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Calls for Papers and Contributions

L’enfance sous l’Ancien Régime (XVIe-XVIIIe s.). Représentations et postures éducatives
Posted: Tuesday, July 5, 2016 - 10:49

Créteil (9 et 10 novembre 2016),  propositions avant le 15 juillet 2016

Colloque international « jeunes chercheurs » du Laboratoire de recherche Lettres, Idées, Savoirs (UPEC) et du Laboratoire sur l’histoire et la pensée modernes 16e-18e siècles (UQTR)

Colloque organisé à l’Université Paris-Est Créteil les 9 et 10 novembre 2016

La Renaissance offre les prémisses d’une réflexion sur la nature de l’enfance, notamment chez Érasme qui affirme, dans De pueris instituendis (1529), la « nécessité de s’intéresser au petit enfant dès sa naissance et énonce des recommandations concernant son éducation jusqu’à l’âge de cinq ans » (Van Elslande, 2011). Il faut toutefois attendre le dernier tiers du xviie siècle pour que soient affirmés le statut particulier de l’enfance et l’importance des toutes premières années de la vie dans la généalogie d’une personnalité intellectuelle. Les travaux de Philippe Ariès, entre autres, ont montré que c’est au cours du xviie siècle que les scènes picturales, dont celles de Le Brun ou encore de Van Dyck, commencent à refléter l’enfant tel qu’on le voit et qu’on se l’imagine aujourd’hui : son corps, ses habits, ses jeux se distinguent désormais de ceux de l’adulte, témoignant d’un univers qui lui est propre. De plus, l’enfant se retrouve de plus en plus fréquemment à former le sujet principal des toiles, devenant même parfois celui autour duquel la composition du tableau s’organise lors des portraits de famille. C’est également à cette époque que se retrouve intimement associée la capacité d’apprendre d’un individu à la capacité du corps à recevoir cet enseignement, capacité qui dépend à la fois de l’humidité et de la malléabilité des fibres du cerveau. C’est en partie en raison de la prédominance de la médecine humorale qui faisait alors autorité que l’on s’intéresse à l’enfance comme à une période cruciale du développement. Malebranche, par exemple, en faisant sienne cette théorie, observe, dans De la Recherche de la vérité, que « les fibres du cerveau dans l’enfance sont molles, flexibles et délicates » (L. II, 1ère partie, chap. VI, § II). C’est également durant cette période qu’apparaît l’idée de plus en plus soutenue, en particulier par les pédagogues, de l’innocence de l’enfant que l’on doit alors préserver : les interrogations scientifiques croisent ainsi les questions morales. Mais si l’enfant échappe de plus en plus à l’idée d’une nature corrompue liée au péché originel, il n’en demeure pas moins un être imparfait, qu’il importe d’autant plus d’éduquer afin de l’aider à développer son discernement moral, son esprit et son goût.

Ces vastes questionnements qui embrassent la philosophie de l’entendement ont des conséquences sur les pratiques éducatives. À la suite de la traduction que propose, dès 1695, Pierre Coste au Some thoughts concerning education de Locke se multiplient les propositions de rénovations éducatives, attentives à réformer les « méthodes » et à inventer des postures éducatives soucieuses d’intégrer à la fois les thèses empiristes et cette nouvelle réflexion sur la nature de l’enfant qui affleure alors. En amont ou en aval de l’éducation négative théorisée par Rousseau apparaissent de multiples propositions d’éducation que l’on pourrait dire positives, encourageant une implication forte de la figure éducative, et promouvant une éducation dans et par le monde social. Face à l’enfant et devant l’expérience éducative, des rénovations sont proposées, jouant d’un désir diffus de réformer les anciennes techniques et de donner un contenu adapté à l’action éducative : postures pédagogiques et pratiques éducatives sont l’objet d’un vaste mouvement de réflexion dont nous aimerions examiner la diversité, avec et par-delà les acquis de l’empirisme. En termes de postures pédagogiques, des pistes de réflexion nouvelles se font jour, principalement autour de la revalorisation des passions dans l’éducation : en tentant de stimuler l’intérêt de l’élève, et en veillant à donner une consistance renouvelée au principe horatien de l’utile dulci, les éducateurs s’interrogent entre autres sur la place de la joie, de la curiosité et des relations affectives dans l’éducation. En outre, la conception du plaisir, combinée à une philosophie de l’entendement liée aux apports de l’empirisme et, plus tard, aux propositions séduisantes d’Helvétius, prend une place dans les justifications des formes nouvelles proposées pour éduquer (dialogues, saynètes, théâtre éducatif, etc.). Ces interrogations ont aussi des conséquences sur la définition d’une juste posture du précepteur : les figures tutélaires et dirigistes, sous la forme de gouverneurs omniprésents ou de mères toutes puissantes (à l’instar des fictions de Genlis ou de Leprince de Beaumont, ou encore des propositions théoriques de Fénelon concernant la place de la mère dans l’éducation des filles) côtoient des figures d’éducateurs qui se placent en retrait pour mettre en œuvre des situations d’apprentissages autonomes. Comment se définit alors un « idéal pédagogique » (Grandière, 1998) entre enfermement et ouverture mesurée au monde ?

En ce sens, la question des représentations de l’enfance et de l’émergence de nouvelles postures éducatives sous l’Ancien Régime dépasse le champ des études littéraires. C’est pourquoi ce colloque, de nature interdisciplinaire, souhaite accueillir les chercheurs en début de carrière (étudiants à la maîtrise ou au master ainsi que des doctorants, postdoctorants et jeunes chercheurs) œuvrant dans les différents champs des sciences humaines, de la littérature à la philosophie, en passant par l’histoire (de l’éducation, des mentalités, de l’art, de la médecine et du corps, etc.). Nous sollicitons des propositions d’intervention s’inscrivant dans l’un des axes suivants : Représentations physiologiques, intellectuelles et morales de l’enfant : conceptualisation de l’enfance (corruption ou pureté, caractères, aptitudes morales et responsabilité, naissance d’une personnalité intellectuelle et morale) ; périodisation (différenciation des âges de la vie, question de l’évolution des passions) ; physiologie (le corps de l’enfant, les fibres et l’« impression » des connaissances) ; représentations picturales.

Modulations et rénovations des postures éducatives : postures pédagogiques (temps et moments de l’éducation, posture du précepteur, adaptation à une « individualité », usage des passions positives, joie et curiosité) ; pratiques éducatives (journées types et emploi du temps, lieux de l’éducation, bibliothèques éducatives, instruments pédagogiques interrogeant notamment la place des jeux, de la fiction, de l’imagination dans l’éducation) ; différenciations pédagogiques (mixité, critiques et bénéfices respectifs des enseignements particulier ou scolaire) ; enfin, enjeux posés par l’hygiène de l’enfant.

Les communications inédites ne devront pas dépasser les vingt minutes allouées à chaque participant. Les propositions de communication en français (titre et résumé de 250 mots, courte notice biobibliographique incluant niveau d’étude et affiliation institutionnelle) devront être envoyées au comité organisateur avant le 15 juillet 2016 à l’adresse suivante : enfanceancienregime@gmail.com

Comité organisateur et scientifique :

Andréane Audy-Trottier (UPEC) et Jeanne Chiron (UPEC)

Coordination scientifique :

Marc André Bernier (UQTR) et Marie-Emmanuelle Plagnol-Diéval (UPEC)

RESPONSABLE : Andréane Audy-Trottier et Jeanne Chiron

ADRESSEUniversité Paris-Est Créteil

CFP: Atelier “Histoire de la réception des textes scientifiques traduits”/“History of the reception of scientific texts in translation" workshop. Due date: 1 November 2016.
Posted: Monday, July 4, 2016 - 05:43

Appel à contributions/Call for papers – Atelier “Histoire de la réception des textes scientifiques traduits”/“History of the reception of scientific texts in translation”, Congrès mondial de traductologie, Paris, avril/april 2017 [Axe 2, Session 2, Atelier 4/Domain 2, Session 2, Workshop 4]

FRANÇAIS

Récemment encore, nombreux étaient ceux qui considéraient que la traduction scientifique ne reçoit pas, dans le panorama pourtant diversifié des études traductologiques, suffisamment d’attention (voir par exemple Franco Aixelá 2004) ; comme le montre tout état de la question récent, toutefois (voir par exemple Olohan 2009, 2013 ; Montgomery 2010 ; Wright 2011), dans les dernières décennies les études dans ce domaine se sont multipliées. Une partie importante de ces contributions tend, aujourd’hui encore, à avoir un caractère prescriptif ou didactique, ou encore – du côté descriptif – à privilégier la synchronie sur la diachronie. Avec quelques exceptions notables (Delisle/Woodsworth 1995; Pym 1995, 2000; Montgomery 2000; Burnett 2005; quelques-uns des articles recueillis dans Olohan/Salama-Carr 2011; Olohan 2014), les études historiques sont plus rares. Or, tout comme la littérature, la science évolue, elle aussi, également grâce à la traduction. Cet atelier essaiera de fournir des éléments pour une histoire de la réception des textes scientifiques en traduction. Nous évaluerons tant des études de cas que des propositions d’une plus grande envergure, portant sur des couples de langues-cultures ou sur la réception dans une ou plusieurs langues-cultures de traditions scientifiques ou d’ouvrages-clés de la pensée scientifique. Des lectures élargies du concept même de traduction (traduction intersémiotique, traduction culturelle) sont envisageables. Quelques pistes possibles (la liste n’est pas exhaustive):

-       traduction scientifique/traduction technique: binôme indissociable ou notion historiquement connotée;

-       retraduction, auto-traduction, pseudo-traduction dans le domaine des sciences;

-       études de cas: figures de traducteurs, ouvrages-clés de la pensée scientifique;

-       histoire des théories de la traduction scientifique;

-       science et vulgarisation scientifique: quel rôle pour la traduction?

 

Date-limite pour l’envoi des propositions: le 1er novembre 2016.

Langues du colloque: français, anglais et espagnol.

Pour les normes concernant la soumission des propositions, nous renvoyons au site du colloque, https://cmt.u-paris10.fr/submissions [les propositions pour cet atelier concerneront l’Axe 2, Session 2, Atelier 4 – “Histoire de la réception des textes scientifiques traduits”].

ENGLISH

Until recently, most researchers agreed that scientific translation had not received sufficient attention in Translation Studies (see for instance Franco Aixelá 2004); however, as a number of recent surveys (Olohan 2009, 2013; Montgomery 2010; Wright 2011) show, studies in this area have significantly increased in the past few decades. Nonetheless, most contributions have, even today, a prescriptive or didactic stance, or – on the descriptive side – they tend to prefer synchrony over diachrony. With some notable exceptions (Delisle/Woodsworth 1995; Pym 1995, 2000; Montgomery 2000; Burnett 2005; some of the articles featured in Olohan/Salama-Carr 2011; Olohan 2014), historical studies are still quite uncommon. But, as literature evolves, so does science, also through translation(s). This workshop will attempt at providing some elements for a history of the reception of scientific texts in translation. We invite case studies, as well as broader analyses, dealing with specific language and culture pairs or with the reception of key scientific texts in one or more languages, cultures or scientific traditions. The very concept of “translation” can be extended to include cases of intersemiotic translation or cultural translation. Possible contributions will include, but are not limited to, the following areas:

-       Scientific and technical translation are often paired; is this a good idea, or does scientific translation deserve – as it were – its own studies? When did the coupling begin, and why?

-       Retranslation, self-translation, pseudo-translation in science;

-       Case studies about translators, or about the translation of key scientific texts;

-       History of the theories about scientific translation;

-       Science and popular science: which role for translation?

 

Deadline for submission of proposals: November 1, 2016. Conference languages: French, English and Spanish.

For details about the proposal submission, please refer to the conference website, https://cmt.u-paris10.fr/submissions [Proposals for this workshop will cover Domain 2, Session 2, Workshop 4 – “History of the reception of scientific texts in translation”].

BIBLIOGRAPHIE/REFERENCES

Burnett, Charles 2005, “Arabic into Latin: the reception of Arabic philosophy into Western Europe”, in Adamson, Peter et Richard C. Taylor (eds.), The Cambridge Companion to Arabic Philosophy, Cambridge, Cambridge University Press, p. 370-404.

Delisle, Jean et Judith Woodsworth 1995, Les Traducteurs dans l’histoire, Ottawa-Paris, Presses de l’Université d’Ottawa-Éditions Unesco.

Franco Aixelá, Javier 2004, “The study of technical and scientific translation: an examination of its historical development”, in JoSTrans n. 1(1), p. 29-49.

Montgomery, Scott L. 2000, Science in Translation. Movements of Knowledge through Culture and Time, Chicago, University of Chicago Press.

---------- 2010, “Scientific translation”, in Gambier, Yves et Luc Van Doorslaer (eds.), Handbook of Translation Studies (vol. 1), Amsterdam-Philadelphia, John Benjamins, p. 299-305.

Olohan, Maeve 2009, “Scientific and technical translation”, in Baker, Mona et Gabriela Saldanha (eds.), Routledge Encyclopedia of Translation Studies (2nd edition), London-New York, Routledge, p. 246-249.

---------- 2013, “Scientific and technical translation”, in Millán, Carmen et Francesca Bartrina (eds.), The Routledge Handbook of Translation Studies, London-New York, Routledge, p. 425-437.

---------- 2014, “History of science and history of translation: disciplinary commensurability?”, in The Translator n. 20(1).

Olohan, Maeve et Myriam Salama-Carr 2011 (eds.), “Translating Science”, special issue, The Translator n. 17(2). Pym 1998, Method in Translation History, Manchester, Saint Jerome.

---------- 2000, Negotiating the Frontier: Translators and Intercultures in Hispanic History, London-New York, Routledge.

 

Wright, Sue Ellen 2011, “Scientific, technical, and medical translation”, in Malmkjær, Kirsten et Kevin Windle (eds.), The Oxford Handbook of Translation Studies, Oxford, Oxford University Press.

 

 

MARRS 2016 Call for Papers. Due date: Aug 15 2016.
Posted: Thursday, June 16, 2016 - 08:33
MARRS 2016 – Call for papers
DECEMBER 10-11, 2016 - VIRGINIA TECH - Blacksburg, Virginia
The Mid-Atlantic Renaissance/Reformation Seminar (MARRS) is a long-established, interdisciplinary humanities colloquium, roughly covering the period 1450-1650. It has typically gathered scholars from Delaware, Maryland, New Jersey, New York, North Carolina, Pennsylvania, Tennessee, Virginia, and West Virginia, although all are welcome to attend.
We are welcoming submissions in the form of 200-word abstracts on any topic (current research/works-in-progress only). Please email your proposal a Word attachment along with your professional information to the 2016 MARRS host/organizer: Dr. Corinne Noirot, Associate Professor of French at Virginia Tech, Medieval and Early-Modern Studies program affiliate faculty.
Submission deadline: August 15, 2016, to cnoirot@vt.edu.  
The committee will select 6-9 complementary scholarly papers (20-mins + Q&A; PhDs and ABDs only) for the 3 main sessions, as well as 3-6 advanced undergraduate/MA student presentations for the student forum (5 mins + Q&A).
Nota bene: Submitting an abstract entails a commitment to be present for the entire duration of the colloquium, Friday 6:00pm-Saturday 4:00pm. A small registration fee (likely $40), will be required of all participants employed as faculty. Registration will be $10 for unemployed/part-time faculty as well as participants with student status. All undergraduate students and members of the VT community will be able attend free of charge.
Women Behaving Badly(?): Women’s Pleasures and their Discontents in French and Francophone Cultures and Societies. Women in French UK 14th Biennial Conference 2017 19-21 May 2017 LEEDS
Posted: Sunday, June 12, 2016 - 07:33

Women Behaving Badly(?): Women’s Pleasures and their Discontents in French and Francophone Cultures and Societies

 

Women in French UK 14th Biennial Conference 2017

19-21 May 2017 LEEDS

 

KEYNOTE SPEAKERS: Chantal Chawaf and Nelly Quemener

 

 

CALL FOR PAPERS

 

Feminist approaches to the question of women’s pleasures have generally been premised on the assumption that such pleasures are typically constrained if not ignored, marginalised or forbidden in patriarchal cultures; the foregrounding and pursuit of women’s pleasures is therefore deemed potentially subversive and linked to women's emancipation in other realms. This conference aims to examine, within a range of historical contexts (though with an emphasis on the contemporary period), the ways in which women’s changing understanding of and struggle for their rights to a range of pleasurable behaviours and activities challenge patriarchal constructions of appropriate pleasurable activities and behaviour for women; as a corollary it addresses the rejection of behaviours, activities and ideologies that impede such pleasures.  At the same time, recognising that in many aspects of life contemporary postfeminist consumer societies have successfully co-opted the question of women’s pleasures, the conference also aims to question the extent to which certain forms of pleasure may ultimately be damaging rather than productive in relation to ongoing feminist agendas for women’s equality. Questions to be addressed include: To what extent are women’s pleasures culturally and gender specific? To what extent are women’s pleasures class-related?  What theoretical approaches are useful for understanding women’s pleasures? To what extent can we say that women are free to pursue their pleasures, in the diverse range of social contexts globally? 

 

Suggested areas for papers include but are not limited to:

 

-          Sexual pleasures (female/lesbian/‘queer’/polymorphously perverse/

jouissifs)

 

-          Gendered pleasures (female friendships/communities of women/sisters and mother-daughter relationships, etc.)

 

-          Pleasures of creativity (language, the arts, social sciences, sciences, music, film, new technologies, etc.)

 

-          Intellectual pleasures (feminism/political engagement/textual, reading, writing, visual, aural pleasures/contestation)

 

-          Pleasures of lived experience (women’s spaces/familial and other interpersonal relationships/different ages of women’s lives/work/ civic or spiritual pleasures/sporting pleasures)

 

-          Celebratory/subversive pleasures (carnival/disruption/fantasy/ transgression/selfish pleasures/violent pleasures/humour/ performance)

 

-          Consumer/consuming pleasures (bodies and body images/fashion/ beauty/food)

 

-          Pleasures of the senses/bodily pleasures (tattooing/ cosmetic surgery)

 

-          Pleasures of nostalgia

 

-          Constraints on women’s pleasures (patriarchal oppression/male power/religious oppression/racism/sexual violence/heterosexism/ cissexism/consumerist ideology/the lived environment)

 

NB:

At the suggestion of our colleagues in Women in French USA (who are planning a similar session at their 2016 conference) we, too, shall include a panel on the writings ofMireille Best. Proposals to be sent to us in the usual manner, see below:

 

 

Proposals for papers in English or in French (300 words maximum) should be accompanied by a short CV and sent to ALL THE PROGRAMME ORGANISERS by 1 September 2016:

 

 

Programme Organisers:

 

Maggie Allison:           m.e.allison@bradford.ac.uk

                                     

Elliot Evans:                 elliot.evans@kcl.ac.uk

 

Gillian Ni Cheallaigh:    gilliannicheallaigh@gmail.com

 

Carrie Tarr:                     carrietarr@btinternet.com

 

Deadline for proposals:  Friday 1 SEPTEMBER 2016

 

 

Femmes Récalcitrantes(?): Plaisirs de Femmes et leurs Déconvenues dans les Cultures et Sociétés Françaises et Francophones

 

WOMEN IN FRENCH UK

14th BIENNIAL CONFERENCE

 LEEDS 19-21 MAI 2017

 

INTERVENATES INVITÉES : Chantal Chawaf et Nelly Quemener

 

APPEL À COMMUNICATIONS

Les débats féministes sur la question des plaisirs des femmes ont présupposent souvent que de tels plaisirs se voient habituellement contraints, pour ne pas dire marginalisés—voire proscrits—dans des cultures patriarcales; la poursuite des plaisirs de femmes, ainsi que leur mise en exergue, est donc potentiellement considérée comme étant subversive, étant liée à l’émancipation des femmes dans d’autres domaines.

Le but de ce colloque est d’examiner, dans une variété de contextes historiques (quoique  mettant l’accent sur l’ère contemporaine), les façons dont l’évolution de la prise de conscience des femmes et de leur lutte pour avoir droit à tout un éventail de comportements et d’activités jouissives (qui leur font plaisir) défient les constructions patriarcales quant aux comportements  et aux poursuites de plaisirs supposés être appropriés/propres aux femmes. Ainsi, en corollaire, ce colloque s’adresse-t-il à la question du rejet de comportements, d’activités et d’idéologies qui entraveraient de tels plaisirs. En même temps, tout en reconnaissant que, dans beaucoup de sphères de la vie courante, les sociétés de consommation post-féministes ont réussi le coup de récupérer la question des plaisirs des femmes, ce colloque cherche  à évaluer jusqu’à quel point certaines formes de plaisir seraient à la longue nocives plutôt que productives par rapport au ‘cahier de revendications’ actuel dans la poursuite de l’égalité des femmes.

Parmi les questions à aborder: Quelles seraient les spécificités culturelles et genrées des plaisirs des femmes? Quel  est le rapport entre  les plaisirs des femmes et leur classe sociale? Sur quelles approches théoriques peut-on s’appuyer pour comprendre les plaisirs de(s) femmes? Dans quelle mesure peut-on dire que les femmes sont libres de poursuivre leurs plaisirs, compte tenu de la diversité de contextes sociaux au niveau mondial ?

 

Nous proposons les champs de travail suivants, mais cette liste n’est pas exhaustive:

·         Plaisirs sexuels: (féminins/lesbiens/’queer’/perverse-polymorphe/jouissifs

 

·         Plaisirs genrés: (amitiés entre femmes/communautés de femmes/relations entre sœurs, mère-fille etc.)

 

·         Plaisirs de créativité: (langue/langage; le monde des arts; sciences humaines; sciences; musique; film; nouvelles technologies, etc.)

 

·         Plaisirs intellectuels: (féminisme/engagement politique/ textuel, lecture, écriture, visuel, plaisirs auraux/ contestation)

 

·         Plaisirs de fête/plaisirs subversifs: (carnaval; perturbation; fantaisie; transgression)/ plaisirs égoïstes/ plaisirs violents/ humour/ performance)

 

·         Plaisirs de consommation/plaisirs qui consomment (le corps; images du corps; la mode ; la beauté; l’alimentation)

 

·         Plaisirs nostalgiques

 

·         Entraves aux plaisirs de/des femmes (oppression patriarcale/ pouvoir masculin/ oppression religieuse/ racisme/ violence(s) sexuelle(s)/ hétérosexisme/ cissexisme/ idéologie de consommation/ l’environnement (du) vécu ).

 

NB : Suite à la proposition de nos collègues de Women in French USA (qui préparent une session semblable lors de leur colloque en 2016) nous envisageons un panel autour des œuvres de Mireille Best. Propositions à envoyer comme indiqué ci-dessous :

 

Prière d’accompagner toute proposition de communication (soit en anglais, soit en français300 mots maximum), d’un bref CV, qui s’adresse à toutes les organisatrices  du programme avant vendredi le 1 septembre 2016:

 

 

ORGANISATRICES DU PROGRAMME :

Maggie Allison :              m.e.allison@bradford.ac.uk

Elliot Evans :                   elliot.evans@kcl.ac.uk

Gillian Ni Cheallaigh :    gilliannicheallaigh@gmail.com

Carrie Tarr :                    carrietarr@btinternet.com

Querelles des femmes, or, the Long History of Feminism April 21–22, 2017
Posted: Monday, June 6, 2016 - 01:23

April 21–22, 2017

University of Chicago 

This conference will examine feminist and gender thought as manifested across historical, linguistic, cultural, political, and disciplinary boundaries. As our historical point of departure, we aim to explore the medieval roots and long history of the so-called Querelle des femmes, or Quarrel about/among women, often historically situated in the seventeenth century, but with clear antecedents in both legal and literary medieval and early modern texts. The conference will also interrogate modern and contemporary feminist and gender issues and theory, with a particular focus on comparison between French and Anglo-American approaches and paradigms.

Today the Querelle is most often treated as a cultural phenomenon distinct from the emergence of first-wave feminism rooted in declarations of rights and in early-twentieth-century suffrage movements. We intend to consider the issues raised by the Querelle, as well as the ways in which these problems are reimagined in, or eventually disappeared from, histories of feminist thought.

The conference will also explore the reception and transformation of the conceptual category of “gender,” as it has travelled between the American and French contexts, and the resulting disciplinary configurations of gender studies and related fields. Collectively we will consider the fortunes of the category of gender and the field of gender studies in recent French thought, from work in the humanities and social sciences to the recent political backlash against the supposedly nefarious American import, “le gender.” An analysis of the convergences and divergences between French and Anglo-American understandings of gender will bring to light broader fault-lines in the contemporary understanding of the relationship between feminism and gender studies, biology and culture, and gender and sexuality. 

We hope to foster dialogue among scholars who might not normally encounter one another by including papers from a range of disciplines, time periods, and institutional settings. To that end, we invite proposals from scholars concerned with gender and feminist studies, intellectual history, French or Anglo-American literature, political science, human rights, sociology, and law.

In order to make the conference as fruitful as possible for the participants, we would like to create a seminar-style event rather than the more traditional series of panels. Participants will be asked to post their papers (in French or in English) to a conference website in advance, along with a short (under 5 pages) primary source document that is connected to their research and that may constitute an additional object of discussion and analysis. Organized into 1.5-2 hour sessions of 2-3 people, participants will present or situate their papers in 10-15 minutes, followed by a respondent who will speak for c. 5 minutes, with the rest of the session devoted to general discussion and conversation. 

Please send abstracts (250 words) and a short cv to Daisy Delogu (ddelogu@uchicago.edu) and Alison James (asj@uchicago.edu) by September 1, 2016. Participants will be invited by October 1, 2016.

New Publications

R. Arnauld d'Andilly, Œuvres chrétiennes (1644), ed. T. Gheeraert
Posted: 14 Apr 2020 - 20:04

Classiques Garnier, coll. Univers de Port Royal, 2020. ISBN: 978-2-406-09564-4. DOI: 10.15122/isbn.978-2-406-09566-8. 290 p. 35€. Ouvrages individuels vendus en pdf.

Les Œuvres chrétiennes d'Arnauld d’Andilly manifestent le goût de Port-Royal pour la poésie. Loué à son époque, à la fois baroque et janséniste, théologien rigoureux et ami de la nature, d'Andilly occupe une place singulière dans le paysage littéraire de son temps.

https://classiques-garnier.com/oeuvres-chretiennes-1644.html

Ventriloquie. Quand on fait parler les femmes (XVe-XVIIIe siècles), dir. D. Desrosiers et R. Roy
Posted: 14 Apr 2020 - 19:53

Hermann, Les collections de la République des Lettres, 2020. ISBN 9791037003423. 242 p. 35€.

À une époque où il est malséant pour les femmes de prendre la parole publiquement pour discuter de matières controversées ou pour formuler la critique de décisions ou de personnages politiques ou religieux, on peut se demander comment, dans les imprimés français de la première modernité, on fait parler une figure féminine ou un groupe anonyme de femmes, surtout lorsque celles-ci sont de basse extraction sociale. Qu’il s’agisse de locutrices agissant comme protagonistes au sein d’un récit ou d’un « je » féminin qui semble se confondre avec une instance auctoriale, ces « voix » féminines présentent une grande diversité d’ethe. Quels types de personæ les ventriloques qu’il s’agisse de rédacteurs féminins ou masculins élaborent-ils dans leurs écrits  ? Le travestissement textuel, c’est-à-dire les phénomènes de ventriloquie entendue ici métaphoriquement, soulève plusieurs interrogations relatives à l’auctorialité féminine.

Titulaire de la chaire de recherche James McGill en études de la Renaissance, Diane Desrosiers est professeure à l’Université McGill où elle enseigne la littérature française du XVIe siècle. Elle s’intéresse aux prises de parole féminines et à la construction de l’ethos dans les textes de cette période.

Roxanne Roy est professeure en histoire littéraire des XVIIe et XVIIIe siècles à l’Université du Québec à Rimouski. Ses principaux domaines de recherche portent sur les femmes écrivains d’Ancien Régime, la rhétorique et l’esthétique de la galanterie dans les nouvelles françaises.

https://www.editions-hermann.fr/livre/9791037003423

 

La lettre érudite. Nouvelles recherches sur la communication savante à l’époque moderne (xvie-xviiie siècles), dir. S. Drouin et C. Sararu
Posted: 13 Apr 2020 - 18:49
Ut pictura poesis : dialogue entre les arts à l'époque moderne (XVe-XVIIIe siècles), dir. A. Audy-Trottier, N. Guilbert, K. Gladu, M.-L. Laquerre
Posted: 31 Mar 2020 - 17:53

Hermann, 2020. ISBN : 9791037003362. 226 p. 37€.

La première modernité a établi un dialogue entre les diverses formes d’expression que sont la peinture, la sculpture, l’architecture, la poésie, la musique, la danse, voire la mode vestimentaire. Celles-ci constituent autant de membres échangeant dans cette république artistique faisant figure de pendant à la République des lettres. Alors que s’édifient les premières institutions consacrées à l’enseignement des arts, créant une distinction entre les beaux-arts et les corporations d’artisans et apportant une certaine légitimation à l’artiste, la réflexion sur les arts trouve un nouveau souffle dans les théories esthétiques qui se développent à la même époque et qui puisent leur inspiration dans les réflexions sur le rapport entre plaisir et sensations, mettant de l’avant l’expression d’une subjectivité sensible.

https://www.editions-hermann.fr/livre/9791037003362

 

André Pessel, Les Versions du sujet. Étude de quelques arguments sceptiques au XVIIe siècle
Posted: 29 Mar 2020 - 18:18

Klincksieck, 2020. 196 p. 16,99€, livre broché ou epub.

Les figures de la subjectivité sont plurielles. Loin d’en livrer un catalogue, André Pessel étudie les formes que le courant sceptique français des XVIe et XVIIe siècles en a proposées et que l’âge classique a symptomatiquement rejetées du côté des productions de « libertins » ou réduites à des « curiosités » émanant de minores. Refoulés hors de la grande histoire de la philosophie, les penseurs sceptiques ont, pour certains d’entre eux, sans doute les moins prudents, c’est-à-dire politiquement les plus explicites, connu l’expérience de procès, de tortures, pour ne rien dire des bûchers. Il y avait donc dans cette pensée sceptique une menace, un danger, que le refoulement « classique » ne laissa s’inscrire que comme violence ou silence.

André Pessel redonne voix à ce silence. Il montre comment, des modalités de la suspension du jugement à la déclinaison des figures de l’ego, les sceptiques ont démystifié le désir de vérité, la croyance en la certitude, la postulation de l’évidence. Il articule cette démystification à une méthode épistémologique qui récuse la recherche d’un point fixe dans l’ordre linéaire de la démonstration et qui change les paradigmes de l’argumentation. Pour les sceptiques, le sujet du savoir est lui-même un facteur de la situation.

Cet essai opère ainsi l’exhumation interne à l’histoire philosophique d’un courant subversif, il produit une typologie de la subversion sceptique en traversant les œuvres des sceptiques athées et chrétiens, de Jean-Pierre Camus et Charron à Gabriel Naudé, de Montaigne à La Mothe Le Vayer.

André Pessel inaugure significativement son entreprise de dés-occultation de la puissance de la pensée sceptique en révélant pour la première fois l’identité de l’interlocuteur le plus secret de Descartes dans les Méditations métaphysiques: l’Hyperaspistes.

André Pessel a été professeur de philosophie en khâgne au lycée Louis-le-Grand (1970–1996). Grand passeur de l’âge classique, il a enseigné pendant de longues années à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Lecteur singulier, affranchi de tous les académismes, il a formé de très nombreux lecteurs.

https://www.klincksieck.com/livre/3761-les-versions-du-sujet