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Jean-François Perrin, Poétique romanesque de la mémoire avant Proust. Tome I - Éros réminiscent (XVIIe-XVIIIe siècles)
Posted: 7 Apr 2017 - 10:14

Paris, Classiques Garnier, 2017. ISBN 978-2-406-06323-0. 333p. 39€.

En tant que procédé compositionnel, la conjonction des temps par une scène – ou une série de scènes – de ressouvenir qui caractérise la Recherche du temps perdu est peut-être immanente à l’art narratif. Cet ouvrage confronte l’hypothèse au roman français des xviie-xviiie siècles.

 

TABLE DES MATIÈRES

Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

Première partie

RACINES

Du ressouvenir dans la haute Romancie, de lastrée à clélie .. . .  33

La boite et le muet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  35

Surimpressions : Cléopâtre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . .  37

La scène originaire : L’Astrée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  42

Mémoire profanée : Clélie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . .  49

Que la mémoire amoureuse est plus réelle que le réel . .  . . . .  52

Une poétique de l’imaginaire mémoriel, la princesse de clèves . . . .   57

Surimpression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . . . . . . .    59

Signes mémoratifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . . . . . . . . .   61

Images rivales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .     66

 

Deuxième partie

RECONNAISSANCES DE ZAYDE À MARIVAUX

Ressouvenir et reconnaissance dans zayde de Mme de Lafayette . . 75

De l’inconvénient de croire ressembler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  77

Provoquer la mémoire pour susciter l’aveu. . . . . . . . . . . . . . .  . .  79

D’un portrait obsédant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . .  81

Assonances narratives : levée des énigmes . . . . . . . . . . . . . . . .   . 82

Ressouvenir et déni de reconnaissance dans l’« histoire de Tervire » . . . . . 87

Soi-même comme un(e) autre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  88

Deux réminiscences pour rien ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90

Briser l’oubliance, affecter la mémoire . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . 93

Puissance du déni . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .   . . . . .97

Vers l’inconnu(e), dans l’oubli de soi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99

 

Troisième partie

INTERMITTENCES : MARIVAUX ET CRÉBILLON

Mémoire du coeur et intermittences de soi

L’amnésie de Marianne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107

La disposition des affects : une scénarisation de l’insu . . . . . . . . . . 109

Au miroir de l’oubli : le transport de Marianne . . . . . . . . . . . . . . .  114

Du déni au souvenir jailli : un différé très composé . . . . . . . .  . . .   117

Tenter la mort . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 120

La mémoire et l’oubli dans les égarements du coeur et de lesprit . . . . . .. . . .  123

Intermittences . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . . .  124

Rivalité d’ « imagines agentes » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  . . . . 126

Du libre-arbitre comme art de la distance intérieure . . . . . . . . . . . .  129

Du vide au coeur et de la physique de l’âme . . . . . . . . . . . . .  . . . . . 134

 

Quatrième partie

PROVOQUER LA MÉMOIRE : CRÉBILLON ET ROUSSEAU

Schézaddin ou le rêveur définitif . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  141

Aimer en songe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  144

Aimer par ressouvenir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  146

Cristallisation réciproque . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  149

Désenchantement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  151

Réenchantement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  154

Sophie ou la Femme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 159

Sophie ou les nouvelles Nouvelles folies romanesques, Histoire véritable  . . .  160

Éducations parallèles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  164

« Tout n’est qu’illusion dans l’amour » . . . . . . . . . . . . . . . . .  166

Émile et Sophie ou l’élection par ressouvenir . . . . . . . . . . . .  167

Circé ou Pénélope ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  175

Rêver les yeux ouverts : le modèle oriental . . . . . . . . . . . . . .  177

 

Cinquième partie

DE LA MÉMOIRE AFFECTIVE COMME MOTEUR NARRATIF : CLEVELAND

Mémoire affective et régie narrative . . . . . . . . . . . . . . .  189

Partage compassionnel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  189

« L’ordre me gêne ». De la nécessité d’une régie narrative . . . .  192

De la mémoire affective comme expérience problématique de soi . . . .  197

Énigme de l’insu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  197

Cécile et/ou Fanny ? Logique du lapsus . . . . . . . . . . . . . . . . .  200

De l’impact onirique des « imagines agentes » . . . . . . . . . . .  204

Surimpressions floues . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  208

 

Sixième partie

RÉVOLUTION ; LA NOUVELLE HÉLOÏSE

Du roman épistolaire comme herméneutique en acte . . .  221

Partage herméneutique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  222

Réinterprétation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  225

Zone aveugle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  229

Ellipses et non-dits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  231

Vers une poétique moderne du ressouvenir et de l’oubli. .. . . . .  235

« Tout revenait » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  236

Provoquer le ressouvenir : le portrait de Julie . . . . . . . . . . . .  241

De la difficulté d’oublier

ou de faire oublier . . . . . . . . . . . . .  245

Les assonances de la mémoire. Une compositionen miroir  . . .  253

Imitation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  254

Pour jamais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  257

La fin dans le commencement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  262

La chaîne des images . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  267

 

Septième partie

POSTÉRITÉ FRANÇAISE DE LA NOUVELLE HÉLOÏSE (1762-1803)

Poétique de la scène de ressouvenir . . . . . . . . . . . . . . . . .  275

Infinitésimaux de la conscience. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  275

La scène de ressouvenir dans le corpus . . . . . . . . . . . . . . . . .  279

Mémoire affective et construction narrative . . . . . . . .  289

Amorces narratives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  290

Assonances narratives : Malvina . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  292

Assonances narratives en réseau : Valérie . . . . . . . . . . . . . . . .  296

 

Commandes: https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=2790&utm_source=sendinblue&utm_campaign=Classiques_Garnier__Nouveauts_disponibles_en_librairie&utm_medium=email&vmcchk=1&Itemid=1

La Langue des émotions - XVIe-XVIIIe siècle
Posted: 5 Apr 2017 - 15:48

Véronique Ferrer, Catherine Ramond (dir.). Paris, Classiques Garnier, coll. Rencontres N° 287, 2017. ISBN 978-2-406-06249-3. 416 p., 49 €.

S’inscrivant dans le prolongement des recherches fécondes sur l’histoire des émotions, ce livre s’interroge sur les tentatives de rénovation de la langue littéraire de la Renaissance à l’âge des Lumières à partir du critère de l’émotion, sur le double plan des spéculations théoriques et des réalisations pratiques.

Table des matières: https://www.classiques-garnier.com/editions-tabmats/VfrMS02_tabmat.pdf

Commandes: https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=2763&vmcchk=1&Itemid=1

 

Machines à voir : pour une histoire du regard instrumenté (XVIIe-XIXe siècles)
Posted: 5 Apr 2017 - 15:43

Delphine GLEIZES & Denis Reynaud (éd.). Presses universitaires de Lyon, collection "Littérature & idéologies", 2017. EAN13 : 9782729709167.

Qu’est-ce qu’un microscope à atomes crochus ? À quoi sert un téléchromo­photophono­tétroscope ? Comment l’historioscope permet-il de remonter le temps ? Qui le premier parla de télévision ? Quelle est la différence entre un panorama et un diorama ? Pourquoi le fantascope a-t-il prospéré pendant la Révolution ? On trouvera les réponses à ces questions et bien d’autres encore dans cette anthologie, savamment annotée et copieusement ­illustrée. Plus de 200 textes présentent presque autant de machines optiques réelles ou imaginaires. 

C’est une histoire du regard pendant les deux siècles qui ont précédé l’invention du cinéma que propose ce livre. Ou plus exactement une histoire de la façon dont divers instruments ont changé notre façon de voir le monde et de nous voir nous-mêmes. Ces « machines à voir » ont rarement connu un succès commercial durable, mais ce sont aussi et surtout de merveilleuses « machines à écrire » qui ont stimulé l’imagination d’auteurs, écrivains et philosophes divers, à découvrir ou à redécouvrir ici.

Delphine Gleizes est maître de conférences en ­littérature française du XIXe siècle à l’Université ­Lumière Lyon 2 et membre de l’UMR 5317 IHRIM. Elle travaille sur l’œuvre littéraire et graphique de Victor Hugo, et plus largement sur les rapports entre littérature et culture visuelle. Elle a publié L’Œuvre de Victor Hugo à l’écran. Des rayons et des ombres (Québec, P.U. Laval, 2005) et co-dirigé, avec Sarga Moussa, Juliette Récamier dans les arts et la littérature. La fabrique des représentations (Paris, Hermann, 2011).

Denis Reynaud est professeur de littérature française à l’Université Lumière Lyon 2. Son activité de recherche porte principalement sur les systèmes d’information et sur les jeux sous l’Ancien Régime. Avec Chantal Thomas, il a codirigé La Suite à l’ordinaire prochain : la représentation du monde dans les gazettes (PUL, 1999) et Le Régent : entre fable et histoire(CNRS éditions, 2003).

http://presses.univ-lyon2.fr/

Fr.-X. Cuche, L'Absolu et le monde. Études sur les écrits du Petit Concile. Bossuet, La Bruyère, Fénelon et leurs amis.
Posted: 5 Apr 2017 - 15:39

Avant-propos de Béatrice Guion et Pierre Hartmann. Préface de Benedetta PapasogliParis, Honoré Champion, coll. "Lumière classique", 2017. ISBN 9782745331533. 712 p. 85€.

Encore trop méconnu, le Petit Concile fut pourtant le plus important pôle intellectuel du catholicisme français sous le règne de Louis XIV. Profondément convaincu que seul l’Absolu « est » véritablement, il ne croyait pas moins que le Salut se joue dans l’Histoire et que la société en est le lieu. Dès lors toutes les questions, y compris politiques ou économiques, qui se posaient aux chrétiens de son temps l’ont intéressé. L’interrogation sur la société y passe par une interrogation sur la littérature et fonde une écriture neuve du monde. Entre ancrage dans la tradition et voies ouvertes à l’avenir, le Petit Concile a joué un rôle décisif à la charnière de l’Europe des « Dévots » et de l’Europe des « Philosophes ».

Commandes: http://www.honorechampion.com/fr/book/9782745331533

CORRESPONDANCE. LETTRES À MADAME DE MAINTENON, VOLUME X, 1710-1714
Posted: 5 Apr 2017 - 15:35

ÉDITION INTÉGRALE ET CRITIQUE PAR HANS BOTS, EUGÉNOE BOTS-ESTOURGIE ET CATHERINE HÉMON-FABRE. PRÉCÉDÉE D'UNE INTRODUCTION. Paris, Honoré Champion, Coll. BIBLIOTHEQUE DES CORRESPONDANCES, MEMOIRES ET JOURNAUX, 2017. ISBN 9782745336088. 822 P. 90€.

Ce tome X de l’édition critique intégrale de la Correspondance passive de Mme de Maintenon contient 780 lettres envoyées à la Marquise par 150 correspondants différents entre le 1er janvier 1710 et le 31 décembre 1714. Parmi ceux-ci, de grandes personnalités telles que la reine d’Angleterre, la princesse des Ursins, le duc du Maine et la reine Marie-Louise d’Espagne, et de nombreux représentants du haut clergé, tels Louis-Antoine de Noailles et Henri-Pons Thiard de Bissy. Cette période est marquée par un drame familial de la dynastie Bourbon, la disparition des trois Dauphins en 1711 et 1712, puis par celle du duc de Berry en 1714. On suit de près les négociations qui aboutirent en 1713 et 1714 aux traités de paix conclus à Utrecht entre la France, le Portugal, la Prusse, la Savoie, la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies, suivis de ceux de Rastadt et Baden entre la France et le Saint-Empire. Cette paix met fin à la longue guerre de Succession d’Espagne et permet de maintenir Philippe V sur le trône espagnol. L’influence grandissante du jansénisme dans l’Église de France et la promulgation de la bulle Unigenitus en 1713 divisent l’épiscopat français. Ces tensions préoccupent l’épouse du Roi et détériorent considérablement pendant ces années les relations entre Mme de Maintenon et le cardinal de Noailles. Les lettres recueillies dans ce tome constituent une source précieuse en permettant de suivre pas à pas le déroulement de la guerre de Succession d’Espagne. Elles montrent le rôle éminent d’intermédiaire et d’avocate assumé par Mme de Maintenon en faveur de nombreux contemporains auprès du Roi son époux. Nombreux sont ceux qui font appel à sa médiation par crainte d’importuner le Roi en s’adressant directement à lui. Ce sont surtout des ecclésiastiques qui voient en elle leur dernier recours. Dans leur ensemble les lettres recueillies dans ce tome constituent une source précieuse permettant de suivre pas à pas le déroulement de la guerre de Succession d’Espagne.

Hans Bots est professeur émérite de l’université de Nimègue. Il a publié divers ouvrages consacrés aux multiples aspects de la République des Lettres. Il coordonne et dirige l’édition de la Correspondance de Mme de Maintenon. Avec son épouse il a publié les volumes I, II, III, VII, VIII et IX.

Eugénie Bots-Estourgie, ancien proviseur de lycée, a travaillé sur les Correspondances d’André Rivet et de Jean-Frédéric Gronovius. Elle a préparé avec son époux les tomes I, II, III, VII, VIII et IX de la Correspondance de Mme de Maintenon.

Catherine Hémon-Fabre est maître de conférences au Collège de France. Elle s’intéresse particulièrement aux correspondances, Mémoires et récits de voyage des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle a publié les tomes VII, VIII et IX de la Correspondance de Mme de Maintenon, en collaboration avec Hans Bots et Eugénie Bots-Estourgie.

Commandes: https://www.honorechampion.com/fr/champion/10535-book-08533608-9782745336088.html