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Calls for Papers and Contributions

Appel à communications : Anachronismes
Posted: Thursday, August 15, 2019 - 10:31

Colloque organisé par le Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (CRIT, EA 3224),

Université de Franche-Comté

Musée du Temps, Besançon

19-20 mars 2020

 

Organisatrices

Anne Deffarges, Université de Franche-Comté, CRIT

Hélène Valance, Université de Franche-Comté, CRIT

 

Comité scientifique

Sylvie Aprile, Université Paris Nanterre

Gil Bartholeyns, Université de Lille

Laurence Dahan-Gaida, Université de Franche-Comté

Rémi Labrusse, Université Paris Nanterre

Laurence Reibel, Musée du Temps, Besançon

Daniele Rivoletti, Université de Clermont Auvergne

Marie-Jeanne Rossignol, Université Paris Diderot

Steven Sarson, Université Lyon III Jean Moulin

 

Appel à communications

Brutus: “Peace! Count the clock.”

Cassius: “The clock has stricken three.”

William Shakespeare, Julius Caesar, II, i,193-94

A l’heure où la vérité historique, tournée en mystification complotiste ou soumise à la censure de nationalismes résurgents, est de plus en plus ouvertement menacée par le pouvoir politico-médiatique, il semble urgent d’interroger l’usage que nous faisons des retours plus ou moins imaginaires de l’histoire. Si l’on décrit souvent le 19ème siècle comme celui qui a vu se constituer l’histoire en tant que savoir, l’approche positiviste n’est pas, loin de là, la seule qu’aient pratiquée les historien.ne.s, penseur.se.s, artistes et écrivain.e.s de l’époque contemporaine. En marge d’une vision de l’« histoire » scientifique et rationnelle, se dessine en effet une représentation beaucoup moins disciplinée, beaucoup plus baroque du passé, marquée par la distorsion, la bifurcation, l’incohérence. Parmi ces aberrations, la figure de l’anachronisme semble particulièrement évocatrice. A première vue anecdotique et amusant, voire ridicule, les décalages de l’anachronisme ouvrent en réalité un vaste champ fertile de significations pour les chercheu.r.se.s de nombreuses disciplines.

L’anachronisme est souvent le premier indice d’une contrefaçon historique : il signale une réécriture parfois délibérée, parfois inconsciente mais qui est toujours le témoin de la projection du présent dans le passé à laquelle aucun.e historien.ne, même le.la plus consciencieux.se, ne semble pouvoir entièrement échapper. Il pose de manière incongrue la question de l’interprétation de l’histoire, des multiples relais entre passé et présent. Il affecte particulièrement le travail de traduction, comme on le voit avec les transpositions chrétiennes dans les traductions médiévales d’œuvres antiques, ou, plus récemment, dans l’introduction de termes médiévaux dans la version française de Game of Thrones, alors que le texte original de George R. R. Martin est écrit dans une langue très moderne. Pourtant, parce qu’il nous aide à nous identifier au passé et par là à mieux le comprendre, l’anachronisme n’est pas seulement une déviance, mais incarne plutôt une voie d’entrée particulière dans l’histoire. En ce sens, il invite aussi à une réflexion épistémologique pour l’historien.ne, si bien que certain.e.s en arrivent à en faire l’éloge (Loraux). En questionnant cette forme de réécriture, on pourra analyser les dialogues de la littérature ou des arts visuels avec l’histoire, pour se demander notamment comment ils écrivent l’histoire, quelle histoire ils écrivent, et dans quel rapport aux travaux plus spécifiques, scientifiques, des historien.ne.s (Jablonka). L’institution de l’histoire comme discipline a en effet eu pour grand rival l’essor simultané du roman, qui s’est imposé comme un outil essentiel pour décrire les transformations rapides de la société (comment ne pas penser ici à la Comédie humaine de Balzac, grande fresque de la société en train de se constituer). Elle a coïncidé également avec la naissance de la photographie, dont François Brunet a démontré qu’elle constituait une véritable histoire, mais aussi une contre-histoire. Sans céder à la théorie du reflet, on peut considérer que la littérature et les arts visuels, bien qu’ils ne constituent peut-être pas des sources historiques à strictement parler, peuvent être appréhendés comme une ressource précieuse pour l’histoire.

L’anachronisme permet d’interroger les notions de fiction et de réalité historique, en explorant les richesses de leurs croisements : la manière dont Patrick Boucheron explore la « concordance des temps » et la narration historique est à ce titre exemplaire. On s’intéressera, dans cette perspective, au potentiel créatif de l’anachronisme (Lowenthal) à travers les appropriations du passé dans les arts visuels et la littérature. Il s’agira, comme le suggère Pierre Bayard, de s’affranchir d’une conception linéaire de l’histoire, pour envisager la coexistence – discordante ou au contraire symphonique – de temporalités multiples dans une même œuvre (Didi-Huberman, Karlhom et Moxey).

Qu’il soit intentionnel ou bien inconscient, fruit d’une manipulation pensée ou d’un aveuglement ignoré, l’anachronisme est avant tout une vision du monde, au présent comme au passé, qu’il convient d’examiner comme telle. On s’attachera à examiner les enjeux politiques de l’anachronisme. L’anachronisme est souvent un passé qui parle au présent : on peut penser, par exemple, au Philippe Le Bel des Rois maudits de Maurice Druon, peint sous les traits du Général de Gaulle. Mais il peut en même temps être lu comme une résistance, comme la persistance d’un temps qui refuse de « passer », et qui nous façonne autant que nous le refaçonnons. En instrumentalisant le fait historique, l'anachronisme peut tenter de contribuer à la construction historique ou vouloir asseoir un discours dominant. Les romans de Zola en offrent un exemple frappant. Tout en étant parmi les premiers à accueillir le monde moderne dans son œuvre, le romancier fait entrer les questions nouvelles dans des problématiques datées : les personnages ont les sentiments d’individus vivant les débuts de la Troisième République, mais se meuvent devant un fond théâtral du Second Empire. Lorsque, par ses anachronismes, Zola pose comme question cruciale du moment le choix entre République et Empire, il contribue, en reflétant l’effort des dirigeants républicains, à canaliser les forces sociales dans cette voie politique, à créer un public qui raisonne ainsi. Cette approche, qui à la parution des romans de Zola avait fait polémique, a fini par s’imposer, au point qu’un lectorat plus éloigné dans le temps peut croire que la problématique exposée par Zola était celle du moment. Plus qu’une simple ressource historique, ses romans ont en réalité participé à écrire l'histoire.

L’anachronisme peut, inversement, se jouer de la censure, et permettre l’émergence d’analogies révélatrices et d’une critique « en creux », dont le sens se développe justement dans l’écart entre la vérité historique et ses réinventions. Ainsi, sous l'Empire allemand, l'auteur dramatique Gerhart Hauptmann et l'artiste Käthe Kollwitz transposent l'agitation sociale contemporaine, présente à l'esprit de tous, dans la révolte des tisserands des années 1840. Le théâtre et le cinéma jouent souvent ainsi des effets d’anachronisme dans la mise en scène. Le film Transit de l'Allemand Christian Petzold (2018) reste absolument fidèle, dans son récit, à l'histoire, aux personnages, aux dialogues même du roman d'Anna Seghers (1944), mais les transpose radicalement dans le cadre, le mode de vie, la situation actuels. Comme dans le roman, l'action se déroule à Marseille, les policiers sont français, les réfugiés allemands, l'envahisseur qui menace également allemand. L'action ne se déroule pourtant pas en 1940, mais aujourd'hui. Par ce décalage, et sans qu'il y soit fait la moindre allusion, le sujet se déplace vers la situation des migrants qui tentent aujourd'hui de traverser la Méditerranée. L'intérêt du film est alors autant dans la réception que dans la production, tant l'objectif du metteur en scène est ouvertement de faire réfléchir les spectateur.trices. L’actualité de cet exemple pose aussi la question de sa pertinence future : si les circonstances viennent à changer, le film ne serait absolument plus compris de la même manière. Paradoxalement, l’anachronisme est à la fois à contretemps et fondamentalement de son temps (Agamben).

Convaincues que le thème de l’anachronisme peut, par sa nature même, ouvrir à des débats fructueux au-delà des frontières disciplinaires, nous espérons que cet appel suscitera l’intérêt de nos collègues dans des champs de recherche variés. Nous invitons les chercheur.se.s, quelles que soient leur discipline et leur aire géographique ou période de spécialité à soumettre leur proposition (une page maximum) avant le 15 octobre 2019 à Anne Deffarges et Hélène Valance :

anne.deffarges@univ-fcomte.fr

helene.valance@univ-fcomte.fr

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Bibliographie indicative

Anachronies et Anachronismes. Atelier de théorie littéraire de Fabula.

Giorgio Agamben, Qu’est-ce que le contemporain ? Paris : Rivages, 2008.

Pierre Bayard, Le Plagiat par anticipation. Paris : Editions de Minuit, 2009.

Patrick Boucheron et Vincent Casanova, « L’histoire pour espacer le temps. Entretien avec Patrick Boucheron », Écrire l'histoire 11 (2013), 75-86.

Patrick Boucheron, Léonard et Machiavel. Paris : Verdier, 2008.

François Brunet, La Photographie histoire et contre-histoire. Paris, PUF, 2017.

Georges Didi-Huberman, Devant le temps. Histoire de l'art et anachronisme des images. Paris : Editions de Minuit, 2000.

Ivan Jablonka, L'Histoire est une littérature contemporaine. Manifeste pour les sciences sociales. Paris : Seuil, 2014.

Dan Karlhom et Keith Moxey (dir.), Time in the History of Art Temporality, Chronology and Anachrony. Londres: Routledge, 2018.

Kremer, Nathalie, Diderot devant Kandinsky. Pour une lecture anachronique de la critique d'art, Guern : Passage d'encre(s), coll. Traces, 2013.

Nicole Loraux, « Éloge de l'anachronisme en histoire », Le Genre humain 27 (1993), p. 23-39; repris dans Les Voies traversières de Nicole Loraux. Une helléniste à la croisée des sciences sociales, 2005, p. 127-139

David Lowenthal The Past Is a Foreign Country. Cambridge : Cambridge University Press, 2015.

Jacques Rancière, « Le concept d'anachronisme et la vérité de l'historien », L'Inactuel 6, (1996), p.53-68.

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Pour télécharger l'appel en français: https://www.academia.edu/39772503/Appel_%C3%A0_communications_colloque_A...

To download the call for papers in English: https://www.academia.edu/39755856/Call_for_papers_Anachronisms_symposium...

Appel à communications : Fortes de corps, d’âme et d’esprit : récits de vie et construction de modèles féminins du XIVe au XVIIIe siècle
Posted: Wednesday, August 14, 2019 - 23:52

Mont-saint-Aignan (4-5 juin 2020), avant le 31 octobre 2019

Colloque international organisé par l’Université de Rouen-Normandie et le CÉRÉdI avec le soutien du LISAA de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et de l’I-SITE FUTURE

Du jeudi 4 juin au vendredi 5 juin 2020 Campus Mont-Saint-Aignan Maison de l’Université Salles des conférences

Comité d’organisation Ariane Ferry, Stéphane Pouyaud, Sandra Provini, Caroline Trotot

Comité scientifique du projet « La force des femmes » Éric Avocat (Université d’Osaka, Japon), Anna Bellavitis (Université de Rouen-Normandie), Anne Debrosse (SIEFAR), Diane Desrosiers (Université McGill, Canada), Myriam Dufour-Maître (Université de Rouen-Normandie), Marie Franco (Université de la Sorbonne Nouvelle), Véronique Gély (Université de la Sorbonne), Nathalie Grande (Université de Nantes, SIEFAR), Claudine Poulouin (Université de Rouen-Normandie), Jean-Marie Roulin (Université Jean Monnet, Saint-Étienne).

Comité scientifique du colloque Jean-Christophe Abramovici (Sorbonne Université), Jean-Claude Arnould (Université de Rouen-Normandie), Cynthia J. Brown (University of California), Jeanne Chiron (Université de Rouen-Normandie), Michèle Clément (Université Lumière Lyon 2), Isabelle Garnier (Université Jean Moulin – Lyon 3), Claire Lechevalier (Université de Caen-Normandie), Véronique Léonard-Roques (Université de Bretagne Occidentale), Catriona Seth (Université d’Oxford – Université de Lorraine), Clothilde Thouret (Université de Lorraine), Éliane Viennot (Université Jean Monnet – IUF).

Appel à communication Ce colloque, programmé pour juin 2020 par l’Université de Rouen-Normandie et le CÉRÉdI, avec le soutien du LISAA de l’Université Paris Est Marne-la-Vallée, ouvrira le deuxième volet d’un projet intitulé La Force des femmes, hier et aujourd’hui, qui est piloté par le CÉRÉdI et marrainé par la SIEFAR (Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime). Ce projet consiste en une enquête collective sur les représentations littéraires, théâtrales et cinématographiques de la force féminine – envisagée à travers ses actualisations violentes et inquiétantes (le meurtre, le combat, la torture, l’action terroriste, etc.) et ses actualisations admirables (le courage, la résistance, la ténacité) – et les présupposés idéologiques qui les ont accompagnées à travers les siècles. Le texte cadre du projet est consultable ici. Deux colloques ont déjà eu lieu, ainsi qu’une série de journées d’étude, et bientôt un colloque, dans le cycle « Reines en scènes ».

Les deux premiers colloques, Figures et personnages de criminelles, des histoires tragiques au roman policier (2017) et Le spectacle du crime féminin sur la scène et dans le cinéma européens (2018), ont exploré la face sombre de la force féminine et ses représentations contrastées dans les genres narratifs et sur la scène (théâtre, opéra) et à l’écran. La violence et la criminalité des femmes, tout en étant généralement condamnées, voire rapportées à une forme de monstruosité, peuvent dans certaines représentations être montrées sous l’angle de la réparation d’un tort ou d’une injustice subis ou sous l’angle d’une émancipation par rapport à un cadre contraignant. Quant aux travaux portant sur la criminalisation des femmes, ils ont fait apparaître à quel point les écarts par rapport aux attentes sociales et sexuelles entrent dans la condamnation de celles qui ne se soumettent pas aux assignations de genre et se montrent rebelles à l’ordre patriarcal, leur force, leur volonté d’affirmer un libre choix se retournant contre elles et les poussant parfois sur la voie du crime.

***

Nous entrons désormais dans la deuxième phase du projet, qui se concentrera sur les aspects positifs de la force féminine – force du corps, mais aussi force d’âme et d’esprit – et donnera lieu à deux colloques, Fortes de corps, d’âme et d’esprit : récits de vie et construction de modèles féminins du XIVe au XVIIIe siècle (2020) et Figures de femmes fortes (XIXe–XXIe siècles) : nouvelles représentations du courage féminin, nouveaux enjeux (littérature, théâtre, cinéma, documentaire) (2021).

L’enquête, circonscrite aux domaines français et britannique, portera d’abord sur la fin du Moyen Âge et la première modernité, durant laquelle la force peine à trouver sa place parmi les qualités reconnues aux femmes. Cette vertu – qui dans la pensée chrétienne fait partie des quatre vertus cardinales reprises à la typologie platonicienne – est considérée comme l’apanage du masculin : en grec, la vertu d’ἀνδρεία, dont la racine est ἀνήρ, « l’homme fort, dans la force de l’âge », est la vertu virile par excellence, étrangère aux femmes, faibles et passives par nature selon la tradition aristotélicienne relayée par la pensée chrétienne médiévale. L’expression « femme forte », à la fin du Moyen Âge, apparaîtrait presque comme un oxymore.

Pourtant, les textes philogynes composés dans le cadre de la « querelle des femmes[1] » font l’éloge de certains personnages féminins pour leur énergie et leur puissance, y compris l’exercice physique de la force[2], autant d’aspects généralement associés à un usage « viril » de cette vertu. Celle-ci fait aussi l’objet d’un traité de théologie, Le Livre de la femme forte, en 1501 : son auteur, François Le Roy, présente Marie, victorieuse sur « l’ennemy d’enfer », comme modèle de « femme forte » avant de définir la force féminine comme chasteté, c’est-à-dire capacité de résister à la tentation du péché. Outre la force du corps et la force d’âme, celle de l’entendement féminin se trouve aussi mise en avant à la fin du Moyen Âge, par exemple par Christine de Pizan dans la Cité des Dames, comme à la Renaissance par Anne de France dans ses Enseignements (1503-1505), Antoine Dufour dans Les Vies des femmes célèbres (1504) et Symphorien Champier dans La Nef des dames vertueuses (1503) ou encore par Marguerite de Navarre et Marie de Gournay[3].

Durant cette période, la force peut-elle donc entrer dans une liste de vertus féminines au même titre que la prudence ou la chasteté et, si oui, dans quelles acceptions du terme ? Apparaît-elle comme une qualité physique ou/et une vertu morale, une capacité de résistance à l’adversité ou/et une puissance d’action autonome ? Quelles sont les conditions de possibilité de l’exercice de la force féminine : les femmes fortes sont-elles des exceptions à une nature féminine définie par la faiblesse, voire des femmes « dénaturées » ? ou bien la faiblesse physique et intellectuelle des femmes n’est-elle qu’une construction socio-historique et un résultat de leur éducation[4] ? C’est la thèse de Christine de Pizan, selon laquelle si “coustume estoit de mettre les petites filles a l’escole et que suivamment on les feist apprendre les sciences, comme on fait aux filz, qu’elles apprendroient aussi parfaictement et entendroient les soubtilletéz de tous les ars et sciences, comme ilz font”[5].

Autre problème : celui de la visibilité de ces femmes fortes et de leur inscription dans la mémoire collective, conditions nécessaires à la production de modèles féminins positifs. Au début du XIXe siècle, Gabrielle de Plancy publie deux almanachs (1820 et 1823) avec l’objectif de réparer l’injustice faite à la mémoire des femmes de talent : “On a publié les Vies des saints, les Éphémérides des Braves, l’Annuaire des grands hommes… ; on n’a rien fait de semblable pour les dames. C’est ce vide que je cherche à remplir. J’ai voulu présenter aux Françaises une femme célèbre par jour, comme un encouragement ou comme un modèle. […]. Les personnes qui voudront bien parcourir ce livre, verront qu’il y a plus de femmes célèbres qu’on ne pense, et qu’elles se sont distinguées dans toutes les carrières […]”[6].

Pourtant les siècles que nous nous proposons de considérer (XIVe-XVIIIe) ont œuvré à faire entrer des femmes fortes et vertueuses « dans l’histoire », à les proposer comme exemples et modèles, comme ils ont créé des personnages féminins fictionnels « forts » en phase avec l’imaginaire collectif et/ou le renouvelant. Comment ce travail de mémoire et de modélisation s’est-il fait et qui l’a entrepris ? Dans quel cadre idéologique ? Comment ont été articulés vies réelles, mythes héroïques et vies fictionnelles ?

Pour répondre à ces questions, on se propose de parcourir une « galerie de femmes fortes[7] » de la première modernité – gouvernantes et religieuses, guerrières[8] et martyres, femmes savantes[9], travailleuses des villes[10] et des campagnes – en s’intéressant tout à la fois à la vie des femmes historiques – transmises notamment par les Mémoires, biographies, dictionnaires et autres Vies – et aux modèles construits par les textes fictionnels et non fictionnels[11].

Le corpus que nous proposons d’explorer dans ce premier colloque inclura à la fois les genres narratifs (roman, épopée, mais aussi Mémoires et récits de vie) et argumentatifs (éloges collectifs[12], traités polémiques, dictionnaires historiques) composés en France et en Grande-Bretagne durant la période où la querelle des femmes bat son plein, du XIVe siècle au XVIIIe siècle[13], un second colloque portant sur les XIXe-XXIe siècles. Si des études monographiques, consacrées à une femme ou un personnage féminin, pourront être reçues par le comité scientifique, on privilégiera des communications associant fiction et non-fiction et l’on cherchera particulièrement à articuler les parcours des femmes réelles avec les constructions idéologiques qui leur sont contemporaines, dans un double mouvement : les textes théoriques et catalogues de femmes illustres proposent des modèles de comportement qui orientent le comportement féminin tandis que les vies de femmes réelles leur fournissent de nouveaux exemples, voire de nouveaux modèles.

Plusieurs axes pourront être abordés à travers les communications proposées :

Typologies et constructions idéologiques

Les acceptions et les usages du mot « force » dans les textes polémiques de la Querelle des femmes, les dictionnaires historiques et les catalogues de femmes illustres. Comment la force des femmes est-elle définie ? quelles figures – mythiques, bibliques, historiques – l’illustrent-elles ? On prêtera une attention particulière à la définition de la force féminine dans les traités d’éducation des filles et aux figures exemplaires proposées. La rhétorique de l’éloge des femmes fortes : identification de topoï spécifiques ? points communs et différences par rapport à l’éloge des hommes ? (exemple du traitement des Neuf Preuses par Sébastien Mamerot, de celui des Dames illustres par Brantôme, en regard de leurs homologues masculins, etc.).

Mises en récit

Les vies de femmes fortes, du personnage historique à la figure exemplaire. On pense notamment au traitement de l’histoire de Jeanne d’Arc, mais aussi aux Vies de saintes, aux biographies spirituelles, au Recueil des Dames de Brantôme, etc. Les « récits de formation » et la place accordée à l’éducation de femmes dans les textes, qu’ils soient fictionnels ou non (accès aux livres et aux savoirs, formation à l’écriture, entraînement physique…). La représentation/(re)construction de soi par des femmes de pouvoir (Mémoires, etc.).

Représentations fictionnelles et non fictionnelles

Les figures de femmes fortes offertes par les textes non fictionnels et les échos qu’elles trouvent dans le roman ou l’épopée : comment ces deux genres se nourrissent-ils mutuellement ? Les figures de femmes fortes propres à un écrivain particulier et leur articulation avec les constructions idéologiques et débats de son époque.

Voix de femmes et auctorialité

Quelles voix féminines s’imposent dans le champ intellectuel ? quels espaces d’expression s’ouvrent-elles dans le champ social (création des premiers salons, lieux d’impression, bibliothèques, etc.) ? Des communications pourront porter sur des autrices, des femmes de savoir et des philosophes françaises et britanniques, comme Christine de Pizan, Marguerite de Navarre, les Dames des Roches, Georgette de Montenay, Marie de Gournay, Madame de La Fayette, Mary Wollstonecraft, Jane Barker, Eliza Haywood, Helen Maria Williams, Charlotte Lennox, Olympe de Gouges, jusqu’à Madame de Staël, et sur leur contribution à la mise en œuvre et à la définition de la force des femmes.

Culture matérielle et matrimoine

Que reste-t-il des actions transformantes des femmes au-delà des récits de vie considérés ? On s’interrogera notamment sur les traces matérielles qui en subsistent et la connaissance que nous en avons aujourd’hui, point de départ de nouveaux récits (quel est l’état de l’inventaire des fonds d’archive et de bibliothèques ? quelle est la visibilité du matrimoine des villes en France et en Grande-Bretagne [14]?).

Envoi des propositions de communication Les titres et propositions de communication (autour de 2000 signes), accompagnées d’une courte biobibliographie (situation institutionnelle, laboratoire, champs de recherche et principales publications), devront être envoyées avant le 31 octobre 2019 aux quatre organisatrices du colloque :

Ariane Ferry : ariane.ferry@univ-rouen.fr

Stéphane Pouyaud : s.pouyaud@gmail.com

Sandra Provini : sandra.provini@univ-rouen.fr

Caroline Trotot : caroline.trotot@u-pem.fr

[1] Voir les ouvrages Revisiter la « Querelle des femmes » : discours sur l’égalité-inégalité des sexes, Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 4 vol., 2012-2015. Pour une bibliographie complémentaire sur la Querelle des femmes, nous renvoyons au site de la SIEFAR : http://siefar.org/revisiter-la-querelle-des-femmes/

[2]On pense par exemple au Traictié des Neuf Preuesde Sébastien Mamerot (c. 1461-1472), qui a fait l’objet d’une édition critique récente par Anne Salamon (Genève, Droz, 2016).

[3]Voir Renée-Claude Breitenstein : « Le savoir comme « vertu » : la redéfinition des valeurs dans les éloges collectifs de femmes, du xveau xviesiècle », Revisiter la « querelle des femmes ». Discours sur l’égalité/inégalité des sexes, de 1400 à 1600, A. Dubois-Nayt, N. Dufournaud et A. Pauper (dir.), Saint-Étienne, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2013, p. 155-167 ; Gisèle Mathieu-Castellani, La quenouille et la lyre, Paris, Librairie José Corti, 1998.

[4]Voir notamment l’ouvrage de Linda Timmermans sur L’Accès des femmes à la culture (1598-1715), Paris, Classiques Garnier, 2007.

[5]Christine de Pizan, La città delle dame, trad. Patrizia Caraffi, éd. Earl Jeffrey Richards, Milan, Luni, 1998, p. 150-152.

[6]Cité dans Isabelle Ernot, « L’histoire des femmes et ses premières historiennes (xixe-début xxesiècle) », Revue d’Histoire des Sciences Humaines, 2007/1 (n° 16), p. 165-194. DOI : 10.3917/rhsh.016.0165. URL : https://www.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2007-1-page-...

[7]Pour reprendre le titre de l’ouvrage bien connu de Pierre Le Moyne, La Gallerie des femmes fortes(Paris, 1647).

[8]Sur les guerrières, nous renvoyons au récent colloque « Femmes de guerre » organisé par la SIEFAR en partenariat avec le Centre de Recherche des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (CREC) les 29-30 mars 2019.

[9]Sur les femmes de savoir, nous renvoyons en particulier au programme de recherche « Visibilité et invisibilité des savoirs des femmes » (voir le Carnet d’hypothèses : Carnet).

[10]Quelques exemples de travaux sur le travail des femmes sous l’Ancien Régime :Christine Dousset, « Commerce et travail des femmes à l’époque moderne en France », Les Cahiers de Framespa [En ligne], 2 | 2006, mis en ligne le 01 octobre 2006. URL : http://journals.openedition.org/framespa/57 ; Roméo Arbour, Les femmes et les métiers du livre en France, de 1600 à 1650, Chicago-Paris, Garamond Press et Didier Erudition, 1997 ; Madeleine Ferrieres, Genevière Dermenjian, Jacques Guilhaumou, Martine Lapied (dir.), Femmes entre ombre et lumière : recherches sur la visibilité sociale, XVIe XXe siècle, Aix, Publisud, 2000 ; Cynthia Truant, « La maîtrise d’une identité ? Corporations féminines à Paris aux XVIIeet XVIIIesiècles », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 3 | 1996, mis en ligne le 01 janvier 2005. URL : http://journals.openedition.org/clio/462 ; Nicole Dufournaud et Bernard Michon, « Les femmes et le commerce maritime à Nantes (1660-1740) : un rôle largement méconnu », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés [En ligne], 23 | 2006, mis en ligne le 01 juin 2008. URL : http://journals.openedition.org/clio/1926.

[11]La question des modalités de qualification de l’héroïsme féminin et de la représentation des héroïnes féminines dans le champ non fictionnel a été envisagée récemment dans un colloque organisé en janvier 2016 à l’Université de Strasbourg, « Héroïsme féminin, héroïnes et femmes illustres : une représentation sans fiction (xvie-xviie siècles) ».

[12]Sur ce genre, voir le dossier préparé par Renée-Claude Breitenstein, « Publics et publications dans les éloges collectifs de femmes à la fin du Moyen Âge et sous l’Ancien Régime », Études françaises, vol. 47, n° 3, 2011.

[13]Voir par exemple l’article de Joan Kelly, « Early feminist theory and the “Querelle des Femmes”, 1400-1789 », Signs, n° 8-1, 1982. Une périodisation plus large, courant jusqu’au début du xxe siècle, pourrait être adoptée comme l’a montré Eliane Viennot qui situe la Querelle des femmes entre la fin du xiiie siècle et le début du xxe siècle (http://www.elianeviennot.fr/Articles/Viennot-Querelle1-intro.pdf).

[14]Le projet « Cité des dames » de l’Université Paris Est Marne la Vallée (2019-2022) cherche en particulier comment rendre visibles aujourd’hui les traces de l’action des femmes inventrices et créatrices en valorisant le matrimoine de nos villes pour faire revivre les cités des dames.

Appel à contributions : Les minorités noires dans la France de l’époque moderne – Revue Lumières 34
Posted: Wednesday, August 14, 2019 - 23:45

Revue (juin 2020), avant le 15 décembre 2019

La revue Lumières est une production de l’Université Bordeaux-Montaigne, publiée par les Presses Universitaires de Bordeaux et dirigée par les laboratoires CLARE et SPH (Sciences Philosophie Humanités). Son numéro 34, donc la publication est prévue en juin 2020, aura pour thématique Les minorités noires en France à l’époque moderne. Si les Black Studies sont loin d’être une nouveauté en France avec plusieurs travaux approfondis sur le sujet depuis une dizaine d’années, ces derniers s’attachent souvent à la même temporalité (fin du XVIIIe siècle) et aux mêmes espaces (Paris, villes de la côte Atlantique). Afin d’offrir des points de vue complémentaires et d’ouvrir de nouvelles pistes de recherche, ce numéro, dans une perspective d’histoire sociale, se propose donc de mettre en valeur des études originales, afin de montrer toute la diversité de formes qu’a pu prendre la présence des minorités noires en France.

Argumentaire

L’objectif de ce numéro est ainsi de mettre en avant des études s’intéressant à des angles morts de la recherche sur la présence des Afro-descendants en France. Les lacunes sur cette question sont en effet de plusieurs ordres, qui sont autant de propositions de recherche – non exhaustives – pour ce numéro.

L’étude de la présence des minorités noires dans un contexte rural est un premier impensé de la recherche : l’histoire des populations noires en France reste ainsi largement une histoire urbaine, concentrée sur des villes-clefs dans le développement du royaume de France (Paris, Nantes, Bordeaux). La présence des minorités noires en métropole ne s’est pourtant pas limitée à ces villes qui ont souvent été le point de départ pour l’installation dans l’arrière-pays. Il s’agit dès lors de montrer les spécificités et les ressorts de cette confrontation des Afro-descendants avec les campagnes françaises.

L’histoire des Afro-descendants en métropole est par ailleurs effectuée à partir des mêmes biais de sources puisque ce sont souvent les archives des maîtres qui permettent de construire, en miroir, une histoire de leurs esclaves et de leurs domestiques de couleur. La mobilisation de nouvelles sources d’archives paraît donc essentielle afin d’approfondir la connaissance de certains groupes sociaux jusque-là peu étudiés. La question des moyens d’émancipation des libres de couleur, qu’ils soient des affranchis exerçant une activité indépendante ou des riches femmes créoles résidant en métropole, mériterait ainsi de plus amples investigations.

Enfin, les contributeurs sont invités à considérer la question de la présence noire en France dans une temporalité large : s’il ne s’agit pas d’oublier le XVIIIe siècle, qui reste bien évidemment central au vu de son importance et de l’axe de recherche de la revue Lumière, des incursions dans le XVIIe siècle sont ainsi tout à fait acceptées, afin de mieux comprendre l’ancienneté de ce phénomène. De la même façon, la Révolution et l’Empire rentrent dans le champ de ce numéro de revue, alors que ces décennies ont été décisives dans l’évolution des modalités d’arrivées des Afro-descendants en métropole et dans leur processus d’émancipation politique.

Modalités d’envoi des propositions

Les propositions d’articles, d’une longueur maximale de 500 mots, sont à soumettre avant le 15 juillet 2019 à l’adresse suivante : julie.duprat@enc-sorbonne.fr

Les articles retenus seront à rendre avant le 15 décembre 2019. Ils pourront être rédigés en français ou en anglais et ne devront pas dépasser 35.000 signes (espaces compris). Ils devront être accompagnés d’un court résumé en français et en anglais et de cinq mots clefs dans les deux langues.

Comité scientifique

Julie Duprat : julie.duprat@enc-sorbonne.fr

Tristan Coignard : tristan.coignard@u-bordeaux-montaigne.fr

Aurelia Gaillard : aurelia.gaillard@u-bordeaux-montaigne.fr

Jean Mondot : jean.mondot@u-bordeaux-montaigne.fr

Call for Contributions: An online forum on Early Modern Women’s Dis/Abilities
Posted: Wednesday, August 14, 2019 - 23:41

Early Modern Women, an Interdisciplinary Journal (Arizona State University)

In this forum, which will appear in Fall 2020, we hope to explore the gendered construction of ability and disability, broadly defined, including historically embodied experiences, literary productions, material culture, and artistic representations. We are particularly interested in contributions that explore the gendered experience and representation of women’s non-normative bodies and minds.

We are not interested in institutional or systemic disability, including economic, social, legal or educational disabilities, except as they pertain to the above discussions.

We are requesting completed essays of 3500 words including footnotes by October 1 2019. Decisions about publication, including requests to revise, will be made soon after this deadline. We would appreciate a brief notice of intention to contribute to the editors emwj@umw.edu prior to your submission.

Learn more: https://emwj.scholasticahq.com/?utm_campaign=ASU_EMWJ%20Forum%20CFP&utm_medium=email&utm_source=Test%20Sending%20-%20Leah&utm_term=ASU&utm_content=https:%2F%2Femwj.scholasticahq.com%2F

Society for Emblem Studies, 12th Conference
Posted: Wednesday, August 14, 2019 - 23:37

Coimbra 22-27 June 2020

Deadline : 25th August 2019

« From Emblem Book to Mythography and back » (Le français suit)

Argument of the panel

When Paul Frellon decided to illustrate Montlyard's  translation of Conti's Mythologiae Libri (1612), he chose engravings that had been used for Cartari's Imagini degli Dei degli Antichi, themselves influenced by sources where ancient fables appear as mysteries to be deciphered. And when Jean Baudoin, in 1627, entrusted Daniel Rabel with a new series of images for Conti's mythography, the artist borrowed from the Frellon collection and from the medals of du Choul: in the absence of an emblematic typographical arrangement, the spirit of the emblems inhabits this textual and iconographic space which is constituted by bricolage. Finally, the same Baudoin, after having published Conti's Mythology and translated Ripa's Iconography, published his own Recueil d’emblèmes divers (1638-1639).

These examples illustrate the back and forth movement of mythological material (texts and images) between mythographies and books of emblems. These two genres, which are based on the idea of the symbolic power of figures, nevertheless obey different logics, regarding material edition, organization of discourse and relationship between text and images. Françoise Graziani showed that the mythographic texts were initially incompatible with the very principle of illustration[1]. It is true, however, that the authors of emblems willingly play with mythological material or even with mythographic knowledge, mixed with other subjects[2].

This panel aims to explore the reciprocal influence of mythographical and emblematical traditions (XVIth-XVIIth centuries) by focusing on the transformations and reconfigurations that take place from one to the other.

Proposals should include the presenter's name, academic affiliation, email, the paper title, the abstract of the paper (no longer than 250 words), a brief academic C.V. (no longer than 100 words).

Please submit your proposal to Céline Bohnert: celine.bohnert@univ-reims.fr by 25 August 2019.

*

« Livres d’emblèmes et mythographies : allers et retours »

Date limite : 25 août 2019

Argument du panel

Lorsque Paul Frellon décide d’illustrer la traduction des Mythologiae de Conti par Montlyard (1612), il choisit des gravures qui ont servi pour les Imagini degli dei degli Antichi  de Cartari, elles-mêmes marquées, sans doute, par des sources où les fables antiques apparaissent comme des mystères à déchiffrer. Et lorsque Jean Baudoin, en 1627, confie à Daniel Rabel une nouvelle série d’images pour la mythographie de Conti, l’artiste s’inspire du fonds Frellon et des médailles de du Choul : à défaut d’un dispositif emblématique, l’esprit des emblèmes habite cet espace textuel et iconographique qui se constitue par bricolages.  Enfin le même Baudoin, après avoir édité la Mythologie de Conti et traduit L’Iconographie de Ripa, publie son propre Recueil d'emblèmes divers (1638-1639).

Ces exemples illustrent les allers-retours du matériel mythologique (textes et images) entre les sommes mythographiques et les livres d’emblèmes. Ces deux genres, qui reposent sur l’idée du pouvoir symbolique des figures, obéissent pourtant à des logiques différentes, qu’il s’agisse de la mise en livre, de l’organisation du discours et du rapport entre texte et images. Françoise Graziani a ainsi montré que les textes mythographiques étaient au départ incompatibles avec le principe même de l’illustration[3]. Il est vrai cependant que les auteurs d’emblèmes jouent volontiers avec le matériau mythologique voire avec les savoirs mythographiques, mêlés à d’autres sujets[4].

Ce panel voudrait explorer l’influence réciproque de la mythographie et de l’emblématique (XVIe-XVIIe siècles) en mettant l’accent sur les transformations et les reconfigurations qui s’opèrent de l’une à l’autre.

Merci d’envoyer vos propositions à Céline Bohnert: celine.bohnert@univ-reims.fr pour le 25 août 2019.

Elles incluront

-votre nom et votre institution de rattachement

-votre e-mail un bref CV (100 mots maximum)

-le titre de la conférence

-le résumé de la conférence (250 mots maximum).

 

[1] Françoise Graziani, « ‘La vérité en images’ : la méthode sophistique », La Licorne, « Le défi de l’art. Philostrate, Callistrate et l’image sophistique », n°75, 2006, p. 137-151.

[2] Anne-Elisabeth Spica, « Lire et relire la mythologie à travers les recueils emblématiques, du xvie au xviie siècle », XVIIe Siècle, 2016/3 (n°273), p. 395-410. 

[3] Françoise Graziani, « ‘La vérité en images’ : la méthode sophistique », La Licorne, « Le défi de l’art. Philostrate, Callistrate et l’image sophistique », n°75, 2006, p. 137-151.

[4] Anne-Elisabeth Spica, « Lire et relire la mythologie à travers les recueils emblématiques, du xvie au xviie siècle », XVIIe Siècle, 2016/3 (n°273), p. 395-410. 

New Publications

Loaisel de Tréogate (Joseph-Marie), Nouvelles et contes - éd. Deharbe (Charlène), Gevrey (Françoise)
Posted: 24 Sep 2022 - 06:10

Joseph-Marie Loaisel de Tréogate, Nouvelles et contes,  éd. Deharbe (Charlène), Gevrey (Françoise), Paris, CLassiques Garnier, 2022.

Loaisel de Tréogate n’est pas seulement l’auteur de Dolbreuse, comme on le croit trop souvent. Très représentative de son temps, son inspiration s’enracine dans le siècle des Lumières, tout en annonçant Sade et le roman noir. Ce volume rassemble ses nouvelles et contes parus entre 1776 et 1779.

Nombre de pages: 476
Parution: 27/07/2022
Collection: Bibliothèque du xviiie siècle, n° 56
ISBN: 978-2-406-12794-9

Plus d'informations ici.

 

Traductions de La Boétie (dir. Romain Menini)
Posted: 24 Sep 2022 - 06:08

Traductions de La Boétie, dir. Romain Menini, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Cet ouvrage rassemble les actes des VIIIe rencontres La Boétie, accueillies à Sarlat-la-Canéda, du 23 au 25 janvier 2019, et consacrées aux traductions de La Boétie.

Nombre de pages: 190
Parution: 20/07/2022
Collection: Cahiers La Boétie, n° 6
ISBN: 978-2-406-13193-9

Plus d'informations ici.

 

Duplessis-Mornay (Philippe), Méditations sur les Psaumes - éd. Pascale Blum
Posted: 24 Sep 2022 - 06:01

Duplessis-Mornay (Philippe), Méditations sur les Psaumes, éd. Pascale Blum, Paris, Classiques Garnier, (2004), 2022.

Cet ouvrage réunit les méditations que Philippe Duplessis-Mornay a consacrées aux psaumes durant sa vie. Il pratique ce genre en vogue dans les cercles réformés comme un mode d'explication de l'Écriture et comme un genre littéraire dévot. Cette édition en éclaire les enjeux religieux, historique et littéraire.

Nombre de pages: 417
Parution: 31/08/2022
Réimpression de l’édition de: 2004
Collection: Textes de la Renaissance, n° 96
ISBN: 978-2-406-14123-5

Plus d'informations ici.

 

Jean de Sponde, Méditations sur les Pseaumes (éd. Sabine Lardon)
Posted: 24 Sep 2022 - 05:59

Jean de Sponde, Méditations sur les Pseaumes, éd. Sabine Lardon, Paris, Classiques Garnier, (1996) 2022.

Dédiées au roi de Navarre, les méditations de Jean de Sponde, alors toujours protestant et vivant intensément sa foi, se font l’écho des misères de l’Église et du peuple des fidèles. Le riche paratexte inscrit l’œuvre dans l'histoire politique, juridique, religieuse et littéraire de son temps.

Nombre de pages: 515
Parution: 31/08/2022
Réimpression de l’édition de: 1996
Collection: Textes de la Renaissance, n° 9
ISBN: 978-2-406-14125-9

Plus d'informations ici.

 

Descartes et ses mathématiques (dir. Olivia Chevalier)
Posted: 24 Sep 2022 - 05:51

Descartes et ses mathématiques, dir. Olivia Chevalier, Paris, Classiques Garnier, 2022.

Dans cet ouvrage, il s’agira non seulement d’aborder différentes facettes de l’activité mathématique de Descartes, assez peu connues, mais également diverses dimensions de sa pensée mathématique.

Nombre de pages: 220
Parution: 14/09/2022
Collection: Histoire et philosophie des sciences, n° 27
ISBN: 978-2-406-12653-9

Plus d'informations ici.