables avec les principes de l’industrie culturelle actuelle. On remarque par exemple la permanence de schémas structurels dans les œuvres (les trois actes, l’élément déclencheur, les péripéties), ainsi que la recherche des mêmes effets chez le spectateur / lecteur (identification, suspense, surprise, etc.). Ces schémas, destinés à concourir à la satisfaction d’un public composite, ont partie liée avec des problématiques commerciales. En effet, ils ont pour vocation principale de répondre aux horizons d’attente des spectateurs de l’époque, faisant ainsi office d’« ingrédients » ou de « ficelles » incontournables, qui s’inscrivent pleinement dans une industrie culturelle reposant sur la consommation du plus grand nombre. Néanmoins, si les deux époques utilisent des « recettes » similaires pour plaire à un public hétérogène, des différences terminologiques sont notables. Par exemple, « l’agréable suspension », longuement développée par l’abbé d’Aubignac dans sa Poétique, est au cœur des manuels d’écriture scénaristique, sous d’autres dénominations (question dramatique, inserts, préparation/paiement). Or les différences terminologiques ont pu constituer un obstacle sinon une résistance à l’utilisation, dans le champ de la recherche, d’une grille de lecture plus moderne, qui emprunte aux grilles d’analyse traditionnellement utilisées dans les genres considérés comme « populaires ». La transposition et l’explicitation de ce vocabulaire permettront ainsi de montrer que certains termes se recoupent, et motiveront alors la mise en parallèle des pratiques du Grand Siècle et des principes de l’industrie artistique actuelle.

Ce rapprochement de deux époques que séparent trois siècles, sans invalider des recherches antérieures, permettra, espérons-nous, de réévaluer les œuvres à l’aune d’une évolution culturelle, sociale et économique dont l’influence sur l’activité créatrice ne fait pas de doute. Nous étudierons par exemple les similitudes entre les circuits de production et de diffusion d’œuvres littéraires, musicales et cinématographiques d’une part, et de l’autre les techniques de création et de circulation d’ouvrages littéraires à l’art classique.

Axes d’étude et perspectives

Les communications de la journée s’attacheront à montrer cette continuité d’une recherche du mainstream entre deux époques, qu’elle concerne les modes de composition, les poncifs convoqués ou encore les dispositifs matériels adoptés. Elles pourront s’inscrire dans plusieurs axes, non exclusifs :

la permanence des intrigues ou des structures compositionnelles :

l’usage de principes de composition dramaturgiques ou narratifs : de l’« agréable suspension » au « cliff-hanger »

la permanence d’archétypes de personnages

le recours à des trames ou des situations prototypiques

l’inconditionnel « débat moral »

l’usage d’« effets spéciaux »

la composition (pré-)industrielle d’œuvres à succès

 

la permanence des modes de consommation :

le goût pour les formes familières

la recherche des émotions fortes

l’horizon d’attente du public en fonction des genres 

la quête d’un divertissement immédiat

 

la matérialité des œuvres et leur contexte de publication :

les dispositifs publicitaires (affiches, journaux, etc.)

la recherche du succès (de librairie, de guichet, …)

la production d’œuvres dérivées ou de

La permanence de ces stéréotypes ne s’explique pas seulement, selon nous, par des caractéristiques anthropologiques atemporels, mais aussi par les conditions socio-économiques similaires qui ont présidé à leur émergence.

L’exploitation, encore rudimentaire, de techniques que la massification culturelle va amplifier et systématiser, ne tend en rien à discréditer les œuvres du Grand Siècle : bien au contraire, une meilleure prise en compte des conditions économiques de leur éclosion et des modes de création et de diffusion qui en découlent devrait permettre de les réévaluer et de remettre en cause la démarcation, souvent artificielle, entre une culture d’élite, conçue comme fondée sur l’expression singulière de la vision d’un auteur, et une culture jugée inférieure, stéréotypée et répétitive. En effet, la littérature classique nous donne à bien des égards l’exemple d’un art qui conjoint de hautes ambitions intellectuelles, et le souci de plaire et toucher un public aussi large que possible. Ces destinataires multiples et variés du Grand Siècle nous invitent à relire les œuvres classiques sous un angle novateur. Une telle approche devrait permettre de renouveler l’étude de la « culture populaire » des siècles classiques, que les dernières décennies avaient un peu délaissée.

La journée sera ouverte par une conférence prononcée par Christophe Schuwey (Yale), dont les importants travaux sur le marketing dans la littérature classique apportent un éclairage précieux sur les problématiques que nous souhaitons aborder.

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Les propositions de communication sont à envoyer avant le 15 septembre 2020 conjointement aux trois organisateurs de la journée. Il y sera répondu avant le 15 octobre.

Anna Fouqué-Legros : anna.legros[at]ac-rouen.fr

Tony Gheeraert : tony.gheeraert[at]univ-rouen.fr

Miriam Speyer : miriam.speyer[at]unicaen.fr

http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/main/?appel-a-communications-350.html

CfP: 2020 PAMLA conference at Las Vegas, Nov 12-15
Posted: Tuesday, March 31, 2020 - 17:50

Sponsored by the University of Nevada, held at the Las Vegas Sahara Las Vegas Hotel.

The session title is “Diversity of French and Francophone cinema”, a successful session last year which we are trying to have as a permanent PAMLA session.

“For today media-savvy students, film is both a natural and a pedagogically appealing vehicle for learning about the history and culture of French-speaking regions in the world. The fascination with visual culture is the driving force of this session for which we invite presentations dealing with adaptations, remakes, the representation of history as well as themes of sexuality, autobiography, and immigration.”

Please send a short abstract in French or English along with your academic affiliation, brief bio, and A/V requirements to Catherine Montfort, Santa Clara University cmontfort@scu.edu by May 1st.

Notifications will be sent by May 15, 2020.  Additional information can be found on the conference website: pamla.org/2020.

Jobs

Lecturer level in French, Victoria University of Wellington, New Zealand
Posted 23 Mar 2017 - 15:48

Opening at Lecturer level in French, Victoria University of Wellington

 

For info: there is no tenure system in New Zealand

 

Applications are invited for the position of Lecturer in French. This is a permanent full time position and expected to commence either in July 2017 or February 2018. 

 

The successful applicant will be involved in teaching and administering French language and literature and culture courses at both undergraduate and postgraduate levels. The Lecturer will also be able to contribute to undergraduate and/or postgraduate teaching in Translation Studies or another language of relevance to the School. Academic staff in the School are normally expected to teach an average of 7-8 hours per week.

 

The successful applicant will be expected to maintain a high-quality research record consistent with the research strategy of the School and of the University and enhance the capacity to supervise MA and PhD theses in the School.

 

The successful applicant is to be a productive and collegial member of a team of experienced researchers and teachers. The areas of teaching competence and the research specialisations of the appointee must complement existing strengths in French and in the wider School, enhance the broader research strategies of the University and reinforce the School’s commitment to cross-programme collaboration and interdisciplinarity.  Therefore, a specialisation in translation studies or evidence of successful research and teaching across more than one language is a requirement for this role.

 

Further information can be obtained from Dr Sally Hill, Head of School, Languages and Cultures, email sally.hill@vuw.ac.nz, phone +64 4 463 5298.

 

Please complete the online application form and submit your CV and cover letter by attachment at

http://www.victoria.ac.nz/about/careers/current-vacancies

Chair of French (1776), Trinity College Dublin
Posted 7 Feb 2017 - 02:19

Trinity College Dublin, The University of Dublin is seeking to fill the following full-time academic position:

Professor of French (Chair of French 1776), Permanent contract, full time. Candidates must have a PhD in a Ph.D. in French and/or Francophone Studies broadly conceived and an internationally distinguished record of research and publication relating to French studies.

Appointment will be made on the Professorship Salary Scale at a point in line with Government Pay Policy (€106,516 - €136,276 per annum).

The successful applicants will be based on the main Trinity Campus, Dublin 2 or designated premises.

Closing Date:  12 Noon 9th March 2017

Post summary The School of Languages, Literatures and Cultural Studies at Trinity College Dublin is looking to make an appointment to the Chair of French (1776), one of the oldest Chairs of French in the world. The post is tenable from 1 September 2017 and arises following the retirement of Professor J. Gratton. The post holder will be expected to have and maintain a distinctive international profile of research excellence in French Studies.

This post is of international standing with previous holders including eminent scholars who have provided national and international leadership in the discipline. In making this appointment, the College is reaffirming its commitment to the role of languages in the humanities, and to the central role of the humanities in realising the academic and societal goals of a 21st century university.

Further information and application process details available at https://jobs.tcd.ie/pls/corehrrecruit/erq_search_package.search_form?p_company=1&p_internal_external=E

Trinity is an equal opportunities employer and we encourage and welcome applications from talented people from all backgrounds.

Source: Fabula

12-month Post-Doctoral Fellowship at Durham University
Posted 14 Dec 2016 - 13:08

The Institute of Medieval and Early Modern Studies at Durham University is pleased to announce details of a new post-doctoral fellowship to carry out research in the context of the Durham Priory Library Recreated digitisation project. Further information is attached and the online job advertisement is available here: http://bit.ly/2gfEfxg

 

We would be grateful if you could circulate it as widely as possible:

 

Zeno Karl Schindler Foundation/Durham University Post-Doctoral Fellowship

 

Deadline for applications: 12 noon, 9th January 2017

 

Interview date: 20th January 2017

 

Start date: 1st March 2017

 

Purpose: To conduct post-doctoral research in the context of the Durham Priory Library Recreated digitisation project. This project is a collaboration between Durham Cathedral and Durham University for the digitisation of 480 volumes of manuscripts and several dozen printed books belonging to the pre-Reformation Cathedral Library and dating from the seventh century AD onwards. The fellow will work on material that has been, or is being, digitised in one of five (overlapping) research areas:

 

(1) History of the Book;

(2) Community Living: Liturgy, Rules and Well-Being;

(3) Scholastic Learning and Philosophical Enquiry;

(4) Science, Knowledge and the Natural World;

(5) Digital Recreations

 

 

Institute of Medieval and Early Modern Studies

World Heritage Site Visitor Centre|7 Owengate|Durham|DH1 3HB

Tel: +44 191 334 6574 | Email: admin.imems@durham.ac.uk

 

TUTORIAL FELLOWSHIP AND ASSOCIATE PROFESSORSHIP (OR PROFESSORSHIP) IN FRENCH Trinity College, Oxford
Posted 26 Nov 2016 - 20:46

Trinity College and the Faculty of Medieval and Modern Languages wish jointly to appoint to a Tutorial Fellowship and Associate Professorship in French (1500-1700), commencing in October 2017. The combined University and College salary will be on a scale from £45,066 to £60,513 p.a. Additional allowances provided by the College include a (taxable) housing allowance, if the successful candidate chooses not to live in College accommodation, of £13,000 p.a.

Applications are invited from candidates, who must hold a doctorate and have an excellent record of research and teaching expertise in Early Modern French literature and culture c. 1500-1700. All other things being equal, a preference may be given to a candidate whose research is focused on the period 1500-1630. The appointee will be expected to research at the highest level; to teach undergraduates for the College and Faculty, and to supervise graduates for the Faculty; to have native or near-native standard competence in both English and French; and to undertake relevant administrative duties for both the College and the Faculty.

The Associate Professor will be a member of the University and the College communities, and will work at Trinity College and at 41 Wellington Square, Oxford. S/he will be part of a lively and intellectually stimulating research community which performs to the highest international levels in research and publications, and will have access to Oxford’s excellent research facilities. Candidates must have received their doctorate by the closing date for applications. While early-career candidates are welcome to apply, this is not intended as an early-career appointment. The person appointed will be expected to play a full and active role in College and Faculty teaching, research and administration from appointment.

Further particulars, including details of how to apply, may be downloaded below:

http://www.trinity.ox.ac.uk/wordpress/wp-content/uploads/2016/11/CUF-2017-Further-Particulars.pdf

Visiting Assistant Professor of French, Kenyon College
Posted 19 Oct 2016 - 17:02

Kenyon College, a highly selective, nationally ranked liberal arts college in central Ohio, invites applications for a one-year visiting position (sabbatical replacement) in French at the assistant professor or instructor level, to begin August, 2017. Native or near-native fluency required. The successful applicant will have a demonstrable record of teaching excellence and scholarly potential. Field of specialization in pre-1800 literature preferred, secondary field in French cultural studies and/or film desirable.

To apply, candidates should visit the online application site found at http://careers.kenyon.edu. A complete application will be comprised of 1) a cover letter discussing the applicant's research and scholarship undertaken, its relevance to the field or discipline, and prior teaching experience; 2) a curriculum vitae; 3) letters of reference from three (3) recommenders; and 4) an unofficial transcript. All application materials must be submitted electronically through Kenyon's employment website

Review of applications will begin November 15, 2016 and will continue until the position is filled. Skype interviews.  Completed applications received by the November 15, 2016 deadline will be guaranteed full consideration.

Kenyon College is a nationally prominent, private liberal arts college where academic excellence goes hand in hand with a strong sense of community and close relationships among students and professors.

 

Mortimer Martin Guiney

Department of Modern Languages and Literatures

Kenyon College

Gambier, OH 43022  USA

(740) 427-5803

guiney@kenyon.edu

 

Source: H-France

New Publications

Women’s Stories in Le Mercure Galant (1672-1710) - Deborah Steinberger
Posted: 26 May 2024 - 05:51

Deborah Steinberger, Women’s Stories in Le Mercure Galant (1672-1710) . Feminine Fictions in an Early French Periodical, Amsterdam, AUP, 2024.

What do women want to read? Jean Donneau de Visé, the founder and editor in chief of Le Mercure Galant, one of France’s first newspapers, was arguably the first journalist to ask this question and to recognize and capitalize upon the influence of female readers and their social networks. By including “custom content” and performing the act of listening to women, Le Mercure Galant situates itself as an intermediary, using the nouvelle as a vehicle to amplify women’s voices. These fictions, presented as true stories, depict incidents and situations that women often bore silently in real life: domestic violence, romantic betrayal, dishonor, or simply loneliness. By publishing these stories alongside its chronicle of historic events, the Mercure lends credence and prestige to depictions of the private life of anonymous individuals, exploiting the ostensibly anodyne genre of “women’s fiction” to disseminate modern ideas about women’s agency.

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Aurore Évain, « Jouer La Folle Enchère de Madame Ulrich », entretien réalisé par Caroline Mogenet, thaêtre [en ligne], mis en ligne le 13 mai 2024.
Posted: 22 May 2024 - 06:22

Aurore Évain, « Jouer La Folle Enchère de Madame Ulrich », entretien réalisé par Caroline Mogenet, thaêtre [en ligne], mis en ligne le 13 mai 2024.

 

La revue Thaêtre inaugure sa nouvelle série Autrices par un entretien entre Caroline Mogenet et Aurore Évain, sur la mise en scène d'une pièce de femme dramaturge du XVIIe siècle : La Folle Enchère de Madame Ulrich (1690).

À l’occasion du colloque-festival international « Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie », le 16 novembre 2023, Aurore Évain donne une représentation de La Folle Enchère de Madame Ulrich. Pour l’occasion, elle adapte sa mise en scène sous la forme d’une conférence-spectacle. Cette comédie d’intrigue au ton burlesque, jouée à la Comédie-Française en 1690, met en scène les déboires de Madame Argante, mère ridicule et pathétique dans son refus de vieillir. Elle est séduite par un petit comte qui n’est autre qu’Angélique, l’amante travestie de son fils Éraste. Madame Argante devient alors la dupe des deux amants et du valet qui rusent afin de lui soutirer de l’argent et permettre le mariage entre Éraste et Angélique. Satire des mœurs de l’époque, la pièce est aussi originale pour son inversion des rôles de sexe. La Subversive rythme la représentation d’intermèdes musicaux, mêlant Bach aux chants « pop rock » d’Eddy de Pretto, Mylène Farmer, Alain Bashung ou encore Jacques Higelin.

C’est dans le cadre de cette représentation que Caroline Mogenet fait la rencontre d’Aurore Évain. Axés autour de La Folle Enchère, leurs échanges ont pour objectif de comprendre les dispositifs scénographiques à l’œuvre derrière la mise en scène d’une autrice qui a été spoliée de son texte, attribué à tort à Florent Dancourt jusqu’à nos jours. L'entretien revient aussi plus largement sur la trajectoire réflexive d’Aurore Évain dans sa démarche de réhabilitation du matrimoine, et les défis que représente cette entreprise dans le monde de la recherche et des arts du spectacle.

 

Helena Taylor, Women Writing Antiquity: Gender and Learning in Early Modern France (OUP: 2024)
Posted: 13 May 2024 - 08:37

Helena Taylor, Women Writing Antiquity: Gender and Learning in Early Modern France (OUP: 2024)

Women Writing Antiquity argues that the struggle to define the female intellectual in seventeenth-century France lay at the centre of a broader struggle over the definition of literature and literary knowledge during a time of significant cultural change. As the female intellectual became a figure of debate, France was also undergoing a shift away from the dominance of classical cultural models, the transition towards a standardized modern language, the development of a national literature and literary canon, and the emergence of the literary field. This book explores the intersection of these phenomena, analyzing how a range of women constructed the female intellectual through their reception of Greco-Roman culture.

Women Writing Antiquity offers readings of known and less familiar works from a diverse corpus of translators, novelists, poets, linguists, playwrights, essayists, and fairy tale writers, including Marie de Gournay, Madeleine de Scudéry, Madame de Villedieu, Antoinette Deshoulières, Marie-Jeanne L'Héritier, and Anne Dacier. Challenging traditionally formalist and source-text orientated approaches, the study reframes classical reception in terms of authorial self-fashioning and professional strategy, and explores the symbolic value of Latin literacy to an author's projected identity. These writers used reception of Greco-Roman culture to negotiate the value attributed to different genres, the nature of poetics, the legitimacy of varied modes of authorship, the qualities and properties of French, and even how and by whom these topics might be debated. Women Writing Antiquity combines a new take on the literary history of the period with a retelling of the history of the figure of the 'learned woman'.

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Éthique et esthétique du paria, de l'origine du mot à son épiphanie romantique (Philippe Delorme)
Posted: 7 May 2024 - 08:26

Philippe Delorme, Éthique et esthétique du paria, de l'origine du mot à son épiphanie romantique (1673-1873), Paris, H. Champion, 2024.

La figure littéraire du paria mérite mieux que la négligence de la critique. Apparue à la fin du XVIIIe siècle grâce à Bernardin de Saint- Pierre, sa présence se remarque ensuite notamment chez Vigny ou Baudelaire. Bien que tous les grands auteurs ne la convoquent pas, elle peut se concevoir comme une figure essentielle et prééminente du romantisme. Elle possède le pouvoir d’irradiation propre à une figure littéraire d’exception, marquée par le déploiement d’un lyrisme de forte intensité. Surtout, la richesse de ses dimensions éthique et esthétique surprend par son actualité, et propose paradoxalement une vision du romantisme littéraire où prime sur le désenchantement l’absolu de la beauté.

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Palacios, Joy. "Antitheatrical Prejudice: From Parish Priest to Diocesan Rituals in Early Modern France."
Posted: 7 Mar 2024 - 12:10

Palacios, Joy. "Antitheatrical Prejudice: From Parish Priest to Diocesan Rituals in Early Modern France." Theatre Survey, no. 2 (2023): 117-49. https://doi.org/10.1017/S0040557423000121.  

Have you ever wondered why some priests refused sacraments to actors while others didn't?This article examines the question of how and why the idea of the actor as public sinner spread to some dioceses and not others by examining the diocesan Ritual, the liturgical handbook that gave parish priests instructions about how to conduct liturgical ceremonies and in which actors were sometimes listed as public sinners. Scholarship has tended to focus on the bishop and to figure his decision to list actors as public sinners as a top-down imposition. Based on an analysis of the Ritual's use in seminaries and parishes between 1640 and 1740, this article argues instead that antiactor action spread first among parish-level clergy as they experimented with ways to respond to new cultural figures, such as professional actors, for whom diocesan Rituals did not yet include specific instructions. This process of incremental liturgical innovation comes into view when the Ritual's status as a ceremonial object is considered and helps reconstruct antitheatrical sentiment's performance history.

Conferences and Colloquia

Conférence en Sorbonne: La démarche allégorique dans les Fables d’Esope de Jean Baudoin (1631-1649)
Posted: 3 Jun 2017 - 18:51
Madame, Monsieur, chers collègues et amis,

 

Le mercredi 7 juin prochain, de 18h à 19h30, se tiendra la sixième séance du séminaire « Itinérances de la fable. Transmissions, transferts et transactions (III) », organisé dans le cadre du Labex Obvil de Sorbonne-Universités, par l’équipe du projet Fabula numerica.

Nous aurons le plaisir d’y accueillir Mme Delphine Amstutz (Université Paris-Sorbonne), qui proposera un exposé intitulé :

 

La démarche allégorique dans les Fables d’Esope de Jean Baudoin (1631-1649)

 

Veuillez noter que cette année, les séances de notre séminaire ont lieu en salle des Actes de la Sorbonne (entrée par le 54, rue Saint-Jacques, puis immédiatement à droite, en haut de la volée de marches, à côté du club des Enseignants et du service du courrier).

 

Les invités réguliers ou occasionnels qui ne disposent pas d'une carte d'étudiant peuvent écrire aux organisateurs pour obtenir un laisser-passer devenu nécessaire en raison des restrictions d’accès à la Sorbonne dans le cadre de l'état d'urgence. Merci d'écrire à cet effet àtiphaine.rolland@gmx.fr

 

En espérant vous accueillir nombreux à cette séance et avec nos plus cordiales salutations,

Patrick Dandrey, Antoine Biscéré et Tiphaine Rolland

Séminaire organisé en partenariat avec la Société des Amis de Jean de La Fontaine et l’équipe « Jouvences de la fable » du CELLF 16e-18e s. (UMR 8599).

 
L’éthique des philologues : de l’humanisme renaissant à l’ère de la « world philology »
Posted: 22 May 2017 - 23:37

Journée d’étude organisée à l’ENS de Paris le 26 mai 2017 par Jean-Charles Darmon (UVSQ-Dypac/USR « République des savoirs », responsable du Crrlpm) et Pierre Force (Columbia University, New York) en collaboration avec Barbara Carnevali (EHESS, CRAL), avec le soutien du Labex Transfers.

 

 Il s’agira de prendre pour objet d’étude les dimensions morales et politiques de la pratique de la philologie, dans la lignée, notamment, du livre d’Edward Said, Humanism and Democratic Criticism, et des travaux actuels de Sheldon Pollock sur le concept de « World Philology ». En croisant des perspectives tant historiques que théoriques,  on voudrait mettre en évidence non seulement ce qui dans la philologie relève d’un certain type de déontologie et de morale, mais aussi, inversement, ce que certaines formes d’attitudes morales doivent à la pratique de la philologie, en différentes moments de son histoire, de Valla usant des armes de la philologie contre les impostures liées à la Donation de Constantin au regard de philologue que Klemperer porta sur le IIIème Reich et ses effets sur la langue allemande, pour ne prendre que des exemples marquants. 

 

Matinée :   Salle des conférences, 46 rue d’Ulm

 

10h Accueil des participants. Présentation de la journée par Jean-Charles Darmon et  Pierre Force

10h 30 Fosca Mariani Zini(Lille) : « La méchanceté de la parole et les remèdes de la philologie. Lorenzo Valla à l'œuvre ».

   

11h 15  Emmanuel Bury (Paris-Sorbonne, CELLF, membre associé du CRRLPM) : « les vertus du philologue par gros temps: Casaubon, Scaliger et Lipse dans la tourmente, (1580-1614) »

 

11h 45 Discussion

 

 Après-midi : Salle des conférences, 46 rue d’Ulm

 

14h 15 Dorothea von Mücke(Columbia, New York)   : Lessing’s Vindications of Horace: A Philological Investigation of the Poet’s Duty

 

14h 45 Perrine Simon-Nahum (CNRS, République des Savoirs/Ciepfc) : « La philologie chez Renan: de l’Avenir de la Science à celui des religions »

 

15h 30 Pause

 

15h 45 :  Daniele Lorenzini (Centre Prospéro, Université Saint-Louis – Bruxelles)

 : "La philologie comme exercice (spirituel) de l'objectivité chez Pierre Hadot" 

 

16h 30 Barbara Carnevali (EHESS, CRAL) :   « L’ethos du philologue dans la littérature contemporaine : le cas Stoner »

Colloque : Séduire. Discours, représentations et pratiques de la séduction du Moyen Âge à nos jours
Posted: 18 May 2017 - 21:11
Cher(e)s Collègues, 
 
Nous avons le plaisir de vous rappeler que le colloque, 
 
Séduire. Discours, représentations et pratiques de la séduction du Moyen Âge à nos jours, 
 
aura prochainement lieu à Toulouse à la Maison de la recherche du 1er au 3 juin ( veuillez s'il vous plaît trouver en pj. l'affiche et le programme ainsi que  lien vers le site : https://seduction.hypotheses.org )
 
Nous rappelons que l'entrée est libre.
 
Au plaisir de vous accueillir prochainement autour de cet évènement.
 
En vous remerciant, 
 
Bien cordialement,
 
Christophe Regina, Céline Borello, Gabriel Vickermann-Ribémont
 
Entre institutionnalisation, répression et refuge : le protestantisme français au XVIIe siècle (1598-1715)
Posted: 18 May 2017 - 21:09

La Société d'étude du XVIIe siècle a le plaisir de vous convier au colloque international «  Entre institutionnalisation, répression et refuge : le protestantisme français au XVIIe siècle (1598-1715) », organisé par Didier Boisson et Emmanuel Bury du 21 au 23 juin 2017 à l’Université d’Angers.

Le programme de ces trois journées, ainsi que les détails pratiques, se trouvent sur notre site
Nous espérons que vous serez nombreux à pouvoir vous joindre à l’événement.
 
Les exercices spirituels, entre philosophie et littérature - 21, ENS de Paris
Posted: 16 Apr 2017 - 17:29

Journée d’étude organisée par  Jean-Charles Darmon (UVSQ-CRRLPM/USR « République des savoirs ») et Frédéric Worms (ENS-Ciepfc/USR « République des savoirs ») en collaboration avec Barbara Carnevali (EHESS, CRAL)

 

La notion d’exercice spirituel, telle que Pierre Hadot l’a problématisée et resituée au cœur même de la compréhension de la philosophie comme manière de vivre, connait aujourd’hui un rayonnement considérable. Dans bon nombre de ses contributions, Pierre Hadot en a exploré les potentialités dans des domaines qui se situent dans les marges de la philosophie stricto sensu, comme le montre de manière explicite l’un de ses derniers travaux, « N’oublie pas de vivre » : Goethe et la tradition des exercices spirituels. Cependant, dans d’autres contextes, on est souvent conduit aujourd’hui à se demander  jusqu’à quel point il est pertinent d’en étendre l’usage à des objets d’étude qui soit se présentent comme foncièrement étrangers à la philosophie, soit s’opposent à elle ?  De manière plus spécifique, dans quelle mesure la littérature, depuis l’Europe de la première modernité, proposa-t-elle des « exercices spirituels » d’un genre nouveau, parfois en dialogue avec ceux des sagesses antiques, parfois en rupture avec leurs présupposés, leurs finalités, et leurs formes mêmes ? Il ne s’agira pas seulement ici de prolonger le riche colloque organisé en 2007 qui a donné lieu à la publication d’un ouvrage de référence (Pierre Hadot, l’enseignement des antiques, l’enseignement des modernes,  sous la direction d’Arnold Davidson et Frédéric Worms, Paris, Editions rue d’Ulm, 2010). On voudrait instaurer autour de la notion même d’exercice spirituel un dialogue entre disciplines en s’interrogeant sur l’extension de ses usages et en examinant les divers types de « transferts » qu’elle peut recouvrir.

 

Matinée :  Salle Jean Jaurès, 29 rue d’Ulm

 

9h Accueil des participants. Présentation de la journée par Jean-Charles Darmon et Frédéric Worms

9h 15  Dominic O’Meara (Fribourg) : « Les exercices spirituels comme pratique de pédagogue et comme art de vie ».

10h Anne-Lise Darras-Worms (Rouen) : « Exercices spirituels et formes littéraires dans la philosophie grecque »

10h 45  Pause

 

11h Charles-Olivier Stiker Metral (Lille III, membre associé du CRRLPM): « Herméneutique de soi et exercices spirituels, de Pierre Nicole à Saint-Evremond »

11h 45 Emmanuel Bury (Paris-Sorbonne, CELLF, membre associé du CRRLPM) : « L'ascétologie contemporaine: un prisme pour relire les moralistes français classiques? »

 

 Après-midi : Salle des conférences, 46 rue d’Ulm

 

14h 30 Emiliano Ferrari (Lyon, Labex Commod) :  « Ecriture de l’Essai et thérapeutique des passions selon Montaigne »

15h 15 Jean-Charles Darmon (UVSQ-CRRLPM/USR Rds) : « Exercice de la Fable et la tradition des exercices spirituels : quelques expérimentations de La Fontaine »

16h Discussion  

16h 15 Pause

 

16h 30 Emmanuelle Tabet (CNRS, CELLF-Paris-Sorbonne) : « Ecriture journalière et exercices spirituels : à propos du Journal intime d’Amiel »

17 h 15 Barbara Carnevali (EHESS, CRAL) : « L’authenticité comme exercice spirituel : à partir de Rousseau »