Calls for Papers and Contributions

Le Spectaculaire et la Contemplation. Regard, parole et silence au 17e siècle (pour le 1er nov. 2022)
Posted: Monday, September 26, 2022 - 04:05

Le Spectaculaire et la Contemplation
Regard, parole et silence au 17e siècle

Colloque international

organisé par l’Université de Saskatchewan, l’Université Sorbonne-nouvelle et le CIR 17 (Centre International de Rencontres sur le 17e siècle)
18-20 mai 2023
Saskatoon, SK, Canada

Le 17e siècle français est à la fois un temps d’affirmation de l’institution monarchique soucieuse de manifester au monde sa puissance et un âge profondément marqué par le sentiment religieux et l’exigence d’intériorité qui lui est associée.

Simultanément siècle de l’éclat et du silence, des fêtes de Versailles et de la solitude de Port-Royal, du faste des pièces à machine et de l’austérité de la Trappe, il fait du spectaculaire et de la contemplation une tension rectrice de la vie politique, sociale, esthétique et éthique.

Ce colloque se propose d’explorer les modalités et les enjeux de cette polarité entre espace public et privé par une approche pluridisciplinaire.

Parmi les thèmes possibles et susceptibles d’être mis en tension, on peut citer (liste non limitative) :

Gloire et grandeur, pompe et vanité du pouvoir : enjeux politiques et mise à contribution des arts visuels (carrousel, feu d’artifice, spectacle de cour, entrée royale, architecture monumentale, achevée ou inachevée – aqueduc de Maintenon…)

Secret et dissimulation : coulisses du politique et face cachée du pouvoir

Rhétorique et grand style, pratiques oratoires et artistiques : art du portrait, musique de cour, peinture historique,…)

Atticisme, laconisme et sublime du silence

Sobriété du théâtre régulier (tragédie et grande comédie) vs théâtre de l’émerveillement (pièce à machines, comédie-ballet, tragédie en musique, opéra…)

Ombre de la gloire et silence imposé : les exclu(e)s de la scène du monde

Solitude, retraite du monde et méditation dans la vie religieuse, dans la littérature, les correspondances et les arts ­ —France et Nouvelle-France

Les propositions sont à envoyer pour le 1er novembre 2022, à l’adresse suivante :

stella.spriet@usask.ca

Le colloque se déroulera en mode hybride (en présentiel à l’Université de Saskatchewan à Saskatoon, et en distanciel via Zoom).

Comité d’organisation :
Stella Spriet, University of Saskatchewan & Gilles Declercq, Université Sorbonne Nouvelle

Comité scientifique :
Céline Candiard, Université Lumière-Lyon 2
Nathalie Freidel, Wilfrid Laurier University
Jean de Guardia, Université Sorbonne Nouvelle
Sara Harvey, University of Victoria
Jean Leclerc, Western University
Marcella Leopizzi, Università del Salento
Claudine Nedelec, Université d’Artois
Buford Norman, University of South Carolina
Pierre Ronzeaud, Université Aix-Marseille
Marine Roussillon, Université d’Artois

 

Le vermillon de la vertu — Usages et valeurs de la honte à l'époque moderne (XVI-XVIIIe siècles) - J. Le Floc'h et L. Sancho
Posted: Tuesday, September 6, 2022 - 05:32

11 mars 2023 — Maison de la Recherche, Sorbonne  Université,
Paris — Egalement en visioconférence. 

 

Dans son enquête intitulée Sainte Vergogne (2020), l’historien des émotions Damien Boquet a montré qu’au Moyen Âge, en contexte chrétien, la honte pouvait faire l’objet d’une glorification paradoxale. Qu’en est-il à l’époque moderne, où non seulement le discours religieux, mais également le discours médical, philosophique ou encore juridique s’emparent des affects ? La honte est-elle une émotion morale d’après les textes des XVIe- XVIIIe siècles ? Dans quels contextes est-elle préconisée ? Dans quelle mesure les auteurs et autrices de l’Ancien Régime se montrent-ils sensibles aux contradictions qui pèsent sur cet affect ? Cette journée d’étude se propose de contribuer à l’histoire des émotions en examinant les représentations de la honte à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Plus précisément, il s’agira, à l’appui de discours variés tels que les traités savants, les mémoires, la littérature épistolaire ou la littérature fictionnelle, de mettre en évidence les circonstances dans lesquelles elle peut être identifiée, et de questionner sa valeur morale.

***

À l’époque moderne, la honte est une passion mixte, dont la classification n’est pas fixée par la scolastique. Le plus souvent apparentée à la peur dont elle serait une espèce, elle est parfois décrite comme une « affection mêlée de courroux et de crainte » (Paré, Introduction de la chirurgie, 1575) ou comme une « douleur et une confusion » (Coëffeteau, Tableau des passions humaines, 1620). Mais aussi pénible et affligeante que soit l’expérience individuelle de la honte pour celui ou celle qui s’y trouve confronté, elle demeure l’objet d’un discours laudatif dans les traités savants médiévaux et modernes. Si l’on en croit même un sceptique comme La Mothe Le Vayer, il semblerait presque que cet affect ait
« toujours été pris en bonne part » (La Morale du prince, 1651). Les théologiens, mais aussi les moralistes, les médecins, les philosophes ou encore les pédagogues de l’époque moderne se plaisent à souligner les grâces de cette passion. De même que le discours religieux loue l’action de la « honte salutaire » (Catéchisme du Concile de Trente, 1566) qui éloignerait de la pente du péché, le discours civil semble soutenir que cette passion concourrait à faire observer les lois. Concurrente de la vergogne et de la pudeur, la crainte du déshonneur est parfois décrite comme un premier sentiment du bien et du mal et semble s’inscrire dans une histoire qui est aussi celle de la conscience.

Convaincus du pouvoir de cet affect, auteurs et autrices ne vont-ils pas parfois jusqu’à recommander à leurs destinataires d’en faire usage intentionnellement ? Dans les régimes de santé, les médecins préconisent par exemple d’utiliser la honte comme un remède pour guérir les impudents de leur manque de modération dans les plaisirs de la chair, qu’ils soient gourmandise, paresse ou volupté (Patin, Traité de la conservation de santé, 1632). Pour corriger les enfants indociles, parents et précepteurs sont quant à eux incités à leur infliger quelque « petite honnête honte » (Héroard, De l’institution du prince, 1609) plutôt que de recourir aux châtiments corporels. La honte n’est-elle pas, selon Rousseau, un frein protecteur grâce auquel Émile n’est pas entièrement livré à lui-même et à ses désirs (De l’éducation, 1762) ? Enfin, certains auteurs ne relèvent-ils pas que les femmes, à l’instar des enfants, seraient « sans doute plus susceptibles de cette passion que les hommes » (Chalesme, L’homme de qualité, 1671) ?   Envisager la honte à travers le prisme du genre pourrait d’ailleurs se révéler une
 
démarche fructueuse, tant cette perspective semble occuper une place de choix dans les différents discours de la modernité. Un roman comme Manon Lescaut de l’abbé Prévost (1731) pourrait constituer à ce titre un terrain d’investigation intéressant en se fondant sur une comparaison entre les manifestations et représentations de la honte s’appliquant au chevalier des Grieux et celles qui se rapportent à Manon.

Ainsi le « vermillon de la vertu » apparaît-il également comme son aiguillon (La Mothe Le Vayer, ibid.). Certes la honte est parfois blâmée dans ces discours savants. Mais de telles mises en garde visent- elles alors à dénoncer la souffrance qu’elle représente ? N’ont-elles pas plutôt pour objet de prévenir ses mauvais usages qui pourraient mettre en  échec sa fonction  d’édification ? Mal conduite, la honte menacerait de porter sur des objets inappropriés, au point de rendre « honteux de bien faire » (Descartes, Les Passions de l’âme, 1649). Excessive, elle éloignerait de la vertu plutôt que d’y conduire.

Cependant, il convient de mettre cette interprétation morale du discours savant sur la honte à l’épreuve de la lecture attentive des textes dans toute leur diversité générique. Car la honte est tout d’abord fréquemment associée à des situations qui échappent à la responsabilité des individus et dans lesquelles la vertu demeure impuissante. Il suffit de songer, entre autres exemples, à la honte portant sur la laideur, sur les infirmités ou encore sur le statut social. Comme l’ont montré les travaux de Claudine Sagaert sur l’Histoire de la laideur féminine (2015), la honte semble bel et bien être l’affect qui vient sanctionner tout écart vis-à-vis des normes corporelles, en particulier celles qui concernent le corps des femmes. Plus encore, l’expérience de la honte est parfois vécue non par le coupable, mais par la victime, notamment dans le cas des violences sexuelles. C’est ce qui conduit un moraliste tel que René Bary à observer que cet affect peut être produit par les vices et fautes d’autrui (La Morale, 1663), et un tel exemple constitue une objection sérieuse à l'interprétation de la honte comme une vertu morale. Constate-t-on également dans les œuvres littéraires que la honte est identifiée comme une modalité affective dominante des expériences d’agression ? Les nouvelles mettant en scène des tentatives de viol dans L’Heptaméron de Marguerite de Navarre (1559) pourraient par exemple constituer un champ d’enquête possible.

De surcroît, au-delà de ces usages de la honte, ce sont peut-être surtout ses emplois immoraux qui retiennent l’attention, puisqu’ils sont sans doute les témoins les plus patents de l’instrumentalisation dont cette émotion peut faire l’objet. À cet égard, on peut songer aux romans libertins, tels que les Liaisons dangereuses (Laclos, 1782) ou encore La Nouvelle Justine ou les Malheurs de la vertu, suivie de l'histoire de Juliette, sa sœur (Sade, 1799), dans lequel les valeurs, dont la honte, sont particulièrement dévoyées.

Enfin, certaines mentions de la honte paraissent vidées de leur dimension morale, non pour verser dans un amoralisme ou même un immoralisme, mais plutôt pour répondre à des usages rhétoriques variés. La mise en scène hyperbolique de la contrition peut par exemple s’inscrire dans un discours galant, comme lorsque des personnages de Madeleine de Scudéry se disent « honteux » de ne pas avoir pu rendre leurs hommages à la dame qu’ils courtisent. Sous la plume de la marquise de Sévigné, la honte peut encore participer d’un art consommé de l’ironie au service de la flatterie, notamment lorsque l’épistolière confesse à ses interlocuteurs sa honte d’être trop aimée d’eux et de ne pas mériter leurs égards. Plus largement, ce sont donc les usages littéraires, rhétoriques et stylistiques de la honte
 
qui se trouvent mis en jeu. Dans le cadre de cette journée d’étude, la réflexion sur les usages et les valeurs de la honte sous l’Ancien Régime nous conduira ainsi à porter une attention particulière aux circonstances dans lesquelles la honte est identifiée dans les textes (quels objets, situations, personnages sont concernés ?), mais aussi à questionner les modalités de l’écriture et de mise en récit de l’expérience honteuse.

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Cette journée d’étude aura lieu le 11 mars 2023 à la Maison de la Recherche de Sorbonne Université (Paris) et en format hybride afin de favoriser les échanges internationaux.
Les actes sont destinés à être publiés.
Les propositions de contribution, de 500 mots maximum, sont à envoyer à Justine Le Floc’h (justine.lefloch[at]gmail.com) et à Lisa Sancho (lisa.sancho[at]orange.fr)  avant le 15 novembre 2022.

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Indications bibliographiques

Boquet Damien, Sainte Vergogne. Les privilèges de la honte dans l’hagiographie féminine au XIIIe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2020.

Brancher Dominique, Équivoques de la pudeur : fabrique d’une passion à la Renaissance, Genève, Droz, 2015.

Deonna Julien, Raffaele Rodogno et Fabrice Teroni, In Defense of Shame. The Faces of an Emotion, Oxford ; New York, Oxford University Press, 2011.

Elias Norbert, La Civilisation des mœurs, traduit par Pierre Kamnitzer, Paris, Pocket, 2002 [1939, trad. fr. 1973].

Flannery Mary C., Practising shame: Female honour in later medieval England, Manchester University Press, 2020.

Martin Jean-Pierre, La Honte. Réflexions sur la littérature, Paris, Gallimard, 2017 [1re éd. Le Livre des hontes, Paris, Éditions du Seuil, 2006].

Perfetti Lisa R., The Representation of Women’s Emotions in Medieval and Early Modern Culture, Gainesville, University Press of Florida, 2005.

Sagaert Claudine, Histoire de la laideur féminine, Paris, Éditions Imago, 2015.
 

Global Climates in the Early Modern World  (MLA)
Posted: Monday, March 21, 2022 - 11:32

Weather, geology, atmosphere, meteorology. The relations of climate to natural environments, corporeality, race, affect, or forms of cultural expression. Roundtable format. 250-word abstracts to Jeffrey Peters (jnp@uky.edu) by 30 March 2022.

« L'amitié demande un peu plus de mystère » Molière et ses amis Bruxelles, 9-10 décembre 2022
Posted: Monday, March 14, 2022 - 10:38

« L'amitié demande un peu plus de mystère » Molière et ses amis
Bruxelles, 9-10 décembre 2022
Appel à contribution

La mort de Molière en 1673 loin d’entraîner son oubli a confirmé à la fois son importance comme acteur, directeur de troupe et écrivain et la solidité de sa production qui se taille la part du lion dans la programmation de la troupe de Guénégaud. Sans doute cette part se réduit-elle après la création de la Comédie-Française, mais néanmoins, si l’on compare le statut des trois

« grands classiques » dans la programmation de janvier 1682 à la clôture de Pâques : sur les 76 représentations, Molière est programmé à 22 reprises, contre 5 pour Racine et 4 pour Pierre Corneille.

C’est dans ce contexte que s’inscrit la parution de la première édition intégrale du théâtre de Molière : aux pièces déjà publiées, s’ajoute un nombre considérable d’inédits, confiés par Armande Béjart à Denis Thierry. Même si elle s’avère éloignée de nos conceptions philologiques, la volonté de donner l’intégralité des œuvres théâtrales dans leur texte le plus complet possible – « comme ces vers sont tous de lui, & que ce qu’il a fait doit être estimé, on s’est contenté de les marquer, sans vouloir en rien retrancher, afin de vous donner tous ses ouvrages dans leur entière perfection » – marque une date dans l’histoire de l’édition du théâtre et confirme, par là même, la « monumentalisation » de l’œuvre. Celle-ci est précédée d’une préface anonyme – on ne voit pas pourquoi elle serait plus le fait de La Grange que d’Armande Béjart, seule personne dont il est avéré qu’elle a eu part à cette édition – qui retrace rapidement les étapes de la carrière et inscrit l’auteur dans la tradition de la comédie dont il marquerait l’acmé. L’image qu’entend donner cette préface est certes celle d’un comédien et directeur d’acteur novateurs, mais surtout d’un écrivain ayant bénéficié d’une formation intellectuelle solide – identique à celle d’un Corneille, par exemple. Ce texte a servi de matrice à ceux de Charles Perrault, puis de Grimarest.

Dès 1733, Voltaire, se fondant sur certains éléments dont il avait pu encore vérifier la véracité auprès de contemporains, prit ses distances avec cette biographie trop belle pour être vraie. Il en épinglait le trait qui allait assurer son succès auprès de la postérité, celui d’être apparentée aux contes de fées qui triomphaient pour lors… : « Non seulement j’ai omis dans cette vie de Molière les contes populaires touchant Chapelle et ses amis ; mais je suis obligé de dire, que ces contes adoptés par Grimarest sont très faux ». Telle qu’elle vient d’être démontée par Martial Poirson, l’historiographie moliéresque jusqu’à la biographie de Georges Forestier qui fait aujourd’hui référence, est l’histoire d’un combat contre Grimarest. La seule voie sûre pour aborder l’homme qu’a été Molière est de se borner aux faits établis par les sources d’archives. Contrairement à certaines idées reçues, celles-ci sont extrêmement nombreuses, plus même sans doute que pour tout autre écrivain de cette période. Ainsi la méthode computationnelle et statistique suivie par le récent Atlas Molière a-t-elle démontré l’efficacité des stratégies du directeur de troupe. Suivant une tout autre approche, les travaux de Claude Bourqui ont montré, avec une précision jamais atteinte jusque-là, comment Molière a su s’emparer de sources antérieures, extrêmement diverses, et confirmer ainsi le jugement porté sur son œuvre par Chapelain qui soulignait, dès 1662, que son génie de dramaturge était avant tout d’imitation, plus que d’invention.

Derrière l’homme d’affaire, l’acteur et l’auteur de comédies, la personnalité intellectuelle de Molière a tendu à s’effacer. Au stade actuel d’une recherche qui a enfin dépouillé la figure de Molière de tous les oripeaux que l’historiographie lui avait prêtés, un autre Molière apparaît : mais ce Molière est un Molière évanescent et qui pourrait donner à penser qu’à l’encontre des contemporains qui ont salué son intelligence, Molière n’était finalement qu’un homme de théâtre détaché du contexte intellectuel contemporain. Le libertin Grimarest une fois banni, que reste-t-il des liens de Molière avec les courants de pensées présentés comme marginaux ? Rien ? C’est sans doute aller trop vite en besogne : les contacts avec Chapelle sont confirmés par les lettres de celui-ci, le sonnet que Molière adresse au sceptique La Mothe Le Vayer sur la mort de son fils se voit glosé en 1671 dans une scène forte montrant le père de Psyché vitupérant les dieux, leur cruauté et leur injustice. Sa proximité avec l’épicurien Alexandre Laisné est confirmée par la correspondance de Chapelain. Il appert qu’à ce stade de la recherche moliéresque, la collecte des faits avérés, si ponctuels soient-ils, doit être évaluée, afin de voir si ces éléments ne peuvent être assemblés en faisceaux et permettre par-là l’identification de réseaux.

Pour tenter de faire parler ces amitiés avérées – tantôt avec des personnalités presque insaisissables en raison de la parcimonie des sources, mais parfois a contrario illustres – il convient d’inverser l’approche qui a prévalu jusqu’ici. En ce centrant exclusivement sur la figure de Molière, et dès lors en réduisant le rôle de ses relations amicales à une fonction instrumentale, on ne peut que rejoindre le constat de Forestier : « Il faut donc se résigner à ne jamais percer cette nébuleuse des amis, des relations et des connaissances ». Ne pouvant néanmoins s’y résoudre, les organisateurs du présent colloque entendent, pour y parvenir, inverser l’approche et demander aux spécialistes des personnalités dont il est avéré que Molière les a fréquentées, de situer la place de Molière dans leur parcours et d’évaluer la nature des interactions personnelles, mais aussi et surtout intellectuelles, repérables dans leur vie comme dans leur production. En un mot, si l’on ne peut prouver que Molière a fréquenté Chapelle, en revanche on peut prouver que celui-ci a connu Molière et que des confluences, comme des divergences de pensées peuvent être identifiées dans leurs œuvres.

Ces affinités observées parmi une « constellation d’amis » (Forestier) recoupent autant les liens tissés au sein des cercles érudits, que les inclinations nées au confluent des réseaux de protecteurs et des liens familiaux. Les « amitiés » premièrement mobilisées par Madeleine Béjart, par exemple, doivent beaucoup à l’intimité partagée par Esprit de Rémond (Modène) avec Jean-Baptiste et Tristan L’Hermite, au sein du mécénat encouragé par Gaston d’Orléans, puis aux liens redéployés autour de Charles Dufresne, dans le sillage des commensaux de Gaston, des ducs de Guise et d’Épernon, et, enfin, de leurs descendants, Philippe d’Orléans et le duc de Candale. Les relations avec Dassoucy, Cosnac, Guilleragues et l’influence de Sarasin s’ancrent dans la géographie du prince de Conti dont Candale reçut la reddition à Bordeaux, avant de commander sous lui l’armée de Catalogne…

Aussi la conclusion de Forestier « peu d’amis et d’amantes de Molière » ne correspond- elle pas à ce qui ressort d’un tamisage pourtant drastique des données historiques. Il appert en effet que les amitiés de Molière ont été nombreuses, mais aussi souvent houleuses : Boileau, qui le soutient, avant de le débiner ; les tensions constantes avec Corneille avant leur rabibochage in extremis au temps de Tite et Bérénice et de Psyché, quand tous deux s’unissent contre Racine, un Racine qui, a contrario, passe du statut d’ami à celui d’ennemi à abattre… ; même renversement du tout au tout, avec Donneau de Visé, l’un de ses détracteurs les plus violents, avant de devenir son défenseur décidé…

Le sujet des amis de Molière comme de son sens de l’amitié – sujet qui n’a jamais été traité de manière centrale – entend porter sur l’homme et l’écrivain un éclairage « de biais » et largement interdisciplinaire, approche requise par la diversité des milieux sociaux et artistiques auxquels ont appartenu ses amis et amies. Cet appel se veut dès lors ouvert aux spécialistes de ses amis musiciens (Dassoucy, Lully, Charpentier…), acteurs (Madeleine Béjart, Baron…), écrivains (Boileau, Corneille, La Fontaine, Racine…), peintres (les frères Mignard), philosophes (La Mothe Le Vayer), voyageurs (Bernier, Laisné)…

Les propositions sont attendues pour le 1er juin (2022) prochain et sont à adresser à Manuel Couvreur (manuel.couvreur@ulb.be) et Fabrice Preyat (fabrice.preyat@ulb.be).

 

Journée d’études sur l’Histoire de l’Académie royale de musique des frères Parfaict (pour le 8 avril)
Posted: Monday, March 14, 2022 - 09:38

Journée d’études sur l’Histoire de l’Académie royale de musique des frères Parfaict
Jeudi 9 juin 2022
Centre de musique baroque de Versailles

En 1741, alors même qu’ils continuent à publier leur Histoire du théâtre français depuis son origine jusqu'à présent (1734-1749), les frères Claude et François Parfaict ambitionnent de donner au public une Histoire de l’Académie royale de musique depuis son établis- sement jusqu’à présent. Écrire l’histoire de cette institution était un dessein complexe et délicat car l’Opéra combinait un statut d’établissement privilégié – donc soumis à la volonté du roi, qui en suivait l’évolution par l’intermédiaire du secrétariat d’État de sa Maison – et celui d’une entreprise de spectacle à la gestion complexe, rythmée par les embauches et les démissions, les premières et les reprises, les investissements et les faillites... Le fonds de l’ouvrage fut-il jugé trop sensible, le ton était-il trop libre ? La forme était-elle défaillante, la structuration déséquilibrée ? Toujours est-il que la façon dont les deux frères racontèrent l’histoire de l’Opéra déplut et que le manuscrit ne passa pas l’épreuve de la censure royale.

Le contenu de cette Histoire est pourtant d’une grande richesse et, sans être inconnu pour autant, mérite d’être rendu plus accessible aux chercheurs. C’est pourquoi une édition critique de ce texte est entreprise dans le cadre d’un projet interdisciplinaire, à l’initiative du Centre de Musique Baroque de Versailles et sous la direction de Laurent Guillo (CMBV) et Jean-Philippe Goujon (Université de Tours).

L’objectif du projet est de diffuser une édition annotée de cette Histoire, sous la forme d’un livre numérique doté de liens interactifs avec les sources citées, et précédée d’une introduction assez développée dans laquelle plusieurs spécialistes pourront analyser un domaine particulier. Les questions que ce texte suscite sont en effet nombreuses :

- Comment est-il structuré ? Quelle est la place accordée à l’histoire administrative, à la biographie ou aux œuvres et comment cette répartition évolue-t-elle au cours des huit décennies traitées (1660-1740) ?

- Que dit-il des conditions d’exécution, de la musique, des lieux et des décors ?

- Quelle place est accordée dans cet ouvrage aux autres théâtres parisiens et notamment à la pratique de la parodie ?

- La biographie des artistes féminins et masculins (compositeurs, poètes, actrices et acteurs dansants et chantants, chorégraphes) ou des personnels suit-elle des modèles particuliers ?

- Sur quelles sources les frères Parfaict se sont-ils fondés pour enrichir leur ouvrage ? Sont-elles toutes citées et quel usage en font-ils ? Quelle y est la place de l’anecdote ? Quels ont été leurs informateurs, ont-ils eu accès à des biblio- thèques publiques ou privées ?

- Quels liens les frères Parfaict entretiennent-ils avec l’Académie royale de musique ? Avec les Menus-Plaisirs ?

- Comment la réception des œuvres est-elle traitée dans cette Histoire ? Quel regard critique ou esthétique les frères Parfaict portent-ils sur les opéras, les artistes et comment se positionnent-ils vis-à-vis de la modernité (Lully, l’après- Lully, l’avènement de Rameau...) ?

- Quelle est la place de cet essai inabouti dans la chronologie de leurs publications et qu’ont-ils fait de cette matière disponible mais non publiée ? A-t-elle été réemployée dans leur Dictionnaire des théâtres (1756) ?

- Quelle est l’histoire de la diffusion de ce texte, entre la copie manuscrite desti- née au censeur, les copies de Louis-François Beffara et les transcriptions modernes ?

D’autres approches thématiques (la danse, la réglementation, la censure, etc.) ou bien comparatistes (autres sources ou corpus similaires) sont également envisageables et bienvenues.

Le calendrier du projet est le suivant :

- Les chercheuses et chercheurs qui souhaitent participer à ce projet font part de leur proposition d’étude par mail aux organisateurs (lguillo@cmbv.com ; jean- philippe.goujon@univ-tours.fr. Ils recevront la transcription du texte en format PDF et une chronologie de la vie des frères Parfaict et de leur production.

- Le choix des contributions sera arrêté le 8 avril 2022.

- Le 9 juin 2022, les contributions seront exposées sous forme de communication orale lors d’une journée d’études au CMBV, destinée à favoriser les échanges et la réflexion autour de ce texte. Cette journée pourra être retransmise en visio- conférence pour le public intéressé.

- Les auteurs remettront pour la fin du mois de septembre un texte de quelques pages qui, ajouté aux autres contributions, constituera in fine l’introduction de l’édition de l’Histoire de l’Académie royale de musique. Les auteurs sont également invités à proposer les annotations au texte de l’Histoire qui leur sembleraient judicieuses.

- L’édition de l’Histoire sera mise en ligne avant la fin de l’année 2022 sur le site internet du CMBV.

 

Organisateurs:
Laurent GUILLO (Centre de Musique Baroque de Versailles) lguillo@cmbv.com
Jean-Philippe GOUJON (Université de Tours)  jean- philippe.goujon@univ-tours.fr

 

Jobs

Tenure Track Faculty Position in French at Covenant College
Posted 5 May 2022 - 08:26

The World Languages Department at Covenant College, an agency of the Presbyterian Church in America and an academically rigorous Christian college emphasizing the liberal arts in the Reformed and Presbyterian tradition, invites applications for a tenure-track faculty position beginning July 1, 2022.  

The candidate who fills this position will be expected to teach a wide range of courses at the undergraduate level in supporting the French major and program and the general education requirement for language. 

A doctoral degree in French from a regionally accredited institution is preferred but we will consider a candidate with an M.A. degree.  Preference will be given to candidates with a specialization in Linguistics and/or a second  World Language.  The World Languages department offers a major in French and Spanish, as well as courses in German, American Sign Language, and Arabic; and cooperates closely with the history, politics, and international studies department in offering an International Studies major, as well as providing courses to satisfy the general education requirements of the college. A desirable candidate will be an excellent teacher, will be dedicated to developing further as a Christian scholar and will be enthusiastic about active participation in the larger community of Christian scholars at the college.  Rank and compensation will be commensurate with experience.   

Interested and qualified candidates should send the following documentation to Dr. Jeff Hall:

Curriculum Vitae

A Testimony of Christian Faith and Experience

A Response to the Westminster Confession (located at https://www.pcaac.org/bco/westminster-confession/) indicating agreement, and any scruples, with rationales, with the Confession

Philosophy of Christian Higher Education

 

Dr. Jeff Hall 

Vice-President for Academic Affairs

Covenant College

14049 Scenic Highway

Lookout Mt., GA 30750   

Email:  academicaffairs@covenant.edu

Visiting Lecturer of French at Cornell University
Posted 5 May 2022 - 08:24

The Department of Romance Studies at Cornell University seeks to hire a temporary, full-time, Visiting Lecturer to teach first and second year French language courses. This position is for one year, with the possibility of renewal based on need and funding. The successful candidate will have professional teaching experience in higher education, and native or near-native proficiency in English. Preference will be given to candidates with a M.A. or Ph.D. degree or foreign equivalent in the target language or linguistics, Foreign Language Education or a related field.

Interested candidates should submit electronically to https://academicjobsonline.org/ajo/jobs: 1) a letter of application, 2) curriculum vitae in English, and 3) the names, addresses and phone numbers of two references, 4) provide Statement of Contribution to Diversity, Equity, and Inclusion. The deadline for applications is April 15, 2022. Incomplete or late applications will not be considered.

Visa expedition funds are not available for this position.

The Department of Romance Studies at Cornell embraces diversity and seeks candidates who will create a climate that attracts students of all races, nationalities and genders. We strongly encourage women and underrepresented minorities to apply.

Diversity and Inclusion are a part of Cornell University's heritage. We are a recognized employer and educator valuing AA/EEO, Protected Veterans, and Individuals with Disabilities. We also recognize a lawful preference in employment practices for Native Americans living on or near Indian reservations.

Cornell University embraces diversity and seeks candidates who will contribute to a climate that supports students, faculty, and staff of all identities and backgrounds. We strongly encourage individuals from underrepresented and/or marginalized identities to apply.

Diversity and Inclusion are a part of Cornell University's heritage. We are a recognized employer and educator valuing AA/EEO, Protected Veterans, and Individuals with Disabilities. We also recognize a lawful preference in employment practices for Native Americans living on or near Indian reservations.

Postdoctoral Fellow in French at Wabash College
Posted 5 May 2022 - 08:23

The Wabash College Department of Modern Languages and Literatures invites applications for a postdoctoral teaching position in French beginning July 1, 2022. The field is open, but with preference for a Francophone specialist. The successful candidate will teach language, culture, and literature courses. Other requirements include native or near-native fluency in French, evidence of excellence in teaching, and the ability to work effectively with a diverse student body. PhD in hand at time of appointment is preferred; ABD status considered.

This postdoctoral position carries a reduced teaching load (2 courses per semester) to allow the successful applicant to broaden their teaching experience while devoting time to scholarship within a supportive department offering strong mentoring to a recent PhD graduate. The position is for one year with the possibility of renewal based upon a positive review and the needs and circumstances of the College. Wabash College does not provide H-1B or other immigration case sponsorship for short-term visiting positions.

The successful candidate must be dedicated to teaching undergraduates in a liberal arts setting, to ongoing professional development and scholarly research, and to active membership in a department of modern languages that is committed to the innovative teaching of language and literature in cultural context.

Wabash is home to the Malcolm X Institute of Black Studies, which celebrated its 50th anniversary in 2020. Approximately 30% of our students are federal Pell Grant recipients, one-third of our students are first-generation college students, and about 20% of our students identify as domestic students of color. Wabash is a member of the USC Race and Equity Center’s Liberal Arts Colleges Racial Equity Leadership Alliance, a top-60 Liberal Arts College according to U.S. News, and a member of Colleges That Change Lives. Many students, staff, and faculty find the close-knit community of the residential college one of the most rewarding aspects of their time here.   

Applications, including cover letter, vita, unofficial undergraduate and graduate transcripts, email addresses for three individuals who will submit letters of recommendation online, and a teaching statement that addresses the candidate’s commitment to promoting the French language and Francophone cultures in a liberal arts environment, should be submitted at https://www.wabash.edu/employment/. Review of materials will begin April 11 and will continue until the position is filled. Questions regarding this position may be directed to Dr. Jane E. Hardy, Chair, Department of Modern Languages and Literatures, hardyj@wabash.edu. Application questions may be directed to Ms. Rachel Barclay, Academic Administrative Coordinator, barclayr@wabash.edu.

Wabash College, a liberal arts college for men, seeks faculty and staff committed to providing quality engagement with students, high levels of academic challenge and support, and meaningful experiences that prepare students for life and leadership among diverse populations around the globe. Wabash is an equal opportunity employer and welcomes applications from persons of all backgrounds.

Lecturer in Modern and Contemporary French Literature at Oberlin College
Posted 5 May 2022 - 08:21

The Department of French and Italian at Oberlin College invites applications for a full-time non-continuing faculty position in the College of Arts and Sciences. Appointment to this position will be for a term of two years, beginning fall semester of 2022, and will carry the rank of Lecturer.

The incumbent will teach a total of five courses in the general area of contemporary French literature or culture from a global perspective, related to metropolitan France or the francophone world. An interest in theater and theatrical performance would be a plus. Two or three of the five courses will be courses on the French language (including elementary or intermediate French).

Among the qualifications required for appointment is the Ph.D. degree (in hand or expected by first semester of academic year 2022). Candidates must demonstrate interest and potential excellence in undergraduate teaching. Successful teaching experience at the college level is desirable. Oberlin College is committed to student and faculty diversity, equity and inclusion. The incumbent will bring understanding of or experience working with underrepresented and diverse academic populations. Oberlin is especially interested in candidates who can contribute to the excellence and diversity of the academic community through their research, teaching, and service. Oberlin recruits, employs, trains, compensates, and promotes regardless of race, religion, color, national origin, gender, gender identity, sexual orientation, disability, age, veteran’s status, and/or other protected status as required by applicable law.

Within the range established for this position, salary will be commensurate with qualifications and experience and includes an excellent benefits package.

A complete application will be comprised of 1) a Cover Letter describing your teaching, scholarship, mentorship, and service, detailing any connections to supporting an inclusive learning environment; 2) a Curriculum Vitae; 3) an unofficial graduate transcript; 4) a statement detailing your commitment to and experience in diversity and equity in teaching; 5) a research statement that includes how you will support undergraduate research and, if applicable, how you might incorporate undergraduate students into your research program; and 6) Letters of Reference from three recommenders*.

*By providing contact information for reference writers, you agree to allow our automated system to reach out immediately to those contacts.

For full details and to apply, go to: https://jobs.oberlin.edu/postings/11936

Visiting Instructor/Assistant Professor of French and Francophone Studies at Hamilton College
Posted 5 May 2022 - 08:19

The French and Francophone Studies Department at Hamilton College invites applications for a one-year visiting position at the rank of Instructor or Assistant Professor to teach language and mid-level literature/culture courses beginning July 1, 2022.  We seek candidates with superior fluency in French; demonstrated experience, and excellence in language teaching. Our program stresses oral and written proficiency as well as communication within cultural contexts. All areas of specialization will be considered; however, preference will be given to candidates specializing in pre-20th century studies; experience with visual media and language pedagogy highly desirable. We are seeking candidates who can demonstrate their experience in teaching or working with diverse student populations.

Hamilton (www.hamilton.edu) is a residential liberal arts college located in upstate New York. Applicants with dual-career considerations can find other Hamilton and nearby academic job listings at https://www.hercjobs.org/regions/higher-ed-careers-upstate-new-york/, as well as additional information at https://www.hamilton.edu/dof/faculty-development/resources-for-prospective-or-new-faculty/... (Opportunities for Spouses or Partners). Hamilton College is an affirmative action, equal opportunity employer and is committed to diversity in all areas of the campus community. Hamilton provides domestic partner benefits. Candidates from underrepresented groups in higher education are especially encouraged to apply.

Qualifications

Candidates with ABD will be considered, although candidates with a Ph. D. are preferred. The teaching load for this position is five courses.

Application Instructions

Candidates should submit cover letter, c.v. via interfolio at https://secure.interfolio.com/. Your cover letter should address ways in which you raise issues of diversity and inclusion in your teaching, scholarship, and/or service. Questions regarding the search may be directed to Cheryl Morgan, Search Committee Chair, at cmorgan@hamilton.edu. Our review of applications will begin on May 2, 2022 and continue until position is filled.

Equal Employment Opportunity Statement

Hamilton College is an affirmative action, equal opportunity employer and is committed to diversity in all areas of the campus community.

New Publications

La Coquette Naissance et fortune d’un type sociolittéraire (xviie-xviiie siècles) - Laurence Sieuzac
Posted: 17 Apr 2025 - 10:15

Laurence Sieuzac, La Coquette Naissance et fortune d’un type sociolittéraire (xviie-xviiie siècles), Paris, Classiques Garnier, 2024.

Le type de la coquette émergeant au xviie siècle connaît une fortune inégalable au xviiie siècle à la faveur de la culture des apparences. Cette étude montre son règne sur les tréteaux de théâtre, décline les nuances de coquettes, questionne la coquetterie et analyse la coquette chez Marivaux.

Plus d'informations ici.

Fénelon, pasteur et écrivain - Morimoto Norihiro
Posted: 17 Apr 2025 - 10:13

Fénelon, pasteur et écrivain, préface de Gérard Ferreyrolles, Morimoto Norihiro, Paris, H. Champion, 2024.

Les rapports entre les deux figures de Fénelon (1651-1715) comme pasteur et écrivain sont complexes. Les fonctions assumées par lui-même, le prédicateur, le précepteur, l’écrivain spirituel et l’archevêque, traversent divers champs comme la rhétorique, la pédagogie, la spiritualité et la théologie. Ces fonctions, qui ne s’excluent pas mais se superposent, permettent de comprendre la dynamique des pratiques d’écriture et de publication de Fénelon.

Celui-ci apparaît comme un cas singulier du clergé de France qui connaît les mutations dans l’usage de l’imprimé tout au long du XVIIe siècle. Dès la révocation de l’édit de Nantes, il élabore dans ses ouvrages une méthode originale d’instruction catéchétique et de controverse, tant sur le plan argumentatif que sur le plan stylistique. Sa nomination comme précepteur du duc de Bourgogne le conduit d’une part à poursuivre la réforme du monde à travers la formation d’un prince chrétien, et d’autre part à s’ériger en écrivain spirituel à la cour. C’est pour défendre sa dignité de pasteur que Fénelon multiplie ses manuscrits au moment des conférences d’Issy et ses imprimés lors de la querelle du quiétisme. Ces expériences polémiques, facilitées aussi par le statut particulier de l’archevêque de Cambrai, servent de matrice à sa lutte contre le jansénisme au début du XVIIIe siècle. Son utilisation de la littérature pastorale marque un tournant décisif dans l’histoire du catholicisme, en ce que les enjeux philosophiques et apologétiques y occupent une place de premier plan.

Plus dinformations ici.

Descartes et la culture des esprits. Du bon sens au sens commun - Louis ROUQUAYROL
Posted: 17 Apr 2025 - 10:09

Louis ROUQUAYROL, Descartes et la culture des esprits. Du bon sens au sens commun, Paris, H. Champion, 2024.

On peut décrire la philosophie de Descartes comme poursuivant deux objectifs : le premier, procéder à une culture de l’esprit grâce à la méthode ; le second, parvenir à un accord entre les esprits sur la nouvelle image scientifique du monde grâce à la méta physique. Passer d’un bon sens naïf – « chose du monde la mieux partagée », s’incarnant dans certaines manières ordinaires de penser, de sentir et d’agir (chez l’artisan ou le paysan, par exemple) – à un bon sens cultivé – cette disposition acquise au moyen de laquelle un sujet devient maître de ses pensées et apte à résoudre des questions de tout ordre – tel sera donc le premier objectif. Procéder à une critique de l’image naïve, préscientifique, du monde, pour fabriquer un nouveau sens commun qui reconnaisse les conquêtes de la science nouvelle, tel sera donc le second objectif. Par où la raison cartésienne, sans rien épargner de nos préjugés et sans, pour autant, jamais dédaigner l’étude des pratiques intellectuelles les plus communes, s’adresse à tous les esprits. Sa tâche historique est donc claire : faire emprunter au sens commun le chemin de la modernité.

Plus d"informations ici.

D’une noblesse l’autre France XVIe-XVIIIe siècle - Elie Haddad
Posted: 17 Apr 2025 - 10:06

Elie Haddad, D’une noblesse l’autre  France XVIe-XVIIIe siècle, ChampVallon, 2024.

À la question classique « qu’est-ce que la noblesse ? », ce livre répond de manière inédite : en tant que rapport social, qui a changé au cours du temps, la noblesse ne peut être envisagée de la même manière entre le début du XVIe et la fin du XVIIIe siècle. Sa définition, les pouvoirs, les pratiques et les comportements des acteurs qui lui sont associés, les constructions symboliques qui étaient élaborées pour la légitimer, se sont transformés au cours de l’époque moderne. L’auteur redonne ainsi son historicité propre à ce qui est devenu une catégorie sociale, et entend par là mieux appréhender les dynamiques qui ont travaillé en profondeur la société française ainsi que le régime monarchique entre Renaissance et Révolution.

Élie Haddad est chargé de recherche au CNRS, membre du Centre de Recherches Historiques (EHESS/CNRS).

Plus d'informations ici.

Pierre de L'Estoile, homme de cabinet, homme de réseaux - dir. Nancy ODDO, Gilbert SCHRENCK
Posted: 17 Apr 2025 - 10:02

Pierre de L'Estoile, homme de cabinet, homme de réseaux,  dir.  Nancy ODDO et Gilbert SCHRENCK, Genève, Droz, 2025.

Longtemps considérés comme de simples sources historiques, les mémoires du parlementaire parisien Pierre de L’Estoile (1546-1611) constituent une œuvre littéraire de premier plan, une œuvre-monde où se mêlent formes, genres, témoignages, retranscriptions et observations aussi subtiles qu’érudites. Des Belles figures et drolleries de la Ligue aux Mémoires-Journaux rédigés régulièrement quarante ans durant, de 1574 à sa mort, le diariste façonne une œuvre imposante, qui le révèle attentif autant à la langue française en constante élaboration qu’aux faits divers, aux événements quotidiens d’ordre historique, politique et religieux, aux croyances de son temps, souvent objet d’une satire féroce. Si l’on rit des défilés ligueurs, on s’indigne des atrocités des guerres civiles et l’on s’émeut de la confession de foi fervente d’un auteur à la fois homme de cabinet, lecteur soucieux de sa riche bibliothèque et homme de réseaux, aux relations multiples. Les approches pluridisciplinaires réunies ici pour rendre compte de la richesse de ses écrits n’omettent jamais d’en révéler l’intensité, l’esprit de tolérance et la profonde humanité au cœur d’une période de crise dynastique sans équivalent.

Plus d"informations ici.

 

Conferences and Colloquia

Séminaire - (In)civilités : langue, discours, société
Posted: 12 Oct 2021 - 14:23

(In)civilités : langue, discours, société

Poétique et rhétorique aux siècles classiques

Année universitaire 2021-2022

 

Premier semestre

 

21 septembre : Rentrée-introduction

 

28 septembre — Méthodologie de la recherche

 

5 octobre — Alain Riffaud (Le Mans)

« Incivilités éditoriales : comment Molière fut publié et débité »

 

12 octobre — Carole Gayet-Viaud (EHESS) 

« Civilité et incivilités: réflexions sur un clivage contemporain et ses effets  »

 

19 octobre — Françoise Poulet (Bordeaux-Montaigne)

« Le compliment, parole incivile ? Un "cadeau verbal" empoisonné »

 

26 octobre — Jean De Guardia (Paris-III-Sorbonne nouvelle)

« “La femme est en effet le potage de l’homme” : 

la Querelle de L’Ecole des Femmes et l’invention de la bienséance »

 

9 novembre —Myriam Dufour-Maître (Rouen)

« "Quelle sécheresse de conversation ! On n'y dure point, on n'y tient pas" 

(Les Précieuses ridicules). (In)civilités galantes, (in)civilités précieuses »

 

16 novembre — Jean Leclerc (Western University, Canada)

« Scarron et la science du monde : pistes de lecture pour une poésie éminemment sociale »

 

 23 novembre — Jean-Yves Vialleton (Grenoble-Alpes)

« Le tutoiement et le voussoiement dans la fiction au XVIIe siècle »

 

30 novembre — Claudine Nedelec (Artois)

« “Ce sont là des injures en forme qui excèdent toutes les libertés permises 

entre les gens de Lettres” (Charles Perrault) : Modernes civils vs Anciens incivils »

 

7 décembre —Atelier de travail 

 

14 décembre — Pierre-Benoît Roumagnou

(Centre Roland-Mousnier, Sorbonne Université)

« Incivilité et criminalité. Les atteintes aux personnes et leur règlement au XVIIe siècle »

 

 

Second semestre

25 janvier — Frédéric Chassot (Toulouse) 

« Existe-elle ? A la recherche de l'incivilité dans les traités de société,

de Castiglione à l'abbé Pluquet »

 

1er février — Stéphane Pujol (Toulouse)

« (In)gratitude et (in)civilité aux XVIIe et XVIIIe siècles »

 

8 février — Carine Barbafieri (Valenciennes)

« Peut-on être civil hors de Paris ? Les poires de Monsieur Tibaudier »

 

15 février — Sandrine Berregard (Strasbourg)

« De l'audace à l'insolence : quelles frontières pour l'incivilité ? »

 

22 février — Jean-Marc Civardi (Versailles/Saint-Quentin-en-Yvelines) 

« L’affaire Montmaur ou l’incivilité érudite »

 

8 mars — Anne Boiron (Nantes)

« Une championne de la civilité ? Genres et incivilités 

dans les lettres et les écrits pédagogiques de Mme de Maintenon (1650-1719) »

 

15 mars — Bernard Teyssandier (Reims) 

« Civilité et incivilité magistrale : le cas Des Yveteaux »

 

22 mars — Joséphine Gardon-Goujon

« Jean-Pierre Camus : petit traité d'incivilité à l'usage des bons chrétiens »

 

29 mars — Clara de Courson (École doctorale de Sorbonne Université)

« “Et vous concluez de là ?” : narration conversationnelle 

et (in)civilités narratoriales chez Diderot »

 

5 avril — Karine Abiven (Sorbonne Université) 

« Le baron de Blot chansonnier :

‘’coryphée d’anarchie’’, ou chantre de la cour de Monsieur ? »

 

12 avril — Delphine Amstutz (Sorbonne Université) 

et Suzanne Duval (Gustave Eiffel/Paris-Est) 

« L'art de l'incivilité selon Jean-Louis Guez de Balzac »

 

19 avril — Hélène Parent (Paris-Nanterre)

« ‘Prenez garde, messieurs les Gaulois !’ Formes et pratiques de l’invective 

dans les assemblées de la Révolution française (1789-1799) »

 

 

MLA Annual Convention - Register now!
Posted: 3 Oct 2021 - 23:26

The early registration deadline for this year’s MLA convention is coming soon, on October 7. The convention will take place in Washington, DC on January 6-9, 2022, with some sessions held online.  
 
Please take note of these sessions featuring (or of interest to) members of our dix-septiémiste community: 

Friday, 7 January 8:30 AM - 9:45 AM. 179 Francophonie and the Early Modern: Intertextual Connections  

Friday, 7 January 10:15 AM - 11:30 AM. 240 At the Intersection of Early Modern Race Studies and Trans Studies 

Friday, 7 January 12:00 PM - 1:15 PM. 260 The Political Ends of Early Modernity

Saturday, January 8 12:00 PM - 1:15 PM. 470 French Drama in Context (1498–1610): Beyond Boundaries  

Saturday, 8 January 1:45 PM - 3:00 PM. 501 How the French Seventeenth Century Invented (or Did Not) . . .  

Saturday, 8 January 5:15 PM - 6:30 PM. 570 Restarts in Seventeenth-Century France

Sunday, 9 January 1:45 PM - 3:00 PM. 712 Architectural Spaces and the Construction of Authority in Early Modern European Literature  


The LLC 17th-C French Forum is also working on a social meet-up or two in DC during the convention. Details TBA. Hope to see many of you in DC! 

Dr. Céline Carayon - CAHSA speakers series
Posted: 3 Jun 2021 - 02:41

(La version française suit)

Dear colleagues,

As part of its biannual online lecture series, the Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel et des Affects (CAHSA) is pleased to present a talk by Dr. Céline Carayon, Associate Professor of History, Salisbury University (Maryland). The talk (in English) will last 30-40 minutes, followed by 20-30 minutes for discussion (in French and English).

CAHSA Online Speaker Series

Presents

Dr. Céline Carayon

Salisbury University (Maryland)

17 June 2021

12h ET

(9h PT/ 10h MT / 11h CT / 18h CET)

Via Zoom

Free for CAHSA members.

Become a CAHSA member at www.cahsanet.org to participate ($15 CAD/year)

RSVP to groupecahsa@gmail.com for the Zoom link for the lecture

“Beyond Words: Nonverbal Eloquence and the Spiritual Realm in Early French America”

 

From their first encounters, Indigenous peoples of the Americas and French venturers relied on gestures and paralinguistic media of communication to exchange information and goods and to build relations with each other. Sophisticated traditions of nonverbal communication from both sides of the Atlantic as well as new emerging repertoires born out of the colonial experience were not only fundamental to bridging the initial linguistic gap between groups but consistently remained central to the complex diplomatic and religious multilingual conversations that developed by the turn of the eighteenth century. This presentation explores some of the peculiar challenges associated with expressing spiritual notions through nonverbal means in sixteenth- and seventeenth-century America. The Jesuit Relations, especially, provide examples of the power and limits of hybrid styles of embodied expressiveness in early French America, while allowing us to engage with methodological issues about the recovery of multimedia oratory across epistemologies.

 

Author Bio:

Céline Carayon is associate professor of History and Director of the history graduate program at Salisbury University (Maryland). She specializes in the history of early colonial encounters and communication, the French Atlantic world, and Indigenous experiences of colonialism. She is the author of Eloquence Embodied: Nonverbal Communication among French and Indigenous Peoples in the Americas (c1500-c.1700) (Chapel Hill: University of North Carolina Press for the Omohundro Institute of Early American History and Culture, 2019), which won the 2020 Chinard Prize from the Society for French Historical Studies, the 2021 Biennial Book Prize from the Forum on Early-Modern Empires and Global Interactions (FEEGI), and received an Honorable Mention for the Boucher Prize from the French Colonial Historical Society. Her work has received support from a number of organizations, including the N.E.H, the John Carter Brown Library and the Huntington Library, and has appeared in print in the American Historical Review and in edited volumes. She is currently working on a new project which considers the memorialization of colonial failures and Indigenous histories in Early Modern travel literature from a transnational perspective.

 

 

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Chers et chères collègues,

Dans le cadre de sa série semestrielle de conférences en ligne, le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel et des Affects (CAHSA) a le plaisir de proposer une conférence du Dr. Céline Carayon, professeure au département d’histoire de Salisbury University (Maryland). La conférence (en anglais) durera 30-40 minutes, suivie par 20-30 minutes de discussion (en anglais et français).

 

Les E-conférences du CAHSA

Présentent

Céline Carayon

Salisbury University (Maryland)

17 juin 2021

12h heure normale de l’Est

(9h heure normale du Pacifique / 10h heure normale des Rocheuses / 11h heure normale du Centre / 18h heure Française)

Via Zoom

La participation est gratuite pour les membres du CAHSA. Veuillez nous écrire à groupecahsa@gmail.com pour obtenir le lien Zoom qui vous permettra de participer à la conférence. Vous pouvez adhérer au CAHSA à www.cahsanet.org ($15 CAD/an, payable en ligne)

“Au-delà des mots : éloquence non-verbale et royaume spirituel sous le Régime français en Amérique du Nord”

Dès leurs premières rencontres, les amérindiens et les explorateurs français ont recouru aux gestes et à la communication paraverbale pour échanger des informations et des biens, et pour entretenir leurs relations. Qu’elles soient issues des traditions sophistiquées de communication non-verbale développées des deux côtés de l’Atlantique, ou qu’elles relèvent de nouveaux répertoires suscités par l’expérience coloniale, ces pratiques n’étaient pas seulement indispensables pour franchir le fossé linguistique qui séparait initialement les groupes en présence ; elles demeurèrent centrales dans les complexes conversations diplomatiques et religieuses multilingues qui se nouèrent au tournant du XVIIIe siècle. Cette présentation explore quelques-uns des défis singuliers qui accompagnent l’expression de notions spirituelles par des moyens non-verbaux dans l’Amérique des XVIe et XVIIe siècles. Les Relations jésuites, en particulier, illustrent le pouvoir et les limites de styles hybrides d’expressivité corporelle en Amérique du Nord sous le Régime français et nous permettent d’affronter les problèmes méthodologiques que pose la reconstitution, par-delà les cadres épistémologiques institués, d’une éloquence multimodale.

 

Notice biographique :

Céline Carayon est Professeure d’Histoire et Directrice du programme d’études supérieures d’histoire à Salisbury University (Maryland). Elle est spécialiste de l’histoire des premières rencontres et de la communication dans les colonies américaines d’Ancien Régime, du monde atlantique français, et du vécu autochtone en contexte colonial. Elle est l’auteur de Eloquence Embodied: Nonverbal Communication among French and Indigenous Peoples in the Americas (c1500-c.1700) (Chapel Hill: University of North Carolina Press for the Omohundro Institute of Early American History and Culture, 2019), qui a remporté en 2020 le Prix Chinard de la Society for French Historical Studies, en 2021 le Prix biennial du livre décerné par le Forum on Early-Modern Empires and Global Interactions (FEEGI), et a reçu la mention d’honneur dans le cadre du Prix Boucher attribué par la French Colonial Historical Society. Son travail a reçu le soutien de multiples institutions, en particulier la N.E.H, la John Carter Brown Library et la Huntington Library. Ses articles ont été publiés dans l’American Historical Review et dans plusieurs ouvrages collectifs. Elle travaille actuellement à un nouveau projet sur la mémoire des échecs coloniaux et des histoires autochtones dans la littérature viatique de la première modernité, dans une perspective transnationale.

Le génie à l’épreuve du genre - Journée 2
Posted: 30 May 2021 - 16:45

Nous avons le plaisir de vous convier à la deuxième journée d’étude du laboratoire junior FIGÉE 17-18, « Le génie à l’épreuve du genre », qui aura lieu le 9 juin 2021. 

 

Cette manifestation se déroulera en ligne à partir de 13h45 (GMT +1) sur la plateforme Zoom. Pour vous connecter, il vous suffira d’utiliser les informations ci-dessous : 

URL de la réunion : https://us02web.zoom.us/j/85087265932?pwd=WDdCTGNwTno5OUFLWjVtUVF0NUZ1dz09 

ID de réunion : 850 8726 5932 

Code secret : 684984 

 

Nous espérons vous retrouver nombreuses et nombreux à l’occasion de cette journée interdisciplinaire (littérature, arts, philosophie). 

 

Bien à vous, 

 

Le bureau de FIGÉE 17-18

 

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Journée d’Étude FIGÉE 17-18

« Le Génie à l’Épreuve du genre »

 

La manifestation est organisée avec le soutien de l’ENS Lyon, des universités Lumière Lyon 2 et Jean Monnet Saint-Étienne, de l’école doctorale 3LA, de l’IHRIM et du labex COMOD.

La journée aura lieu intégralement en ligne (Zoom, informations de connexion ci-dessous).

Programme

Horaires GMT+1

 

13h45 : Ouverture, Sacha Grangean (École normale supérieure de Lyon)

14h : Conférence inaugurale

« Du génie et de la grâce. Le genre et les passions au XVIIe siècle » Lucie Desjardins (Université du Québec à Montréal)

15h : Signes et symptômes d'un génie féminin au XVIIe

(modération Madeleine Savart – Université Jean Monnet Saint-Étienne/Université de Montréal)

« "Le concept de génie dans l'œuvre de Poulain de la Barre » Clément Raymond (Université Lyon 3)

«Le génie mélancolique dans les lettres d’Élisabeth de Bohême et de Marie-Madeleine de Lafayette » Emma Gauthier-Mamaril (Université de Montréal)

16h15 : Créatrices et créatures

(modération Élisabeth Vuillemin – Université Lumière Lyon II)

« Du démon au bon génie : les sylphides du XVIIIe siècle » Marine Bastide Sousa (Université de Lille)

« Le génie vu par les femmes dramaturges » Perry Gethner (Oklahoma State University)

« Génie féminin dans un monde d'homme – le cas des femmes sculptrices dans la seconde moitié du XVIIIe siècle » Tara Cruzol (Université Toulouse II Jean Jaurès)

17h50 : Mot de la fin, Christine Planté (Université Lumière Lyon II)

 

 

Informations de connexion :

URL de la réunion : https://us02web.zoom.us/j/85087265932?pwd=WDdCTGNwTno5OUFLWjVtUVF0NUZ1dz09

ID de réunion : 850 8726 5932

Code secret : 684984

 

Informations générales :

Contact : figee@ens-lyon.fr

Site : http://figee.hypotheses.org

Laurence Marie, Inventer l'acteur – SECFS conversation with Hélène Bilis
Posted: 26 May 2021 - 03:19

Please join us for our SECFS conversations online series showcasing recent books about eighteenth-century France.

At our fourth meeting on Friday, June 4 at 3pm EST, Laurence Marie of Columbia University will present her book —  Inventer l'acteur. Émotions et spectacle dans l'Europe des Lumières, Paris, Sorbonne Université Presses, 2019 — in conversation with Hélène Bilis of Wellesley College. After their conversation, there will be time for further questions from the audience.

To register, please use this link, which you may forward to interested colleagues and students.

https://ufl.zoom.us/meeting/register/tJIufuqsqTsjGtSGxklrmx-j2poWwO5ElV05
We look forward to seeing you soon,

Rori Bloom, SECFS president (ribloom@ufl.edu)

Yann Robert, SECFS vice-president (yrobert@uic.edu)

Sarah Benharrech, SECFS past president (sbenharr@umd.edu)

 

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Chers/Chères Collègues,


Vous êtes invité.e.s à la quatrième rencontre de la série des Conversations en visioconférence qui tout au long des prochains mois permettront de découvrir des ouvrages publiés récemment sur la France du XVIIIe siècle.


Laurence Marie (Columbia University) présentera son ouvrage— Inventer l'acteur. Émotions et spectacle dans l'Europe des Lumières, Paris, Sorbonne Université Presses, 2019 —  en conversation avec Hélène Bilis (Wellesley College), le vendredi 4 juin 2021 à 15h (EST). L'intervention sera suivie d'une séance de questions et réponses.


Pour s'inscrire : https://ufl.zoom.us/meeting/register/tJIufuqsqTsjGtSGxklrmx-j2poWwO5ElV05

Le lien sera communiqué après inscription.

Member News Briefs

Kathrina LaPorta
Dartmouth College

Kathrina LaPorta has recently published an article in the French Studies Bulletin, "Judging a Book by its Cover: The Aesthetics of the Ephemeral in L'Alcoran de Louis XIV, ou le testament politique du Cardinal Jules Mazarin (1695). An excerpt and full citation information for the piece can be found through the following link:

http://fsb.oxfordjournals.org/content/36/136/49.extract

Post date: 11 years 1 month ago
Tiphaine Rolland
Doctorante contractuelle, Université Paris-Sorbonne

Please join me in congratulating Tiphaine Rolland for the publication of her book, L'atelier du conteur. Les Contes et nouvelles de Jean de La Fontaine : ascendances, influences, confluences, Paris: Honoré Champion, 2014.

You can find more information, such as a summary and the table of contents, on the following site: http://www.honorechampion.com/fr/champion/8569-book-08532663-9782745326638.html

Post date: 11 years 1 month ago
Jakob Willis
Graduate student at Albert-Ludwigs-Universität Freiburg

Congratulations to Jakob Willis for three recent publications:

1) Willis, Jakob (2014): Emotions and Affects of the Heroic – An Analysis of Pierre Corneille’s Drama Nicomède,  in: helden. heroes. héros. E-Journal on Cultures of the Heroic. Special Issue 1, pp. 24–35.

2) Willis, Jakob & Posselt-Kuhli, Christina (2015): La Gloire du Val-de-Grâce ou l’artiste en héros chez Molière et Pierre Mignard, in: Papers on French Seventeenth Century Literature, Vol. XLII, No. 83, pp. 409–441.

3) Willis, Jakob (2015): Pierre Corneille’s Cinna ou la clémence d’Auguste in Light of Contemporary Discourses on Anger (Le Moyne, Descartes, Senault), in: Karl Enenkel & Anita Traninger (edd.), Discourses of Anger in the Early  Modern Period, Boston: Brill, pp. 331–354.

Post date: 11 years 1 month ago
VK Preston
Brown University

Please join me in congratulating VK Preston, who was recently hired as Visiting Assistant Professor at Brown University in the Theatre Arts and Performance Studies Department. She has also recently authored two publications on seventeenth-century performance in France and the Atlantic World.

Preston, VK. 2015. “‘How do I touch this text?’ Or, the Interdisciplines Between: Dance and Theatre in Early Modern Archives.” In The Oxford Handbook of Dance and Theater, edited by Nadine George-Graves. 56-89. New York: Oxford University Press. 

Preston, VK. 2014. “Un/becoming Nomad: Marc Lescarbot, Movement and Metamorphosis in Les Muses de la Nouvelle France.” In History, Memory, Performance, edited by David Dean, Yana Meerzon, and Kathryn Price, 68-82. Basingstoke: Palgrave Macmillan. 

Post date: 11 years 2 months ago
Jennifer Tamas
Rutgers University - New Brunswick

Bravo à Jennifer Tamas pour ses articles récemment publiés :

“La mort orpheline: le suicide des mères chez Racine," Papers on French Seventeenth Century Studies, vol. XLII, n° 83 (2015), pp. 301-312.

''De l'alcôve à la tribune: Olympe de Gouges ou le désir d'agir," Lumières, n°23 (2015), « La cause des femmes dans l'Europe du XVIIIe siècle » (Bordeaux: Presses Universitaires de Bordeaux), pp. 151-166.

 

Post date: 11 years 2 months ago