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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications: Rêves de naissance et de mort
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:55

La représentation onirique des expériences-limites du corps dans la littérature, les arts plastiques, le théâtre, la musique et les films

Congrès international du DFG-Graduiertenkolleg „Cultures européennes du rêve“ (GRK 2021), du 21 au 23 mars 2018 à l’Université de la Sarre (Allemagne)

Propositions: le 31 août 2017

Le phénomène anthropologique du rêve, ô combien énigmatique, est omniprésent dans les cultures européennes, et ce, depuis la nuit des temps : on retrouve des représentations oniriques dans les arts depuis l’Antiquité classique jusqu’à l’époque contemporaine. Or, l’on peut déceler des différences de représentation du rêve, qu’il soit raconté, peint, mis en musique ou mis en scène ; des différences nettement spécifiques à chaque époque, même lorsque l’on considère leur esthétique formelle respective. La thématique au cœur de ce congrès aborde donc un sujet éternel : la transition entre vie et non-vie en tant qu’expérience-limite et la façon dont celle-ci s’accomplit au cours du processus de donner la vie, tout autant que celui du naître et du mourir.

Que ce soit dans la Bible ou les mythes antiques (L’Iliade, L’Orestie), dans les épopées et les récits médiévaux (Perceval, les Nibelungen, Les Contes de Canterbury) ainsi que dans les drames de Shakespeare ou Calderón ; de l’époque des Lumières (Diderot, Rousseau) en passant par le romantisme (Novalis, Brentano) jusqu’à la littérature moderne et contemporaine (Kafka, Karahasan, Politycki), on retrouve d’innombrables rêves qui ont pour point nodal une expérience aux frontières de la vie. De la même manière, nombreuses sont les œuvres en arts plastiques (Daumier, Hodler), en musique (Berlioz, Korngold) ou au cinéma (Bergman, Kubrick, Craven) dédiées à la représentation onirique ou cauchemardesque des expériences-limites et expériences essentielles. La naissance et la mort sont des expériences particulièrement dérangeantes et menaçantes dans la mesure où elles concernent tout être humain et l’obligent inévitablement à éprouver son corps de façon hautement individuelle. Dans le même temps, elles s’actualisent au-delà du souvenir : mourir et naître se situent aux frontières de la vie et, de fait, surviennent toujours trop tôt ou trop tard pour être vécues par le moi comme une expérience authentique.

À l’inverse, les rêves – en tant que fictions, imaginations ou mises en scène – peuvent ouvrir des espaces esthétiques de l’expérimentation à ces transitions extrêmes du corps. Le mystère que le rêve renferme, son mépris à l’égard des lois physiques du temps et de l’espace ou envers les modèles culturels de l’identité, sa défiance de la cohérence ou de la logique sont décuplés dans les rêves de début et de fin de l’existence. C’est la raison pour laquelle la représentation de telles expériences oniriques lance un défi particulièrement élevé à la conception artistique. Car, d’une façon tout aussi troublante qu’originale, le rêve prend la mesure de l’abîme qui existe entre l’expérience vécue par tout être humain, telle que la naissance et la mort, et sa « non-racontabilité » subjective, individuelle : les souvenirs et récits oniriques trouvent des moyens et des possibilités de s’exprimer afin de retracer et de transmettre l’absence, l’irreprésentable.

Depuis 2015, les membres du Graduiertenkolleg de Sarrebruck intitulé « Cultures européennes du rêve » étudient les interrelations  entre l’esthétique onirique, la culture et l’histoire des sciences. Nous dédions ce congrès au phénomène du rêve de naissance et de mort, à ses discours scientifiques ainsi qu’à ses réalisations artistiques dans l’optique de retracer une histoire littéraire, culturelle et médiale du rêve.

Sont acceptées toutes les communications concernant la vie et la mort représentées dans le rêve – sous quelque forme artistique que ce soit et abordées sous diverses perspectives disciplinaires : la philosophie, l’histoire, la théologie, la littérature, l’art, le théâtre, le cinéma, la musique ou la science des médias.

Voici une liste des thèmes qui pourront être abordés :

Expériences-limites et conception esthétique du rêve

  • Études sur la conception artistique du rêve, de la naissance à la mort, au niveau de :
  • l’expérience somatique vs. l’expérience sensuelle
  • les limites du corps / les limites du médium
  • l’expérience du temps et/ou de l’espace
  • des rêves positifs de mort
  • des rêves de naissance et de mort et leur référence au monde réel (implications politiques, connexité avec un régime (post-)dictatorial, rêve et traumatismes collectifs, fonctions identitaires, références coloniales et post-coloniales, etc.)
  • conception esthétique du rêve des expériences-limites sous des formes artistiques multimédiales

Perspective poétologique / corrélation entre "travail culturel" et "construction esthétique"

  • discours religieux et rêves artistiques de la naissance à la mort dans la mutation historique
  • connaissance scientifique et culturelle sur la naissance et la mort  dans les représentations artistiques du rêve
  • articulation genrée de la naissance et de la mort dans les conceptions artistiques du rêve
  • poétique onirique individuelle et expériences-limites entre vécu personnel et le discours culturel, voire scientifique, sur la naissance et la mort

Suivant l’exemple des différents axes d’analyse menée par le Graduiertenkolleg dans son programme de recherche, les objets d’étude pourront être considérés dans leur perspective diachronique, transmédiale et/ou comparatiste.

Les propositions de communication (en allemand, français ou anglais) ne devront pas dépasser 3 000 signes et être envoyées au plus tard le 31 août 2017 (accompagnées d’une courte notice biobibliographique) à l’adresse suivante : traumkulturen@uni-saarland.de

À la suite de ce colloque, les communications sélectionnées seront publiées en volume dans la collection Traum – Wissen – Erzählen (Rêve – Savoir – Récit) aux éditions Fink (Padeborn).

http://www.traumkulturen.de/veranstaltungen/konferenzen-co.html

Source: Fabula

Appel à contributions : Revue Sociopoétiques
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:52

La revue Sociopoétiques (http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/) lance un appel à textes pour la rubrique varia de son troisième numéro, à paraître en 2018. Ces textes, d'une longueur maximale de 30 000 signes (notes et espaces compris), doivent respecter les normes de publication (http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/normes-aux-auteurs) et être adressés, avant le 30 novembre 2017 à

Anne-Sophie Gomez (a-sophie.gomez@uca.fr) et Pascale Auraix-Jonchière (pascale.auraix-jonchiere@uca.fr), accompagnés d'une notice bio-bibliographique rédigée sur un document à part.

Le comité de rédaction de la revue attire l'attention des contributeurs sur le fait que ces derniers devront veiller à bien inscrire leur texte dans la perspective sociopoétique qui constitue la ligne éditoriale de notre revue. Il s'agira en effet d'analyser la manière dont les représentations et l'imaginaire social informent le texte dans son écriture même. Nous renvoyons pour une définition plus approfondie à l'article d'Alain Montandon paru dans le premier numéro de notre revue : http://sociopoetiques.univ-bpclermont.fr/mythes-contes-et-sociopoetique/sociopoetiques/sociopoetique

Appel à contributions : Le silence en mots, les mots en silence (Quêtes littéraires, nº7)
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:41

« Mais quand deux hommes s’entretiennent, il y a toujours un tiers présent : le silence ; il écoute. Ce qui donne de l’ampleur à la conversation, c’est que les paroles ne se meuvent pas dans l’espace étroit des interlocuteurs, mais qu’elles viennent de loin, de là où le silence écoute. » Cette phrase de l’écrivain et philosophe suisse Max Picard extraite du Monde du silence (1948) confirme bien qu’il serait faux de prétendre que le silence revient à l’absence de paroles ou de sonorités. Tout au contraire, il peut accompagner les paroles, leur donner du retentissement ou en être l’essor, voire la plénitude, s’insérer entre elles comme un tiers qui prend part à la conversation. Qu’en est-il pour l’écrit et les œuvres littéraires ? Comment saisir le silence en mots, comment l’écrire et quelles sont les modalités du sens qu’il génère ? Dans le septième numéro de Quêtes littéraires nous souhaitons interroger la place et la fonction du silence dans les littératures française et francophone.

Nous proposons de mener la réflexion autour de trois piliers : générique, formel et thématique.

Quant aux genres littéraires, il y en a qui ne trouvent leur réalisation que sans paroles, bien que notés à l’encre. Tel est sans doute le cas de la pantomime qui jouit d’un rapport privilégié au silence. Or, outre les pièces mimées, le théâtre est un art de la parole par excellence, parole théâtrale qui peuple l’espace entre le comédien et le spectateur, mais aussi entre les personnages eux-mêmes. Par conséquent, lorsque les voix se taisent et le silence intervient, ne peut-on parler que d’un malaise, d’une déficience ou d’une lacune ? Et au sein du genre romanesque, quels sont les lieux privilégiés du texte pour exprimer le silence ? Quels types de textes narratifs sont particulièrement propices à la manifestation du silence ? Qu’advient-il des zones du silence en poésie ? Le non-dit, quelle place y occupe-t-il et quelles fonctions peut-il jouer lorsqu’il est enfermé en/entre les vers ?

Le deuxième axe de recherche concerne les dispositifs techniques mis en œuvre par l’auteur pour exprimer le silence à l’écrit et revient à s’interroger comment écrire le silence. Blanc typographique, saut à la ligne, vers pointillés, trois points ou d’autres moyens relevant de la mise en page graphique ou de la ponctuation semblent être les plus évidents pour amener dans le texte l’interruption de l’action, le saut dans le temps ou le non-dit. Cependant, il serait tentant d’examiner les procédés rhétoriques introduisant le silence tels qu’ellipse, prétérition, suspension, parataxte ou autres.

Finalement, les topoï relatifs au silence semblent particulièrement riches pour en choisir en vue d’une analyse intéressante. Sans vouloir prétendre à l’exhaustivité, nous proposons quelques pistes de recherche :

  • différents types de silence : solitaire, partagé, lourd de sens, à contresens ; 
  • le lien qu’entretient le silence avec la nuit, par opposition au couple jour-parole ;
  • la recherche du silence en tant que quête d’apaisement, de recueillement, d’immersion dans un lieu propice ;
  • silence comme moyen d’évoquer les souvenirs ou d’engendrer le retour du refoulé ;
  • silence en tant que déclencheur de la peur, de l’angoisse ou d’un malaise ;
  • le silence et la mort ;
  • le silence manifestant le vide de sens et l’émergence du néant ;
  • le silence et le religieux.

 Par cette invitation nous espérons, d’un côté, donner un apport intéressant à différentes recherches littéraires qui ont eu et ont toujours lieu dans le cadre des littératures française et francophone et, d’un autre côté, envisager la question dans toute sa diversité.

 

Calendrier

La date limite pour l’envoi de la proposition (titre + résumé d’environ 300 mots) est le 15 juillet 2017, à l’adresse quetes-litteraires@kul.pl

Les propositions seront examinées par un comité de lecture.

Les auteurs des propositions seront avisés avant le 20 juillet 2017.

Les normes de rédaction seront envoyées après l’acceptation de la proposition par le comité de lecture.

Langue des contributions : français.

Volume : 25 000 signes, notes et espaces compris.

Délai pour l’envoi des articles : le 15 octobre 2017.

 

La publication du septième numéro de Quêtes littéraires est prévue en décembre2017.

Site web : www.kul.pl/quetes-litteraires

 

Comité scientifique :

José-Luis Diaz (Université Paris VII)

Gérard Gengembre (Université de Caen)

Georges Jacques (Université Catholique de Louvain-la-Neuve)

Edyta Kociubińska (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Wiesław Malinowski (Uniwersytet im. Adama Mickiewicza, Poznań)

Bertrand Marchal (Université Paris IV)

Paweł Matyaszewski (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Zbigniew Naliwajek (Uniwersytet Warszawski)

Judyta Niedokos (Katolicki Uniwersytet Lubelski Jana Pawła II)

Daniel Sangsue (Université de Neuchâtel)

Gisèle Séginger (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)

Magdalena Wandzioch (Uniwersytet Śląski)

Contact pour envoi des résumés et pour toutes informations :

quetes-litteraires@kul.pl

RESPONSABLE :

Quêtes littéraires

URL DE RÉFÉRENCE

http:// www.kul.pl/quetes-litteraires

Source: Fabula

Appel à communications: Venus d’ailleurs : paroles sur les "étranges étrangers"
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:37

Journée d’études

Venus d’ailleurs : paroles sur les « étranges étrangers » 

Clermont-Ferrand, Centre de Recherches sur les Littératures et la Sociopoétique

CELIS

Équipe « Ecritures et Interactions Sociales »

Programme D’écrire l’Autre

Propositions : avant le 1er septembre 2017

Aller vers l’ailleurs, particulièrement malgré soi, c’est se confronter à l’autre lieu et à ceux qui le peuplent. La mise en récit de l’expérience de ce passage par celui pour qui le voyage est obligé (l’exilé, le captif, l’émigré) livre des représentations indissociables d’une réalité souvent douloureuse, mais fait advenir également des révélations essentielles quant à la construction de l’humain à l’épreuve de l’altérité.*

Pour celui qui est là à l’arrivée des déplacés, des mots rendent compte aussi quelquefois de la réception de cet ailleurs qu’évoque a priori la venue de l’étranger. A partir de la perception d’une distance, celle qui fait aboutir, à la fin de leur périple, ces « hommes de pays loin » (Prévert, « Etranges étrangers ») dans le territoire soudain forcément partagé, l’humanité de chacun trouve à s’interroger face à l’autre. Expérience universelle, comme le rappelle Patrick Chamoiseau, depuis que le monde est monde : « Pas une tribu, pas une culture ou civilisation qui n’ait en quelque heure essaimé sous le désir ou la contrainte. Qui n’ait en quelque moment de ses histoires vu une partie d’elle polliniser le monde. Ou qui n’ait accueilli ou n’ait été forcée de recevoir ce qui provenait d’un bout quelconque du monde, puisant au monde autant que se donnant au monde, s’érigeant en source en asile en refuge, ou réclamant asile et refuge. » (Frères migrants, 2017).  Mais si les migrations n’ont pas d’âge, notre temps de « mondialisation » semble ouvrir plus que jamais l’« ici » de tout homme au « là-bas » de son semblable. 

Ainsi, le « déplacement de notre humanité, de lieux en lieux que la langue et le regard explorent sans relâche » (Pierre Ouellet, L’esprit migrateur, 2003), comme modalité essentielle de notre condition s’exprime sans doute non seulement dans le récit du déplacé, mais aussi dans la parole et la voix de celui qui le reçoit, fût-ce malgré lui. 

Quels mots pour le témoignage, quelles voies empruntées par le discours de celui qui parle du réfugié, de l’exilé, de l’immigré, du migrant ? Si, dans la perspective de Paul Ricoeur, se raconter soi-même c’est créer sa continuité d’existence à l’épreuve de l’autre, rendre compte, à travers sa propre expérience, de celui qui vient, fournit sans doute au sujet l’occasion d’un questionnement perturbateur et essentiel sur lui-même.

L’étude pourra donc porter sur des témoignages comme sur des textes littéraires (roman, théâtre, poésie, voire autres genres) empruntés à une large période, dans lesquels un individu raconte la venue « chez lui » de l’étranger, la manière par laquelle il l’appréhende ou évoque la perception qu’il en a.

On sera sensible à la façon dont s’amorcent à cette occasion les mouvements, manifestes ou diffus, par lesquels l’être se dispose ou non à la rencontre, s’établit au seuil de sa demeure ou se porte au-devant de l’autre, élude ou accueille ce qui, face à la diversité et tout à la fois l’unité de l’humain, l’interroge sur sa propre intimité multiple, évolutive, en devenir.

Les propositions de communications (15 à 20 lignes accompagnées d’un titre et d’une brève présentation de l’auteur) sont à envoyer pour le 1er septembre 2017 aux adresses suivantes : Florence.CLERC@uca.fr et  catherine.songoulashvili@uca.fr

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*La manifestation du 14 novembre 2017 fait suite à la journée d’études organisée le 29 novembre 2016 à la Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand : « Récits de l’exilé, du captif, de l’émigré : vers l’ailleurs malgré soi » http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1460 .

RESPONSABLE :

Florence CLERC

URL DE RÉFÉRENCE

http://celis.univ-bpclermont.fr/spip.php?article1154

Source: Fabula

Appel à contributions : Confidences
Posted: Sunday, June 4, 2017 - 11:32

Appel à contributions pour l’ouvrage

dirigé par Sylvie Crinquand et Véronique Liard

Université de Bourgogne Franche Comté

 

« Confidence » et « confiance » ont la même racine étymologique. Lorsque, dans sa vie privée, on fait une confidence à quelqu’un, c’est que l’on place sa confiance dans cette personne, que l’on croit en sa fidélité. Les confidences faites à un médecin ou un psychanalyste sont destinées à son seul usage pour qu’il aide le patient sur la voie de la guérison. Les confidences destinées à un(e) ou plusieurs ami (e)s n’ont pas vocation à être diffusées à autrui. Mettre dans la confidence équivaut à construire un espace fermé, réservé, qui n’est accessible qu’à un petit cercle de personnes choisies. Mais ce qui est dit « entre nous » se limite-t-il vraiment à des interlocuteurs privilégiés ?

Au-delà des confidences révélées dans l’espace privé, il y a celles divulguées dans l’espace public. Les autobiographies, les mémoires, l’exposition d’un projet politique, les interviews données dans des journaux, les confessions sur le divan d’un plateau télé et plus récemment encore les blogs, se présentent comme des confidences : la personne qui écrit ou parle semble se dévoiler en partie à son auditeur ou son lecteur, mais  le prétendu sceau du secret est rompu par le nombre de ses bénéficiaires.

Bien des auteurs, à commencer par Saint-Augustin puis Jean-Jacques Rousseau, pour ne citer que les plus célèbres, nous ont conté leur parcours et fait profiter de leurs réflexions. Plus récemment, le goût pour la mise en scène de l’intime a fait fleurir les confidences, que ce soit en musique, dans le cinéma ou dans la presse, comme si la confidence avait valeur de vérité, anticipant dès le début du 20èmesiècle les émissions de télé-réalité actuelles.

La confidence peut être un soulagement et créer un lien plus fort entre deux êtres. Lorsqu’on reçoit une confidence, ne se sent-on pas obligé d’en faire une en retour pour établir une relation de confiance réciproque? Ne représente-t-elle pas aussi une mise en danger, une possibilité de trahison et de vengeance ultérieure si la relation de confiance s’altère par la suite ? Elle peut mener sur une pente glissante par un jeu de questions-réponses qui entraîne toujours plus loin dans les confidences et par suite dans le risque. Dans ces circonstances, la confidence peut avoir plusieurs statuts : révélation intime, exhibition masquée, ou tout bonnement manipulation d’un destinataire crédule. Comment déceler la confidence sincère des « fausses confidences » destinées à manipuler le récepteur du message ?

L’ouvrage se propose d’étudier les différents aspects de la confidence, la nature du lien entre l’émetteur et le récepteur de confidences et/ou les implications de ces confidences. On pourra se demander en quoi la notion de confidence peut affecter le statut et le rôle du destinataire du message confié. On pourra également étudier le lien avec les aveux, extériorisation d’une faute, d’un crime ou d’un amour, ainsi qu’avec  la confession, qui est à la fois confidence et aveu. Les contributions pourront toucher aux domaines de la littérature, de la sociologie, de la psychologie, des sciences du langage et des études filmiques.

Merci d’envoyer votre article au plus tard le 30 septembre 2017 à veronique.liard@neuf.fr et sylvie.crinquand@u-bourgogne.fr

Source: Fabula

New Publications

Normes et objets du savoir dans les premiers essais leibniziens (Marine Picon)
Posted: 14 Sep 2021 - 07:03

Marine Picon, Normes et objets du savoir dans les premiers essais leibniziens, préface de Pierre-François Moreau, Paris, Classiques Garnier, 2021.

La doctrine leibnizienne de la science repose-t-elle sur une théorie de la connaissance ? L’objet de ce livre est de montrer qu’une telle dépendance ne se rencontre pas dans les premiers écrits de Leibniz, où la théorie de la science est établie indépendamment de toute « doctrine de l’entendement ».

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 348
Parution: 08/09/2021
Collection: Les Anciens et les Modernes - Études de philosophie, n° 48
ISBN: 978-2-406-11531-1
ISSN: 2109-8042

Le discours mystique : entre Moyen Age et première modernité. Volume 3, L'institution à l'épreuve (dir. Véronique Ferrer, Marie-Christine Gomez-Géraud et Jean-René Valette)
Posted: 31 Aug 2021 - 09:20

Le discours mystique : entre Moyen Age et première modernité. Volume 3, L'institution à l'épreuve, dir.  Véronique Ferrer, Marie-Christine Gomez-Géraud et Jean-René Valette, Paris, Honoré Champion, 2021.

Dans la période qui mène du XIIe siècle au seuil des Lumières, le discours mystique s’offre comme un véritable carrefour, dont l’intelligibilité se déploie autour de quatre pôles pour former ce que Pierre Gire nomme un carré mystique. Après le langage (2019), le sujet (2019), et avant la révélation (à paraître), le présent volume prend pour champ d’étude le pôle de l’institution religieuse, dont la réalité médiatrice se caractérise à la fois par sa force de transmission et par sa capacité de contrainte. Cette dualité interne explique sans doute la relation paradoxale qui unit les mystiques à la religion instituée, entre contestation et subordination, séparation et fusion. L’institution se trouve ainsi comme mise à l’épreuve. Optant pour une démarche dialectique et transéculaire, la réflexion collective menée ici entend reconsidérer le rapport entre mystique et institution, trop souvent pensé en termes d’opposition, propre à n’offrir d’autre voie de résolution pour le sujet que la dissidence ou sa neutralisation par le corps ecclésial. L’institution est aussi le lieu où se fonde la mystique, où elle se réinvente.

Disponible sur le site de l'éditeur.

Collection MYSTICA
Nombre de pages : 698
Date de publication23/08/2021
ISBN9782745355973
EAN139782745355973

ANTHOLOGIE FRANCO-SUISSE D'ÉCRITS DE L'INTIME (1680-1830) La vie privée au fil de la plume (dir. Michel Figeac et Caroline Le Mao)
Posted: 26 Aug 2021 - 09:11

ANTHOLOGIE FRANCO-SUISSE D'ÉCRITS DE L'INTIME (1680-1830). La vie privée au fil de la plume, dir. Michel Figeac et Caroline Le Mao, Paris, Honoré Champion, 2020.

Les écrits du moi constituent une source historique de la vie ordinaire. L’histoire des économies domestiques, de la famille et des relations sociales, et aussi l’histoire des sentiments, des émotions ou de la construction de soi y trouvent un matériel abondant.

L’anthropologie des cheminements individuels fait mieux comprendre le collectif. Les ego-documents vont du livre de raison, diaires et mémoires jusqu’aux correspondances et récits de voyages. Celui qui les rédige construit une relation avec lui même, auteur et objet, se découvrant dans la sécheresse des activités quotidiennes ou dans la posture plus réflexive des autobiographies.

Cette anthologie a constitué un corpus recueilli en Suisse (cantons de Vaud et du Valais) et dans le Sud-Ouest de la France.

Disponible sur le site de l'éditeur.

ISBN9782745354112
EAN139782745354112

 

Renovamini. Les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire (XVIIe - XXIe siècles) (dir. Daniel-Hodon Hurel)
Posted: 26 Aug 2021 - 08:47

Renovamini. Les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire (XVIIe - XXIe siècles), dir. Daniel-Hodon Hurel, Limoges, PU Limoges, 2021.

Au cœur de la dynamique réformatrice de l'Église du concile de Trente, en France, en milieu monastique de tradition bénédictine, se distingue une famille religieuse particulière, les Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire. Présente essentiellement dans l’?Ouest de la France et, depuis la fin du XIXe siècle, à Jérusalem, elle puise sa source dans une relecture originale de la Règle de Benoit de Nursie, fruit de l’itinéraire spirituel de son inspiratrice, Antoinette d’?Orléans (+ 1618) et de l’?activisme politico-religieux du Père Joseph de Paris, capucin et Eminence grise de Richelieu.

Ce volume collectif propose, pour la première fois et à travers des études particulières, des regards croisés sur l’histoire au long terme de cette congrégation (XVII-XXIe s.): relectures de la Règle, anthropologie religieuse, cadre de vie et architecture, pratiques liturgico-musicales et spiritualité.

Un volume qui, au-delà, s’inscrit dans une histoire de la femme en religion dans le catholicisme moderne et contemporain.

Disponible au Comptoir des Presses d'Université.

ISBN-10 2842878329
ISBN-13 9782842878320

Blaise Pascal, Discours sur la religion et sur quelques autres sujets (éd. Emmanuel Martineau)
Posted: 26 Aug 2021 - 08:34

Blaise Pascal, Discours sur la religion et sur quelques autres sujets, éd.  Emmanuel Martineau,

«Les Pensées furent-elles vraiment écrites sous forme de fragments ? Se réduisent-elles à un recueil d'aphorismes ? La question peut sembler d'autant plus saugrenue que Pascal passe depuis trois siècles pour l'écrivain fragmentaire par excellence, et le fragment pour l'expression naturelle de son "effrayant génie". Nietzsche n’écrivait-il pas en 1885: "Les livres les plus profonds et les plus inépuisables participeront toujours du caractère aphoristique et soudain desPenséesde Pascal"? Et Lucien Goldmann, en 1955, n’énonçait-il pas cette règle littéraire: "il n’y a, pour une œuvre tragique, qu’une seule forme d’ordre valable, celui du fragment, qui est recherche d’ordre, mais recherche qui n’a pas réussi et ne peut pas réussir à l’approcher"? En réalité, parler ainsi est tout simplement commettre un anachronisme. Issu du romantisme allemand, le concept de fragment est dépourvu de signification au XVIIe siècle, auquel Pascal ne fait à cet égard aucune exception: comme tous les apologistes de son temps, il écrivait desdiscourscontinus et le plus souvent d’assez longue haleine (chacun connaît les deux exemples fameux du "Pari" et des “Deux infinis”) que l’on trouvera ici restitués — recollés— pour la première fois sous leur figure originelle et publiés dans l’ordre chronologique probable de leur rédaction. Bien loin de composer une rhapsodie, Pascal cherchait ettrouvait“un ordre des raisons”, même si sa conception de la raison et de l’ordre n’est plus tout à fait celle de Descartes, mais les fonde l’une et l’autre sur une “logique du cœur” (Heidegger). Cependant, à la mort de Pascal, n’a-t-on pas découvert ses manuscrits dans le plus grand désordre et morcelés en bouts de papier de toutes tailles? Certes, mais l’on sait parfaitement pourquoi ils se présentaient ainsi: c’est que Pascal avait formellement désavoué, vers 1660, ses discours primitifs à cause de leur trop grande disparate, et qu’il les avait lui-même découpés avec l’intention, ou plutôt l’espoir, de rédiger, sur cette base, un livre nouveau et unitaire, une “Apologie de la religion chrétienne”. Il n’empêche que, s’il est évidemment loisible de spéculer sur le “plan” qu’eût suivi ce livre jamais écrit et sans doute impossible à écrire, seul le retour vers l’amontde la création pascalienne, c’est-à-dire le remembrement des “fragments” où elle s’est accidentellement dispersée, peut en livrer le sens authentique. Ce retour au discours pascalien en son jaillissement premier, en sa simplicité et sa monumentalité, c’est à lui qu’invite cette édition, proposée par Emmanuel Martineau en 1992, véritable édition originale de ce qu’on appelle depuis 1670 lesPensées. Depuis longtemps épuisée, le présent ouvrage en est la réédition en fac-similé».

Disponible sur le Comptoir des Presses d'Université.

Nb de pages 250 p.
ISBN-10 2381850147
ISBN-13 9782381850146