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Calls for Papers and Contributions

Call for contributions: Journal of History of Ideas
Posted: Monday, July 31, 2017 - 14:45

It is a great pleasure to announce that the direction of the Journal of History of Ideas decided to devote its 2018 issue to the subject:  "Religions and Cultures".

Proposals for articles should strictly follow the «Guidelines for Authors» published on our website [ http://www.uc.pt/en/fluc/ihti ] and may be submitted until 30 September 2017.

I would be grateful if you forward this call for papers to other researchers who would like to submit articles (in Portuguese, English, French, Spanish and Italian) in the next Journal of History of Ideas.

Thank you very much for your cooperation.

Best regards,

Ana Cristina Araújo

Professora Associada com Agregação

Diretora da Revista de História das Ideias

DHEEAA - Faculdade de Letras Universidade de Coimbra Largo da Porta Férrea 3004-530 COIMBRA-PORTUGAL tel: 00.351. 239 859930/Ext. 4292

 

 

 

CFP: Special Issue on the History of French Fashion
Posted: Monday, July 31, 2017 - 13:31

The editors of French Historical Studies seek articles for a special issue on the theme of fashion in French history to appear in 2020.  

It is not very long ago that the history of fashion was not considered a legitimate or respectable focus of historical interest.  It was lightweight stuff—all right for journalists and popularizers more interested in puff than in the hard, nasty business of real historical research. This has changed dramatically in the last thirty years—dating from the publication of Valerie Steele’s Paris Fashion: A Cultural History (1988)—and fashion has become the focus of some of the most sophisticated and interesting work of a new generation of scholars.

Our notion of possible approaches to this topic is capacious, as befits the wide range of scholarship currently being done: Fashion as aesthetics; fashion as work; fashion as social comment; fashion as revolutionary (or counter-revolutionary) discourse; fashion as shopping; fashion as business; fashion as an artifact of war and occupation; fashion as a weapon of imperialism; fashion as an expression of gender; fashion as an element of ethnic and class identity; fashion as a political strategy or the object of repression (think Zoot Suits and veils).  All is potentially grist for our mill.

Queries about submission and other matters should be addressed to the guest editors: Maude Bass-Krueger (maudebk@gmail.com), Sophie Kurkdjian (sokurkdjian@gmail.com), and Steve Zdatny (steven.zdatny@uvm.edu).  

To submit an article, visit https://www.editorialmanager.com/fhs/default.aspx. After registering, follow the submission instructions under “Instructions for Authors” on the website.  Articles may be in either English or in French but must in either case conform to French Historical Studies style (for details, see https://www.dukeupress.edu/French-Historical-Studies/) and must be accompanied by 150-word abstracts in both French and English.  Manuscripts should be between 6,000 and 10,000 words.  For any illustrations authors must obtain written permission for both print and online publication from the relevant persons or institutions.  The deadline for submissions is July 1, 2018.

Source: H-France

CFP: Women and/in Storytelling in Early Modern France
Posted: Wednesday, July 12, 2017 - 09:40

NeMLA 2018

April 12-15, 2018 (Pittsburgh, PA)

Abstracts due 9/30/2017. 

2nd WIF-Sponsored Panel

Chair: Kathleen Loysen (Montclair State University)

I propose a panel dedicated to examining how women authors saw themselves and how others saw women as authors in the early modern period in France – essentially, the question of women’s prises de parole, or assuming the power of speaking and writing authoritatively. Examples can be taken from works known to be authored by women; those presented as if authored by women; or those authored by men but which represent female storytellers. Throughout this period, there are countless literary representations of female oral storytellers not only in short-story collections, but also in collections of exempla, humanist dialogues, full-length novels, printed collections of “caquets” (or women’s gossip), etc. Papers are welcome which explore the notion of authorship itself: how women saw themselves as authors, how women were presented as authors, authorities, and originators of multiple modes of discourse (both oral and written), and the role of the conversational and dialogical process within such developments. This can also be related to the wider cultural context of the ongoing Querelle des femmes, a centuries-long pan-European debate over women’s moral and intellectual equality, access to education, marriage and motherhood, and rightful spheres of influence.

Such texts demonstrate the engagement of women authors (and represented women storytellers) in a quest for moral certainty in an age of epistemological transition. The polyphonic and multi-modal nature of these texts allows the author and readers to confront various competing versions of the “truth.” We are witness to the ongoing process of women claiming an identity for themselves – and being acknowledged – as both authors and authorities.

Please, submit abstract here: https://www.cfplist.com/nemla/User/SubmitAbstract/17097

Source: Women in French
Appel à communications: Poétique historique de la poésie de circonstance (16e-21e siècles)
Posted: Wednesday, July 12, 2017 - 09:32

Colloque international 14-16 novembre 2018

Centre des sciences des littératures en langue française

(Université Paris Nanterre, CSLF, EA 1586)

L’histoire littéraire a depuis longtemps tendance à voir émerger la « vraie » poésie en fonction de deux phénomènes : d’une part, la consécration d’un lyrisme impersonnel et autotélique d’autre part, ensuite, un processus de remise en question de plus en plus radicale de la versification classique, qui conduirait à l’apparition du vers libre, du poème en prose, etc. La poésie aurait heureusement, depuis le XIXe siècle, tourné le dos à la pratique mondaine des vers de circonstance où se serait enlisé l’Ancien Régime, où elle aurait été soumise aux exigences de cérémonies, célébrations de personnes et d’événements, voire de pratiques mondaines et ludiques. Elle se serait aussi défaite de la versification syllabique traditionnelle pour s’inventer des formes réputées plus pures ou plus authentiques, comme si la métrique classique avait été le révélateur de cette écriture de commande, le symptôme de sa dépendance exclusive à une circonstance.

Or cette représentation est doublement fausse. D’une part, tout poème, dès lors qu’il n’obéit plus à la vocation mimétique que lui assigne Aristote et qui se réduit, de fait, à l’imitation d’événements fictionnels, est par nature circonstanciel : qu’il évoque une émotion intime ou collective, une perception ou une expérience quelconque, aussi intériorisées et transfigurées soient-elles par le processus de poétisation, il part toujours d’une « circonstance » particulière. On peut même soutenir la thèse, paradoxale seulement en apparence, que, par nature, toute poésie lyrique est la version, sublimée ou masquée, de la poésie de circonstance : il faudrait seulement distinguer, au sein de cette dernière, une production qui assumerait sa nature anecdotique, particulière ou circonstancielle, et une autre, qui effacerait au contraire les traces de son origine. D’autre part, même en s’en tenant à la conception habituelle de la poésie de circonstance, le simple examen des faits montre que l’entrée dans l’âge démocratique, elle-même favorisée par le progrès de l’instruction, démultiplie presque à l’infini la masse des vers de circonstance. Héritage de l’Ancien Régime, les concours de poésie, organisés à l’initiative des sociétés savantes ou d’institutions publiques, prolifèrent dans la France post-révolutionnaire. Les innombrables accidents de l’existence privée, vécus de façon de plus en plus individualiste, entretiennent une pulsion de confidence dont la poésie semble être la première bénéficiaire. Parallèlement, les crises majeures de l’histoire (révolutions, guerres, événements spectaculaires ou tragiques) cristallisent et accentuent une volonté de témoignage, accentuée encore par le désir qu’a l’homme moderne d’être l’acteur de son propre destin.

Depuis l’Antiquité, la poésie de circonstance peut donc à bon droit apparaître comme la catégorie poétique la plus constante : le premier objectif de ce colloque, dans une perspective de poétique historique, est d’en préciser les contours et d’en interroger la définition, de manière résolument trans-séculaire. Portant sur la période moderne et contemporaine (du XVIe siècle au XXIe siècle), il confronte la production d’Ancien Régime, non pas à la lyrique antique comme l’avait fait un colloque organisé par les universités de Bourgogne et de Paris-Sorbonne (La Muse de l’éphémère,Aurélie Delattre et Adeline Lionetto-Hesters [dir.], Paris, classiques Garnier, 2014), mais au contraire, en aval, aux évolutions poétiques postérieures à l’âge classique. Il s’agit de réfléchir et de contribuer à une histoire du fait poétique (poésie écriture littéraire et poésie orale, voire chanson) compris comme un mode de communication pour lequel le lien à la circonstance est une donnée essentielle et constitutive.

 

À partir de cette problématique, six axes seront explorés dans ce colloque :

1) Les formes écrites de la communication poétique. La poésie de circonstance est naturellement amenée à favoriser les modes de circulation les plus rapides et les plus souples : le manuscrit, la brochure, le journal, l’affichage, le tract, etc. Adoptées pour accélérer sa diffusion et sa pénétration dans l’espace public, ces pratiques de communication influent en retour sur les choix formels des poètes.

2) Oralité et poésie de circonstance. Étroitement liée à la vie sociale, la poésie de circonstance se prête à tous les modes d’oralisation (la déclamation, la lecture publique ou la mise en chanson), en fonction de l’effet pragmatique recherché. Cette oralité fondamentale, par ses conséquences formelles, constitue l’une des différences essentielles entre la poésie de circonstance et la poésie intransitive du canon littéraire moderne, prioritairement destinée à la lecture.

3) La publication en livre. Cette poésie en principe fugitive est souvent publiée dans des livres, qui non seulement en transforment alors la nature et la fonction (la poésie cessant même d’être perçue comme circonstancielle), mais aussi potentiellement, la forme (du fait des processus de réécriture propres à ce type de réemploi).

4) Circonstance privée/circonstance publique. La notion de circonstance recouvre en fait deux catégories très différentes : la première regroupe toutes les circonstances de la vie privée (mondaine ou intime), la deuxième concerne les actes et les événements de la vie publique. Cette catégorisation invite à mieux cerner la notion même de circonstance, à en marquer les limites et à en cartographier les territoires – avec les implications formelles qu’elle engage.

5) Poésie de circonstance et pragmatique. Si la poésie est si étroitement associée aux circonstances de la vie privée ou publique, c’est que, bien plus directement que la prose du roman, elle est un discours adressé, manifestant à la fois un jugement sur le réel et la volonté d’y agir par le langage. Alors que modèle narratif vise à raconter le monde, fictionnellement ou non, la poésie de circonstance réinscrit la littérature dans la sphère de l’action immédiate (notamment sur le terrain politique), au risque de perdre en légitimité culturelle et en reconnaissance institutionnelle.

6) Poétique et versification. Indépendamment de son efficacité sociale, la poésie, par ses formes mêmes, a-t-elle une capacité particulière à signifier le circonstanciel ? Que lui apporte la versification syllabique ? Certaines formes poétiques (vers, strophes, formes fixes) sont-elles plus aptes que d’autres ? La poésie de circonstance se distingue-t-elle esthétiquement des autres domaines poétiques ? Comment les « révolutions » formelles des XXe et des XXIe siècles ont-elles influé sur elle, et réciproquement ?

Les communications devront dépasser un cadre strictement monographique et prendre appui sur un questionnement théorique ou historique plus général. Les propositions sont à adresser à Guillaume Peureux (gpeureux@hotmail.com) ou à Alain Vaillant (alaingp.vaillant@gmail.com).

[La date limite pour les propositions n'a pas été indiquée. Source: H-France. CC]

 

 

Appel à communications: Les sens dans la construction du genre (XVIe – XVIIIe siècles)
Posted: Tuesday, June 27, 2017 - 19:53

 30-31 mars 2018 Université Sorbonne Nouvelle / Université Versailles-Saint-Quentin

Propositions: le 30 juin 2017

Organisatrices : Armel Dubois-Nayt, Line Cottegnies, Claire Boulard et Isabelle Bour.

Comité scientifique : Claire Gheeraert (Univ. Rouen) Nathalie Grande (Univ. Nantes) Marie-Elisabeth Henneau (Univ. Liège) Guyonnne Leduc (Univ. Lille 3) Anne-Marie Miller-Blaise (Univ. Sorbonne Nouvelle) Sandrine Parageau (Univ. Paris Ouest Nanterre) Paul Salzman (La Trobe Univ.) Eliane Viennot (Univ. Saint-Etienne) Susan Wiseman (Birkbeck College, Londres)

Colloque organisé avec le parrainage de la Société Internationale pour l’Etude des Femmes de l’Ancien Régime, de Société Française Shakespeare et de la Société d’Etudes anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles.

 Au cours des trois dernières décennies, les études autour des discours sur l’égalité/l’inégalité des sexes se sont multipliées dans le domaine anglo-saxon. Dans le contexte des Îles britanniques, elles se sont particulièrement concentrées sur les années 1540-1640, période très féconde en la matière sous l’effet, notamment, de l’humanisme, de la Réforme et de la succession de trois femmes sur les trônes d’Angleterre et d’Écosse. Ces débats ou controverses ont réactivé au moins quatre querelles héritées du Moyen Âge — la querelle dite « du mariage », celle « du savoir » et celle « du pouvoir » et celle du « vêtement » qui posaient les questions suivantes : était-il dans l’intérêt des deux sexes de se marier, les femmes devaient-elles avoir accès à l’éducation et à la culture pour leur bénéfice et celui de la société, les femmes avaient-elles la capacité de gouverner sans exercer un pouvoir tyrannique ? Enfin, question qui peut paraître secondaire, mais qui prend tout son sens à la suite des précédentes : hommes et femmes pouvaient-ils s’approprier le vestiaire du sexe opposé sans risquer de bouleverser l’ordre du monde ?

 

Les travaux qui ont traité de ces différents débats ont largement porté sur les différences intellectuelles et morales au cœur de l’argumentation des philogynes et des misogynes en occultant, sinon le corps, du moins les cinq sens. Or, il suffit de se tourner vers les historiens des sens, par exemple Constance Classen, Robert Jütte et David Howes pour voir que les cinq sens ont été largement mis à contribution dans les tentatives de hiérarchisation entre les sexes mises en place aux XVIe et XVIIe siècles. D’une part, ils ont servi à opposer les sexes entre eux, l’homme étant traditionnellement décrit comme un animal raisonnable par opposition à la femme, créature sensuelle. D’autre part, le masculin et le féminin ont à leur tour permis de hiérarchiser les sens les uns par rapport aux autres depuis Platon et Aristote et jusqu’à, par exemple, le De Sensu de Charles Bouvelles (1470-1553) et, au-delà, jusqu’à la controverse Molyneux et l’empirisme lockien. Ainsi, étaient considérés comme masculins les sens nobles (la vue, l’ouïe), associés à l’esprit, et comme féminins les sens de proximité, plus corporels, que sont le goût, l’odorat et le toucher. C’est d’ailleurs à la gourmandise d’Ève que l’exégèse biblique attribue la responsabilité de la Chute. 

 Les sens ont également eu pour fonction dans la pensée antique de l’identité sexuelle, encore influente au début de la première modernité, de différencier l’homme de la femme d’un point de vue sensoriel : le sensorium masculin se distingue du sensorium féminin. Ainsi, dans la théorie des humeurs exposée dans le Corpus hippocratique et sur lequel repose encore la médecine des XVI-XVIIe siècles, la femme est froide et humide tandis que l’homme est chaud et sec. Mais on pensait aussi pouvoir distinguer l’homme de la femme au toucher, à l’odeur, à la vue et l’oreille. Selon le poète Lucrèce (De Rerum Natura), alors que l’odeur des hommes est sucrée, celle des femmes est répugnante et putride ; et, dans la pensée socratique, emprunter son parfum au sexe opposé est aussi condamnable que le travestissement. Comme l’a montré Thomas Laqueur dans un ouvrage qui a fait date, Making Sex : Body and Gender from the Greeks to Freud (1990), les avancées de la médecine aux XVIIe et XVIIIe siècles, et singulièrement de la physiologie, ont amené une redéfinition des sexes sur une base physiologique et anatomique, ce qui a entraîné une définition plus précise, et à certains égards normative, de la sensibilité féminine.

Enfin, Aristote (dans la Génération des animaux) défend l’idée d’un code de couleurs permettant de dissocier visuellement les hommes et les femmes : pour les premiers des vêtements sombres, reflétant leur force et leur sérieux, pour les femmes et par simple symétrie, les couleurs claires. Ces vêtements aux couleurs sexuées ont cependant évolué au fil des siècles et il sera intéressant d’approfondir l’étude de ce qu’Elisabeth Fisher a appelé la « taxinomie chromatique » des habits à tous les âges de la vie pour la période allant du XVIe au XVIIIe siècle1. Enfin, les différents bruits/sons produits par les deux sexes par le biais de leurs vêtements, leurs bijoux, leurs instruments de musique ou tout autre objet, comme par la voix sont des éléments potentiels de différenciation et de hiérarchisation assez peu étudiés à ce jour, si l’on excepte les études sur les mégères et les commères, personnages récurrents des pamphlets populaires de la Querelle. Il sera donc intéressant d’analyser les différentes sources exploitables pour tenter de rendre à nouveau audible l’activité sonore des deux sexes.

L’objectif général de ce colloque sera donc, en premier lieu, d’établir comment les sens ont permis de penser l’appartenance sexuelle pour justifier les inégalités entre les sexes et de stigmatiser toute forme de rébellion contre la domination masculine, mais également comment d’autres discours autour des sens, dans les pamphlets, les traités, ou au théâtre, ont pu émerger pour défendre au contraire la thèse de la supériorité féminine ou de l’égalité entre les sexes. Les peintures ou les gravures mettant en scène un des cinq sens pourront également éclairer cette question et permettre de répondre à l’invitation de Margaret Zimmerman de chercher la « Querelle des sexes » dans d’autres lieux, moins habituels2. Enfin, dans la dynamique initiée par Linda Woodbridge3, nous chercherons également à mettre en perspective les discours théoriques et littéraires en les éclairant par l’histoire sociale des femmes dans les Îles britanniques, en tentant, par exemple, de dégager les mécanismes de socialisation des hommes et des femmes qui mettent à contribution les sens, parfois dès l’enfance, au prétexte qu’ils furent instaurés pour que chacun reste à la place qui lui est assignée. La littérature prescriptive (livres de conduite, sermons, traités d’éducation, etc..), mais aussi la presse pourront ainsi être revisitées pour faire émerger des règles de civilité qui visent à restreindre l’appétit, mais également à imposer une codification du regard ou du toucher, comme de la voix ou de la parole. Les objets permettant de matérialiser cette codification trouveront également leur place dans le chantier que nous ouvrons ici.

À travers l’ensemble de ces sources, on tentera collectivement de réfléchir au rôle des sens dans la construction de la différence des sexes entre le XVIe et le XVIIIe siècle ; on pourra aborder les questions suivantes :

1. Comment les misogynes ont-ils exploité les sens dans leur argumentation pour justifier la hiérarchie des sexes : à travers l’incapacité présumée des femmes à contrôler les sens ; par la théorie d’un complot sensoriel ourdi par les femmes et visant à aveugler les hommes et plus généralement à affaiblir leur pouvoir ; par le lien entre la déchéance morale et les sens ? Entre les sens et le mysticisme, la sorcellerie ou les phénomènes de possession ?

2. Comment les philogynes ont-ils défendu les femmes et/ou l’égalité des sexes : par une dévalorisation des hommes en tant que créatures sensuelles et une revalorisation des femmes en tant que créatures rationnelles ; par la revalorisation des sens « féminins » ou des capacités sensorielles des femmes ?

3. Quels aspects de la situation des femmes rencontrent un écho (favorable ou défavorable) dans ces discours en matière de : règles et préceptes ; possession et d’utilisation d’objets témoignant d’une appropriation genrée ; pratiques de mortification du corps ; pénalisation et de châtiments corporels (scold’s bridle, cucking stool) ?

Les propositions de communication (environ 150 mots) devront être envoyées, accompagnées d’une courte notice biobibliographique, pour le 30 juin 2017 aux organisatrices à l’adresse suivante : sens_2018@yahoo.com.

___________________

1 « Robes et Culottes courtes : l’habit fait-il le sexe ? », in A. Dafflon Novelle, Filles-Garçons : Sociabilisation différenciée ?, Grenoble, PUG, 2006, p. 241-266.

2 « The Querelle des Femmes as a Cultural Studies Paradigm », in A. Jacobson Schutte, T. Kuehn & S. Seidel Menchi (éd.), Time, Space, and Women’s Lives in Early Modern Europe, Kirksville (Missouri), Truman State UP, 2001, p.17-28.

3 Linda Woodbridge, Women and the English Renaissance : Literature and the Nature of Womankind, 1540-1620, Brighton : Harvester, 1984.

Source: SIEFAR

New Publications

Fontenelle, Oeuvres complètes, t. 3 (éd. Claudine Poulouin et Philippe Hourcade)
Posted: 16 Sep 2021 - 10:07

Fontenelle, Oeuvres complètes, t. 3, éd. Claudine Poulouin et Philippe Hourcade, Paris, H. Champion, 2021.

L’Extrait d’une Lettre écrite de Batavia (plus tard connu comme Relation de l’Île de Bornéo), publié dans les Nouvelles de la République des Lettres de janvier 1686, et l’Histoire des oracles, publiée sans nom d’auteur à la fin de la même année, sont sans doute les textes les plus audacieux que Fontenelle ait osé publier. Il est toujours dangereux de s’en prendre aux autorités théologiques et politiques, surtout lorsqu’elles se confondent. C’était le cas dans le temps de la révocation de l’Édit de Nantes. La prudence de Bayle présentant l’Extrait comme issu de la plume du « galant auteur » des Nouveaux dialogues des morts qui ne s’intéressait plus désormais qu’aux mathématiques, l’ironie de Voltaire présentant l’Histoire des oracles comme un simple abrégé élégant du traité de Van Dale ont pu brouiller leur portée corrosive. Mais on sait que rien n’est si sérieux chez Fontenelle que la plaisanterie et l’apparente légèreté de ton. La plaisanterie telle que la pratique Fontenelle est, sous couvert de divertissement, un moyen de réflexion et de connaissance. C’est une façon de penser pour faire tomber les murs de l’inhibition et du respect forcé. Dans l’un et l’autre de ces deux textes, Fontenelle met au jour les manœuvres intellectuelles qui faussent les choses et favorisent une soumission aveugle à la domination des discours d’autorité. Il y invite le lecteur à laisser la raison jouer son rôle en faveur d’une liberté de pensée qui ouvre sur l’une des formes les plus ambitieuses de l’esprit des Lumières.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages: 284
Date de publication : 23/08/2021
ISBN9782745355805

Rencontrer en devisant La conversation facétieuse dans les recueils bigarrés (Du Fail, Cholières, Bouchet) (Nicolas KIÈS)
Posted: 14 Sep 2021 - 08:09

Nicolas KIÈS, Rencontrer en devisant La conversation facétieuse dans les recueils bigarrés (Du Fail, Cholières, Bouchet), Genève, Droz, 2021.

Autour de 1585 paraissent en France des recueils dialogués cultivant l’hybridité formelle et le mélange des tons : Contes et discours d’Eutrapel de Noël du Fail, Matinées et Apresdisnées de Cholières, Serées du libraire-imprimeur Guillaume Bouchet. Ces ouvrages bigarrés mettent en scène d’étonnantes conversations aussi plaisantes qu’érudites. Première étude d’ampleur sur le sujet, le livre de Nicolas Kiès interroge la poétique de ces textes mêlés à travers les notions de « facétie » et de « devis », situées au carrefour de l’histoire des formes et de la sociabilité. Alors que le Royaume est toujours en proie aux guerres civiles, ces conversations facétieuses ébauchent des modèles de coexistence originaux, valorisant la liberté de parole, les conflits ludiques et les ententes paradoxales. En cette fin de Renaissance s’esquisse un tournant important de l’histoire de la conversation, entre urbanité et rusticité, politesse et gauloiserie.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Année de publication 2021
Nombre de pages 504
Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance
ISSN 0082-6081
Numéro DCXXIV

À hauteur humaine La fortune dans l'écriture de l'histoire (1560-1600) (Alicia Viaud)
Posted: 14 Sep 2021 - 08:05

Alicia Viaud, À hauteur humaine. La fortune dans l'écriture de l'histoire (1560-1600), Genève, Droz, 2021.

Dans les dernières décennies du xvie siècle, s’épanouit une histoire « à hauteur humaine », par l’objet qu’elle se donne – l’ensemble de ce qui est relatif aux femmes et aux hommes du passé – et par les limites qu’elle se fixe – les capacités humaines d’intelligence du monde. La fortune, à la fois lieu commun et objet polémique, contribue au développement de cette pratique d’écriture qui se veut séculière, quoiqu’elle prenne toujours en considération la volonté divine. Dans les livres d’historiens comme dans les Mémoires, toujours niée mais fréquemment mentionnée, elle est un outil contribuant à établir les structures logiques et temporelles des récits, leurs stratégies argumentatives, leur valeur édifiante ou pratique. Elle permet de penser l’adversité comme obstacle et comme limite aux entreprises humaines, de concevoir l’action entre calcul raisonnable et pari audacieux, ainsi que de s’approprier le passé, en conférant aux histoires singulières des caractéristiques communes.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Année de publication 2021
Nombre de pages 664
Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance
ISSN 0082-6081
Numéro DCXXV

 

Le Festin critique Hommage à Michel Jeanneret (1940-2019) (dir. Frédéric TINGUELY, avec Jérôme DAVID et Radu SUCIU)
Posted: 14 Sep 2021 - 08:02

Le Festin critique Hommage à Michel Jeanneret (1940-2019), dir.  Frédéric TINGUELY, avec Jérôme DAVID et Radu SUCIU, Genève, Droz, 2021.

Michel Jeanneret (1940-2019) fut sans conteste l’un des grands critiques de sa génération, l’un des commentateurs les plus inspirants de la littérature et de la culture des XVIe et XVIIe siècles. Des paraphrases de psaumes aux provocations des bouffons et des libertins, des propos de table à la fascination des métamorphoses et des forces chtoniennes, des ambiguïtés rabelaisiennes à la folie nervalienne, son œuvre n’a cessé d’interroger – sous mille aspects divers mais dans la cohérence d’un style –, le clair-obscur de notre pré-modernité et de ses prolongements. Pour rendre hommage à cette figure importante de l’École de Genève, il fallait un Festin critique au menu pantagruélique : on y trouvera tout d’abord deux conférences inédites prononcées par M. Jeanneret en 2018 et réunies sous le titre « Le moment de Protée (1550-1630) », puis neuf textes sur les principaux aspects de sa trajectoire critique signés par les meilleures et les meilleurs spécialistes (C. Ossola, M. Engammare, F. Lestringant, T. Cave, F. Lecercle, F. Lavocat, J.-P. van Elslande, D. Brancher et J. David), enfin une trentaine de témoignages plus personnels placés sous le signe de la gratitude et de l’amitié. Le tout agrémenté d’une riche iconographie en couleurs et complété de la bibliographie des travaux de M. Jeanneret.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Année de publication 2021
Nombre de pages 280
Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance
ISSN 0082-6081
Numéro DCXXIII

« Toute l'âme de la poésie héroïque » Études sur l'épopée en France (XVIe-XVIIe siècles) offertes à Denis Bjaï (dir. François Rouget)
Posted: 14 Sep 2021 - 07:58

« Toute l'âme de la poésie héroïque » Études sur l'épopée en France (XVIe-XVIIe siècles) offertes à Denis Bjaï, dir. François Rouget, Genève, Droz, 2021.

En 2017, Denis Bjaï a pris sa retraite d’enseignant-chercheur à l’Université d’Orléans où il a passé l’essentiel de sa carrière. À l’occasion de son départ, ses collègues universitaires, de France et de l’étranger, ont souhaité se réunir pour constituer un ensemble d’études qui forment ses « Mélanges ». Centrées autour de la notion d’épopée et des formes du discours héroïque, les quinze études qu’on découvrira ici s’attachent à rappeler le rôle important que jouent le discours, les thèmes et le style épiques dans la littérature française du Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle. Si Ronsard, avec La Franciade, occupe la place centrale de ce volume, d’autres écrivains (d’Homère à Fénelon, en passant par Bodel, Rabelais, Du Bartas, D’Aubigné et La Fontaine) laissent percevoir dans leurs œuvres l’étoffe variée dont l’épopée est faite, et font entendre les composantes de sa rhapsodie.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages 320
Collection Cahiers d'Humanisme et Renaissance
ISSN 1422-5581