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New Publications

Francisco Pacheco, L'ART DE LA PEINTURE, D'après une des rares éditions originale (Séville 1649).
Posted: 4 Dec 2017 - 12:35

Traduction, présentation et notes par Jean-Louis Augé. Paris, Honoré Champion, 2017. ISBN 9782745346988. 878 p. 89€.

Francisco Pacheco (ou Francisco Pérez del Rio, Sanlucar de Barrameda, 1564 - Séville, 1644) est un peintre maniériste réputé pour avoir été le maître et le beau-père de Diego Velazquez de Silva. Artiste savant d’excellent niveau et dessinateur de talent, il demeure l’auteur d’un des trois traités de peinture du Siècle d’Or espagnol : L’Art de la Peinture, rédigé de 1619-20 à 1638. Jusqu’ici partiellement traduit en français, ce texte s’avère un véritable pensum, source incontournable de références tant dans le domaine artistique que pour l’histoire des mentalités. Injustement dénigré, Pacheco révèle par sa grande honnêteté intellectuelle et morale toute la portée de son analyse de l’art de peindre, parfois d’une brûlante actualité.

Jean-Louis Augé est poète, auteur dramatique, Historien et Historien de l’Art, Conservateur en Chef des musées Goya et Jaurès de Castres, de formation classique et hispaniste, il a traduit et annoté L’Art de la Peinture de Pacheco en relation avec les deux grands chefs-d’oeuvre du maître sévillan présents au musée Goya. Chevalier de la Légion d’Honneur et du Mérite, Officier de l’Ordre d’Isabelle la Catholique, et membre correspondant de l’Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando de Madrid, il est l’auteur de nombreuses publications d’Histoire de l’Art dont L’Art en Espagne et au Portugal (2000), Goya, Gravures et Lithographies (2005), Dalí et le Livre d’Art (2014). Il a publié la pièce de théâtre « Tout un ciel de Tolède » (2015) qui relate la rencontre imaginaire de Greco et de saint Jean de la Croix.

https://www.honorechampion.com/fr/10731-book-08534698-9782745346988.html

Gaël Le Chevalier, La Pratique du spectateur - La médiation des regards dans le théâtre de Thomas Corneille
Posted: 30 Nov 2017 - 11:44

Paris, Classiques Garnier, coll. Lire le XVIIe Siècle, 2017. ISBN 978-2-406-06037-6. 405 p. 48€.

Fondée sur l’œuvre dramatique de Thomas Corneille, cette étude considère, après une réflexion sur les relations qu’entretiennent l’optique et la scène, les moyens dramaturgiques qui permettent d’instituer le spectateur comme tel, puis de l’accompagner dans la compréhension et l’interprétation du texte.

https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=3147&utm_source=sendinblue&utm_campaign=Classiques_Garnier__Nouveauts_disponibles_en_librairie&utm_medium=email

La Tragédie et ses marges. Penser le théâtre sérieux en Europe (XVIe-XVIIe siècles)
Posted: 30 Nov 2017 - 11:07

Florence d'Artois et Anne Teulade (dir.), La Tragédie et ses marges. Penser le théâtre sérieux en Europe (XVIe-XVIIe siècles). Genève, Droz, collection «Travaux du Grand Siècle», 2017. EAN13, 9782600058056.

La renaissance de la tragédie s’accompagne, aux XVIe et XVIIe siècles en Europe, de l’éclosion de formes dramatiques qui se situent à ses marges, sans pour autant être marginales. La tragédie occupe alors une position à la fois centrale et décentrée au sein d’un ensemble mobile et plus vaste, que l’on peut qualifier de théâtre sérieux. Il fallait penser cette place et modéliser les relations dynamiques et complexes entre la tragédie et ces autres formes.

Cet ouvrage revisite également les usages de ce théâtre, interrogeant par exemple la place dévolue au théâtre didactique, les types d’émotions engagés par les fictions à sujet grave, la mobilisation éventuelle d’un décryptage allégorique et la possibilité de parler de « drame » épique. Enfin, il s’intéresse à la manière dont les poètes accommodent les différentes formes de théâtre sérieux aux enjeux d’un monde nouveau, prenant acte d’un changement de paradigme culturel : comment un théâtre érudit ou commercial, dans tous les cas non liturgique, peut-il prendre en charge les récits religieux, biblique ou hagiographique ? Qu’en est-il de la représentation de l’histoire nationale, notamment dans les puissantes monarchies qui sont en train de se constituer, en Espagne, en France et en Angleterre? Dans quelle mesure le retour au premier plan de formes héritées de l’Antiquité s’accompagne-t-il de ces préoccupations idéologiques nouvelles ? 

https://www.droz.org/world/fr/6535-9782600058056.html

TABLE DES MATIÈRES

Introduction

Première partie. Pensées théoriques et non théoriques

Chapitre 1. La négociation des traités avec les formes modernes

- Florence d’ARTOIS (Maître de conférences en littérature espagnole, Université Paris Sorbonne) : « Qu’est-ce qu’une « tragédie éthique » ? Ambiguïté de l’èthos dans les poétiques néo-aristotéliciennes italiennes et espagnoles »

- Enrica ZANIN (Maître de conférences en littérature comparée, Université de Strasbourg) : « La tragédie à fin heureuse, ou comment une forme aristotélicienne est rejetée par les néo-aristotéliciens (Italie, France, Espagne) »

Chapitre 2. La pensée des discours non savants

- François LECERCLE (Professeur de littérature comparée, Université Paris Sorbonne) : « La tragédie est une comédie qui s’ignore : brouillages et partages dans la polémique théâtrale, en France, dans la première moitié du XVIIe siècle »

- Lise MICHEL (Professeure assistante en littérature française, Université de Lausanne) : « Objets et pratiques des commentaires non savants sur la tragédie (France, 1660-1670) »

Deuxième partie. Traductions et imitations : la réécriture, creuset de propositions

Chapitre 3. Expérimentations savantes

- Marie SAINT MARTIN (Professeure en classes préparatoires, docteure en littérature comparée de l’université Paris Sorbonne) : « La tragédie avant la tragédie : les premières traductions du théâtre grec en langue vernaculaire »

- Line COTTEGNIES (Professeure de littérature anglaise, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3) : « Une pièce romaine pour quoi faire ? Antonius de Mary Sidney  (1592) ou le  ‘closet drama’  en question »

Chapitre 4. Revivifier le spectacle tragique, entre douceur et violence

- Danielle BOILLET (Professeure émérite de littérature italienne, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3) : « La tragédie à Bologne dans le sillage de Circé : La « Medea essule » (1602) de M. Zoppio »

- Zoé SCHWEITZER (Maître de conférences en littérature comparée, Université Jean Monet, Saint Étienne) : « Du dénouement spectaculaire comme critère »

Troisième partie. Hybridations et redéploiements: dissolution ou pensée des frontières génériques ?

Chapitre 5. Usage des topoï épiques : transitions et expérimentations 

- Jean CANAVAGGIO (Professeur émérite de littérature espagnole, Université Paris Ouest Nanterre) : « La Numancia de Cervantès, de comedia à tragedia »

- Fausta ANTONUCCI (Professeur de littérature espagnole, Università Roma Tre) : « Le siège d’une ville comme thème dramatique des débuts de la Comedia Nueva et son lien à la tragédie »

- Tiphaine KARSENTI (Maître de conférences en arts du spectacle, Université Paris Ouest Nanterre) : « Les scènes de bataille dans la tragédie française au tournant des 16e et 17e siècles »

Chapitre 6. La rénovation de la tragédie par l’absorption des genres mixtes

- Fabien CAVAILLÉ (Maître de conférences en arts du spectacle, Université de Caen) : « Les amours malheureuses entre tragédie, tragi-comédie et pastorale : globalisation d'un motif et mise en réseau des genres (France, 1580-1630) »

 - Alban DÉLÉRIS (Docteur en littérature française, Université Paul Valéry Montpellier) : « Quand la tragédie ‘dégénère’ : l’effet monstre dans le théâtre français et anglais au tournant des XVIe et XVIIe siècles »

- Bénédicte LOUVAT-MOLOZAY (Maître de conférences en littérature française, Université Paul Valéry, Montpellier et membre de l’Institut Universitaire de France) : « Deux moments de refondation du genre en France : la tragédie des anéees 1630 et la tragédie en musique des années 1670 »

- Françoise DECROISETTE (Professeure émérite de littérature italienne, Université Paris 8) : « Retour à l’horreur tragique dans les tragedie in musica de Girolamo Frigimelica Roberti (1653-1732) »

Chapitre 7. L’intégration des effets comiques : distanciation, parodie ou réactivation de l’efficacité tragique ?

- Juan Carlos GARROT ZEMBRANA (Professeur de littérature espagnole, Université de Tours) : « Los malcasados de Valencia ou la tragédie et la farce déjouées »

- Stéphane MIGLIERINA (Maître de conférences en littérature italienne, Université Paris Sorbonne) : « Les tragédies d’un comico : théâtre sérieux et comédie du pouvoir chez Nicolò Biancolelli »

- Marcella TRAMBAIOLI (Professeure de littérature espagnole, Università degli Studi del Piemonte Orientale) : « Farsa a manera de tragediaFarce à la manière d’une tragédie : nouvelles réflexions sur la fête théâtrale courtisane dans l’Espagne des XVIe et XVIIe siècles par rapport au théâtre tragique »

Quatrième partie. Le théâtre sérieux  à l’épreuve de ses dehors : confrontations à la culture de la première modernité

Chapitre 8. La porosité aux discours non dramatiques (discours, philosophie, histoire et morale)

 - Enrica ZANIN (Maître de conférences en littérature comparée, Université de Strasbourg) : « “Il dialogo all’altezza della tragedia” : proximité entre dialogue et tragédie (Italie, France 1550-1630) »

- Guillaume NAVAUD (Professeur en classes préparatoires, docteur en littérature comparée de l’université Paris Sorbonne) : « Le chaud et le froid. Tragédie, histoire et philosophie dans l’Angleterre de la Renaissance.»

- Christine SUKIC (Professeure de littérature anglaise, Université de Reims) : « “stages too / Have a respect due to them” : The Revenge of Bussy D’Ambois  (1613), une tragédie à la marge »

Chapitre 9. L’accommodation du théâtre sérieux à la culture post-tridentine

- Bruna FILIPPI (Professeur d’histoire et de littérature italienne, Università di Roma LUMSA) : « La tragédie chrétienne jésuite en Italie entre édification spirituelle et morale »

- Cécile BERGER (Maître de conférences en littérature italienne, Université Toulouse Jean Jaurès) : « Les choix esthétiques de G.B. Andreini dans L’Adamo (1613), sacra rappresentazione à l’image d’une conception divine du monde »

- Isabel IBAÑEZ (Professseure de littérature espagnole, Université de Pau) : « De l’incompatibilité entre hagiographie et tragédie : La Ninfa del Cielo de Tirso de Molina »

- Yves GERMAIN (Maître de conférences en littérature espagnole, Université Paris Sorbonne) : « La part du démon, une possible inflexion tragique au sein de l’auto sacramental caldéronien ? »

- Barbara SELMECI (Maître assistante de littérature française, Université de Lausanne) : « Heurs et leurres de la tragi-comédie chrétienne. Les deux Josaphat de Magnon et D.L.T. »

Chapitre 10. Livrer un regard sur le monde contemporain

- Anne WAGNIART (Maître de conférences en littérature germanique, Université d’Artois, Arras) : « La tragédie protestante allemande des XVIe-XVIIe siècles »

- Anne TEULADE (Maître de conférences en littérature comparée, Université de Nantes, et membre de l’Institut Universitaire de France) : « Une tragédie d’actualité est-elle possible ? Parler aux émotions et aux croyances des spectateurs »

Chemins du cartésianisme
Posted: 30 Nov 2017 - 11:03

Dir. Antonella Del Prete et Raffaele Carbone. Paris, Classiques Garnier, coll. Constitution de la modernité, 2017. EAN 9782406071846. 276 p., 39 €.

Cet ouvrage contribue au vaste domaine d’études qu’est l’histoire du cartésianisme. Analysant une pensée qui reste vivante à cause de sa capacité de se réfracter sous des aspects inattendus, il explore des sujets qui se situent à l’intersection de plusieurs champs thématiques : théologie, physique, médecine, etc.

 
Daniel Ménager, L'Aventure pastorale
Posted: 30 Nov 2017 - 10:56

Paris, Les Belles Lettres, Essais, 2017. EAN13 : 9782251447346. 288 p. 35€; epub 24,99€.

 

Des bergers et des bergères, des moutons et des eaux claires, le vent qui frémit dans les arbres : tout cela concerne-t-il encore notre temps ? Si le désir de beauté n’est pas mort, la réponse ne fait pas de doute. D’autant que les personnages de ces romans de la Renaissance sont à l’unisson des lieux où ils vivent. Chez Sannazar, Montemayor et D’Urfé, règnent la politesse et les belles manières. Chez Cervantès lui-même, volontiers ironique, la courtoisie réussit à contenir la violence des passions. Les dieux sont morts, même si certains cultes essaient encore de donner le change. Reste ce beau devoir de l’humanité qui s’appelle la bienveillance. Quand un inconnu se présente, on écoute son histoire et on essuie ses larmes, car il est presque toujours malheureux, même en Arcadie. Mieux : on l’invite à chanter et à jouer de la musique, suprême consolation.

Les plus belles sociétés utopiques de la Renaissance ne sont pas celles qu’ont inventées Thomas More ou Campanella, singulièrement dépourvues de liberté. Ce sont ces petites réunions de pasteurs, parfaitement improbables, où ne règne aucune autorité. Des duègnes mystérieuses ou des druides vénérables se contentent de réconforter les bergères en pleurs à la recherche d’un amant infidèle. Ils n’imposent aucune loi. Chez d’Urfé, le plus magistral des quatre auteurs ici étudiés, il revient à chacun de trouver sa voie et personne ne peut faire l’économie du temps. Comme, bientôt, chez Corneille et Descartes.

 

Daniel MÉNAGER

Daniel Ménager est professeur émérite à l'Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense. Ses principaux travaux portent sur Ronsard, qu'il a édité dans la « Bibliothèque de La Pléiade », avec Jean Céard et Michel Simonin (deux volumes, 1993 et 1994). Il a en outre publié : La Renaissance et le rire (1995), La Renaissance et la nuit (2005), La Renaissance et le détachement (2011), L’Ange et l’ambassadeur (2013), et, aux Belles Lettres, L’Incognito, d’Homère à Cervantès (2009) et Le Roman de la bibliothèque (2014).

 

Table des matières

Introduction

Chapitre I. La fin de l’âge d’or Chapitre II. L’oeuvre du temps Chapitre III. Rencontres et reconnaissances Chapitre IV. Utopies affectives Chapitre V. Émotions Chapitre VI. Le récit Chapitre VII. Musiques

https://www.lesbelleslettres.com/livre/3387-l-aventure-pastorale

Source: Fabula