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Calls for Papers and Contributions

Colloque jeunes chercheurs, "Le dégoût : vécu, perception, représentations et histoire
Posted: Tuesday, January 15, 2019 - 09:48

JOURNEE D’ETUDE

Aix-Marseille Université

Label Initiative Jeunes Chercheurs CRISIS

Maison de la Recherche

Mercredi 22 mai 2019

 

1.         Résumé

Cette journée d’étude prolongera les réflexions introduites dans le cadre du séminaire interdisciplinaire de recherche « Le dégoût : vécu, perceptions, représentations et histoire », organisé au cours de l’année 2018-2019 à la Maison de la recherche d’Aix-en-Provence. Réaction vive provoquée à la vue d'un objet suscitant un mouvement de répulsion, le dégoût semble être spontané, naturel, instinctif. Pourtant, ce sentiment est - à l'instar de bien d'autres - le produit d'un conditionnement social et culturel que certains courants des sciences humaines et sociales se proposent d'étudier depuis quelques années. Comme dans le cadre de notre séminaire de recherche, l’époque moderne, centre des réflexions menées au cours de cette année, continuera de faire l’objet d’une attention particulière. Néanmoins, cette journée d’étude s’ouvrira davantage aux propositions portant sur d’autres périodes. Elle permettra de conclure notre séminaire en élargissant les perspectives d’étude de cette notion. 

 

2.         Argumentaire

            a.         Un enjeu de société

            « Dans la tradition esthétique, le dégoût reste compris comme le négatif du goût. Il désigne ce que le goût condamne » écrit Claire Margat dans son article « Phénoménologie du dégoût[1] ». Le dégoût se définit-il seulement par rapport au goût ? Ne serait-il pas aussi une réaction vive déclenchée par une perception sensorielle ou un jugement moral préétabli en chacun de nous et / ou dépendant d’une subjectivité ?

            Les cadavres en décomposition, la nourriture avariée, la torture, la débauche, la difformité, la laideur, le vice, l’immoralité, en somme tout ce qui est source d’un sentiment de répulsion, d’aversion ou d’abjection est communément identifié à la notion, plurielle, de dégoût, que l’on abordera dans ses trois manifestations : physique, morale et esthétique. Le dégoût est en effet avant tout une réaction physique qui naît de la perception de l’abject. Il peut aussi être envisagé comme un sentiment suscité par des pratiques jugées condamnables d’un point de vue moral, social ou religieux et dont on est le témoin, la victime ou l’acteur. Le dégoût peut enfin être de nature esthétique, voire en constituer une fonction, provoqué par tout élément transgressif qui s’écarte d’une norme imposée par le bon goût ; norme qui varie au fil des cultures et des époques. Or, ce qui est objet de dégoût est spontanément mis à l’écart, repoussé parce que repoussant, et dans ce cas comment problématiser le dégoût ? Peut-on penser le dégoût ? Quelles fonctions critiques occupe-t-il dans nos conceptions et représentations du monde ?

            b.         Une période d’étude

            C’est au départ à la période moderne que nous avons voulu circonscrire l’étude de cette notion plurielle et protéiforme. En effet, le développement, avec le courant humaniste, de traités de civilité, l’essor du processus de civilisation décrit par N. Elias puis au XVIIIe, l’invention du goût au sens subjectif, théorisé notamment par Kant dans la Critique de la faculté de juger, posent quelques jalons d’une approche diachronique de la notion de dégoût. Ainsi la période moderne illustre un certain nombre des mutations dans l’appréhension du dégoût. Cette période a donc été au cœur de nos réflexions et la journée d’étude qui conclura notre séminaire sera davantage ouverte aux autres périodes historiques afin d’inscrire la notion de dégoût dans une perspective diachronique plus large.

            c.         Une approche interdisciplinaire de la notion

            S’il est impératif d’historiciser l’approche de cette notion, il est également nécessaire d’en confronter les points de vue en associant les apports de plusieurs disciplines : l’histoire (histoire des mentalités, des émotions, des sens, etc.), la philosophie (esthétique, philosophie de la perception) ou encore l’anthropologie. De même, les enjeux de sa représentation en art et en littérature – française et internationale – soulèvent des questions d’ordre esthétique et rhétorique qu’il serait intéressant d’étudier. La confrontation des différentes approches de la notion permettra de voir comment elles se combinent, s’opposent ou se complètent en élargissant nos champs de réflexion.

            3.         La journée d’étude

            L’organisation d’une journée d’étude sera l’occasion de revenir sur les différents thèmes abordés au cours de l’année dans le cadre de ce séminaire interdisciplinaire de recherche. Tout en prolongeant nos discussions, elle permettra d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion. Les différentes communications éclaireront l’historicisation de la notion de dégoût et affirmeront son caractère interdisciplinaire. Les axes de recherches suggérés sont similaires à ceux du séminaire. Nous restons toutefois ouverts à d’autres propositions.

•          Le dégoût et ses objets : comment se définit le dégoût et quels sont ses objets ? comment se distingue-t-il d’autres notions (indignation, antipathie, détestation, etc.) ?

•          De la perception à la représentation : comment est éprouvé, exprimé et représenté le dégoût ?

•          Dégoût, société et politique : comment le dégoût s’inscrit-il dans le champ social ? comment fait-il l’objet de politiques et de pratiques particulières ?

Thèmes suggérés : le corps (gras, difformité, pilosité, sexualité, cadavres, maladies, fluides corporels, torture), la nourriture (nourriture avariée, tabous alimentaires, abats), les lieux (abattoir, cimetière, lieux d’aisance, égouts, marécages), les profils sociaux (prostituées, ouvriers, vagabonds, fous…), les croyances (religions, superstitions), les animaux (charognards, animaux errants, nuisibles), le déchet, les objets moraux (vice, péché, pouvoir, inceste, paraphilie).

4.         Modalités de soumission et organisation

            Pour une communication d’une vingtaine de minutes, les propositions comporteront un titre, un résumé entre 300 et 500 mots, ainsi qu’une brève présentation de l’auteur (nom, rattachement administratif, unité de recherche). Elles devront être envoyées au plus tard le 17 mars 2018 à sjc.degout@gmail.com.

            La journée d’étude se déroulera à la Maison de la Recherche d’Aix-en-Provence, située au 29 avenue Robert Schuman - 13621 Aix-en-Provence.

            Les éventuels frais de transport et d’hébergement restent à la charge des participants ou de leur institution de rattachement.

*

Comité d’organisation

•          Laura Bordes (CIELAM)

•          Aurore Guitry (Pratique et théorie de la création artistique et littéraire)

•          Pierre Léger (CGGG)

•          Mathilde Mougin (CIELAM/TELEMMe)

•          Emmanuel Porte (TELEMMe)

*

Bibliographie indicative

-           Ancet, Pierre, Phénoménologie des corps monstrueux, Paris, PUF, 2006.

-           Auzepy, Marie-France, Cornette Joël, Histoire du poil, Paris, Belin, 2011.

-           Barbafieri, C., Abramovici, J.-C. (éd.), L’Invention du mauvais goût à l’âge classique (XVIIe-XVIIIe siècle), Louvain-Paris-Walpole, Peeters, 2013.

-           Barles, Sabine, La ville délétère, médecins et ingénieurs dans l’espace urbain (XVIIIe-XXe siècle), Paris, Champs Vallon, 1999.

-           Burton, Robert, Anatomie de la Mélancolie, José Corti, 2000. 3 vol.

-           Carol, Anne, Renaudet, Isabelle, La Mort à l’œuvre. Usages et représentations du cadavre dans l’art, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2013.

-           Chevalier, Louis, Classes laborieuses, classes dangereuses à Paris pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, Paris, Perrin, 2007.

-           Corbin, Alain, Le miasme et la jonquille, l’odorat et l’imaginaire social, XVIIIe-XIXe siècles, Paris, Aubier, 1982.

-                       , Les filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Paris, Aubier, 1978.

-           Delville, Michel, Norris, Andrew, von Hoffmann, Victoria (dir.), Le dégoût : histoire, langage, esthétique et politique d'une émotion plurielle, Liège, Presses universitaires de Liège, « Cultures sensibles », 2016.

-           Douglas, Mary, De la souillure, essai sur les notions de pollution et de tabous, Paris, Maspero, 1971.

-           Duflo, Colas, « Le système du dégoût. Diderot critique de Boucher », in Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, n° 29, octobre 2000, p. 85-101.

-           Eco, Umberto, Histoire de la laideur, Paris, Flammarion, 1997.

-           Ferrière, Madeleine, Nourritures canailles, Paris, Seuil, 2007.

-                       , Histoire des peurs alimentaires, du Moyen Age à l’aube du XXe siècle, Paris, Seuil, 2002.

-           Geremek, Bronislaw, Les marginaux parisiens aux XIVe et XVe siècles, Paris, Flammarion, 1976.

-           Kalifa, Dominique, Les bas-fonds, histoire d’un imaginaire, Paris, Seuil, 2013.

-           Kant, Emmanuel, Critique de la faculté de juger, Paris, Gallimard, Folio Essai, 1989.

-           Kolnai, Aurel, Le Dégoût, Paris, Agalma, 1997.

-           Kristeva, Julia, Pouvoir de l’horreur, Paris, Seuil, Points Essais, 1983.

-           Leplâtre, Olivier, Un goût à la voir nonpareil. Manger les images, essais d'iconophagie, Kimé, 2018.

-           Le Roux, Thomas, Le laboratoire des pollutions industrielles, Paris, 1770-1830, Paris, Albin Michel, 2011.

-           Margat, Claire, « Phénoménologie du dégoût. Inventaire des définitions », Ethnologie française, vol. 41, no. 1, 2011, pp. 17-25.

-           Quignard, Pascal, Le sexe et l’effroi, Paris, Gallimard, 1997.

-           Rosenkranz Karl, Esthétique du laid, Paris, Circé, 2004.

-           Sartre, Jean-Paul, Esquisse d’une théorie des émotions, Paris, Hermann, 1965.

-           Vigarello, Georges, Les métamorphoses du gras, histoire de l’obésité du Moyen Age au XXe siècle, Paris, Seuil, 2010.

-           Vigarelllo, Georges, Corbin, Alain, Courtine, Jean-Jacques (coll.), Histoire des émotions. De l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2016.

-                       , Histoire des émotions. Des Lumières à la fin du XIXe siècle, Paris, Seuil, 2016.

-                       , Histoire des émotions. De la fin du XIXe à nos

 

[1] Margat, Claire. « Phénoménologie du dégoût. Inventaire des définitions », Ethnologie française, vol. 41, no. 1, 2011, pp. 17-25.

Journée de jeunes chercheur·e·s : Les œuvres des femmes dans les arts vivants : enjeux contemporains et historiques
Posted: Monday, January 14, 2019 - 10:10

Université Paris 8, 13 juin 2019

Organisée par Nathalie Coutelet et Raphaëlle Doyon

 

Partant de l’intérêt croissant des étudiant·e·s de master et de doctorat à l’égard des œuvres des femmes, des questions de genre et de discriminations dans les arts du spectacle, cette journée d’étude vise à leur donner la parole et à créer un réseau informel d’échanges et de réflexions. Elle sera consacrée aux œuvres des femmes au sens large : les créations artistiques des femmes et leur place dans le monde des arts vivants, dans l’histoire et aujourd’hui. Nous cherchons ainsi à rompre avec « le fait que les représentations de la sexualité et du genre sont et ont été des constructions masculines (représentations de, mais non par les femmes) »[1]. Les intervenant·e·s sont invité·e·s à porter leur attention sur les représentations proposées dans les œuvres pour aborder les questions de production, de processus de création, de reconnaissance, de réseaux, possiblement féministes et féminins, et de réception. Les arts vivants pouvant être considérés à certains égards comme un observatoire des rapports de genre à une époque donnée, l’attention portera aussi bien sur le contenu et le parcours des œuvres, que sur les mécanismes d’empêchement et les pratiques d’émancipation individuelle et collective que proposeraient ou auraient proposé les créations envisagées.

Axes proposés

Le genre des métiers de la création 

Directrices artistiques et de lieux de création et de diffusion, comédiennes, autrices, danseuses, artistes de cirque, techniciennes, etc., comment se divise le travail artistique entre les sexes, dans les métiers artistiques et techniques ? Pendant les formations et au cours de l’exercice du métier, par exemple dans un répertoire technique genré dans la danse ou le cirque[2] ? Dans certains rôles et dans certaines dispositions d’interprétation chez les comédiens et comédiennes[3] ? Quel rôle joue le corps genré dans l’interprétation ? De quelle façon les rôles interprétés participent-ils pour les actrices, circassiennes, danseuses à la construction de leur employabilité et de leur trajectoire professionnelle ? Quels liens peut-on établir entre le travail des femmes dans la création et leur existence en dehors de la scène ? De quelles différences peut-on faire état entre amatrices et professionnelles ? Quelles pratiques micropolitiques proposent les metteuses en scène, les performeuses féministes[4], les textes des autrices, de l’ancien régime[5], suffragettes[6], ou contemporaines ? Quelle attention est donnée aux figures féminines et quels espaces scéniques et sonores occupent-elles ? Quelles sont les contournements des stéréotypes de genre dans la création ? Sont-ils liés à des stratégies d’actions collectives et individuelles ? 

 

Les œuvres des femmes : création, visibilité, reconnaissance professionnelle, postérité.

Quelles œuvres de femmes sont visibles ou ont été visibles de leur temps ? Dans quels cercles ou milieux ? Quels liens entretiennent ces œuvres avec le contexte socio-historique de leur création ? Que racontent-elles ? A qui s’adressent-elles ? De quels parcours des artistes femmes leurs œuvres rendent-elles compte, qu’il s’agisse de périodes historiques où l’autorisation du père ou du mari était nécessaire pour exercer ou de l’époque contemporaine et des débats sur la parité dans les théâtres subventionnés ? Quelles œuvres rendent comptent des mécanismes d’exclusion et d’auto-censure des femmes des instances de légitimité[7] ? Quelles œuvres les subvertissent et proposent des modèles libérés des modèles masculinistes et/ou hétéro-normatifs ? Quels ont été ou sont encore les usages de pseudonymes masculins et du travestissement en homme[8] ? Quels liens sont établis avec les collaborateurs hommes et collaboratrices femmes, et avec les instances de production, de diffusion, et la critique ? Quelles sont les traces des œuvres du passé dans les répertoires d’aujourd’hui et dans les histoires du théâtre ? Quels sont les liens entre les créations des femmes et les genres spectaculaires considérés comme mineurs ou moins professionnels ? De quelle façon le genre de la création croise-t-il les discriminations de classe, d’orientation sexuelle[9] et de racialisation[10] dans différents contextes nationaux à travers le monde ?

Plusieurs de ces questions pourront être abordées à travers une analyse croisée, esthétique et sociohistorique.

Modalités de soumission

Les propositions de communication sont à envoyer conjointement aux coordinatrices, Nathalie Coutelet, nathalie.coutelet@libertysurf.fr, et Raphaëlle Doyon, doyonraphaelle@gmail.com

Elles comporteront : le titre de la communication, un résumé de 200 mots, une bibliographie indicative, et cinq mots clefs.  La date limite de soumission des propositions est fixée au 1er mars 2019.

Nous demanderons aux intervenant·e·s d’accompagner leur communications d’extraits ou d’archives des œuvres en question (lectures, captation, iconographies, ou autres).

 

[1]Tracy Davis, « Questions pour une méthodologie féministe dans l’histoire du théâtre » [1989], trad. R. Doyon dans Horizons/Théâtre, n°10-11, 2018, Genre et arts vivants, p. 176. 

[2]Voir Nathalie Coutelet, « Femmes herculéennes au music-hall : déconstruction d’un cliché », dans Horizons/Théâtre, n°10-11, 2018, Genre et arts vivants, p. 261-276, et Hélène Marquié, Non, la danse n'est pas un truc de filles ! : essai sur le genre en danse, Toulouse, L’Attribut, 2016.

[3]Anne-Françoise Benhamou (dir.), Outrescène, n°12, mai 2011, Contemporaines ? Rôles féminins dans le théâtre d’aujourd’hui.

[4]Peggy Phelan, Art et féminisme, conçu par Helena Reckitt, traduit de l'anglais par Marie Hermet, Paris, Phaidon, 2005. [Art and feminism, London, Phaidon, 2001].

[5]Aurore Évain, Perry Gethner, Henriette Goldwyn (dir.), Théâtre de femmes de l'Ancien régime, Saint-Étienne, Publications de l'Université de Saint-Étienne, 2006.

[6]Cecilie Beach, Staging politics and gender : French women's drama1880-1923, Basingstoke (GB), Palgrave Macmillan, 2005.

[7]Voir Linda Nochlin, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? », [Why Have There Been No Great Women Artists ?, 1971], Femmes, art et pouvoir et autres essais [1989], Nîmes, Jacqueline Chambon, 1993, p. 201-244, et Delphine Naudier et Brigitte Rollet (dir.), Genre et légitimité culturelle : quelle reconnaissance pour les femmes ?, Paris, l’Harmattan, 2007.

[8]Voir Muriel Plana, Théâtre et féminin : identité, sexualité, politique, Dijon, Éd. universitaires de Dijon, 2012 et Tracy Davis, « Questions pour une méthodologie féministe dans l’histoire du théâtre », op. cit.

[9]Kate McDermott (dir.), Places, Please ! The First Anthology of Lesbian Plays, Iowa City, Aunt Lute, 1985.

[10]Leïla Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès (dir.), Décolonisons les arts !, Paris, L’Arche, 2018.

 

CfP: The Society for the Study of French History, Annual Conference 2019 ‘Legacies’, deadline extended
Posted: Wednesday, January 9, 2019 - 15:58

8-9 July 2019, University of Leeds

 

Deadline for abstracts extended to Monday 21 January 2019

 

Keynote speakers:

Professor Barbara Diefendorf (Boston University, emeritus), ‘Uncivil Wars: Legacies of the Religious Conflicts in Early Modern France’

 

Professor Olivette Otele (Bath Spa University), ‘Race Matters: Education, Identity, Citizenship and Post Colonial Memories in 21st Century France’

 

Roundtable on ‘Legacies of the Women’s Movement’ featuring Professor Michelle Zancarini-Fournel (Université Lyon-1, emeritus) and Dr. Bibia Pavard (Université Paris II)

 

Call for papers:

Recent years have been replete with significant anniversaries of landmark events within French history: from the Reformation to the Centenary, Sétif and 1968. This conference invites reflections on the legacies of these and other important historical moments. What happened next to the men and women who lived through these events? How did they understand and deal with the after effects of the changes wrought within their families and communities? How were the structures as well as the material fabric of societies reconceptualised and rebuilt? What new configurations – political, economic, social – emerged? Were these changes ephemeral or enduring? How were such events represented and remembered? How have these historical moments echoed down the years and to what extent do they continue to shape life in France and in France’s former colonies? 

 

We encourage people to interpret ‘legacies’ in the broadest possible terms, taking into account social, cultural, imperial, political, economic, military, gendered and other dimensions. Interventions tackling commemorative afterlives and contemporary resonances are also welcome. 

 

In addition to the conference theme, we also invite papers or panels on any aspect of French history from the early medieval to the contemporary period and we welcome contributions that reflect the broad diversity of the history of France and its former colonial empire.

 

We particularly welcome contributions from postgraduates and ECRs, overseas scholars, and scholars from under-represented groups. Please note that the SSFH does not accept all-male panels. All the conference venues, including the accommodation, are accessible and we are very happy to discuss particular needs that participants might have and how we can best accommodate these.

 

Proposals should be for 20-minute papers in English or in French. Complete panel submissions consisting of three thematically linked papers are especially welcome. Each proposal should comprise a paper title, abstract of 300 words and a one-page CV in a single PDF or MS Word file. Proposals for complete panels will contain the same information for each participant, as well as an overall title for the panel. 

 

Submissions should be emailed to ssfh2019@leeds.ac.uk

Queries should also be directed to this email address. 

 

The deadline for abstracts is Monday 21 January 2019. 

 

Organising Committee:

Claire Eldridge, Nina Wardleworth, Sara Barker, Jim House, Alison Fell, Rachel Utley, Jocelyn Evans

 

Contact emailssfh2019@leeds.ac.uk

CfP: Space, Place and Time in French and Francophone Women’s Narratives at SAMLA
Posted: Monday, January 7, 2019 - 16:49

Women in French Session

2019 South Atlantic Modern Language Association Conference

Atlanta, Georgia

November 8-10, 2019

 

Space, Place and Time in French and Francophone Women’s Narratives

Power, identity and relationships often relate to place and, arguably, space. For example, questions of family and / or immigration seemingly involve not only these but the notion of time. This session proposes to investigate space, place, and time, and how these concepts play out in women’s narrative (texts or films). In what ways do women’s narratives create new understandings of space, place and time? In what ways might these spaces and places be gendered? And, in what way are they an experience of identity? Does women’s experience create a new space, place, or concept of time, and if so, in what ways? Please send a 250-word abstract in English or French to E. Nicole Meyer, Augusta University, nimeyer@augusta.edu by May 15, 2019 along with presenter’s academic affiliation, contact information, and A/V requirements.

 

Chair: E. Nicole Meyer, Augusta University, <nimeyer@augusta.edu>

 

Please send presentation proposals in French or English—including presenter’s academic affiliation, contact information, and A/V requirements—to one of the panel chairs listed below by May 15, 2019.

 

For more information on SAMLA and the annual conference, please visit the conference website:  https://samla.memberclicks.net/

 

In addition to registering as a member of SAMLA and also for the SAMLA conference, presenters must also be current on their membership in Women in French. You may visit (http://www.womeninfrench.org/) to become a member or renew your membership. 

Appel à communications : Le visage : altérité et représentations
Posted: Saturday, December 29, 2018 - 21:04

Colloque international, interdisciplinaire

du groupe de recherche Connexion française de l’Université catholique Pázmány Péter en collaboration avec l’Institut d’Art de l’Université de Brasília et de RETINA.International de Paris.

Les 11 & 12 avril 2019 - Université catholique Pázmány Péter, Budapest

Bâtiment Sophianum H-1088, Budapest, 1, place Mikszáth Kálmán Hongrie

Dès l’Antiquité, des hommes sont à la recherche du « vrai » visage (le leur et celui d’autrui). Cependant, le visage de l’autre est-il de l’ordre de l’identité ou bien de l’altérité ? D’autant qu’il y a certes le portrait et l’autoportrait, la biographie et l’autobiographie, mais aussi le masque, peut-on se demander si toute représentation artistique est du mensonge. Quel est le pouvoir de se montrer dans un tableau ou dans une photographie, de se dire, de se raconter ?

Le visage est une altérité à la fois mystérieuse et donnée. Le visage est-il donc une métonymie de notre « moi », de notre corps ? Nous-mêmes modifions notre visage par la mimique. Comment cette métamorphose s’exprime-t-elle et se réalise-t-elle dans les représentations plastiques et littéraires ? Quelles histoires y sont racontées et fictionnalisées ?

Le colloque invite à des réflexions qui montrent la complexité des relations – historiques, philosophiques, théologiques, esthétiques, littéraires, psychologiques, etc. – entre le visage et son masque, entre son altérité et ses diverses représentations dans les domaines de la visualité et de la textualité.

Les propositions (1250 signes) doivent être envoyées à l’adresse suivante : colloque.visage@gmail.com avant le 15 mars 2019 avec l’indication précise du nom, du titre académique et de l’affiliation.

La présentation des communications ne doit pas dépasser les 20 minutes.

La participation doit être autofinancée.

https://btk.ppke.hu/en/research/faculty-research/faculty-research-groups/french-connection-comparative-cultural-studies-research-group

New Publications

Tristan L'Hermite, Œuvres complètes. Tome IV. Les Tragédies - éd. dir. par R. Guichemerre
Posted: 17 May 2022 - 09:58

Tristan L'Hermite, Œuvres complètes. Tome IV. Les Tragédies.

À paraître le 14 mai

Volume publié sous la direction de Roger Guichemerre. Avec la collaboration de Claude Abraham, Jean-Pierre Chauveau, Daniela Dalla Valle, Nicole Mallet et Jacques Morel.

Texte au programme de l'agrégation 2023
(même pagination que l'édition prescrite)

Tristan L’Hermite, que ses tragédies ont rendu célèbre au XVIIe siècle, est l’un des premiers dramaturges à restaurer le genre, avec le succès de La Mariane en 1636. Ses cinq tragédies, sur des sujets historiques, puisent aux trois grandes sources d’inspiration de la tragédie française. L’inspiration romaine est représentée par La Mort de Sénèque, évocation d’une conspiration avortée contre Néron, où se détache la figure émouvante du philosophe stoïcien ; et par La Mort de Chrispe, drame de l’épouse de Constantin, éprise de son beau-fils et provoquant sa mort, nouvelle Phèdre plus jalouse qu’incestueuse. À l’inspiration biblique se rattache La Mariane, où l’intérêt se porte moins sur la pathétique jeune femme que sur son époux, Hérode, tyran cruel et jaloux, mais épris de celle dont la mort le plongera dans la folie. L’inspiration orientale nous vaudra Panthée, pièce méconnue, où l’intérêt se partage entre le destin tragique de l’héroïne, qui cause la perte d’un époux aimé en le ralliant à Cyrus, et l’amour sans espoir d’Araspe, qui se suicide en apprenant sa mort ; et Osman, sujet moderne, qui représente la fin héroïque du sultan, victime des janissaires révoltés, animés par la fille du muphti, qui se venge ainsi de ses dédains, mais ne lui survit pas.

Ces cinq tragédies illustrent des thèmes chers à Tristan : l’impuissance de l’homme face à un destin aveugle, le pessimisme tempéré parfois par une espérance chrétienne (Mariane, Sénèque, Constantin) ; et la solitude de l’individu tragiquement incompris par les autres (Hérode, Araspe, Fauste, la fille du muphti).

Cette édition est due à Roger Guichemerre, professeur émérite à la Sorbonne, ainsi qu’à Claude Abraham, professeur honoraire des universités américaines ; Jean-Pierre Chauveau, maître de conférences honoraire à l’Université de Nantes ; Daniella Dalla Valle, professeur à l’Université de Turin ; Nicole Mallet, professeur honoraire à l’Université d’Alberta (Canada) ; et Jacques Morel, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle.

Plus d'informations ici.

L'incertitude chez les Anciens et les Modernes (dir. Anastasios Brenner et Brigitte Pérez-Jean)
Posted: 17 May 2022 - 09:55

L'incertitude chez les Anciens et les Modernes, textes édités par Anastasios Brenner et Brigitte Pérez-Jean, Paris, H. Champion, 2022.

À la différence de la certitude ou de la probabilité, l’incertitude constitue dans l’histoire de la philosophie et de la culture un thème négligé. Rapportée à des événements, à des états de choses ou à leur représentation, l’incertitude est par définition une modalité vague ; rapportée à l’esprit lui-même, elle revêt, avec une valeur exclusivement négative, une coloration psychologique et affective que n’a pas, sinon à un moindre degré, le doute, disposition intellectuelle ou cognitive plus déterminée dans ses objets et dont il existe toute une culture. Il importait donc d’explorer le champ propre et de reconstruire la trajectoire de la notion d’incertitude, depuis la skepsis pyrrhonienne telle que restituée par Sextus Empiricus jusqu’à Wittgenstein et à la science du XXe siècle. Entre ces deux pôles, cette reconstruction, confiée à des spécialistes d’époques et de disciplines différentes, s’intéresse à des auteurs trop peu pratiqués (Gassendi, G. E. Schulze), mais aussi particulièrement à Cicéron, Montaigne, Descartes, Pascal et Hume.

Anastasios Brenner, professeur de philosophie à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, est spécialiste de la tradition française en philosophie des sciences, dont il a exploré dans plusieurs ouvrages les origines et le développement.

Brigitte Pérez-Jean, professeure émérite de langue et littérature grecques à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, a publié plusieurs ouvrages dans le domaine de la philosophie antique, en particulier sur le scepticisme.

Contributions de : Delphine Bellis, Anastasios Brenner, Lorenzo Corti, Claire Etchegaray, Sylvia Giocanti, Denis Kambouchner, Sabine Luciani, Thierry Martin, Brigitte Pérez-Jean, Layla Raïd et Olivier Tinland.

Plus d'informations ici.

 

Le Maréchal-duc de Richelieu, l'héritier du cardinal, un homme de pouvoir et de guerre au siècle des Lumières (Émilie Champion)
Posted: 17 May 2022 - 09:53

Émilie Champion, Le Maréchal-duc de Richelieu,  l'héritier du cardinal, un homme de pouvoir et de guerre au siècle des Lumières, Paris, H. Champion, 2022.

Louis-François-Armand de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu, est l’arrière-petit neveu du célèbre cardinal. Né en 1696, homme de paradoxes, provocateur et libertin, celui que l’on surnomme « l’Alcibiade français » est le courtisan modèle, le parfait gentilhomme de cour. Il est surtout et avant tout un grand homme de guerre, fin stratège, dont les qualités sont trop souvent éclipsées par ses frasques. Il participe aux différents conflits du XVIIIe siècle, mais c’est véritablement à partir de la bataille de Fontenoy qu’il s’illustre et est élevé à la dignité de maréchal de France. Après avoir été ambassadeur à Vienne et à Dresde, toutes les qualités qui constituent la personnalité de cet homme si particulier se révèlent bien utiles dans sa fonction de gouverneur de Guyenne.

Il meurt en 1788. Avec ce grand serviteur de l’État, qui rassemblait dans sa personne les valeurs et les travers de son temps, disparaissait toute une époque.

Après un cursus d’histoire à l’université Bordeaux Montaigne, Émilie Champion soutient sa thèse en 2014.

Passionnée par les relations diplomatiques et l’histoire militaire des XVIIIe-XIXe siècles, elle travaille actuellement au Château de Fargues, dans le Sauternais, comme archiviste, en charge de l’important fonds des archives familiales, et assistante personnelle du marquis de Lur Saluces.

Elle évolue au sein de la Fédération Historique du Sud-Ouest qui regroupe des universitaires et plusieurs associations d’amateurs et de passionnés d’histoire.

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Les Protestants du Languedoc. et la justice royale de Louis XIV à la Révolution (Jack Thomas)
Posted: 17 May 2022 - 09:43

Jack Thomas, Les Protestants du Languedoc. et la justice royale de Louis XIV à la Révolution. De l'obscurité à la lumière, Paris, H. Champion, 2022.

Dès sa prise de pouvoir, Louis XIV cible les protestants et organise leur invisibilité par le biais de la loi et de son interprétation par les juges. La révocation de l’édit de Nantes (1685) parachève ce processus. Plus de culte public, les derniers temples sont détruits, les pasteurs pourchassés, l’état-civil protestant, dont le mariage, doit disparaître, remplacé par les cérémonies catholiques. Malgré tout, pendant le siècle qui mène à la Révolution, les protestants pratiquent une forme de désobéissance civile qui leur vaut peines de galères, d’enfermement, d’amendes collectives et, parfois, d’exécutions. À partir de 1760, des avocats, des juristes et des intellectuels s’engagent à leur côté et transforment un droit d’oppression en droit de reconnaissance. Leur combat en faveur des familles Calas et Sirven, et pour la reconnaissance des mariages protestants marque l’histoire de France. Avec eux, Voltaire mène de grandes batailles contre le fanatisme et pour la tolérance. Jack Thomas analyse cette histoire vue du Languedoc et du ressort du parlement de Toulouse, où vivaient de nombreux protestants. Il esquisse une riche galerie de portraits d’hommes et de femmes pris dans l’étau d’une justice longtemps partiale et de leurs défenseurs qui dénoncent son intolérance.

Jack Thomas est né et a fait ses études aux États-Unis avant de se consacrer à l’histoire de France. Il est professeur émérite d’Histoire à l’Université de Toulouse-Jean Jaurès et membre du laboratoire FRAMESPA. Il est président des Amis des Archives de la Haute-Garonne et vice-président de la Fédération historique de la région Occitanie.

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Les Morisques d'Espagne vus de France (Vincent Parello)
Posted: 17 May 2022 - 09:41

Vincent Parello, Les Morisques d'Espagne vus de France. Anthologie de textes français commentés et annotés (XVIIe-XXe siècle), Paris, H. Champion, 2022.

Le lecteur trouvera dans cette anthologie, des textes français des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècles, presque tous inédits, qui apportent un regard original sur les Morisques d’Espagne et leur expulsion qui se déroula sous le règne de Philippe III entre 1609 et 1614. D’une part, les auteurs reprennent en partie les arguments des apologistes espagnols de l’expulsion ; d’autre part, ils colportent certains stéréotypes véhiculés sur l’Espagne par la « légende noire ». De ce fait, les Morisques apparaissent tantôt comme des hérétiques qui continuent à pratiquer l’islam en secret et des rebelles qui mettent en péril la sécurité de la monarchie hispanique, tantôt comme des victimes de la répression inquisitoriale qui fut mise en place par les Habsbourg à partir de la deuxième moitié du XVIe siècle.

Vincent Parello est professeur au département d’études ibériques de l’Université Bordeaux Montaigne. Il est l’auteur, entre autres, de : Les judéo-convers de Tolède (XVe-XVIe siècles). De l’exclusion à l’intégration, Paris, L’Harmattan, 1999 ; La Catalogne de Cervantès, Montpellier, PUM, 2006 ; Des réfugiés espagnols de la Guerre civile dans l’Hérault (1937- 1939), Perpignan, PUP, 2010.

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