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Calls for Papers and Contributions

CfP: “Le Mal / Evil”
Posted: Tuesday, October 1, 2019 - 00:50

FEBRUARY 28-29, 2020

THE UNIVERSITY OF LOUISIANA AT LAFAYETTE, USA

KEYNOTE SPEAKERS

Pascal Bruckner, France; Alexandre Gefen, France; Amadou Ouédraogo, USA.

GUEST ARTIST

Ashlee Michot, Louisiana.

The Program in French and Francophone studies at the University of Louisiana at Lafayette is pleased to invite single and panel proposals (in French or English) for its Annual Conference. This year’s topic is "Le Mal / Evil" (broadly conceived, all genres, centuries, and areas of the Francophonie). Scholars at all levels (graduate students, faculty, independent) and artists are encouraged to submit 200-word abstracts to loic.bourdeau@louisiana.eduand gaetan.brulotte@louisiana.eduon or before November 24, 2019. Responses will be sent out the first week of December. Should you need earlier approval for funding, please let us know. 

Presentation: The French philosopher, Lagasnerie, sees the world as "bad," and a recent literary trend seeks to “fix” it. Some critics have tried to survey those narrative “repair” attempts. At the same time, throughout history, writers and artists did not wait for Bataille ("If the literature moves away from ‘evil’ it becomes boring") to represent “evil” in various fashions in their works (crimes, wars, alienation, errors,  terror, suffering, etc.), in order to understand it, denounce it, overcome it, remedy to it, and in the hope of bettering the world. 

Special session (TBC): Simenon and Investigative literary narratives, with special guests (John Simenon (USA), Philippe Bilger (France), The Belgian Simenon Center).

SUGGESTED GENERAL TOPICS INCLUDE, BUT ARE NOT LIMITED TO: 

Crimes and Literature: Poetics of Inquiry  

Fantastic Literature, Horror Stories, SF, BD, Young Lit 

Arts & Literature Reparation  

Death, Trauma, Grief 

Mental Illness and Disease Literature 

Survival, Resilience 

Cruelty & Animal studies  

Censorship, Prohibition VS Freedom of Creation 

Sexuality

Mythology

This is a free event which includes all meals for our participants. Unfortunately, we are unable to provide financial support for travel and lodging. 

Lafayette is in the heart of Cajun Louisiana (one hour away from Baton Rouge, and two from New Orleans), a cultural crossroads joining many areas of the contemporary Francophone world that share historical and linguistic roots. `

The conference will coincide with Mardi Gras 2020 celebrations (Feb 25): 

https://www.lafayettetravel.com/groups/itineraries/mardi-gras-itinerary/; 

https://www.mardigrasneworleans.com/when-is-mardi-gras/

 

APPEL À COMMUNICATIONS

“Mal / Evil”

28-29 février 2020

THE UNIVERSITY OF LOUISIANA AT LAFAYETTE, USA

 

CONFERENCES PLENIERES

Pascal Bruckner, France; Alexandre Gefen, France; Amadou Ouédraogo, USA.

ARTISTE INVITÉE

Ashlee Michot, Louisiane.

Le Programme d’Études françaises et francophones de l’Université de Louisiane à Lafayette lance un appel à communications et propositions de séances (en français ou en anglais) pour son colloque annuel. Le thème de réflexion cette année est le "Mal/Evil" (conçu d’une manière générale et inclusive, pour tous les genres littéraires, toutes les périodes et les aires de la Francophonie). Chercheurs de tous les niveaux (étudiant.e.s, professeur.e.s, indépendant.e.s) et les écrivain.e.s/artistes sont encouragé.e.s à soumettre un bref résumé (200 mots) à  loic.bourdeau@louisiana.eduet gaetan.brulotte@louisiana.eduavant le 24 novembre 2019. Les réponses seront acheminées au cours de la première semaine de décembre 2019. Si une réponse plus rapide est requise à des fins de financement, prière de nous le signaler.  

Problématique: Si le philosophe Lagasnerie voit le monde comme "mauvais", tout un pan de la littérature récente cherche à le "réparer" et quelques critiques en ont parcouru les différentes avenues. En même temps, les littéraires et les artistes n'ont pas attendu Bataille  (« Si la littérature s’éloigne du mal elle devientennuyeuse ») pour représenter le « mal » dans leurs divers travaux à travers l'histoire (souffrance, aliénation,  guerre, crime, erreur, terreur, etc.), pour le sonder, le dénoncer, le dépasser, y remédier, dans l’espoir de rendre le monde meilleur. 

Séance spéciale (à confirmer): Simenon et la littérature d’investigation, avec des invités comme John Simenon (USA), Philippe Bilger (France), le Centre Simenon de Belgique.

Les propositions de communication pourront porter sur les thématiques suivantes (sans qu’elles soient restrictives): 

Crimes et Littérature ; Poétiques de l’enquête 

Littérature fantastique, récits d’horreurs, SF, BD, littérature jeunesse 

Arts, littérature et réparation 

Deuil et traumatisme 

Maladie mentale et physique 

Cruauté & Études animales 

Survivance, résilience,  

Censure, Prohibition VS Liberté de création 

Sexualité 

Mythologies 

Cet évènement est gratuit et inclut tous les repas pour les participant.e.s. Nous sommes malheureusement dans l’incapacité de fournir un soutien financier pour le transport et le logement.  Lafayette est au cœur du pays Cajun (à une heure de Baton Rouge et deux de la Nouvelle Orléans) et à la croisée de plusieurs cultures francophones qui partagent les mêmes racines historiques et linguistiques. Notre colloque va coïncider avec les célébrations du Mardi Gras 2020 (25 fév.) : 

https://www.lafayettetravel.com/groups/itineraries/mardi-gras-itinerary/https://www.mardigrasneworleans.com/when-is-mardi-gras/

Appel à communications : Des Collections de Mémoires à Saint-Simon : réception des Mémoires au xixe siècle
Posted: Tuesday, October 1, 2019 - 00:46

Journée d’études organisée au Château de Versailles par la Société Saint-Simon

Samedi 14 mars 2020

par François Raviez (Université d’Artois) et Damien Crelier (Sorbonne Université)

 

Les vingt volumes de la première édition complète des Mémoires de Saint-Simon paraissent en 1829-1830. Dans les dix années qui ont précédé, la Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, publiée par Petitot et Monmerqué, a réuni en cent-trente volumes les textes les plus divers, de Philippe-Auguste au xviiie siècle. Plus qu’un phénomène d’édition, il s’agit là d’un trait de civilisation : la Restauration se penche sur le passé du royaume et demande à ses témoins de lui raconter la France. Les trente-deux volumes de la Nouvelle collection de mémoires (1836-1839) de Michaud et Poujoulat confirmeront sous la monarchie de Juillet cet intérêt, ou plutôt cette passion, qu’illustrera, dans la fiction, le succès des romans d’Alexandre Dumas. La découverte de Saint-Simon par le xixe siècle s’inscrit ainsi dans un mouvement d’ensemble qui associe curiosité et érudition, enracinement et nostalgie, le savoir et la saveur d’un Ancien Régime encore très proche.

Les Mémoires de Saint-Simon n’apparaissent donc pas de façon inattendue, d’autant que des textes ont déjà circulé, des extraits ont déjà été publiés qui ont pu mettre en appétit un lectorat affamé d’histoire de France et qui, sous le règne de Charles X, va pouvoir découvrir celui de Louis XIV. Lorsque le général de Saint-Simon, descendant indirect du duc et pair, récupère aux Affaires étrangères le manuscrit des Mémoires et annonce sa publication, il le fait assurément par fidélité familiale, mais aussi parce que l’époque est propice au succès de ce genre de texte. Comment l’expliquer ? Comment l’interpréter ? L’objectif de cette journée d’étude est de mesurer, dans la presse, dans la littérature, mais aussi auprès des historiens, l’influence des mémoires d’Ancien Régime sur un siècle qui, tout en se tournant vers le passé, invente la modernité.

L’introduction de Sainte-Beuve à l’édition Chéruel des Mémoires de Saint-Simon (1856-1858) est, à ce titre, éclairante : « au sortir de sa lecture, écrit le critique, lorsqu’on ouvre un livre d’histoire ou même de Mémoires, on court le risque de trouver tout maigre et pâle, et pauvre : toute époque qui n’a pas eu son Saint-Simon paraît d’abord comme déserte et muette, et décolorée ; elle a je ne sais quoi d’inhabité ». L’histoire qui se devine et se dessine ici n’est pas seulement celle des faits, mais celle des hommes : les noms prennent chair, l’événement s’y déploie en spectacle. Tous les Mémoires publiés dans la première moitié du xixe siècle ne peuvent rivaliser en intensité avec ceux du duc et pair, mais de volume en volume, c’est une mémoire nationale qui se révèle, un témoignage multiple, inégal, inattendu dont Saint-Simon serait le fleuron. Comment, dans cette perspective, ne pas songer à Michelet, à son don de placer le lecteur de plain-pied avec le passé, Michelet qui habite l’histoire et nous en ouvre la porte, comme Saint-Simon, hanté par la cour, nous y introduit la plume à la main ? Cette histoire vivante et vibrante, à l’âge du romantisme, conditionne encore pour une part notre lecture de Saint-Simon.

On pourra dès lors s’interroger, au cours de cette journée, sur la signification et la portée de la publication des mémoires d’Ancien Régime, en particulier ceux de Saint-Simon, dans les premières décennies du xixe siècle : portée littéraire, tout d’abord, tant la langue libre et spectaculaire de ce dernier avait tout pour séduire les romantiques ; portée historiographique, qui inaugure un rapport au passé qui ne soit pas que factuel, mais prenne en compte les hommes et leurs passions ; portée politique enfin, comme si après la parenthèse révolutionnaire, voire impériale, un monde ancien reprenait forme et sens.

Les propositions de communications doivent être envoyées aux deux adresses suivantes : francois.raviez@univ-artois.fr et damien.crelier@gmail.com au plus tard le 15 octobre 2019, sous la forme de présentations de 3000 signes environ.

Appel à communications : Bérénice, trois cent cinquante ans après
Posted: Monday, September 30, 2019 - 19:38

19-20 novembre 2020

Université de Rouen (Maison de l'université, campus de Mont-Saint-Aignan)

Centre d’Études et de Recherche Éditer/Interpréter (EA 3229)

Comité d’organisation :

Caroline Labrune (université de Rouen-Normandie),

Servane L’Hopital (Lycée Malherbe de Caen),

Victoire Malenfer (université de Rouen-Normandie),

Tony Gheeraert (université de Rouen-Normandie)

 

En novembre 2020, Bérénice aura 350 ans. C’est en novembre 1670 en effet que Racine transforma la scandaleuse reine juive dont les historiens anciens nous avaient laissé le portrait, en une amante sublime et résignée, héroïne du renoncement, digne par son sacrifice de rejoindre la galerie des grandes amoureuses de la littérature. La mise en scène du théâtre des Crescite, à la Maison de l’université à l’automne 2018, atteste de ce succès persistant de Bérénice, l’une des pièces les plus aimées et les plus jouées du répertoire racinien. Alain Viala la tient pour l’expression la plus chimiquement pure d’un tragique fondé sur la simplicité et l’intensité passionnelle  : selon lui, Bérénice représente pour Racine “sa formule de la tragédie… une formule ‘hyperracinienne’… l’invention de la racinianité”. Mais, au cours de son histoire, la pièce fut bien plutôt considérée comme une exception, voire une erreur dans le parcours du dramaturge: dès l’époque de sa création, et plus encore au temps des Lumières et pendant l’époque romantique, Bérénice fit l’objet de vifs reproches, au motif que sa tonalité élégiaque et galante nuisait à son efficacité dramatique. “Voilà, sans contredit, la plus faible des tragédies… Ce n’est même pas une tragédie”, estimait Voltaire. Il fallut attendre les interprétations de Sarah Bernhardt et de Julia Bartet, à la fin du XIXe siècle, pour que la pièce retrouve régulièrement les honneurs de la scène et le chemin du succès. Au siècle dernier, Bérénice fit l’objet d’interprétations audacieuses et controversées qui reflétaient les préoccupations de leur temps – la politique chez Gaston Baty en 1946, l’incommunicabilité chez Planchon 1965, ou  encore, chez Jacques Lassalle en 1990, l’intérêt polémique pour un “autre Racine” que celui légué par la tradition scolaire.

Ce sont ces visages successifs et contradictoires de Bérénice et de son personnage éponyme que nous nous proposons d’interroger les 19 et 20 novembre 2020, en explorant d’une part l’évolution du discours critique et des différentes mises en scène qui ont jalonné l’histoire de cette tragédie, et d’autre part en dégageant les grandes tendances des interprétations actuelles.

Les propositions de communication (limitées à 300 mots et accompagnées d’un bref C.V.), sont à envoyer avant le 15 février 2020 à tony.gheeraert@univ-rouen.fr

Appel à communications : Journée d’étude "Plurivocalité et polyphonies : une voie vers la modernité ?"
Posted: Monday, September 30, 2019 - 19:33

Université de Saint Etienne, 9 juin 2020

*

Description :

Calquée sur le grec « poluphônia » (multiplicité de voix ou de sons), la notion de polyphonie s’applique en premier lieu au champ de la musique vocale avant de devenir au XXème siècle, par métaphore, un outil d’analyse littéraire (BAKHTINE, Mikhaïl, La poétique de Dostoïevski, Paris, Seuil, 1998 [1929]). En ce sens, elle est d’abord la réalisation romanesque du concept épistémologique bakhtinien de dialogisme, mais, dans l’analyse du discours, elle désigne plus généralement les moyens d’expression propres à produire des formes et des genres littéraires variés (CNRTL). Le terme, souvent compris également comme simple « pluralité des voix narratives », se rapproche ainsi de la notion de plurivocalité, désignant un champ plus étroit de la polyphonie textuelle, qui ne s’assimile pas pour autant à l’acception proposée par M. Bakhtine.

            Il convient donc de parler de polyphonies au pluriel, et de spécifier en littérature si l’on a affaire à la fragmentation de l’instance énonciatrice romanesque en plusieurs relais narratifs, ou à la pluralité des voix au sens large (au théâtre par exemple), ou encore à des fragments de discours hétérogènes (lettres, récits enchâssés, allusions intertextuelles…). Les applications phonologiques du concept sont même à envisager, dans la mesure où elles permettent de mettre en avant le rôle primordial de la polyphonie en poésie, lieu s’il en est de la conjonction de la voix qui fait entendre le son et de la voix poématique qui produit l’énoncé. On pourra aussi réfléchir aux pratiques linguistiques impliquant le passage d’une langue à l’autre, notamment entre langues régionales et langues perçues comme dominantes. Le champ musicologique est aussi à considérer, tant il est vrai qu’une réflexion sur les polyphonies, comme mise en simultanéité d’entités sémantiques diverses, offre des perspectives particulièrement variées. D’autres domaines des arts interviendront éventuellement dans cette réflexion, tant qu’ils s’articuleront autour du passage à la modernité et de sa définition.

Les moyens spécifiques mis en jeu pour représenter différents types de polyphonies entre le XVIème et le XVIIIème siècle pourront ainsi être étudiés, dans le but de mieux comprendre le rapport entre ce concept et la modernité, avant sa réutilisation contemporaine. La plurivocalité et les polyphonies définissent-elles la modernité comme ce qui est récent (cf. « modo »), en rupture avec ce qui la précède ? Sont-elles la marque du changement alors à l’œuvre dans la conception des choses, « du monde clos à l’Univers infini » (KOYRE, Alexandre, Du monde clos à l’Univers infini, Paris, Gallimard, 1988 [1962]) ? Dans quelle mesure reflètent-elles la prise en compte de ces voix multiples ? Impliquent-elles un échange, un dialogue entre ces voix ? Les condamnent-elles au contraire à un affrontement qui serait le propre d’une époque moderne s’opposant à une harmonie passée ? Autant de questions qui donneront lieu à des pistes contribuant à dessiner une certaine définition de la modernité.

En ouvrant le champ géographique à toutes les aires à envisager, il sera possible de penser aussi bien aux voix de Rosaura et Segismundo dans La Vida es Sueño qu’à celle des valets dans de nombreuses autres œuvres dramatiques. On pourra également considérer les discours doubles des personnages du Jeu de l’Amour et du Hasard, le dialogue des voix du narrateur, du traducteur, de Cide Hamete Benengeli et de Miguel de Cervantes dans Don Quichotte… pour ne donner que quelques pistes dans la littérature européenne. Dans le domaine des langues, le plurilinguisme sera par exemple à considérer dans la perspective de la revendication de la modernité par ceux qui recommandent le recours au bilinguisme ou, au contraire, son abandon. S’intéresser par ailleurs, en musicologie, aux chansons à plusieurs textes, aux chansons traduites, aux chants sacrés en latins devenus profanes en langues vulgaires (et vice-versa)... seront des pistes possibles. La polyphonie sera aussi à définir comme pierre angulaire de la naissance des premiers romans modernes, antérieure à l’étape plus contemporaine de la polyphonie bakhtinienne, et à interroger en poésie, par exemple dans le cadre d’une certaine pérennité moderne du sonnet.

*

Les propositions de communication, de 1000 caractères maximum soit 10 à 12 lignes, et accompagnées d’une brève bio-bibliographie, devront être adressées à Rafaèle Audoubert (rafaele.audoubert@univ-st-etienne.fr /et/ rafaeleaudoubert@yahoo.fr) avant le 20 janvier 2020. Les réponses aux propositions seront apportées après examen de celles-ci pour le 24 février 2020.

Appel à communications : L’infanticide de l’Antiquité au milieu du XIXe siècle (Europe, Amériques coloniales et postcoloniales)
Posted: Monday, September 30, 2019 - 19:28

Langues acceptées : français et anglais (une bonne compréhension du français est indispensable pour suivre le colloque et participer aux discussions).

Champ chronologique : de l’Antiquité au XIXe siècle

Date : mercredi 27 et jeudi 28 Mai 2020 

Lieu : Université d’Artois, Arras, 9 rue du Temple

Appel à communication : Date limite pour les propositions le 20 octobre 2019. Propositions en français ou anglais de 500 mots maximum, avec brève présentation biographique en format word aux adresses suivantes : Elena Taddia et Pascal Hepner : elenataddia@hotmail.fr ; pascal.hepner@univ-artois.fr

Publication : Les actes du colloque feront l’objet d’une publication.

Contenu scientifique :

L’infanticide est le meurtre du nouveau-né ou du nourrisson perpétré dans la plupart des cas, mais pas seulement, par la mère. Il s’agira de faire le point sur un sujet peu étudié, dans une perspective historique (et non pas clinique ou pathologique) Les axes à envisager, sans pour autant être exhaustifs, sont :

Sources, archives et champs d’investigation : anthropologie, archéologie, criminologie, démographie, épigraphie, histoire, histoire de l’art, histoire du crime, histoire du droit, histoire de la médecine, iconographie, sémiotique, littérature, philosophie, sources juridiques, sources littéraires, la nouvelle frontière de la biologie dans les sciences humaines.

Les mythes, la littérature, le massacre des Innocents, le fantasme et l’infanticide.

L’ambiguïté des gestes : l’abandon ou l’exposition comme forme d’infanticide ? Le registre de la mort de l’enfant est le point envisagé. Par conséquent l’abandon qui n’est pas suivi du décès est exclu du champ de réflexion.

La notion : le mot infanticide/infanticidium varie depuis son apparition chez Tertullien dans l’Apologétique (v.197), et réapparait sous diverses appellations au fil du temps et dans des langues différentes – homicide, avortement, parricide, étouffement etc.

Verbaliser l’infanticide : prêcheurs, juristes, philosophes, pédagogues, accusés, accusateurs, témoins, dénonciateurs.

Sociologie des acteurs de ce crime : mère, père, famille, couple, femmes, servantes, vagabondes, prostituées, ouvrières, ecclésiastiques, religieuses, hommes, acteurs de la justice, médecins et chirurgiens, sages-femmes, nourrices, sorciers et sorcières…

Circonstances : On tue à la sortie de la matrice (étranglé, poignardé, jeté dans les cloaques ou latrines, enterré ou noyé, suffoqué…), sex ratio éventuel d’une élimination théorisée qui se met en place et qui, selon le cas, est appliquée.

Chronologie : De l’Antiquité à la rupture positiviste de la modernité (milieu du XIXe siècle)

Le champ spatial considéré est celui de l’Europe et des Amériques coloniales et postcoloniales y compris le regard porté par ces civilisations vers « l’autre », sans pour autant que ce champ soit limitatif (missionnaires, voyageurs, etc.)

Accuser l’autre d’infanticide : antisémitisme, guerres de religion, puritanisme, affaire des Poisons, chasse aux sorcières…

Rôle de la religion (paganisme, catholicisme et protestantisme) …

Les lieux, dans toute leur variété, où sont retrouvés les corps.

La législation dans les différents pays, les mesures de prévention. La loi et son application. Les changements dans le temps. L’héritage romain (codes Théodosien, Justinien), conciles et synodes des Pères de l’Eglise, pénitentiels, décrétales… Les traités des juristes, l’Encyclopédie, Beccaria, Pestalozzi…

Prévenir et contrôler l’infanticide : la présomption d’innocence (déclarations de grossesses)…

La question de la preuve : le corpus delicti, l’enquête, l’expertise médico-légale et par conséquent le rôle de la médecine légale, les sentences.

Punir et condamner : norme et pratique (peine de mort, clémence du juge, enfermement).

Organisateurs

Pascal Hepner (Université d’Artois - France), Elena Taddia (Université de la Vallée d’Aoste - Italie) et Martine Valdher (Université d’Artois – France)

Comité scientifique

Anne Gagey (Université d’Artois - CREHS, Arras France)

Gregory Hanlon (Universié Dalhousie, Halifax Canada)

Pascal Hepner (Université d’Artois - CREHS, Arras France)

Tanguy Le Marc’hadour (Université d’Artois - Centre Ethique et procédure, Douai France, Centre d’Histoire judiciaire UMR 8025 CNRS-Lille 2)

Elena Taddia (Université de la Vallée d’Aoste Italie)

New Publications

Le réseau de Marguerite de Navarre ( édité par Stéphan GEONGET, Anne BOUTET, Louise DAUBIGNY, Marie-Bénédicte LE HIR)
Posted: 8 Mar 2023 - 11:47

Le réseau de Marguerite de Navarre,  édité par Stéphan GEONGET, Anne BOUTET, Louise DAUBIGNY, Marie-Bénédicte LE HIR, Genève, Droz, 2023.

Autour de Marguerite de Valois, reine de Navarre et sœur de François Ier, s’est tissé un réseau constitué d’hommes de lettres et de partisans de l’évangélisme que la reine a su protéger dans un contexte tendu de persécutions religieuses. Ce réseau lui a notamment permis de relayer son action évangélique dans différentes villes du royaume mais également au-delà de ses frontières, dans d’autres pays d’Europe. Correspondances, échanges poétiques, hommages littéraires mais aussi livres de comptes témoignent de ce réseau et permettent de mettre en évidence le rôle de protection et de mécénat joué par la reine dans la période qui suit la dissolution du cercle de Meaux. Ce réseau se définit notamment par le partage de convictions religieuses, par des influences littéraires communes, par des solidarités comme des rivalités, des alliances et des relations diplomatiques avec l’extérieur et enfin par certains liens affectifs et spirituels avec la famille royale. Ce volume qui résulte d’un colloque tenu en 2018 au Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours révèle les nombreux liens qui unissent les membres du réseau de Marguerite de Navarre. Humanistes, poètes ou libertins spirituels, l’itinéraire d’un grand nombre d’entre eux est ici retracé, révélant toute la richesse mais aussi la grande complexité de ce réseau.

Support Livre broché
ISBN-13 978-2-600-06310-4

Plus d'informations ici.

Poétique de Madame de Sévigné. L'invention d'une langue (Nicolas Garroté)
Posted: 8 Mar 2023 - 11:42

Nicolas Garroté, Poétique de Madame de Sévigné L'invention d'une langue, Paris, PuF,

Dans la Recherche du temps perdu, Odette et Swann ne disent pas « faire l’amour » mais « faire catleya » : ils recourent à ce que Proust appelle une « langue moins générale, plus personnelle, plus secrète que la langue habituelle ». De même, dans ses lettres à sa fille, Mme de Sévigné invente une langue à part, un chiffre amoureux et secret qu’elle confectionne à partir de citations, de mots étrangers et d’expressions en tout genre.

Durant un quart de siècle (1671-1696), cette langue lui permit d’exprimer de manière spirituelle, authentique et profonde une passion hors du commun que la prose classique était inapte à dire.

Par ailleurs, tout en constituant la clef de voûte des Lettres, cette langue répondait, sans doute pour la première fois dans l’histoire, aux exigences fondamentales du genre épistolaire : celles d’être une « conversation entre absents » et un « miroir de l’âme ». Elle apparaît ainsi à la fois comme le ressort essentiel de l’œuvre et le couronnement du genre : comme le secret d’une poétique personnelle – celle de Mme de Sévigné – et la clef d’une poétique générique – celle de la lettre.

Plus d'informations ici.

Nombre de pages: 336
Code ISBN: 978-2-13-084689-5
Format : 13.5 x 21.5 cm

Jean Rousset. Traduire et compiler le baroque (Maxime Cartron)
Posted: 8 Mar 2023 - 11:33

Maxime Cartron, Jean Rousset. Traduire et compiler le baroque, Genève, Droz, 2023.

La récente ouverture du fonds d’archives de Jean Rousset à la Bibliothèque de Genève offre l’opportunité d’analyser sur un plan génétique l’activité de traduction de poètes allemands et italiens, « baroques » mais pas uniquement, que le critique genevois a pratiquée durant plusieurs années, avec une intensité toute particulière pendant et immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Ces documents s’avèrent inestimables pour comprendre la « préhistoire » du baroque roussetien, en ce qu’ils témoignent des préoccupations idéologiques et spirituelles qui se trouvent à son origine. De ce fait, ils permettent de jeter un nouvel éclairage sur les enjeux de l’émergence et de la mise en place progressive de la catégorie historiographique de baroque dans la pensée du futur auteur de La Littérature de l’âge baroque en France.

Plus d'informations ici.

Support Livre broché
ISBN-13 978-2-600-06427-9
Référence 83-3
Mise en vente 02/2023

Rire des affaires du temps (1560-1653). L'actualité au prisme du rire (dir. Flavie Kerautret)
Posted: 7 Feb 2023 - 15:07

« Rire des affaires du temps (1560-1653). L'actualité au prisme du rire »
Pratiques et formes littéraires 16-18, n°19, 2022, dir. Flavie Kerautret.

Numéro en ligne

Les différents articles de ce volume étudient comment les écritures comiques permettent de décrire et de commenter l’actualité, voire de la configurer et de la susciter en la publiant. Le rire y apparaît autant comme un instrument susceptible d’offrir un regard critique sur le présent que comme un outil capable de contribuer à hiérarchiser les données du réel et à définir ce que serait l’actuel et ce qui, en tant que tel, devrait intéresser, voire préoccuper les lecteurs.

Un second volume, « Rire des affaires du temps (1560-1653). Temporalités comiques », est à paraître dans la même revue en 2023. 

Sommaire

Flavie Kerautret, « Introduction : L’actualité au prisme du rire »

Pascal Debailly, « Indignation satirique et actualité »

Mathieu de La Gorce, « Rire en 1572 ? Les hu-guenons de Saconay »

Claudine Nédelec, « Se rire de l’actualité en temps de crise : quelques libelles de 1614-1615 »

Julien Perrier-Chartrand, « “Qui croirait que la bourgeoisie se peut jamais porter à cette frénésie ?”. Le duel et la morale aristocratique à l’épreuve du rire dans Les Vendanges de Suresnes de Pierre Du Ryer »

Nicolas Correard, « Entre distanciation philosophique et indignation pamphlétaire : le rire des morts face à l’actualité »

Myriam Tsimbidy, « Pleurer du “funeste enlèvement du roi” ou rire du “rapt à la mazarine” »

Ioana Manea, « Le Mascurat de Naudé : pédanterie burlesque pour “détromper” du mauvais burlesque ? »

Laurence Giavarini, « Le roman (comique) de la Fronde »

Virginie Cerdeira, « Chansons, dérision et affaires du temps sous la monarchie absolue : modalités et temporalités de la critique »

Écrire pour elles. Dramaturges et spectatrices en Europe (dir. Véronique Lochert, Florence d'Artois, Patrizia De Capitani, Lise Michel, Clotilde Thouret)
Posted: 18 Jan 2023 - 12:25

Écrire pour elles. Dramaturges et spectatrices en Europe

sous la direction de Véronique Lochert, Florence d'Artois, Patrizia De Capitani, Lise Michel, Clotilde Thouret

Le n°42 de la revue Études Épistémè propose un dossier multilingue accessible en ligne : https://journals.openedition.org/episteme/15230

Présentation

Ce numéro propose d’interroger le rôle joué par les femmes, en tant que lectrices et surtout spectatrices du théâtre, dans le développement de la production dramatique européenne du début du XVIe siècle au début du XVIIIe siècle. Le théâtre de la première modernité fait en effet une place importante à l’amour, crée des personnages féminins actifs, explore les rapports entre les sexes et ses auteurs revendiquent de plus en plus le plaisir comme finalité du théâtre et le public comme juge de leurs pièces. L’analyse de sources multiples et la prise en compte de pratiques et de situations variées permettent de confronter les pratiques réelles de spectatrices, mais aussi de mécènes et d’actrices, aux représentations plus ou moins fantasmées du public féminin et de son influence qui se construisent dans les textes. S’il demeure difficile de cerner l’influence de la réception féminine sur l’écriture dramatique, l’enquête montre l’importance des contextes économiques, politiques et culturels dans lesquels le théâtre se développe, met en valeur la participation de nombreuses femmes – autrices, actrices professionnelles ou occasionnelles, mécènes et commanditaires – à l’activité théâtrale et souligne la liberté de la fiction dramatique par rapport aux normes et aux contraintes sociales pesant en particulier sur les femmes.

Sommaire

Véronique Lochert, « Introduction : “Le théâtre est l’art de contenter la dame”, ou ce que la réception des femmes fait au théâtre »

L’expérience des spectatrices

Marzia Pieri, « Le signore della festa a veglia e a corte »

Jean-François Lattarico, « Un Livre du Courtisan au féminin : notes sur la Ginipedia de Vincenzo Nolfi, dramaturge vénitien »

Sylvaine Guyot, « La Palatine, une spectatrice paradigmatique ? De l’intérêt du théâtre : usages, goûts, expérience »

Jean Marsden, « Commanding Eyes: Female Spectators and the Restoration Theatrical Repertoire »

« Pour les dames » : quelles adresses ?

Nina Hugot, « “Si fault-il pourtant clorre le bec”. Les adresses aux spectatrices chez Théodore de Bèze (Abraham sacrifiant) et Louis des Masures (Tragédies saintes) »

Flavie Kerautret, « “Ce discours n’est pas pour votre regard, mes Dames”. Les adresses au féminin dans les prologues de Bruscambille »

Coline Piot, « Les dramaturges voilent-t-ils “pour elles” ? Les enjeux pragmatiques du comique grivois dans les comédies »

Rebecca Yearling, « Experimental plays, conventional endings: Gender normativity and the female spectator of Shirley’s The Doubtful Heir »

Genre et genres

Sandra Clerc, « Une scène pour tous les genres : le théâtre de Luigi Groto »

Françoise Decroisette, « Une tragédie “au féminin” est-elle possible ? La réponse de Valeria Miani Negri dans Celinda (1611) »

Marcella Trambaioli, « Algunas calas en la comedia de ambientación urbana de Lope de Vega y su relación con el noble público femenino »

Line Cottegnies, « La pastorale dramatique est-elle un genre “féminin” en Angleterre au XVIIe siècle ? Le cas de The Shepherds’ Paradise (1633) de Walter Montagu »

Claude Bourqui, « Corneille, 1663 : une Sophonisbe “pour les dames” »

Regards, affects, échanges

Christine Sukic, «  “Take Here This Prospective”: Specular Reflections of the Female Spectators in Samuel Daniel’s Vision of the Twelve Goddesses (1604) »

Cécile Berger, « La comédienne dell’arte et son public au XVIIe siècle : un modèle dramaturgique et sa réception »

Milagros Torres, « El clamor de la cazuela: connivencia y creación lopesca »

Marie-Françoise Piéjus, « La ville, la salle, la scène : les Siennoises et le théâtre »

Yan Brailowsky, « “Fright the ladies out of their wits”: Gendered passion and the English stage »