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Calls for Papers and Contributions

CFP: Les lieux du rêve. Architectures fantastiques dans la littérature : textes et images (Florence)
Posted: Sunday, November 13, 2016 - 14:10

Florence, les 6, 7 & 8 avril 2017

Propositions: le 8 janvier 2017

Ce colloque propose de mettre en perspective commune le rêve et l’architecture. Unis, opposés, croisés, ces deux thèmes peuvent se décliner sous plusieurs aspects : l’architecture du rêve, les rêves d’architectures, la ville rêvée, les constructions projetées, l’imaginaire de l’architecture dans les rêves, les constructions oniriques des romans médiévaux, les visions merveilleuses de la Jérusalem céleste …  

Ce vaste champ de recherche a été, certes, déjà bien investi par les chercheurs, ce que prouvent les nombreuses études sur les villes idéales et l’architecture utopique, les traités d’architecture (qui ouvrent une fenêtre sur les rêves de l’architecte), l’écriture des hommes de l’art (de Vitruve et Villard de Honnecourt à Alberti ou Filarète …), les constructions de l’imaginaire dans les récits de rêve ou de songe … 

C’est pourquoi le colloque 2017 s’est fixé pour objectif de recentrer ses travaux soit sur des éclairages novateurs de cette thématique double, soit sur des cas d’études originaux, avec une approche spécifique croisant architecture et imaginaire. La thématique inclut le sacré et le profane. Parallèlement, il s’attachera à favoriser l’interdisciplinarité dans l’analyse du rapport entre textes et images. Les périodes ciblées s’échelonnent de l’Antiquité au Baroque. Plusieurs axes de réflexion sont possibles pour ceux qui souhaitent présenter une communication :

    1-la littérature transmet des récits imaginaires décrivant des architectures et des « lieux » (entendus au sens large) : 

*édifices fantastiques qui ont un caractère étonnant ou admirable en raison de leur architecture, des méthodes de construction ou des matériaux employés ; 

*édifices ou parties d’édifices issus du réel que le récit rend exceptionnels et inscrit dans le merveilleux ; 

*édifices qui s’inspirent d’un imaginaire - rêve ou vision- raconté.

Les choix de narration, de description et de mise en image, ainsi que le recours à la vision, au rêve ou à des effets spéciaux seront des paramètres d’étude significatifs. L’étude portera aussi sur la mise en image de ces lieux dans les arts, lorsqu’elle existe, en parallèle du texte.

 

    2-les sources écrites et l’archéologie témoignent de pratiques anciennes exécutées dans des lieux rituels précis, édifices ou aménagements sacrés, où peut opérer le processus onirique. En tant qu’ « architectures du rêve », ils matérialisent ainsi dans le réel une ouverture vers un espace merveilleux et surnaturel :

*édifices sacrés de l’Antiquité (temples grecs, etc…) où le rêveur « voit » le rêve ; les divinités se manifestent ainsi au rêveur passif (cas de guérison, rêve prémonitoire, voyage de l’âme…) ;

*édifices religieux du Moyen Âge où les pratiques antiques sont répétées ; le rêveur attend de rentrer en contact avec une divinité pour recevoir une vérité supérieure.

Les axes de réflexion cités ne sont pas exhaustifs et le comité scientifique se réservera la possibilité d’insérer des sujets novateurs, pour enrichir la réflexion et développer les échanges. L’angle d’étude a été choisi en considérant avec attention l’actualité de la recherche à la fois française et italienne, pour continuer d’apporter des pistes de réflexion nouvelles dans les disciplines impliquées, tout en espérant également susciter l’intérêt de chercheurs internationaux.

Les interventions seront en italien et en français (sans traduction simultanée), et donneront lieu à publication. Les propositions d’intervention dans la langue choisie avec titre (environ 250 mots) et notice biographique, doivent être envoyées à noelle-christine.rebichon@institutfrancais.it d’ici le 8 janvier 2017.

Dates et lieux du colloque : 6, 7 & 8 avril 2017 ; Univ. de Florence (SAGAS) & Institut français Firenze

Comité scientifique : 

Fulvio Cervini (Université de Florence, SAGAS), Mino Gabriele (Université de Udine, DIBE), Isabelle Mallez (Institut français Firenze), Noëlle-Christine Rebichon (Institut français Firenze, UMR 7323 CNRS-CESR Tours), Nicolas Reveyron (Université L. Lyon 2, UMR 5138).

Organisateurs :

Université L. Lumière Lyon 2, Università degli Studi di Udine, Università degli Studi di Firenze et le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance de Tours, en collaboration avec l’Institut français Italia (IFI) et l’Institut français Firenze (IFF).

http://institutfrancais-firenze.com/fr

Source: Fabula

CFP: Dis(qualifier) l'ennemi
Posted: Sunday, November 13, 2016 - 14:06

Montpellier les 9 et 10 novembre 2017 

Propositions: le 30 janvier 2017

Ce colloque prend place dans le cadre d’un des axes de l’équipe de recherche LLACS (Langues, Littératures, Arts et Civilisations des Suds) de l’Université Paul Valéry Montpellier 3, Polémiques et controverses : frontières religieuses, idéologiques et culturelles. Il se situe dans le prolongement des recherches menées sur  les mots de la dissidence et de la polémique religieuse essentiellement dans la péninsule ibérique et l’espace italophone et occitanophone et se propose d’élargir l’enquête dans l’espace, le temps, et les registres.

Rhétorique, stratégies discursives, échafaudages lexicaux ne sont sans doute pas les seules clés permettant d’élucider les enjeux de la qualification de l’ennemi. Cependant, toute écriture polémique mettant en oeuvre des caractères sémantiques, rhétoriques, énonciatifs et argumentatifs qui visent la disqualification de la cible, il nous a semblé important de mener un travail sur la désignation de l’ennemi politique, religieux, social, culturel.

En quoi ces procédés de disqualification/qualification – vitupérations, polysémies assassines, dénominations corrosives, glissements venimeux – sont-ils de véritables armes de guerre ? Et de quelle guerre ? Que s’agit-il de défendre ? En somme avons nous besoin d’un ennemi pour construire notre identité ? En d’autres termes, il ne s’agit pas de se limiter aux seules controverses religieuses, mais bien de s’interroger sur la façon dont la qualification de l’expérience historique par les différents acteurs de l’Histoire (institutions, groupes sociaux et individus impliqués) pèse sur  la nomination. Il sera question de luttes de mots et de rapports de domination.  

Pour ce faire nous proposons non seulement d’interroger les formes à travers des objets textuels (chroniques, traités, littérature, caricatures, témoignages, presse etc.) ou iconologiques et cinématographiques mais aussi la façon dont ces formes sont enjeux de conflits et enjeux de savoirs. De ce point de vue ont vocation à être pris en compte des productions aussi variées que les sirventés (poèmes politiques occitans du Moyen Age), les textes polémiques liés à la Réforme protestante à partir du XVIe siècle ou toutes les formes que prend le copieux corpus, dans tous les pays du Sud, des textes de polémique ou de propagande politique.

Ce travail sur l’historicité des catégories discursives pourra conduire à une réflexion sur la polysémie ou sur l’oblitération de certains mots devenus problématiques ou inaudibles (par exemple des mots comme « démocratie », «République », « révolution », pour ce qui est du XXe et du XXIe siècle). À l’inverse, il invite à analyser la construction de récits consensuels qui imposent des lexiques, des figures et des stratégies d’énonciation (ainsi les langues du dommage et de la réconciliation dans les discours liés à la violence politique).

Il est bien entendu impossible de dresser un tableau embrassant l’ensemble des problèmes posés. On privilégiera donc un certain nombre de thèmes :

- la dénonciation de l’étranger du dedans, sur le modèle fourni entre autres par la polémique antijuive récurrente dans plusieurs des territoires concernés.

- la fabrication du stéréotype de l’Ennemi.

- le vocabulaire de l’invective (surnoms, épithètes, slogans, pour chacune des langues concernées, espagnol, occitan, italien, portugais, catalan, grec)

- le réemploi des étiquettes (par exemple l’assimilation de la réforme protestante à telle ou telle hérésie médiévale).

 Ces questions seront débattues au cours du colloque qui se tiendra à Montpellier les 9 et 10 novembre 2017.

Délai d’envoi des propositions :
Les propositions de communication (d'environ 1000 signes), accompagnées d’une biobibliographie de l’auteur, sont à adresser aux organisateurs avant le 30 janvier 2017.

Date limite de réponse et de confirmation : 1er mars 2017
Les interventions orales ne dépasseront pas 20 minutes.
Seront pris en charge l’hébergement du 8 au 10 novembre et la restauration des 9 et 10 novembre

Organisateurs :
Anita Gonzalez-Raymond anita.gonzalez-raymond@univ-montp3.fr
Philippe Martel philippe.martel@univ-montp3.fr

Appel à contributions: MASCULINITÉ ET THÉÂTRE
Posted: Saturday, November 5, 2016 - 20:00

European Drama and Performance Studies - 2018

Revue scientifique publiée par les Éditions Classiques Garnier

Dans leur ouvrage Masculinités : États des lieux, Daniel Welzer-Lang et Chantal Zaouche-Gaudron soulignent le manque d’études sur « les hommes et le masculin, leurs diversités sociales, leurs orientations sexuelles, les diverses positions qu’ils occupent dans les sphères publiques et privées, et les conséquences que cela produit en termes de vécus individuels et/ou collectifs »[1]. Force est de constater que la question de la masculinité, et même des masculinités, reste peu explorée dans les études littéraires en France,[2] et plus encore au théâtre, alors qu’elle fait l’objet depuis les années 2000 de publications en sociologie ou en histoire avec entre autres Hommes et masculinités de 1789 à nos jours un ouvrage dirigé par Régis Revenin[3] qui aborde la masculinité sous l’angle de la sexualité, du travail, de la guerre, de la religion et de la race, et plus récemment Histoire de la virilité sous la direction de Georges Vigarello (t. 1) et Alain Corbin (t. 2) et Jean-Jacques Courtine (t. 3)[4]. Les questions de genre méritent pourtant d’être interrogées, et ce d’un point de vue interdisciplinaire.

D’après Raewyn Connell, masculinité et féminité sont intrinsèquement liées, signalant des différences culturelles et des fonctions sociales le plus souvent antagonistes.[5] Sous l’Ancien Régime par exemple, hommes et femmes présentent des caractéristiques et des qualités opposées ; la femme est subordonnée à l’homme, ce que Connell a théorisé par le concept d’‘hégémonie masculine’ et ce qu’Arthur Brittan a qualifié de ‘masculinisme’[6]. Par ailleurs, les théories sur la masculinité montrent que celle-ci est produite par différents facteurs comme la classe sociale ou l’environnement culturel. La masculinité est conjoncturelle. Elle se définit et se construit dans sa mise en relation à quelque chose ou à quelqu’un.[7] L’histoire des « mentalités masculines » est ainsi corrélée à l’histoire des femmes soulignait Alain Corbin[8] en 1984 alors que cette dernière suscitait de plus en plus l’intérêt des universitaires. De multiples critères peuvent être utilisés pour donner une interprétation de la masculinité comme l’âge, le physique, l’éducation, le statut, le style de vie, l’orientation sexuelle, l’ethnicité, le travail, les lieux auxquels elle est rattachée ainsi que l’influence de normes culturelles ou de sous-cultures.

Ce numéro tentera de définir la manière dont elle est non seulement représentée par le texte de théâtre mais aussi reflétée par les arts de la scène. Que traduisent l’auteur, l’acteur et la scène en matière de virilité, de rituels, ou de normes ? Quels éléments du théâtre sont ‘genrés’ et en particulier masculins/masculinisés ? Quelles sont les façons de s’exprimer et/ou de se conduire qui doivent être comprises comme des marqueurs de masculinité-s ? Le masculin s’oppose-t-il systématiquement au féminin ? Voit-on un affaiblissement de la frontière entre caractères masculins et féminins – ainsi des héros ‘larmoyants’ de la tragédie des années 1660 et des ‘viragos’ des comédies ? Quelle place est donnée aux personnages transgenres ?

Ce numéro portera sur les mises en scène de la masculinité ou de masculinités, qu’elles aient lieu dans le cadre d’une représentation théâtrale ou en société, afin d’identifier et de mieux comprendre les constructions culturelles qu’elles articulent. Ce numéro interrogera les thématiques suivantes :

 

1.      Les signes et les marqueurs de masculinité(s) (comportements, utilisation du discours, objets symboliques, idée de ‘performance’…), et leur impact sur le genre théâtral ou la tonalité des dialogues

2.      Le mélange et la confusion des genres, les formes de transgression par rapport aux normes sociales ou culturelles ; les formes d’engagement de l’auteur ou les effets de rupture par rapport aux interdits et tabous de la société 

3.      Le corps masculin ; les modes masculines ; la masculinité/anti-masculinité du jeu et de la diction ; masculinité et technologie(s) ; masculinité, mouvements et/ou danse

4.      La construction/déconstruction de l’identité masculine de l’auteur, du héros, du spectateur ; la remise en cause des stéréotypes masculins ou de l’hégémonie masculine ; la critique de la masculinité/virilité ; l’esthétique du masculin

 

Les propositions sont à envoyer à sabine.chaouche@gmail.com pour le 10 décembre 2016.

Informations supplémentaires relatives au numéro :

Langue : français ou anglais

Longueur des articles : entre 6 000 et 8 000 mots

Notification de l’acceptation des propositions : 20 décembre 2016

Remise des articles : 10 juin 2017

Les contributions seront soumises à un comité de lecture avant l’envoi définitif du tapuscrit à l’éditeur.

 

[1] Daniel Welzer-Lang et Chantal Zaouche Gaudron (dir.), Masculinités : États des lieux, Toulouse, Erès, 2011.

[2] Katherine Astbury et Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval (dir.), Le Mâle en France 1715-1830 : représentations de la masculinité, Bern, Lang, 2004 ; Daniel Maira et Jean-Marie Roulin, Masculinités en révolution de Rousseau à Balzac, Saint-Etienne, Publications de l’université de Saint-Etienne, 2013 ; B. Banoun, A. Tomiche et M. Zapata (dir.), Fictions du masculin dans les littératures occidentales, Paris, Garnier, 2014. En 2014 se sont tenues trois séances consacrées à la virilité et aux représentations du masculin à la Renaissance à l’initiative de Choréa, suivies en 2015 d’un colloque en Sorbonne intitulé « D’Adonis à Alexandre. Cartographie du masculin de la Renaissance aux Lumières dans les littératures européennes » qui se proposait d’aborder la question dans la littérature, mais non pas spécifiquement au théâtre.

[3] Régis Revenin (dir.), Hommes et masculinités de 1789 à nos jours, Paris, Éditions Autrement, 2007. Consultable en ligne à :https://www.cairn.info/hommes-et-masculinites-de-1789-a-nos-jours--9782746709881.htm.

[4] Daniel Welzer-Lang et Jean-Paul Filiod, (dir.), Des hommes et du masculin, Presses Universitaires de Lyon, CREA/Bief, 1992, Daniel Welzer-Lang (dir.), Des Hommes et du masculin, Nouvelles Approches des hommes, Toulouse, Presses Universitaires du Miral, 2000 et Nous les mecs. Essai sur le trouble actuel des hommes, Paris, Payot, 2013 ; Georges Vigarello, Histoire de virilité, de l’Antiquité aux Lumières, Paris, Seuil, 2015, t. 1 ; Alain Corbin, Histoire de la virilité, Le Triomphe de la virilité, Le XIXe siècle, Paris, Seuil, t. 2, 2015 ; Jean-Jacques Courtine (dir.),Histoire de la virilité : la virilité en crise XX-XXIe siècle, Paris, Seuil, 2015. Voir également et Anne-Marie Sohn, ‘Sois un homme!’ La Construction de la Masculinité au XIXe Siècle, Paris, Seuil, 2009 et sur l’histoire britannique, John Tosh Manliness and Masculinities in Nineteenth-Century Britain: Essays on Gender, Family and Empire, Harlow, Pearson Longman, c2005.

[5] Raewyn Connell, Masculinities, Cambridge, Polity, [1995] 2005.

[6] Arthur Brittan, Masculinity and Power, Oxford, OUP, 1989.  

[7] Joan W. Scott, « Gender: A Useful Category of Historical Analysis », in Gender and the Politics of History, New York, Columbia University Press, 1988, p. 28-50 ; John Beynon, Masculinities and Cultures, Buckingham, Open University Press, 2001 ; Michael Kimmel and Jeff Hearn,Handbook of Studies on Men and Masculinities, London, Sage publications, 2005.

[8] Alain Corbin, « Le “Sexe en deuil” et l’Histoire des femmes », Le Temps, le Désir et l’Horreur, Paris, Aubier, (1984)1991, p. 91

CFP Anachronismes créateurs (Clermont-Ferrand)
Posted: Saturday, November 5, 2016 - 18:54

Le 10 juin 2017; propositions le 15 janvier 2017.

Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique

(CELIS, EA 4280)

Équipe : « Écritures et Interactions sociales »

Programme : « Anachronismes porteurs »

Dans le cadre du projet sur l'anachronisme, nous organisons une journée d’études qui débouchera sur un ouvrage consacré aux Anachronismes créateurs en littérature.

Considéré longtemps comme une grave faute, l’anachronisme a été réévalué pour en souligner  les dimensions heuristiques. Acte délibéré ou involontaire, l’anachronisme peut ouvrir la voie aussi bien à une relecture du passé qu’à une réinterprétation du présent, nous permettant de repenser la « marche des temps » (Siegfried Kracauer, L’histoire. Des avant-dernières choses, 2006) et de se pencher autrement sur les rapports que nous établissons à la fois avec le présent d’où écrit l’auteur, avec le passé que cet auteur réinvestit et avec le présent d’où nous lisons ses textes.

L'objet de cette rencontre est une revalorisation de l'anachronisme dans le sens où nous souhaitons explorer aussi bien le potentiel poïétique que la dimension heuristique et interprétative de l’anachronisme en littérature. D’où le titre de « L’anachronisme créateur ».

Les propositions de communication sont à adresser avec titre, résumé d'une vingtaine de lignes et présentation de l'intervenant au plus tard le 15 janvier 2017 à : Alain.Montandon@univ-bpclermont.fr

Maison des Sciences de l'Homme

CELIS/ Alain Montandon

4, rue Ledru

63057 CLERMONT-FD, CEDEX 1

 

Publication thématique : « L’étiquette à la cour : textes normatifs et usages »
Posted: Saturday, October 22, 2016 - 20:38

Voir http://crcv.revues.org/13994 pour le détail de cette appel à contributions du Centre de recherche du château de Versailles.

La dernière lettre d’information du Centre se trouve ici:

http://chateauversailles-recherche.fr/francais/publications/lettre-d-information/archives/lettre-d-information-no58-octobre-2017-no2.html

Contacter Mathieu da Vinha: mathieu.da-vinha@chateauversailles.fr

Source: H-France

 

 

 

New Publications

Giambattista Marino, Le Camerone (1598), La Prison du Cavalier Marin (1612) suivi de Le Camerotto (1645) de Girolamo Brusoni
Posted: 15 Jul 2020 - 00:35

Éditeur-traducteur: Jean-Pierre Cavaillé, éditeur scientifique adjoint: Filippo D’Angelo. Classiques Garnier, 2020. ISBN: 978-2-406-09359-6. 225 p. 29€.

Transformer l’expérience de la prison, ô combien dure et amère, en une matière littéraire destinée à réjouir le lecteur, tel est le but de ces œuvres burlesques et libertines composées au xviie siècle par deux auteurs italiens de renom : Giambattista Marino et Girolamo Brusoni.

https://classiques-garnier.com/le-camerone-1598-la-prison-du-cavalier-marin-1612-suivi-de-le-camerotto-1645-de-girolamo-brusoni.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Lettre_hebdo_-_13072020&utm_medium=email

Yohann Deguin, L’Écriture familiale des Mémoires Noblesse 1570-1750
Posted: 15 Jul 2020 - 00:20

Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745353740. 376 p. 55€.

Souvent, les Mémoires sont intégrés à la pratique des écrits du for privé, intimes et personnels. Le présent ouvrage propose d’envisager l’écriture des mémorialistes nobles de la seconde moitié du XVIe siècle à la première moitié du XVIIIe siècle à l’aune d’une écriture de l’idéal familial. La famille permet ainsi de lire à nouveaux frais ces textes pour y voir non plus exclusivement l’expression d’un « je » singulier, mais en réalité d’un « je-nous », d’une identité qui se fait à la fois singulière et collective. Les mémorialistes de la Première Modernité, de Monluc à Saint-Simon, investissent, dans leurs ouvrages, un espace au sein duquel refonder les valeurs de la lignée noble pour affirmer une image d’eux-mêmes au sein de l’espace social et curial. À cet effet, ils fabriquent un récit familial, une légende de la maison à transmettre au gré de mythes familiaux, de généalogies, de motifs qui participent d’une « mémoire artificielle » à valeur lignagère. Les auteurs construisent une fiction de solidarité au sein d’une famille choisie, qui reconfigure les frontières de la parenté objective pour intégrer à une parenté rêvée des personnages et des collectifs que seule l’écriture des Mémoires peut instituer en membres d’une famille d’encre.

Professeur agrégé de Lettres Modernes, Yohann Deguin est docteur en langue et littérature françaises des universités de Lorraine et de Neuchâtel et ancien boursier de la Fondation Thiers – Centre de recherches humanistes de l’Institut de France.

https://www.honorechampion.com/fr/11303-book-08535374-9782745353740.html

Charles Sorel, Les récréations galantes, éd. M. Leopizzi
Posted: 15 Jul 2020 - 00:18

Suite de "La Maison des Jeux". Édition critique avec l'analyse des variantes des trois éditions par Marcella Leopizzi. Préface de Giovanni Dotoli. Honoré Champion, 2020. ISBN 9782745352309. 300 p. 48€.

Ce travail constitue la première édition critique des Récréations Galantes. Grâce à cette publication, le lecteur peut lire une oeuvre dont les exemplaires (datant de 1671, 1672, 1673) sont très rares et communiqués exceptionnellement aux lecteurs des bibliothèques, en raison de leur état de conservation. Notre étude permet en outre de parcourir les variations apportées par Sorel au fil des éditions. Le lecteur peut ainsi connaître la ‘suite’ de La Maison des Jeux (1642) et l’évolution de l’iter narratif sorélien dans les sections des Récréations Galantes reliées à La Maison des Jeux, lesquelles, à la différence de l’ouvrage de 1642, ne présentent pas une voix plurielle, mais un discours à une seule voix narrative.

Recueil de pièces galantes qui ne découlent pas toutes de la même plume, cet ouvrage donne matière à réflexion sur la sociologie du jeu et conserve dans la mémoire culturelle les gaietés et galanteries de la vie intellectuelle mondaine du Grand Siècle, lesquelles cachent entre les lignes une veine dénonciatrice.

Marcella Leopizzi est enseignante-chercheuse en Littérature Française à l’Université du Salente – Lecce (Italie). Titulaire d’un Doctorat de Recherche en Francesistica, elle est chargée de cours universitaires depuis octobre 2003. En 2013 elle a obtenu l’habilitation nationale aux fonctions de professeur associé. Elle étudie notamment le courant libertin du XVIIe siècle et la poésie contemporaine (tout particulièrement l’oeuvre de Guillevic et de Henri Meschonnic). Ses travaux ont été publiés en Italie, en France, en Suisse, en Allemagne, en Belgique, en Pologne, en Roumanie, au Canada et aux États-Unis.

https://www.honorechampion.com/fr/11185-book-08535230-9782745352309.html

New book: Cinq études sur le style de Rousseau
Posted: 2 Jul 2020 - 17:24
Cinq études sur le style de Rousseau

Frédéric Calas ; Anne-Marie Garagnon Éditeur : la ligne d'ombre Collection / Série : Mémoires et documents sur Voltaire ; 11

 

Résumé: Rousseau? Des siècles d’investigation biobibliographique, de spéculations philosophiques, de réhabilitation musicale, mais des études techniques plus discrètes sur la dominante d’une œuvre, le lexique, la phrase, les images ou tel et tel procédé. Rousseau: un tricentenaire événement, scientifique et populaire, en 2012, et toujours en cours de publication, l’édition savante de ses œuvres complètes en vingt volumes. Rousseau donc ! La transparence et l’obstacle... et une enquête au plus près de son écriture de romancier, d’essayiste et d’autobiographe. Amis, longtemps collègues, co-auteurs d’un manuel et d’articles sur des auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles, Frédéric Calas et Anne-Marie Garagnon ont misé sur l’analyse d’extraits assez courts pour dégager, localement et par induction, plus largement, une « poétique » de Rousseau. Jean-Jacques tenait à une écriture invisible, n’interposant aucune barrière à la perception de l’idée. Ils ont trahi sa volonté, mais, du moins l’espèrent-ils, quelque peu éclairé le mystère de sa création.

Antoine Compagnon, Un été avec Pascal
Posted: 30 Jun 2020 - 19:43

Les Équateurs, 2020. ISBN : 9782849907581. 240 p. 14€.

Après Montaigne, Antoine Compagnon nous invite à passer un été avec Pascal. Ces deux ardents défenseurs de la liberté d’esprit traitent de l’homme, de la société, de l’univers, du pouvoir, de la foi, de l’angoisse, de la mort, du jeu : le tout et le rien.

Le roseau pensant, les deux infinis, le pari ou le nez de Cléopâtre : les Pensées renferment tant de formules et d’images inoubliables. Pascal fut un virtuose de la langue française, mais d’abord un mathématicien et un physicien incomparable, et encore un philosophe et un théologien hors pair.

Plusieurs de ses sentences sont inscrites dans le cerveau de tout Français : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie » ; « Qui veut faire l’ange fait la bête » ; « Le cœur a ses raisons, que la raison ne connaît point ».

En quarante et un chapitres (dont six inédits), Antoine Compagnon évoque à la fois la vie du génie Pascal tout cherchant la signification de ses pensées elliptiques. Avec cette tournure d’esprit combinatoire, Pascal explore tous les possibles de la réflexion. Il s’intéresse aussi bien à la question de la violence et de la vérité, de la tyrannie, à l’esprit de finesse, au divertissement et au juste milieu.

Au moins depuis Chateaubriand, nous négligeons que les Penséesoffrent les rudiments d’une « Apologie de la religion chrétienne », et Pascal représente pour nous l’homme moderne partagé entre la science et la foi, soumis au tragique du Dieu caché et à l’angoisse de la condition humaine.

On devrait « mettre dans le journal, moi je ne sais pas, les… Pensées de Pascal », disait le Swann de Proust. C’est un peu ce que nous avons tenté de faire dans cet Été avec Pascal.

https://editionsdesequateurs.fr/enLibrairie/oo/UnEteAvecPascal