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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications (jeunes chercheurs): Critiques féministes des savoirs : créations, militantismes, recherches
Posted: Tuesday, January 23, 2018 - 01:03

Toulouse (17-18 mai 2018), avant le 31 janvier 2018

Cet appel s’adresse aux jeunes chercheur·se·s (doctorant·e·s, post-doctorant·e·s, docteur·e·s, masterant·e·s), aux collectifs et associations non universitaires, aux artistes militant·e·s et militant·e·s créatrice·eur·s et aux autres personnes de la société civile concernées par la thématique.

Dans les années 1970, les critiques énoncées par des mouvements militants et des universitaires à l’encontre du savoir scientifique ont permis la formulation des théories des « savoirs situés ». Selon Sandra Harding (1986, 1991), Donna Haraway (1991) ou encore Patricia Hill Collins (1990), la construction de « savoirs situés » doit permettre non seulement d’expliciter les biais du point de vue masculin, de classe supérieure, blanc, eurocentré et cis-hétérocentré à partir duquel sont, pas seulement mais majoritairement, produits les savoirs scientifiques. Il s’agit ensuite de favoriser l’émergence de nouveaux savoirs, des savoirs situés, à partir desquels les rapports de domination pourront être mis en évidence pour être ensuite déconstruits. La posture réflexive que chacun·e est invité·e à avoir sur son expérience et sur l’impact que celle-ci a sur sa production scientifique doit fournir les ressources pour critiquer et renouveler la pensée produite par les dominants, tout en prenant conscience de ses propres privilèges (McIntosh, 1989 ; Kebabza, 2009). Loin de constituer un frein à la progression de la connaissance, les théories du positionnement (standpoint : Harding, 1986) permettent de produire une « objectivité forte » et de visibiliser des savoirs et des sujets historiquement invisibilisé·e·s. Depuis, les théories du positionnement ont été alimentées, notamment à l’aune du développement des perspectives intersectionnelles (Dorlin 2009 ; Bentouhami 2015 ; Collins et Bilge 2016) et féministes décoloniales (Mohanty, 1986, Espinosa-Miñoso, 2010, 2014), aussi bien dans le champ universitaire que militant, qui de plus se rejoignent et s’entremêlent parfois.

En tant qu’association de jeunes chercheur·se·s situé·e·s à l’intersection de ces champs, nous souhaitons participer à la production et à la mise en valeur de ces savoirs à travers ce projet construit sur deux années. Le premier volet de ce projet, qui s’est déroulé les 29 et 30 mars 2017, concernait les critiques féministes des savoirs appliquées aux corps et à la santé. Nous nous concentrons cette année sur les créations artistiques (arts vivants et visuels) et littéraires. Nous souhaitons valoriser les savoirs habituellement invisibilisés de personnes qui produisent en marge des normes dominantes en vigueur dans les espaces de création artistique et culturels.

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Les théories et les actions militantes féministes ont profondément contribué à remettre en cause les canons artistiques et les discours universalistes sur les créations artistiques et littéraires en révélant l’idéologie patriarcale et eurocentrée qui en définissait les contours (Pollock 1999, Zabunyan, 2007, Dumont, 2011, Planté, 1989) et ont ainsi contribué à en modifier l’épistémologie. De plus, en incorporant les enjeux féministes à leurs pratiques, les créatrices et créateurs élargissent et redéfinissent les notions d’art et de littérature en remettant en cause les hiérarchies, en menant une déconstruction du mythe du génie créateur mais aussi en opérant une rupture avec l’impératif formaliste moderniste ou encore, par exemple, en rapprochant leurs objets du politique. À partir de leurs propres perspectives sur l’art et sur la société, ces créatrices et créateurs repensent, selon des modalités différentes à chaque période et à chaque expérience, les créations comme un levier de transformation de la réalité et de luttes contre les rapports de domination (classisme, cis-hétérocentrisme, racisme, sexisme, etc.), comme un mode d’autodétermination et de réinvention, mais aussi comme un moyen de faire entendre les voix des groupes minorisés. En parallèle, les champs des représentations (images, performances…) et de l’écrit sont mobilisés par des militant·e·s féministes pour leurs capacités à agir sur l’identification, l’imaginaire et le sensible. Ces personnes construisent des discours critiques qui déjouent les stéréotypes et combattent les oppressions, ce qui souligne la porosité des frontières entre les pratiques féministes artistiques et militantes qui se nourrissent mutuellement.

L’art, et plus largement les activités créatrices, sont aussi utilisé·e·s dans des buts pédagogiques. De nombreux blogs d’écriture ainsi que des bandes dessinées et des documentaires permettent une relecture de l’histoire comme discipline féministe, ou tendent vers une prise de conscience sur des thématiques féministes précises (le harcèlement, la discrimination à l’emploi, etc.). De plus, les fonctions émancipatrices de l’art sont adoptées par certaines associations afin de faciliter la libération de la parole et/ou la (re)construction après un traumatisme.  Ainsi, cet appel à communication souhaite également engager une réflexion sur des pratiques pédagogiques peu usuelles dans le champ scientifique (vulgarisation, supports alternatifs, etc.) dans une perspective de décloisonnement des savoirs.

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AXES

Il s’agit de propositions non exhaustives. Toute proposition de communication sur le thème de ce colloque sera étudiée avec attention même si elle ne correspond pas pleinement à ces différents axes. De plus, les réflexions portées lors de ce colloque valorisent les échanges interdisciplinaires et militants et ne demandent donc pas une inscription universitaire et/ou disciplinaire spécifique.

 Axe 1 – Relecture critique et historique de la constitution des champs artistique et littéraire

Cet axe propose une relecture critique à la fois des histoires des arts et de la littérature, mais aussi de la constitution des champs artistiques où les sociabilités sont formées par et pour les hommes cisgenre. Il s’agit d’en souligner les modalités d’exclusion, qui croisent des rapports sociaux de sexe mais aussi de classe et de race.

Pour exemple, Martine Reid, dans son ouvrage Des Femmes en littérature, a bien montré comment l’institution littéraire au cours des 18e et 19e siècles a classé les auteurs en fonction de leur sexe pour exclure les autrices. Christine Planté, dans son ouvrage La Petite soeur de Balzac avait en 1989 évoqué la peur ressentie par les hommes de voir un domaine dit « masculin » inclure des femmes. La chercheuse avait mis en évidence le processus de naturalisation de l’infériorité féminine mis en œuvre par des groupes d’hommes pour justifier l’exclusion des « femmes-auteurs ». Quant à l’historienne de l’art Linda Nochlin, dans son article pionnier « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grandes artistes femmes ? » (1971), elle analysait des conditions de la création artistique afin de mettre en exergue les mécanismes historiques et culturels d’exclusion des femmes du champ de l’art (en ne leur permettant pas de travailler à partir du nu par exemple, et en les cantonnant aux arts « mineurs » comme l’aquarelle). Elle rejette l’idée d’un « génie artistique » qui échapperait aux femmes, et propose une réécriture de l’histoire de l’art sous l’angle du féminisme, à savoir une histoire de l’art incluant les artistes femmes. On peut également songer aux conditions matérielles nécessaires à la production d’une œuvre d’art : un espace à soi et du temps sont nécessaires, ce dont n’ont pas toujours disposé les femmes, comme le montrait Virginia Woolf dans Une chambre à soi (1929). Dans plusieurs de ses écrits, dont « Feminist interventions in the histories of art » (1988), l’historienne de l’art Griselda Pollock a mis au jour le discours idéologique patriarcal sous-jacent à l’écriture de l’histoire de l’art. Dans Differencing the canon (1999), elle proposait de repenser l’histoire de l’art et le canon à partir des apports du féminisme et des études décoloniales. Pour ces chercheuses, il ne s’agissait pas uniquement d’ajouter des plasticiennes parmi le canon artistique, mais bel et bien de transformer ce dernier pour se débarrasser de ses fondements discriminants.

Il s’agit donc ici de se demander, par exemple, comment les champs artistique et littéraire ont été affectés par les théories et pratiques militantes féministes, mais aussi en quoi l’écriture des histoires des arts et de la littérature, et les manières de montrer l’art, ont été impactées par les féminismes dans une recherche d’élaboration d’un savoir non-excluant et contre-hégémonique. Dans une perspective de recherches plus contemporaines, on peut aussi se demander comment les pensées décoloniales et queer alimentent les réflexions pour repenser l’écriture des histoires des arts et de la littérature dans une approche de décentrement des savoirs.

Axe 2 – Stratégies de résistances : Artivisme, pratiques créatives et artistiques subversives

Les processus d’exclusion dévoilés, il devient alors possible, dans une perspective intersectionnelle, de mettre en évidence les stratégies de résistances passées et présentes et plus ou moins subversives, mises en œuvre par les exclu·e·s pour contourner ou contrer l’hégémonie masculine ainsi que les autres rapports de domination dans le champ concerné afin d’imposer et de faire accepter leurs œuvres. Quelles sont les stratégies créatives de luttes contre les oppressions ? De quelles manières les artistes, les auteur·e·s et les militant·e·s ont nourri les discours et les combats féministes par l’écrit, le visuel et la performance?

Pour la littérature, cela peut aller de l’usage du pseudonyme masculin jusqu’aux amitiés féminines littéraires par exemple. On peut également questionner la construction d’une niche littéraire « par et pour les femmes », avec le développement d’une catégorie littéraire (chick lit) considérée dévalorisante tant pour les auteures que pour les lectrices. On peut également s’intéresser aux critiques de l’androcentrisme dans certains champs de la création par des actrices de ces champs, comme par exemple le développement de collectifs de créatrices de BD qui ont dénoncé l’invisibilisation des femmes en tant que groupe social dans l’organisation et la sélection du festival d’Angoulême en 2017.

En outre, cet axe propose de s’intéresser aux usages politiques du corps, aux performances et pratiques créatives et artistiques ayant une visée politique. Citons par exemple le travail de Regina José Galindo ou plus largement de Mujeres Creando, d’ORLAN, l’exposition MASCULIN/MASCULIN pour dénoncer l’exclusivité des nus féminins dans l’art (Musée d’Orsay) et les actions des Guerrilla Girls. Le théâtre contemporain peut aussi être interrogé en tant que forme politique mettant en cause la construction des genres et des rapports de domination comme l’analyse notamment Muriel Plana dans Théâtre et féminin : identité, sexualité, politique (2012).

Axe 3 – Faire science féministe autrement : pédagogies, féminismes et pratiques créatives/artistiques

Cet axe propose de mettre en valeur les processus de valorisation et de (re)découverte des artistes et créatrice·eur·s effacé·e·s et oubli·é·e·s par l’histoire ou encore méconnu·e·s, notamment dans une démarche cyberféministe. C’est le cas du groupe AWARE, de la bloggeuse de « Raconte-moi l’histoire » ou encore de l’initiative en ligne « L’Histoire par les femmes ».

Par ailleurs, il peut aussi s’agir de s’intéresser à la mobilisation de supports variés ou la mise en œuvre de démarches inusuelles dans l’exercice scientifique (films, photographie, méthodes participatives) dans une approche féministe scientifique. Plusieurs supports de création sont ainsi utilisés dans la recherche ou dans le milieu associatif dans une perspective pédagogique. Les bandes dessinées sont ainsi employées comme moteurs de prise de conscience sur certains sujets. Citons à titre d’exemples le traitement du harcèlement de rue avec Le projet crocodile de Thomas Mathieu ou Les séducteurs de rue de Léon Maret et Mélanie Gourarier, de la charge mentale par la bédéiste Emma, ou encore de l’anatomie et les préjugés qui entourent la sexualité par Liv Strömquist dans L’origine du monde. Citons encore le documentaire d’Héloïse Prévost, « Femmes rurales en mouvement » ou celui d’Amandine Gay intitulé « Ouvrir la voix ».

Cet axe propose aussi d’inclure une réflexion sur la création artistique dans son utilisation à des fins féministes de soin et/ou d’émancipation individuelle et collective : que ce soit directement par les expériences d’art-thérapie menées dans la résolution des troubles alimentaires, notamment par l’art-thérapeute québécoise Janie Pomerleau, ou par l’utilisation de la vidéo dans une perspective de libération de la parole par des associations luttant contre les violences faites aux femmes par exemple.

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Modalités de participation

Les propositions de communication, rédigées en français, doivent nous parvenir en format .pdf et doivent contenir les informations suivantes :

– Nom, Prénom

– Statut et/ou rattachement institutionnel s’il y a lieu

– Adresse mail de(s) l’auteur·e(s)

– Titre envisagé de la communication

– Résumé d’une page maximum

Les propositions de communication doivent être envoyées au plus tard le 31 janvier 2018 en affichant en objet du mail : Nom, Prénom et « Colloque Arpège-EFiGiES » à : atelierarpege.efigies@gmx.fr

Le titre du fichier envoyé doit s’intituler comme suit : NOMPrénom.ColloqueArpège-EFiGiES.

Le colloque se déroulera les 17 et 18 mai 2018 à l’Université de Toulouse II-Jean Jaurès (Maison de la Recherche, Salle F417). Les participant·e·s seront informé·e·s de la sélection des propositions par mail fin février.

Pour toute information complémentaire, merci de contacter les responsables scientifiques du colloque : atelierarpege.efigies@gmx.fr

Pour en savoir plus sur les activités de l’atelier Arpège-EFiGiES Toulouse : https://efigiesateliers.hypotheses.org/category/efigies-toulouse          
CFP: Society for the Study of Early Modern Women
Posted: Tuesday, January 23, 2018 - 00:59

Washington (17-19 avril 2019), avant le 29 janvier 2018

The Society for the Study of Early Modern Women sponsors one paper seminar at each Shakespeare Association of America Annual Meeting, and we now solicit your proposals for SAA 2019, to be held in Washington, DC from April 17 to April 20, 2019. Proposals submitted both to SAA and SSEMW, or only to SSEMW, are welcome. The chosen proposal will be recognized as the SSEMW seminar in the conference program. 
 
Please note that seminar proposals need not be focused on Shakespeare; early modern women’s writing and related topics are also welcome at this conference. In 2017, SSEMW- sponsored SAA seminar was organized by Jessica C. Murphy (University of Texas at Dallas) and Elisa J. Oh (Howard University) on the topic: « Regulating Early Modern Women’s Bodies: Fiction, Prescription, and Practice. » In March 2018, the sponsored seminar is « Margaret Cavendish Now! », organized by Lara Dodds (Mississippi State University).
 
Please contact me with questions, and submit your proposals in the format outlined below to trull@stolaf.edu by January 29, 2018 for consideration as the SSEMW-sponsored seminar. Below, I’ve copied part of the description of the paper seminar process from the SAA website; please click here for full details. A paper seminar at SAA is not a traditional panel; instead, 10-15 participants who sign up for the seminar circulate their essays ahead of the conference and engage in discussion during the two-hour workshop.
 

Proposing a Seminar or Workshop

Eligibility: Proposals are accepted only from postdoctoral scholars who are members in good standing of the SAA. A previous policy prohibiting seminar or workshop leadership in successive years has been lifted. SAA members may propose to lead a seminar or workshop in the year immediately following one in which they have spoken on an SAA panel or led an SAA seminar or workshop.

Guidelines: SAA seminars should open a number of pathways into a subject, recognizing that the seminar meeting is an occasion for focused but open discussion of written work completed in advance. Advance work in SAA programs may involve readings, online discussions, shared syllabi, performances, and pedagogical exercises, as well as research papers. For descriptions of seminars and workshops from previous years, consult any of the June Bulletins uploaded to the SAA Archives page.

Required Information:

 

  1. The name of the proposed seminar or workshop leader(s), with university affiliation as applicable, and e-mail address(es).
  2. The title of the proposed seminar or workshop.
  3. A description of the objectives of the proposed seminar or workshop, including potential issues to be raised or practices to be modeled (maximum 2,300 characters, including spaces).
  4. A short biographical statement or statements for the proposed seminar or workshop leader(s), including a description of previous experience with the SAA (maximum 750 characters per person, including spaces).
  5. Audio-visual equipment, data projectors, and internet access are not generally provided for seminars and workshops. If the proposed program relies upon equipment and services, these should be requested and described in the proposal.
CfP: Teaching the Early Modern Period: A Roundtable
Posted: Tuesday, January 23, 2018 - 00:57

Regina (Canada, 26-28 mai 2018), avant le 2 février 2018

We invite proposals for participation in a roundtable on teaching the Renaissance / early modern period to be held at the annual conference of the Canadian Society for Renaissance Studies, May 26 to 28, 2018 in Regina, Saskatchewan. Proposals should anticipate how the speaker will contribute to this session in a presentation lasting between 10 to 15 minutes. The goal of the roundtable is to generate discussion of pedagogical philosophies and strategies relevant to teaching any aspect of the early modern period, including, but not limited to, early modern and Renaissance cultures, genders, social and political history, literatures, philosophy, political theory, races and ethnicities, and religions.

Aspects to be considered could include, for example:

  • the role of social justice in a post-2017 Renaissance classroom
  • historiographical challenges to teaching in light of current disagreements about the status of truth
  • the role of research in teaching the Renaissance
  • how contemporary feminist and critical race theories can shape our approach to early modern women’s polemical writing in the classroom
  • defending the humanities in teaching early modern literatures and cultures

Please submit your proposal together with a brief (100-word) bio indicating your name, institutional affiliation, position (graduate student, faculty member, independent scholar, etc.) and full contact information to both Margaret Reeves (margaret.reeves@ubc.ca) no later than Feb. 2nd, 2018.

For more information about the CSRS/SCER, visit our website at http://csrs-scer.ca/

Appel à communications: Journée des doctorants de l'ADEFFI 2018
Posted: Saturday, January 20, 2018 - 21:05

ournée des doctorants de l'ADEFFI 2018

ADEFFI  Postgraduate Symposium 2018

 

samedi 14 avril 2018 / Saturday 14 April 2018 
National University of Ireland, Galway

 

 

APPEL A COMMUNICATIONS

CALL FOR PAPERS

 

L'Association des études françaises et francophones d'Irlande (ADEFFI) invite les jeunes chercheurs en études françaises et francophones à venir participer à la Journée des doctorants qui se tiendra à NUI Galway, le 14 avril 2018. Cette année nous avons le plaisir d’organiser cet événement en partenariat avec l’Institute for Modern Languages Research (IMLR). La Journée se veut l’occasion pour les doctorants à la fois de présenter leurs recherches et d’en faire l’état des lieux dans un contexte universitaire. Elle sera également l’occasion pour eux de rencontrer leurs pairs ainsi que des chercheurs en poste dans le domaine des études françaises et francophones venus de l’Irlande, du Royaume-Uni et de plus loin. Afin que cet échange soit aussi ouvert et varié que possible, aucun thème n’a été retenu. Les propositions de communication d’une longueur de 200 mots (correspondant à une présentation de vingt minutes environ) peuvent être rédigées soit en français, soit en anglais, et doivent être envoyées à adeffipostgrad@gmail.com avant le 16 février 2018 au plus tard. Merci de bien vouloir joindre cinq mots clés ainsi que votre rattachement universitaire à votre proposition.

The Association for French and Francophone Studies in Ireland (ADEFFI) invites contributions from postgraduate students in all areas of French and Francophone studies for a postgraduate symposium to be held at NUI Galway on Saturday 14 April 2018. We are pleased to be organising this year's event in partnership with the Institute for Modern Languages Research (IMLR). This event will provide a supportive scholarly forum for postgraduates to present both work in progress and new research and will allow participants to meet established researchers and fellow postgraduates in French and Francophone Studies from Ireland, the UK and beyond. In order to ensure that this forum for exchange is as open and diverse as possible, no central theme is specified. Abstracts of 200 words for 20-minute presentations in French or English should be sent to adeffipostgrad@gmail.com by 16 February 2018. Students are asked to provide five keywords in addition to their abstract and to give details of their institutional affiliation.

 

Clíona Hensey

ADEFFI Postgraduate Representative

National University of Ireland, Galway

c.hensey1@nuigalway.ie

 

 

Nous tenons à remercier le Département de français à NUI Galway,

le Moore Institute et l’Institute for Modern Languages Research.

 
 

-- 

Cliona Hensey

Irish Research Council scholar
PhD Candidate (French)

National University of Ireland Galway
 
Source: H-France
Appel à contributions: "Qu'est-ce qu'une époque?", revue *Tracés*
Posted: Saturday, January 20, 2018 - 21:00

La revue Tracés invite l’ensemble des sciences humaines et sociales à interroger « l’époque » comme l’un des fondements de nos modes de raisonnement et de nos pratiques. Tout d’abord, l’époque, et l’opération consistant à caractériser des périodes historiques, occupent une place décisive dans les sciences humaines et sociales. Les études scientifiques n’ont cependant pas l’apanage de la caractérisation historique : les acteurs sociaux interrogent également le temps dans lequel ils vivent et font régulièrement référence à d’autres époques pour le distinguer et le définir. Enfin, la définition des époques légitimes et leur dénomination font l’objet de conflits et de contestations, tant elles représentent des enjeux de pouvoir déterminants. Époque en sciences humaines et sociales, époque ordinaire ou époque contestée : ce numéro propose d’explorer les différentes façons de « faire époque », de la définir comme d’en faire l’expérience.

Numéro coordonné par Thomas Angeletti, Quentin Deluermoz et Juliette Galonnier

Date limite de soumission des articles : 1er mai 2018

Vous pouvez accéder à l’argumentaire complet par ce lien :

http://traces.hypotheses.org/1975

Christelle Rabier, pour le comité de rédaction de Tracés _______________________

TracésRevue de sciences humainesen accès ouvert intégral

Blog: http://traces.hypotheses.org/

Source: H-France

New Publications

La Fabrique Calvin (Max Engammare)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:27

Max Engammare, La Fabrique Calvin. L'ultime Institutio christianæ religionis et trois autres livres corrigés par Jean Calvin et ses secrétaires (1556-1563), Genève, Droz, 2021.

En décembre 2019, puis au cours de l’année 2020, en mars, juste avant le début de la pandémie, puis en août, enfin en décembre, Max Engammare a eu la chance insigne, mais travaillée, de découvrir quatre livres latins de Calvin, annotés par lui et par deux secrétaires, dont son frère Antoine : l’Institution de la religion chrétienne (1559), le commentaire sur les Psaumes (1557), la seconde version du commentaire sur Esaïe (1559) et le commentaire des Épîtres pauliniennes (1556). À côté de son travail chez Droz, il a donc mené l’enquête, retrouvé les premiers acheteurs, dont Jean Crespin, puis entrepris la rédaction de ce livre. Le lecteur découvrira, pour la première fois, comment Calvin travaillait, comment il corrigeait ses livres essentiels, pour laisser à la postérité, dans un geste humaniste généralisé – et l’on pense à Érasme ou à Montaigne et à bien d’autres – une œuvre affermie et lissée, débarrassée quasi de toute scorie. Quelques inflexions de sa pensée théologiques et quelques éclaircissements bienvenus se laissent saisir. On entre ainsi dans ce que l’auteur appelle la Fabrique Calvin, car le Réformateur a mis en place trois ateliers de rédaction et des stratégies pour que rien de son activité intellectuelle et spirituelle ne se perde. Toutes les annotations importantes sont données et traduites, alors que les 104 annotations dans son exemplaire de la dernière version latine de l’Institution de la religion chrétienne sont notées, annotées et traduites en annexe.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages 224

Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance

ISSN 0082-6081

Numéro DCXXVIII

Les Registres des consistoires des Églises réformées de Suisse romande (XVIe-XVIIIe siècles) Un inventaire (éd. Christian GROSSE, Michèle ROBERT, Nicole STAREMBERG, Amélie ISOZ, Salomon RIZZO)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:24

Les Registres des consistoires des Églises réformées de Suisse romande (XVIe-XVIIIe siècles). Un inventaire, éd. Christian GROSSE, Michèle ROBERT, Nicole STAREMBERG, Amélie ISOZ, Salomon RIZZO, Genève, Droz, 2021.

Cet inventaire est pensé comme un outil pour la recherche sur la discipline ecclésiastique exercée sous l'Ancien Régime par les consistoires réformés. Il établit une description détaillée de près de 700 registres consistoriaux et plus d'une centaine de recueils de documents concernant l'activité de ces tribunaux ecclésiastiques. Organisé en section cantonale, chacune précédée par une introduction qui résume les connaissances historiques sur les consistoires, il identifie précisément les lieux de conservation de cette documentation, révélant au passage un certain nombre de sources conservées localement (communes, paroisses). Il met à jour ainsi un grand nombre de documents auxquels la recherche ne s'est pas encore intéressée et vise ainsi à diversifier les enquêtes face à une historiographie qui s'est longtemps intéressée presqu’exclusivement aux consistoires des capitales (Genève, Lausanne, Neuchâtel). 

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages 376

DOI 10.47421/droz62855

Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance

ISSN 0082-6081

CORRESPONDANCE DE CHARLES DRELINCOURT ET DE SES ENFANTS, 1620-1703 (éd. Jane McKee)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:18

CORRESPONDANCE DE CHARLES DRELINCOURT ET DE SES ENFANTS, 1620-1703, éd. Jane McKee, Paris, H. Champion, 2021.

Reproduites in extenso ici pour la première fois, ces correspondances sont écrites par deux générations d’une famille réformée. La première partie reproduit trois correspondances du pasteur parisien Charles Drelincourt, 221 lettres au total, écrites au pasteur Paul Ferry à Metz, au théologien André Rivet et au philologue Claude Saumaise, dans les Provinces-Unies. Pendant presque cinquante ans, entre 1620 et 1669, les lettres du pasteur nous permettent de suivre de près ses activités et celles de ses correspondants, ainsi que les affaires des Églises réformées de France au milieu du XVIIe siècle.

La deuxième partie révèle les destins contrastés de quatre de ses fils, à travers quarante-deux lettres écrites entre 1668 et 1703. L’aîné, Laurent, pasteur et poète, passe sa vie en France et sa correspondance avec le médecin rochelais Élie Bouhéreau tourne autour de la poésie : la révision des Pseaumes de Marot et de Bèze et ses propres Sonnets chrétiens. Ses frères quittent tous leur patrie au cours des années 1660 pour faire carrière en dehors de la France, avec plus ou moins de succès. Charles est médecin et réussit son départ, devenant professeur d’anatomie à l’université de Leyde ; Antoine, médecin lui aussi, exerce sa profession plus humblement dans la ville d’Orbe en Suisse, et Pierre devient enfin doyen anglican en Irlande. Leurs lettres, écrites à des personnes en dehors de la famille, révèlent les réussites et les frustrations de l’exil, bien avant le grand exode des années 1680.

Jane McKee est professeur honoraire de l’Ulster University en Irlande du Nord et ancienne présidente de la section irlandaise de la Huguenot Society of Great Britain and Ireland. Auteur de nombreux articles sur les huguenots en France et en Irlande, elle a publié The Huguenots: France, Exile and Diaspora en 2013, avec Randolph Vigne, et a participé plus récemment à l’édition bilingue du Diary (1689-1719) and accounts (1704-1717) of Élie Bouhéreau en 2019.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Collection: VIE DES HUGUENOTS

No dans la collection : 0090

Nombre de pages: 606

Date de publication: 25/11/2021

ISBN9782745355621

 

Salonnières, Furies, and Fairies: The Politics of Gender and Cultural Change in Absolutist France (Anne E. Duggan) (2nd edition)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:13

Anne E. Duggan, Salonnières, Furies, and Fairies: The Politics of Gender and Cultural Change in Absolutist France, University of Delaware Press, 2021 (2nd edition). 

The original edition of Salonnières, Furies, and Fairies, published in 2005, was a pathbreaking work of early modern literary history, exploring women’s role in the rise of the fairy tale and their use of this new genre to carve out roles as major contributors to the literature of their time. This new edition, with a new introduction and a forward by acclaimed scholar Allison Stedman, emphasizes the scholarly legacy of Anne Duggan’s original work, and its continuing field-changing implications. The book studies the works of two of the most prolific seventeenth-century women writers, Madeleine de Scudéry and Marie-Catherine d’Aulnoy. Analyzing their use of the novel, the chronicle, and the fairy tale, Duggan examines how Scudéry and d’Aulnoy responded to and participated in the changes of their society, but from different generational and ideological positions. This study also takes into account the history of the salon, an unofficial institution that served as a locus for elite women’s participation in the cultural and literary production of their society. In order to highlight the debates that emerged with the increased participation of aristocratic women within the public sphere, the book also explores the responses of two academicians, Nicolas Boileau and Charles Perrault.

About the Author

Anne E. Duggan is Professor of French in the Department of Classical and Modern Languages, Literatures, and Cultures at Wayne State University. Working between the French early modern tale tradition and twentieth- and twenty-first century French fairy-tale film, her most recent books include Queer Enchantments: Gender, Sexuality, and Class in the Fairy-Tale Cinema of Jacques Demy (2013; translated as Enchantements désenchantés: les contes queer de Jacques Demy, 2015), and Folktales and Fairy Tales: Traditions and Texts from around the World (4 vols. co-edited with Donald Haase, with Helen Callow; 2016). Professor Duggan is co-editor of Marvels & Tales: Journal of Fairy-Tale Studies.

Available here.

Hardback
August 2021 • ISBN 978-1-64453-215-7 • $120.00

Paperback
August 2021 • ISBN 978-1-64453-216-4 • $34.95
 

Les Textes voyageurs des périodes médiévale et moderne ( dir. Isabelle Trivisani-Moreau et Sandra Contamina)
Posted: 23 Dec 2021 - 12:07

Les Textes voyageurs des périodes médiévale et moderne, dir. Isabelle Trivisani-Moreau et Sandra Contamina, Presses universitaires de Rennes, 2021.

Les textes-voyageurs ne sont pas que récits de voyage. Tout texte – que ce soit sous forme de livre ou de manuscrits – assujetti à des mouvements de migration, de mutation ou de translation intègre une dimension voyageuse. Que l'on envisage en effet le déplacement du texte dans son versant physique, et ce sont des géographies qui se dessinent ; que l'on examine le développement du texte dans sa matière et sa construction, ce sont des logiques diachroniques ou structurelles qui tracent des trajectoires et des lignes de composition ou de fracture ; que l'on considère enfin le mouvement du texte comme un transfert d'idées dans une langue et une culture autres, et son degré d'aptabilité définira de nouvelles limites entre variation, altération et amplification.

Partant de ce principe que le texte est pérégrin à plus d'un titre, et donc d'une certaine façon cartographiable, des spécialistes des époques médiévales et modernes, littéraires et historiens, ont choisi d'en vérifier l'efficacité en éprouvant quelques-uns de leurs objets d'étude. Leurs contributions réunies dans ce volume interrogent autant le nomadisme, la porosité et la mutabilité des textes sous leurs différents aspects (en un mot, leur capacité à voyager) qu'elles explorent les tensions et les enjeux que suscite la question « Comment les voyages façonnent-ils les textes ? »

Le livre est accessible en ligne gratuitement ici. Une version papier peut être achetée aux Presses Universitaires de Rennes ici

Publication sur OpenEdition Books : 08 octobre 2021

EAN (Édition imprimée) : 9782753582019

EAN électronique : 9782753559790

Nombre de pages : 325 p.