Announce

Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Émotions en bataille, XVIe-XVIIIe siècle Sentiments, sensibilités et communautés d’émotions de la première modernité
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 11:36

Montréal, Université du Québec à Montréal

25-26 octobre 2018

Propositions: 5 janvier 2018

1er colloque international du CIREM 16-18, sous la responsabilité du GRHS

 

En dépit de l’histoire des émotions qui constitue aujourd’hui l’un des chantiers les plus prolifiques de l’histoire médiévale, et de l’histoire des sensibilités qui permet d’explorer les différentes traces et discours des cultures sensorielles des XIXe et XXesiècles, la recherche sur l’époque moderne demeure toujours méfiante à l’égard des « émotions ». Depuis le déclin de l’histoire des mentalités, les chercheurs explorent les pratiques et les représentations, mais hésitent toujours à penser en termes d’affects, de sentiments ou d’émotions. La philosophie (Descartes, Spinoza, Hume), la rhétorique (Bernard Lamy), la poétique (Scaliger), l’esthétique (Leibniz, Kant, Burke), voire la peinture (Le Brun, Diderot, Lavater, Winckelmann) des passions, suscitent en revanche un intérêt fécond pour une réflexion commune. Plus que jamais, le dialogue interdisciplinaire devient nécessaire pour penser cet aspect fondamental de la première modernité.

Puissante, constructive et active, l’émotion est un lien social et un facteur de solidarité ; impulsive ou latente elle peut aussi, à travers la peur, le dégoût ou la colère, déchirer des communautés et provoquer des ruptures. Elle est au cœur de la pitié naturelle comme de la sensibilité sociale. Elle est à la source de nombreuses nouveautés associées à la première modernité (la piété personnelle, l’individualisation de l’enfant ou l’amour bourgeois) et constitue le moteur d'importants basculements de l’ordre ancien (le désenchantement du monde de la Réforme, ou la refondation d’un autre par la Terreur). Alors que les expériences émotionnelles des acteurs et des observateurs peuvent différer radicalement, elles peuvent aussi être étroitement liées par l'interaction sociale (dans le cadre d’espaces particuliers de sociabilité, ou par la correspondance), les représentations culturelles et visuelles (comme le théâtre et les beaux-arts) et la médiatisation (la presse périodique ou les images volantes). Les émotions et leurs usages ont aussi suscité le débat et participé à la formation et à la dissolution non seulement des groupes sociaux et des communautés, mais encore des rumeurs, des révoltes et des révolutions.

Ce colloque international prêtera une attention particulière aux interactions entre les émotions et l’imaginaire, à leurs évolutions et à leurs impacts sur les institutions sociales tels que le couple et la famille, le droit et les peines, la religion et l’anticléricalisme, la guerre et la paix, l'État et le peuple, les sciences et les arts, la ville et son architecture, parmi tant d’autres exemples. Les communications pourront intégrer des perspectives politiques, sociales et culturelles en examinant les comportements émotionnels, les expressions et les représentations des émotions dans une grande variété d’archives, de textes et d’images de l’époque moderne. Il sera possible d’interroger, en les croisant, les pratiques émotionnelles dans l’espace, les expériences émotionnelles dans les textes et les émotions médiatisées dans les arts visuels.

L’histoire de la rhétorique, l’histoire sociale et culturelle, l’histoire de l’art et la philosophie moderne seront au cœur de cette réflexion croisée : aussi, pour favoriser le dialogue interdisciplinaire, le comité d’organisation encourage la proposition de communications à deux voix, conçues par la réunion de deux disciplines autour d’un même problème. Le programme pourra donc présenter des communications solitaires (20 minutes) ou en tandem (30 minutes).

Les propositions de communication devront comprendre un titre, une présentation du projet d’environ 300 mots et une courte présentation biographique, le tout tenant sur une seule page.

Date limite de soumission des propositions : 5 janvier 2018.

Les projets sont à transmettre à bastien.pascal@uqam.ca

Le colloque se tiendra à BAnQ Vieux-Montréal (535 avenue Viger Est, Mtl) les jeudi 25 et vendredi 26 octobre 2018.

Comité scientifique : Pascal Bastien (UQAM), Peggy Davis (UQAM), Benjamin Deruelle (UQAM), Frédéric Charbonneau (McGill), Lyse Roy (UQAM)

http://cirem16-18.ca/

http://www.grhs.uqam.ca/

Source: Fabula

 
Appel à communications: Bussy-Rabutin. Horizons féminins
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 11:33

Journée d’Études

Samedi 8 septembre  2018 au Château de Bussy Rabutin

Propositions: le 10 mai 2018

Horizons féminins

En ce quatrième centenaire de sa naissance, la Société des amis de Bussy-Rabutin et le Centre de recherche sur l’Europe classique (EA 4593 CLARE, Université Bordeaux-Montaigne) ont choisi de consacrer la journée d’étude qu’ils organisent le samedi 8 septembre 2018 aux Horizons féminins de l’auteur de l’Histoire amoureuse des Gaules. Inscrite dans le prolongement des Horizons littéraires et libertins (Rabutinages n°24 et n° 26), cette rencontre sera l’occasion d’aborder les figures féminines dans la vie et l’œuvre de Bussy. La présentation de celles-ci est en effet trop souvent démarquée des œuvres, alors qu’elles ont pu les inspirer ou contribuer à leur élaboration (Maximes d’amourHistoire amoureuseRecueil des lettres au roi) et qu’elles ont souvent occupé une position respectable dans la vie de la cour et des lettres.

La journée est donc destinée à remettre au premier plan des personnalités qui font la richesse de l’œuvre de Bussy et, ce faisant, d’aider à en appréhender la complexité tout en nuançant le portrait de l’écrivain, de l’épistolier et du maître du château.

Il s’agit en premier lieu de compléter les évocations que propose le mémorialiste de ses deux épouses : Gabrielle de Toulongeon et Louise de Rouville, de manière à mieux comprendre la place qu’il leur a successivement accordée dans ses écrits à la première personne. Il s’agit ensuite de s’attacher à des figures emblématiques, à commencer par Mme de Sévigné.   Si la complexité des rapports de l’épistolier avec sa cousine a été largement décrite, l’on n’a peut-être pas assez pris garde à la compréhension que chacun témoignait pour l’amour que l’autre portait à l’une de ses enfants, ni au fait que Mme de Grignan a tenu une correspondante relativement régulière avec Bussy. Cette étroite association explique d’ailleurs en partie pourquoi Mme de Coligny, sa fille et collaboratrice zélée de la dernière partie de l’œuvre,  a éclipsé la figure pourtant touchante de Diane Jacqueline, visitandine au couvent du faubourg Saint-Antoine, ainsi que celle de Charlotte, abbesse de Prâlons…

C’est ensuite Mme de Montglas : au cœur de l’œuvre romanesque et satirique de Bussy, Iris, Belise puis l’Infidèle, a-t-elle laissé par sa participation à la société précieuse des éléments littéraires, architecturaux ou décoratifs qui éclairent la personnalité et l’évolution de l’exilé ? C’est encore Mlle de Montpensier qui elle aussi a connu l’exil et avec qui il noue une amitié qui traverse le temps. Au-delà, sa volonté de réunir dans sa maison de Bussy le portrait de toutes ses belles amies, témoigne avec superbe de la force des liens qu’il a tissés avec des femmes remarquables par elles-mêmes autant que par leurs rapports avec lui. Cependant, de même qu’il a développé son œuvre après son exil, de même, il a su renouveler son amitié avec Mme de Scudéry et nouer de nouvelles relations (Mme Bossuet, mais aussi, plus tardivement, Mme de Maisons). Autant de figures féminines à étudier.

Les horizons féminins veulent ainsi réinterroger la galanterie rabutine qui ne se prive pas d’épingler les fausses prudes et les coquettes au nom de la sincérité et de l’authenticité des sentiments, tout en étudiant les nuances de ces honnêtes amitiés faites de confiance et d’affection parfois amoureuse.  

Les communications, d’une durée de vingt-cinq minutes, feront l’objet d’une publication dans Rabutinages, la revue de la Société. Les propositions sont à adresser avant le 10 mai 2018 à :

Christophe Blanquie (Société des amis de Bussy-Rabutin) ch.blanquie@outlook.com

Myriam Tsimbidy (CEREC/ CLARE) myriam.tsimbidy@u-bordeaux-montaigne.fr   

Source: Fabula

Appel à communications: Les temps de la fulgurance : forces et fragilités de la forme brève
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 11:30

Colloque international et interdisciplinaire

18-20 avril 2018

Lieu(x) : Maison de la Recherche Germaine Tillion ; Musée des Beaux Arts d’Angers (19 avril 2018)

 

Laboratoire : CIRPaLL, Université d’Angers

Organisatrices : Karima Thomas, Cécile Meynard

 

Les formes brèves font l’objet d’un intérêt grandissant de la part des chercheurs[1].Notre colloque, international et interdisciplinaire, s’inscrira dans ce paysage selon un angle d’approche inédit[2]. Venant s’ajouter aux workshops et journées d’étude sur la question des formes brèves déjà organisés en 2016 et 2017 par les universités d’Angers et de Nantes dans le cadre du projet FOBrALC[3], et au colloque « Formes brèves et modernité » organisé par l’université de Nantes les 26-28 janvier 2017, il confirme l’intérêt que les institutions appartenant à l’Université Bretagne-Loire manifestent pour cet axe de recherche fédérateur.

Si la notion du bref n’est bien sûr pas synonyme de celle du court, il nous semble intéressant de questionner le rapport des formes brèves au temps, ou plutôt aux temps de la fulgurance, en nous intéressant tout particulièrement à leurs enjeux, leurs atouts et leurs limites, en lien précisément avec cette temporalité protéiforme.

« Les Cyclopes, fils de la Terre et du Ciel, forgèrent cette trinité Tonnerre-Eclair-Foudre qu’ils offrirent à Zeus en échange de leur délivrance - ils avaient été emprisonnés par C(h)ronos, le Temps[4]. » Tout se passe comme si la libération du temps, de la durée s’accompagnait de la fulguration de l’éclair, de l’intensité de la foudre. La libération du temps ne signifie pas pour autant son absence. Dans la fulgurance, le temps est hors des gonds. Entre le temps « immuable de la maxime »[5], l’immédiateté de l’aphorisme[6], le temps instantané de l’image fulgurante qui, une fois rediffusée, « efface l’empreinte du temps »[7], le temps éphémère  des performances (land-art, photos postées sur Instagram, brèves, flash-infos…) le temps ponctuel qui s’étiole et/ou s’étire pour s’inscrire dans la durée (les journaux intimes, posts sur Facebook, tweets, recueils de poèmes), le temps fragmenté des séries articulant une même histoire à travers plusieurs « micro-récits », ou encore la temporalité itérative des séries bouclées, la fulgurance instaure une nouvelle dynamique dans la forme brève. Il serait aussi pertinent sans doute de s’interroger sur une poétique de la fulgurance, voire sur son éthique. Pensons à ces photos volées par les paparazzi ou prises pendant les catastrophes naturelles ; ou encore, dans une autre logique, aux graffitis, aux banderoles de manifestants, mais aussi à tous les sites qui regorgent de maximes des temps modernes, que les gens publient ensuite sur leur mur Facebook… Autant de pratiques qui, dans leur diversité, peuvent également amener à s’interroger sur les forces et les fragilités de la forme brève (efficacité, pertinence, éthique, question parfois paradoxale de la pérennisation et de la conservation…).

La fulgurance ne peut-elle pas également inscrire dans la forme brève un scandale, celui de l’inachevé, du risque de l’impertinence et du nonsense ou encore d’une réception incomplète ? Ne peut-elle pas rendre possible dans la forme brève cette force de saisissement dont le jaillissement lapidaire et laconique serait un gage d’efficacité sémantique et sémiotique, une promesse de pérennisation et de conservation ?

Les notions de brièveté/fulgurance pourront ainsi être associées à

1/ Thématiques croisées :

L’immédiateté, l’instantanéité, l’éphémérité…

L’intensité, la violence : décharge, saisissement, impact…

Le ton et le style : le laconique, le lapidaire, le sec, le brutal, l’agressif ; les changements de style induits par les changements de forme (mail, twitter…)

Le mysticisme : aveuglement (dazzling)/ révélation ; les mythes et le sacré…

La création comme éblouissement, jaillissement…

La fragmentation, le rapport achevé/inachevé, l’indicible…

Les possibles contradictions : finesse / grossièreté ; concentration / réduction ; densité / légèreté ; éphémérité / durabilité…

2/ Formes artistiques :

Performances, land-art, street-art, bandesdessinées, comic strips, flashmobs, photographie…

Formes brèves littéraires : Flash-fiction, nano-fiction, Récits enchâssés, anecdotes, poésie…

Formes brèves scéniques, audiovisuelles : théâtre, cliff-hangers, microrécits télévisuels…

3/Pratiques, réceptions et usages : zapping, teasing, concentration/sélection (abstracts,  extraits, sommaires…), stylisation, synthèse, modalités de connaissance et d’appréhension du monde, de la culture, de la réalité par la forme brève (usages pédagogiques, thérapeutiques, scientifiques…) ; caricature, stéréotype, etc.

4/ Formes d’expression, de communication, d’information : manifestes, slogans, affiches, brèves, dépêches, flash-infos, discours publicitaires, bandes-annonces…

 

Afin de mieux cerner cette notion complexe et polymorphe de « forme brève »au prisme de la temporalité, nous souhaitons ainsi avoir une approche interdisciplinaire la plus large possible, dans des domaines aussi variés que les lettres, l’histoire, la philosophie, les sciences de l’information et de la communication, la linguistique, la didactique, la sociologie, la médecine, la psychologie, la photographie, les arts et arts du spectacle, l’économie de la création, etc.

 

Comité scientifique :

Ailsa Cox (université d’Edge Hill) 

Elke d’hoker (université de Louvain)

Yvon Houssais (université de Franche-Comté)

Yannick le Boulicaut (université catholique de l’Ouest) 

Gérald Préher (université de Lille) 

Michelle Ryan-Sautour (université d’Angers)

Walter Zidaric (université de Nantes) 

Shannon Wells Lassagne (université de Bourgogne)

Martine Hennard Duteil De la Rochère (Université de Lausanne)

Les propositions de communications (1 page) devront parvenir aux organisatrices Karima Thomas  (karima.thomas@univ-angers.fr) et Cécile Meynard (cecile.meynard@univ-angers.fr), ainsi qu’un bref CV (3/4 de page à 1 page) d’ici au 31 décembre 2017. Les langues du colloque sont le français et l’anglais.

Les propositions seront examinées par le comité scientifique qui fera savoir sa réponse le 25 janvier 2018 au plus tard.

 

 

[1] Comme en témoigne par exemple l’organisation prochaine d’un colloque à l’université de Sfax (Tunisie) sur « La brièveté » (30 novembre-1er décembre 2017) et d’une journée d’étude à l’université de Bourgogne sur les formes brèves à la télévision (« Brevity and the short form in serial television », 2 février 2018.

[2] En 2015 a eu lieu un colloque à l’université Stendhal sur L’Imaginaire sériel, dont l’un des axes était « le temps et l’espace sériel » ; mais il reste encore beaucoup à faire sur la question des relations entre les formes brèves et la temporalité.

[3] Formes brèves dans les Arts, la Linguistique et la Culture, financé par le CPER, MSH- Ange-Guépin, Région des pays de la Loire.

[4] Florence Delay, Petites formes en prose après Edison, Fayard, 2001, p. 9

[5] Roland Barthes, « Réflexion ou sentence et Maxime », Degrès Zéro de l’Ecriture, Seuil 1972, p. 45

[6][6] Alain Montandon, Les formes brèves, Hachette, 1992, p.70.

[7] Alain Gauthier, « Le temps c’est l’image », Quaderni N°16, 1991-1992, p.46.

 
Appel à communications: Une virile imposture? Construction du jeune homme dans la littérature
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 11:26

Université du Québec à Montréal, 18-19 octobre 2018

Propositions: 15 février 2018

 

Force, courage, sens de l’honneur, goût de la conquête, de la gloire, sens du sacrifice, patriotisme, valeur de la belle mort (au combat et héroïquement), contrôle de soi, puissance sexuelle, etc. Il en faut beaucoup pour être un homme, un « vrai ». Ou plutôt, il en faut beaucoup pour être un homme viril.

Bâtie à coup de stéréotypes, la virilité semble bien une construction sociale toujours historiquement située et utilisée pour théoriser la supériorité du masculin sur le féminin. Mais pour la philosophe Olivia Gazalé, les femmes ne sont pas les seules victimes de ce mythe de la virilité. Les oppresseurs seraient eux aussi oppressés par leur propre outil de domination [Gazalé, 2017]. Les hommes, constamment contraints de faire la preuve de leur masculinité, tentent de répondre tant bien que mal aux injonctions qu’imposent les stéréotypes de la virilité. Réduits à un nombre limité de caractères et de valeurs supposés les consacrer en tant qu’hommes, ils sont amputés d’une grande partie de leur vie psychique, sociale et familiale. Les masculinités gagneraient ainsi à s’emparer, comme les féministes l’ont fait et continuent de le faire, du profond travail de déconstruction des lieux communs et stéréotypes aliénants.

Pour Françoise Héritier, « l’âge d’homme, c’est le trou noir et le référent ultime » [Héritier, 1996:303]. Notre société peine à voir et à penser les normes de la masculinité, ce qui en fait un terrain fertile pour la reproduction des rapports de genre et de pouvoir. Néanmoins, ces dernières années sont marquées par l’émergence de réflexions sur les hommes. La recherche universitaire s’empare enfin de la question et remet en cause le supposé état de crise de la virilité.  

L’anthropologue Mélanie Gourarier émet l’hypothèse que l’état de crise serait constitutif de la virilité et ne serait, non pas la marque de son affaiblissement, mais l’outil de son affermissement : « la rhétorique de la crise de la masculinité […] [devrait être] ainsi appréhendée comme une ressource discursive potentiellement mobilisable, d’ailleurs historiquement mobilisée, afin de reproduire un ordre social qui, passant pour menacé, se transforme, s’ajuste et se normalise » [Gourarier, 2017:11]. Alors, comment devenir homme quand les repères et les modèles donnés sont constamment perçus comme étant en danger ?

Le mythe de la virilité et son état de crise permanent nous apparaissent ainsi, plus que jamais, une question qu'il convient de poser à la littérature puisque celle-ci se révèle être un terrain propice à leur déconstruction. Les romans font partie des rares lieux où il est possible de révéler cette imposture en mettant fin à l’idée d’une prétendue transparence et essentialité de la virilité. Ils appuient sur les zones d’ombre qui entourent ce mythe en mettant en scène, non pas une virilité triomphante, mais une virilité du désarroi.

À partir d'angles critiques divers (ethnocritique, sociocritique, psychanalytique, historique, philosophique, etc.), ce colloque voudrait interroger la place de la littérature dans ce travail de déconstruction. Comment se façonne l’identité individuelle et sociale du jeune homme face aux injonctions à la virilité dans les textes ? Comment les œuvres littéraires éprouvent le modèle pour exposer l'imposture qu’est la virilité ? La littérature peut-elle être un lieu de reconfiguration de la masculinité face aux changements sociétaux ?

Ce colloque voudrait  proposer plusieurs axes de réflexion:

La figure du guerrier : force, courage et sacrifice

Pendant longtemps, la virilité a été assignée à diverses formes de sacrifices : sacrifice de soi pour la patrie, de son enfance, de ses émotions, de sa féminité, etc. L’exigence de rationalité ou l’impératif politique de la virilité ont souvent pris la forme d’un sectionnement de soi. L’idéal militaire et ses valeurs sont aussi accompagnés d’une grande part d’abnégation. Aujourd’hui, alors que le service militaire a été abandonné,  l’esprit guerrier s’actualise et prend des formes nouvelles. Comment certains jeunes hommes vont-ils construire leur identité virile en introduisant des valeurs guerrières dans de nouveaux lieux ? Dans quelle mesure les personnages littéraires expriment-ils ce morcellement et cette perte d’une part de l’identité ? Comment luttent-ils pour conserver leur intégrité ?

Paternité : quand les hommes engendrent des hommes

Le rôle du père dans la construction des jeunes hommes est présenté comme essentiel. Mais il est curieux de constater qu’une grande partie des discours produits sur la figure paternelle ne chante pas ses mérites mais en pleure plutôt l’absence ou la défaillance : pères faibles, mous, écrasés par les mères, absents, morts, divorcés, abusifs, etc. Or, cette chute de la figure paternelle reste une problématique de la construction masculine. Le jeune garçon semble avoir besoin d’un homme pour en devenir lui-même un. Alors seuls les hommes peuvent-ils engendrer des hommes?

Sexualité : puissance et impuissance

Les hommes ont fait reposer leur virilité sur leur sexe : la puissance du phallus, cet organe « en plus », serait le symbole de leur supériorité. Mais il est aussi la cause de leurs malheurs puisqu’il est un membre faillible. Les hommes sont ainsi hantés par l’angoisse de l’impuissance et remettent en question leur masculinité quand leur corps n’est plus sous leur contrôle. La sexualité est le haut lieu des injonctions à la virilité : puissance phallique mais aussi génésique, désir sexuel constant, capacité à donner du plaisir, etc. La sexualité est également un outil de domination qui fait appel aux valeurs belliqueuses. Dès lors, comment construire son identité en dehors de ces schémas ? Comment les personnages réinvestissent ou renoncent-ils à une certaine sexualité et quelles conséquences sur l’identité?

La maison des hommes : construction, reproduction et hiérarchisation

« Quand on est entre nous, on n’a pas à se gêner ». L’existence de lieux de l’entre-soi masculin est attestée dans de nombreuses sociétés par les historiens : clubs, cafés, chambres parlementaires, etc. Si les femmes sont parvenues à infiltrer tant bien que mal ces haut lieux de la virilité, ces derniers parviennent à se redessiner ailleurs. Cet entre-soi masculin permettrait de produire et reproduire la virilité entre les pairs tout en fabriquant de la hiérarchie entre eux : c’est aux yeux du même que l’on est validé comme « vrai » homme. L’apprentissage de la virilité se fait ainsi entre hommes, à travers des processus initiatiques : bizutage, performances physiques, « faire ses preuves », etc. Comment la communauté influe-t-elle sur la construction des jeunes hommes? Peut-on se construire contre les pairs et à quel prix?

 

MODALITÉS DE SOUMISSION

Cet appel à communications s’adresse en particulier aux chercheurs travaillant en littérature d’hier à aujourd’hui, mais reste ouvert à d’autres approches disciplinaires (anthropologie, psychanalyse, histoire, histoire de l’art, philosophie, sociologie, études cinématographiques, etc.).

Les propositions de communication, en français, d’une page maximum, accompagnées d’une notice biobibliographique (mentionnant affiliation institutionnelle, axes de recherche et publications majeures), doivent parvenir avant le 15 février 2018 par courriel à l’adresse suivante : imposturevirile@gmail.com

Une publication des actes du colloque est prévue.

 

COMITÉ D’ORGANISATION

Véronique CNOCKAERT (Université du Québec à Montréal)

Émilie BAUDUIN (Université du Québec à Montréal)

Marion CAUDEBEC (Université du Québec à Montréal, Université Toulouse Jean Jaurès)

Jordan DIAZ-BROSSEAU (Université du Québec à Montréal)

*

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

 

CITTON Yves,  Impuissances : défaillances masculines et pouvoir politique de Montaigne à Stendhal, Paris, Aubier, 1994.

CORBIN Alain, COURTINE Jean-Jacques et VIGARELLO Georges, Histoire de la virilité, Paris, Seuil, « l’Univers historique », 2011, 3 tomes.

COURTINE Jean-Jacques, « La virilité est-elle en crise ? Entretien avec Jean-Jacques Courtine », Études, 2012/2, tome 416, p.175-185.

GAZALÉ Olivia, Le Mythe de la virilité. Un piège pour les deux sexes, Paris, Robert Laffont, 2017.

GOURARIER Mélanie, Alpha mâle. Séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes, Paris, Seuil, « La couleur des idées », 2017.

HÉRITIER Françoise, Masculin/Féminin. La pensée de la différence, Éditions Odile Jacob, 1996.

LORAUX Nicole, La Cité diviséeL'oubli dans la mémoire d'Athènes, Paris, Payot, 1997.

MEIZOZ, Jérôme, Faire le garçon, Carouges (Suisse), Zoé, 2017.

MOSSE George L., The Image of Man, The Creation of Modernity Masculinity, Oxford University Press, New York-Oxford, 1996.

RAUCH André, Le Premier Sexe. Mutations et crise de l'identité masculine, Paris, Hachette, 2000.

SOHN Anne-Marie, « Sois un homme ». La construction de la masculinité au XIXe siècle, Paris, Seuil, 2009.

Appel à communications : Artistes et collections royales et princières (France, fin XVe - fin XVIIIe s.)
Posted: Thursday, November 30, 2017 - 11:12

Journée d’études interdisciplinaire : Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines/Paris-Saclay - Centre de Recherches du Château de Versailles

Cycle « Artistes et collections royales et princières (France, fin XVe-fin XVIIIe siècle) »

 

Journée d’études I : L’artiste créateur

Château de Versailles, 31 mai 2018

Organisation : Delphine Carrangeot (UVSQ/DYPAC) delphine.carrangeot@uvsq.fr

 

Lorsque François Ier confie à Primatice, envoyé à Rome, la mission de rapporter des moulages d’antiques pour Fontainebleau, le roi de France entend bien enrichir sa collection, encore balbutiante, de sculptures témoignant de son goût pour les choses du passé, mais aussi de son rêve de voir Fontainebleau devenir « une nouvelle Rome », selon le mot complaisant de Vasari. Quand Louis XIV confie à Adam Van der Meulen la réalisation de quatre vues de résidences royales pour le décor de sa chambre à Saint-Germain-en-Laye, l’artiste n’aurait certainement pas imaginé que ses peintures seraient présentées, quelques années plus tard, avec les chefs-d’œuvre des collections versaillaises. Enfin dans les années 1770-1780 le comte d’Angiviller organise pour Louis XVI la commande de vastes compositions peintes ou sculptées sur le thème de l’histoire du royaume, afin de doter le futur museum royal de collections « patriotiques » mises à la disposition des artistes et du public par un souverain éclairé.

En proposant d’explorer le rôle polyvalent des artistes dans la construction, l’organisation et la gestion des collections royales et princières françaises (y compris celles des cardinaux-ministres), cette série de journées d’études a l’ambition d’entamer un travail interdisciplinaire autour de l’histoire sociale et politique des collections à l’époque moderne, de la fin du XVe siècle à la fin de l’Ancien régime.

La place de l’artiste dans les processus complexes qui régissent l’élaboration des collections mérite en effet un questionnement réunissant historiens, historiens de l’art, conservateurs, sociologues de l’art et croisant les champs et objets d’étude. Trois journées y seront consacrées : la première vise à explorer le rôle de l’artiste comme créateur ; la seconde cherchera à comprendre le rôle de l’artiste comme intermédiaire ou médiateur ; la troisième s’interrogera sur l’artiste gestionnaire de l’espace et du contenu des collections royales ou princières.

Nombreuses sont les études qui, depuis un demi-siècle, se sont intéressées aux rapports entre l’art et la société, en particulier à travers le prisme du collectionnisme, dans la lignée des études fondatrices de Francis Haskell et d’Antoine Schnapper. Les questions du statut de l’artiste et du « métier de peintre » ont  connu un important renouvellement (M. Warnke, J.-M. Montias, N. Heinich) grâce à des travaux incluant le rôle des institutions académiques, l’influence du contexte politique et la question fondamentale de la transformation des publics. Le goût des amateurs et collectionneurs (Ch. Guichard), la pratique de la commande, du patronage, du mécénat, le rôle des marchands et des divers intermédiaires dans la mise en place du marché de l’art (G. Glorieux), la naissance des musées (D. Poulot) à partir des collections royales ou particulières sont autant de thématiques qui, elles aussi, ont bénéficié de l’attention d’historiens de l’art, d’historiens et de sociologues de l’art. Dans l’histoire de la production des œuvres collectionnées, l’amont (mécénat, contexte matériel et culturel) et l’aval (réception, sociologie des collectionneurs, des regards, des objets) sont des champs qui ont déjà bénéficié d’un défrichement. Mais force est de constater le très faible nombre d’études (au-delà de rares monographies) qui s’interrogent sur le rôle qu’ont pu jouer les artistes dans la construction ou la transformation des collections royales et princières françaises à l’époque moderne.

À l’occasion de cette première journée d’études autour de « l’artiste créateur », de multiples questions peuvent être posées afin de contribuer à une histoire sociale voire politique du collectionnisme qui s’intéresserait aussi aux producteurs (d’originaux ou de copies).

Les thèmes et les genres connaissent-ils une évolution du fait de la commande pour les collections ? L’artiste employé à cet effet puise-t-il son inspiration dans d’autres collections ? Le rapport au modèle italien à la Renaissance, puis aux grands modèles européens (collections de Rodolphe II, Philippe IV, Charles Ier, Christine de Suède, collections des souverains pontifes et de leurs neveux, mais aussi de Mazarin, Olivares ou Gaston d’Orléans) doit être posé notamment pour le XVIIe siècle où la possession et l’ostentation d’une riche collection déterminent et signent la puissance culturelle du monarque. Le rôle de l’artiste dans la recomposition ou le parachèvement d’une collection exogène mérite un questionnement : ainsi de Poussin et Stella à qui Richelieu fit appel pour compléter le décor du grand cabinet du château de Richelieu après l’acquisition des tableaux du studiolo d’Isabelle d’Este. Dans ces conditions fortement contraintes, quelle peut être la liberté créatrice de l’artiste qui doit – comme plus tard Mignard pour la Petite Galerie – se conformer à une nécessaire harmonie d’ensemble, et à des proportions strictement imposées ?

Qui sont les artistes employés par les souverains et les Princes ? Leur origine géographique, sociale, leur milieu culturel diffèrent-ils de ceux des artistes qui ne créent pas spécifiquement pour les collections ? Leurs conditions de travail sont-elles différentes ? La question du statut des « producteurs d’art » dans le contexte du collectionnisme royal doit être posée puisqu’elle recoupe celle du rapport de l’artiste au souverain de manière plus générale. Quels sont les bénéfices socio-symboliques à travailler à l’enrichissement de la collection royale ? Du prestigieux artiste « invité », qui demeure la norme jusqu’au milieu du XVIIe siècle, à l’artiste académicien désormais jugé par un public dans le cadre du Salon, une évolution, qui n’est pas nécessairement linéaire, pourra être brossée.

À partir de quelles sources peut-on connaître le rôle des artistes dans la construction des collections artistiques des souverains ? En effet, à une époque où l’on assiste à la raréfaction du contrat – du fait, notamment, du mécénat d’État – quelle documentation, au-delà des œuvres elles-mêmes, permet d’appréhender à la fois le goût du souverain, les choix esthétiques, politiques, mis en œuvre dans la relation avec les artistes désignés ?

La place du présent diplomatique pourra être également abordée, dans la mesure où l’on peut retracer la commande d’une ou plusieurs œuvres par des souverains étrangers à des artistes de renom (une constante de ce phénomène) dans le but d’en faire don aux rois de France : le cas le plus fameux des présents italiens à François Ier (la Vénus de Lorenzo Costa offerte par François II de Gonzague, les tableaux de Raphaël envoyés par Léon X, la « corne de licorne » enchâssée par Tobia et offerte par Clément VII…) pourra être complété par des exemples plus tardifs ou de provenances différentes.

Et qu’en est-il des princes eux-mêmes artistes, ou des artistes eux-mêmes collectionneurs, créateurs d’une collection en somme, qui peuvent léguer à leur commanditaire un cabinet d’art et de curiosités ?

Enfin, quelles sont les mutations (sociales, esthétiques, voire économiques) induites par les bouleversements que connaît le monde des arts au XVIIIe siècle, où les collections royales se développent via l’institutionnalisation du Salon mais aussi sous l’impulsion du projet de museum royal durant les quinze dernières années de l’Ancien Régime ?

Afin d’éviter l’écueil de la juxtaposition de cas particuliers ou de monographies, les communications thématiques et une approche diachronique seront privilégiées : l’histoire et la sociologie récentes des objets et des acteurs du monde de l’art nous invitent à explorer la position de l’artiste employé par les souverains et les princes dans la construction des collections – d’abord royales ou privées, plus tard dans l’optique du projet de museum royal des arts – et les conséquences de ces commandes sur le statut de l’artiste, qu’il soit artiste de cour ou extérieur à celle-ci, avant le temps des académies, durant l’âge d’or de celles-ci et au siècle des Lumières. En peinture, en sculpture, en orfèvrerie, tapisserie ou numismatique, dans le domaine de l’architecture où les artistes sont invités à concevoir ou rénover les espaces accueillant les collections, la plupart des domaines artistiques sont concernés par cette création ou cette recréation : il ne faut en effet pas oublier la réalisation de copies et de moulages, d’antiques ou de modernes, visant généralement à combler les manques des collections royales, sans oublier le phénomène de la restauration.

Ces quelques pistes ne sont pas limitatives et les organisateurs veilleront à prendre en compte toutes les propositions. Les études de cas seront acceptées dès lors que l’auteur proposera une montée en généralité en conceptualisant ou en offrant des comparaisons à différentes échelles.

 

Les communications, d’une durée de 30 minutes, pourront être prononcées en français ou en anglais.

Les propositions de communication, composées d’un titre, d’un résumé d’une vingtaine de lignes et d’un court CV (en indiquant le rattachement administratif) sont à envoyer avant le 20 janvier 2018 à delphine.carrangeot@uvsq.fr

 

Calendrier :

- clôture de l’appel à communications : 31/01/2018

- annonce des communications retenues : 15/02/2018

- date de la journée d’études : 31/05/2018

 

Journée d’études II L’artiste intermédiaire ou médiateur : UVSQ, novembre 2018

Journée d’études III L’artiste gestionnaire de l’espace et du contenu des collections : Château de Versailles, printemps 2019

 

Comité d’organisation :

Delphine Carrangeot, MCF en histoire moderne, UVSQ, Laboratoire DYPAC

Mathieu da Vinha, Directeur scientifique, Centre de Recherches du Château de Versailles

 

Comité scientifique :

Etienne Anheim, Directeur de Recherches, EHESS

Marianne Cojannot-Leblanc, Professeur en histoire de l’art, Paris X-Nanterre

Laure Fagnart, Chercheur qualifié du F.R.S.-FNRS, Université de Liège

Guillaume Faroult, Conservateur en chef, Peintures françaises du XVIIIe siècle et peintures britanniques et américaines, Musée du Louvre

Charlotte Guichard, Directrice de Recherches, CNRS-IHMC

Pauline Lemaigre-Gaffier, MCF en histoire moderne, UVSQ, Laboratoire DYPAC

Séverine Lepape, Conservateur, Département des Arts graphiques, Musée du Louvre

Alexandre Maral, Conservateur en chef, Département des sculptures, Château de Versailles - Directeur du Centre de Recherches du Château de Versailles

http://www.dypac.uvsq.fr/actualites-247890.kjsp?RH=1507272832684&RF=1354723047753

New Publications

Crises et renouveaux du geste hagiographique (Marion de Lencquesaing)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:51

Marion de Lencquesaing, Crises et renouveaux du geste hagiographique. Les Vies de Jeanne de Chantal (xviie et xxe siècles), Paris, Classiques Garnier, 2021.

La condamnation par l'Index de la Sainte Chantal de Henri Bremond (1912) est le point de perspective de l'étude sur Les Vies de Jeanne de Chantal, qui donnent à lire les nouveaux saints du XVIIᵉ siècle. Mais ce retour au XVIIᵉ siècle est un geste polémique : écrire une Vie, c'est reconstruire ce qu'est la sainteté.

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 586

Parution: 06/10/2021

Collection: Lire le xviie siècle, n° 73

Série: Littérature, libertinage et spiritualité, n° 14

ISBN: 978-2-406-12106-0

ISSN: 2108-9876

Album Louise de Coligny Manuscrit 129 A 23 de la Koninklijke Bibliotheek, La Haye (Pays-Bas) (éd. Couchman (Jane), Winn (Colette H.))
Posted: 29 Nov 2021 - 12:46

Album Louise de Coligny Manuscrit 129 A 23 de la Koninklijke Bibliotheek, La Haye (Pays-Bas) , éd. Couchman (Jane), Winn (Colette H.), Paris, Classiques Garnier, 2021.

Offert comme cadeau de mariage à Louise de Coligny en mai 1571, cet album perpétue la mémoire des hauts faits que la cause huguenote inspira à la famille Coligny. Les poèmes ajoutés jusqu’en 1610 nous renseignent sur les nouvelles tendances esthétiques en réponse à l’horreur des guerres de Religion.

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 253

Parution: 06/10/2021

Collection: Textes de la Renaissance, n° 240

Série: Scriptorium, n° 6

ISBN: 978-2-406-11973-9

ISSN: 1262-2842

 

Libertinage et philosophie à l'époque classique (XVIe-XVIIIe siècle) 2021, n° 18
Posted: 29 Nov 2021 - 12:41

Libertinage et philosophie à l'époque classique (XVIe-XVIIIe siècle), 2021, n° 18 : "L’usage de la métaphysique chez les matérialistes des xvie, xviie et xviiie siècles".

Coordinatrice d'ouvrage: Gengoux (Nicole)

Résumé: Libertinage et philosophie est un espace ouvert au débat sur toutes les questions liées à la sécularisation de la pensée et des mœurs et à l'évolution et la diffusion d'une libre pensée.

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 408

Parution: 06/10/2021

Revue: Libertinage et philosophie à l'époque classique (xvie-xviiie siècle), n° 5

ISBN: 978-2-406-12208-1

ISSN: 2557-4019

La Science des mœurs au siècle des Lumières Conception et expérimentations (dir. Bréban (Laurie), Denieul (Séverine), Sultan-Villet (Élise))
Posted: 29 Nov 2021 - 12:28

La Science des mœurs au siècle des Lumières Conception et expérimentations, dir. Laurie Bréban, Séverine Denieul et Élise Sultan-Villet, Paris, Classiques Garnier, 2021.

La « science des mœurs » entreprend d’étudier l’homme en passant par l’observation et l’expérience. Au xviiie siècle, elle se propose d’appliquer une méthode nouvelle à un objet jusqu’alors réservé aux métaphysiciens ou aux moralistes. Or, une telle proposition ne va pas sans poser problème.

 

Disponible en ligne et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 367

Parution: 06/10/2021

Collection: Rencontres, n° 518

Série: Le dix-huitième siècle, n° 37

ISBN: 978-2-406-11900-5

ISSN: 2103-5636

L’Ennui du spectateur Thermique du théâtre (1716-1788) (Charline Granger)
Posted: 29 Nov 2021 - 12:23

Charline Granger,  L’Ennui du spectateur Thermique du théâtre (1716-1788), Paris, Classiques Garnier, 2021.

Prix de la Chancellerie des universités de Paris 2021

Le spectateur de théâtre s’ennuyait-il au xviiie siècle ? La mise en lumière d’une thermique du théâtre, fondée sur un lexique du chaud et du froid alors en vogue pour décrire la réception et adaptée des théories scientifiques du temps, renouvelle notre regard sur le texte, le jeu et le public.

 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 947

Parution: 20/10/2021

Collection: Études sur le théâtre et les arts de la scène, n° 20

ISBN: 978-2-406-11916-6

ISSN: 2273-3884