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Calls for Papers and Contributions

Appel à contribution : Le corps sensoriel au sein des loisirs et des divertissements
Posted: Monday, September 4, 2017 - 13:53
Rencontre internationale
Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements
 
Dir. Isabelle Pichet et Laurent Turcot
Université du Québec à Trois-Rivières, 22 et 23 février 2018
 
Propositions à envoyer jusqu’au 15 sept. 2017 à Isabelle Pichet et Laurent Turcot.

 

Perpétuellement sollicités par l’environnement avec lequel ils entrent en relation, les sens réagissent et provoquent des sensations, des émotions, des sentiments de plaisirs ou de déplaisirs (Fechner 1966 (1860)). L’histoire des sens s’inscrit au sein de celle des sensibilités et permet une meilleure compréhension, un discernement plus précis « du dessin de l’imaginaire social » (Corbin 1990). Le goût, l’odorat, le toucher, l’ouïe et la vue répondent à tout stimulus de manière variée et complexe. Difficile à saisir et à cerner, il est toutefois possible de brosser un portrait du corps sensoriel qui émerge au sein de la société de l’Ancien Régime. L’époque moderne, du XVIe au début du XIXe siècle, catalyse la genèse des pratiques culturelles liées aux loisirs et aux divertissements : théâtre, musée, exposition temporaire, promenade, jeu de cartes ou de table, café, taverne, foire, jardin, voyage. Ces activités placent l’individu dans un cadre spécifique, au cœur d’une action ; action qui incite et excite chacun des sens, à des degrés divers. Les cinq sens, toujours en veille, ne demandent qu’à s’émouvoir, s’épanouir et s’exprimer. Il ne reste plus qu’à cueillir les témoignages et à tenter de relever les caractéristiques, les limites et la substance de chacun des sens.

Ce colloque entend cerner, définir et de comprendre la manière dont les sens sont interpellés et réagissent lors des activités de loisirs et de divertissements au cours du long XVIIIe siècle. Le promoteur, celui qui organise l’activité, cherche-t-il à pousser ou repousser le participant ou le spectateur dans ses retranchements pour provoquer un ensemble de sensations, de sentiments ? Le fait-il consciemment ? Quelles sont ses intentions ? De quelle manière s’y prend-il ? Parvient-il à son dessein ? Le participant ou le public, celui qui entre en action lors de ces activités, appréhende-t-il les effets, les émotions qui germeront tout au long de l’activité ? S’y prépare-t-il ? De quelle manière négocie-t-il avec ? Les 5 sens, ceux qui sont (re)liés aux organes de la perception, se définissent et réagissent au contact de l’environnement, du lieu ou des autres. De quelles manières le font-ils ? Quelles sont leurs réactions ? Quels sont les sens les plus sollicités, et pourquoi ? Ces quelques axes proposés ne sont en rien exhaustifs, au contraire, ils portent la diversité et la complexité du propos.

Pluridisciplinaire, cette rencontre se veut un laboratoire de réflexion sur les projets en cours et les diverses approches qui s’intéressent à l’histoire des sens dans le cadre des loisirs et des divertissements au cours du long XVIIIe siècle, et ce, au sein des diverses disciplines des sciences humaines : histoire de l’art, littérature, philosophie, sociologie, histoire, etc.

Le présent appel à communications sollicite donc des propositions qui permettront de mieux comprendre les fondements et les limites de ce corps sensoriel qui émerge à l’époque moderne.

Inédites, les communications ne devront pas dépasser les trente minutes allouées à chaque participant.

Les propositions de communication (titre et résumé de 250 motsaffiliation institutionnelle) devront être envoyées au comité avant le 15 septembre 2017 aux deux adresses suivantes : isabelle.pichet@uqtr.ca et laurent.turcot@uqtr.ca

 

Bibliographie :

Alain Corbin, « Histoire et anthropologie sensorielle », Anthropologie et Sociétés, vol. 14, no2, 1990, p. 13-24.

Gustav Fechner, Elements of Psychophysics, New York, Holt, Rinehart and Winston, 1966 (1860).

APPEL à COMMUNICATIONS: L’Inquisition romaine et la France à l’ « âge tridentin » (XVe-XIXe siècles)
Posted: Tuesday, August 29, 2017 - 10:50

Colloque international

du Centre de recherches interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l’art et Musicologie, EA 4270 (Universités de Limoges et Poitiers) et de l’Institut Religions, Spiritualités, Cultures et Sociétés de l’ Université catholique de Louvain, en collaboration avec l’équipe EHIC (Espaces humains et Interactions culturelles, Université de Limoges) et le Dipartimento di Storia, Culture, Religioni, Sapienza Università di Roma

 

Limoges, 22-23 février 2018

Propositions: jusqu'au 31 octobre 2017

 

L’ouverture de l’Archivio della Congregazione per la Dottrina della Fede a permis des progrès considérables tant de l’histoire de l’Inquisition elle-même que de l’histoire intellectuelle du monde catholique. Cependant l’historiographie de l’Inquisition romaine à l’époque moderne s’est surtout focalisée sur les territoires où celle-ci exerçait une pleine et entière juridiction. Ce biais géographique pèse sur les perceptions tant de l’institution inquisitoriale que de la place de cette dernière dans le catholicisme confessionalisé. En même temps, ce biais n’est pas sans racine dans la manière dont la congrégation construit et déploie son action, révélant ainsi une géopolitique de la curie romaine. L’analyse des relations entre le royaume de France et le Saint Office offre alors, par comparaison, un point de vue privilégié pour faire l’histoire de cette géopolitique. L’Inquisition romaine – comme l’Index - prétend pourvoir agir comme gardien de l’orthodoxie y compris en France. 

            Dans les vingt dernières années, l’étude de la censure de livres français à Rome par le Saint Office et l’Index a considérablement progressé, mais c’est peut-être l’environnement de cette action inquisitorial qui demeure trop mal connu. Les congrégations romaines censurent cependant sans pouvoir faire recevoir leurs décrets comme en Italie et sans le soutien de tribunaux locaux. Leur action suppose des décisions politiques et dépend d’acteurs spécifiques – en France comme à Rome. En se focalisant sur les mécanismes de la circulation de l’information, de la surveillance doctrinale et de la décision judiciaire, ce colloque entend mieux comprendre la manière dont interagissent les régimes français et italiens de l’orthodoxie. Comment aussi se définit et peut fonctionner dans ce contexte une autorité sans juridiction ? L’Inquisition et l’Index parviennent-ils à faire jouer en leur faveur le pluralisme des fors et notamment une autorité au for interne ? Par ailleurs, l’Inquisition romaine joue un rôle déterminant dans le rapport diplomatique entre le royaume de France et les Etats Pontificaux, rôle qui lui-même influence à son tour la régulation de l’orthodoxie. Il s’agira donc aussi d’interroger la manière dont l’ensemble de l’action inquisitoriale et les relations diplomatiques entre la France et Rome sont imbriquées et de préciser les relations de l’Inquisition avec la Secrétairerie d’Etat à cet égard. On s’attachera en particulier dans ce cadre, au rôle d’intermédiaire ou d’acteurs autonomes des nonces, (vice-) légats, de certains évêques des deux côtés des Alpes, ou encore de Français présents à Rome. 

            Il s’agit naturellement aussi de sonder les terrains ou matières mêmes qui faisaient intervenir le Saint-Office en France. Si les grandes affaires doctrinales semblent bien connues (mais elles vaudraient sans doute la peine d’être reconsidérées à la lumière des recherches récentes), bien d’autres démêlés restent à extraire des archives. Bon nombre de ces cas relèvent sans doute des différents délits poursuivis ordinairement par les tribunaux de la foi, mais le traitement de telles affaires peut varier sensiblement en fonction du contexte diplomatique et géopolitique. De même, le profil global des affaires traitées risque d’être sensiblement différent. Enfin, un des enjeux de cette rencontre est d’approfondir l’étude de l’action proprement judiciaire de l’Inquisition, d’une part à l’égard de sujets français présent à Rome et en Italie, mais aussi, et d’autre part, à l’égard de Français qui sollicitent l’Inquisition depuis la France pour obtenir des dispenses et des facultés. Cette action routinière du tribunal à l’égard de Français qui se considèrent juridiquement obligés à recourir à l’Inquisition, ou qui trouvent dans la procédure inquisitoriale des alternatives à des difficultés juridiques en France ou à Rome, est peut-être un des aspects les moins bien connus de l’activité inquisitoriale. 

            Enfin, l’histoire des rapports entre l’Inquisition et la France ne se réduit pas à celle des liens bien réels tissés entre la congrégation romaine et le royaume. Il s’agit d’enquêter également sur les représentations, les images que l’on trouve diffusées en France des institution pontificales, sur leur contexte de création et leur possible évolution. Dans ce domaine notamment, mais aussi s’agissant de la présence de Français en litige avec les tribunaux de la foi, les études portant sur (ou incluant) d’autres pays d’Inquisition, à commencer par ceux de la Péninsule ibérique pourront aussi contribuer à approfondir par comparaison l’analyse du fonctionnement de l’Inquisition Romaine.  

            Le colloque portera essentiellement sur la France de l’époque moderne, sans exclure des études comparatives enquêtant sur plusieurs pays. De même, pourront aussi y trouver leur place des études portant sur les provinces acquises à la France seulement au cours de la période moderne avant leur incorporation au royaume, en insistant justement sur leur spécificité par rapport au cas français (on songera en particulier à l’enclave pontificale en Avignon, ou encore à la Franche-Comté, officiellement  dotée d’un inquisiteur …). Le cadre chronologique envisagé par le colloque se veut souple. En rendant hommage à Paolo Prodi et sa proposition de penser une époque et un paradigme tridentins dans l’histoire des catholicismes, le colloque placera l’époque moderne au centre de ses questionnements. Mais il entend aussi interroger la genèse et le devenir des logiques modernes, en essayant de penser les ruptures et continuités liées à ce même paradigme. De ce point de vue, les communications interrogeant aussi bien, en aval, le bas Moyen Âge qu’en amont, au-delà de la période révolutionnaire, le XIXe siècle, pourront aussi s’avérer pertinentes.

            En approchant toutes ces dimensions de l’activité inquisitoriale dans la dynamique de leurs évolutions et de leurs interactions, il s’agit donc de proposer une histoire comparée des catholicismes européens.

Comité d’organisation : Albrecht Burkardt et Jean-Pascal Gay (responsables) ; François Brizay, Marina Caffiero, Sylvio De Franceschi, Antoinette Gimaret, Odile Richard-Pauchet

Comité scientifique : Andreea Badea (Deutsches Historisches Institut Rom), Vittoria Fiorelli (Università degli Studi Suor Orsola Benincasa – Napoli), Irene Fosi (Università degli studi G. d'Annunzio Chieti-Pescara), Silvana Seidel Menchi (Università di Pisa), Jean-Louis Quantin (EPHE), Alain Tallon (Université de la Sorbonne – Paris IV), François Trémolières (Université Rennes II) et les membres du comité d’organisation

Merci d’adresser les propositions (d’environ 3000 signes, en anglais ou en français, accompagnées d’une fiche de présentation de l’auteur) jusqu’au 31 octobre 2017 à l’un des membres du comité d’organisation et aux deux responsables du colloque : 

 

francois.brizay@univ-poitiers.fr

albrecht.burkardt@unilim.fr

marina.caffiero@uniroma1.it

sylvio.defranceschi@ephe.sorbonne.fr

jpgay@uclouvain.be

antoinettegimaret@yahoo.fr

odile.pauchet@unilim.fr

 
Source: H-France
Appel à textes: Regards sur l’âme en Nouvelle-France Histoire des spiritualités individuelles et collectives en espace colonial -- NOUVELLE DATE LIMITE
Posted: Tuesday, August 15, 2017 - 17:42

NOUVELLE DATE LIMITE : le 30 septembre 2017

Si les travaux incontournables d’Henri Brémond ou de Michel de Certeau ont fait la belle part aux émotions mystiques du XVIIe siècle français, force est de constater que le territoire de la Nouvelle-France fait office de parent pauvre pour le même genre d’enquête. Malgré les études pionnières de Guy-Marie Oury, depuis les dernières années, les historiens ont peu investi le champ de l’histoire de la spiritualité en contexte colonial. Sans toutefois passer sous silence les importants chantiers consacrés aux parcours spirituels d’individus exemplaires, il nous apparaît qu’il reste à écrire une histoire des mouvements singuliers et pluriels de l’âme, parfois encadrée par l’institution ecclésiale, parfois soumise à de nouvelles conditions d’expérience du monde et de l’altérité.

Le colloque international “Âme d’une communauté, communauté d’âmes”, organisé par le Collectif d’Anthropologie et d’Histoire du Spirituel sous l’Ancien Régime (CAHSA) à Montréal en octobre 2016 (http://cahsanet.org/fr/evenements/colloque-2016-programme/), a permis l’amorce d'une réflexion riche et prometteuse sur la notion de spirituel. Des travaux et des discussions a émergé une définition du spirituel comme une expérience sensible de la spiritualité, c’est-à-dire une expérience individuelle de la foi qui parfois complète et parfois s’oppose aux courants de spiritualité institutionnalisés. Souhaitant poursuivre et approfondir ce travail, le CAHSA sollicite des propositions de textes pour un ouvrage en français, résolument pluridisciplinaire, dédié à l’examen des expériences spirituelles individuelles et collectives en Nouvelle-France, de la fondation de Québec jusqu’à la Conquête.

Par sa dimension coloniale, la Nouvelle-France offre un laboratoire d’expérimentation adapté à l’étude de la notion de spirituel. Dans ce territoire où elle souhaite établir un catholicisme tridentin débarrassé des hésitations métropolitaines, l’Église doit toutefois composer avec les initiatives missionnaires, la rencontre de l’altérité amérindienne, mais aussi les courants mystiques qui donnent notamment naissance à l’expérience de Ville-Marie. Le spirituel apparaît alors comme un fil conducteur qui permet de relier entre eux ces aspects du monde religieux qui, entre permanence institutionnelle et innovation spirituelle, se nourrissent et/ou s’opposent.

Nous invitons ainsi les spécialistes de différentes disciplines (histoire, littérature, histoire de l’art, théologie, anthropologie, etc.) à soumettre une proposition de texte, en inscrivant leur réflexion dans un ou plusieurs des trois thèmes suivants : 

 

1) La direction spirituelle et l’encadrement des discours sur l’âme

La confrontation physique à des lieux inconnus et parfois inhospitaliers est susceptible de faire émerger de nouvelles cartographies de l’âme ; ainsi est-il possible que face à une extériorité autre, l’intériorité se soit modelée de nouvelles manières. Or, ces territoires intérieurs inexplorés appellent aussi au resserrement de la direction spirituelle et à l’encadrement des discours sur l’âme. Comment s’établit la relation directeur/dirigé(e) dans ce contexte spécifique ? Comment la réalité coloniale teinte-t-elle la production de leurs échanges et détermine-t-elle les conditions de leur réception ? Car ces activités ont laissé des traces matérielles (patrimoine lettré et artistique) et immatérielles (tradition orale des communautés religieuses, iconographie mystique, etc.). Par exemple, qu’ont de novateur ou de conforme, en rapport à une tradition européenne des écrits et des traités de spiritualité, des productions du contexte missionnaire telles que le Manuscrit de 1652colligé par Paul Ragueneau ou le Affectus amantis Christum Iesum de Pierre Chastellain ?

 

2) La diffusion et la publicité de l’expérience spirituelle

La communication des choses du cœur est une des conditions essentielles au succès du projet colonial en ce qu’elle suscite tant des vocations que des donations. Cet axe de la publicité des mouvements de l’âme reprend la dialectique extérieur/intérieur ou révélé/secret. Ainsi, il autorise l’examen de divers cas où l’expérience individuelle serait mise, ou non, au service du collectif. On peut penser à la publication posthume de la vie de Catherine de Saint-Augustin comme outil d’édification pour les communautés religieuses de Québec. Cet axe ouvre également à la question de l’intimité de l’expérience spirituelle et de sa récupération par la collectivité, notamment à travers l’observation de la circulation des confidences parmi un groupe plus ou moins restreint. Inversement, la publicité de la vie intérieure concourt à la construction identitaire d’une communauté dans le partage et la réappropriation des expériences individuelles. 

 

3) La parenté comme lieu de transmission et de composition de l’expérience spirituelle

Ainsi, la circulation des savoirs sur les choses secrètes de l’âme peut être vecteur de liens entre les individus, voire entre les communautés. Il se dessine, dans ces assises cachées sur lesquelles s’érige le projet colonial, le thème de la parenté spirituelle. Il permet d’interroger, notamment, comment s’articulent les rapports du coeur (individuel) et du choeur (collectif) des croyants. Cet axe permet également de questionner les affiliations entre les individus ou de prendre en compte la nature de leurs relations aux différentes communautés (religieuses, d’Amérindiens convertis ou non, de colons, etc), des deux côtés de l’Atlantique. Plus largement, quelles sont les conditions d’appartenance à une famille, biologique et/ou spirituelle ? Comment se tissent ou se maintiennent les liens de parenté par lesquels se transmet l’expérience spirituelle ?

 

Les propositions de texte d’un maximum de 500 mots sont à envoyer, accompagnées d’une brève présentation biographique, à l’adresse groupecahsa@gmail.com avant le 30 septembre 2017 pour évaluation par le comité scientifique du CAHSA.

 

Comité scientifique : 

Joy Palacios 

Emmanuelle Friant

Ariane Généreux 

Anne Régent-Susini

 

Site Internet : http://www.cahsanet.org

 

 

 

Appel à communication: Expériences mystiques : énonciations, représentations et réécritures
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 02:34

Séminaire de doctorants

"Expériences mystiques : énonciations, représentations et réécritures"

novembre 2017- juin 2018

Université Paris Diderot

Le séminaire s’adresse particulièrement aux jeunes chercheurs, mais plus généralement à tous les chercheurs spécialistes du discours spirituel et mystique dans la littérature de l’Antiquité ainsi que dans la littérature moderne, du XVIème siècle à nos jours. Les propositions de communication (maximum 500 mots) sont à remettre au plus tard le 6 octobre 2017.

Le séminaire « Expériences mystiques : énonciations, représentations et réécritures » s’étant tenu à l’université Paris Diderot et co-organisé par Fanny Arama, Florian Audureau et Riccardo Raimondo l’année passée s’est à l’origine intéressé aux questions énonciatives relatives à la transcription de l’expérience mystique. L’accent du précédent appel à communication avait été mis sur le parler mystique, selon la terminologie employée par Michel de Certeau (*) et sur son évolution au-delà des siècles étudiés par Certeau. Cette première année de séminaire a permis d’examiner une grande diversité  d’appropriations de la notion de « mystique » par les écrivains et les artistes des XIXe et XXe siècles.

Prise d’abord dans une épistémé moderne assumant le divorce des mots et des choses, l’écriture de l’expérience mystique se pense dans un rapport problématique au texte et à son statut épistémologique. Pensée ensuite bien souvent comme une résistance aux déterminations sociales dans l’optique de leur dépassement, elle alimente un imaginaire artistique très vivace, qui joue avec la référence au passé et la resémantisation de l’expérience au regard du présent et des enjeux contemporains. Enfin, l’écriture de l’expérience mystique est marquée par la réitération d’un vocabulaire et d’une grammaire, ainsi que par le détachement avec une certaine tradition. En ce sens, l’énonciation mystique moderne et le discours moderne sur l’expérience mystique constituent une manière d’interroger le devenir du religieux à l’époque contemporaine sous la catégorie de « sacré ». Aussi est-ce sous un jour particulier que l’expérience mystique semble devoir être prise à l’époque moderne, car sa signification s’exprime par rapport à des préoccupations contemporaines.

Ces multiples tensions ont pu être repérées mais doivent maintenant être approfondies en donnant plus de place à la diachronie et en relevant les problèmes méthodologiques qui se posent nécessairement. Prenant donc acte de « l’écart » qui sépare les productions sociales en fonction des siècles, des langues et des représentations collectives, il ne s’agit pas de redessiner la généalogie d’un genre littéraire mais plutôt d’exporter des questions pour mieux problématiser un objet aux contours variables.

Devant la diversité des définitions du terme « mystique », les difficultés de son utilisation et l’extension variable de son application, nous retiendrons à titre heuristique quelques éléments provenant de notre imaginaire contemporain : la représentation d’une expérience dans sa capacité à mettre en contact avec une réalité conçue comme radicalement autre. Cependant n’est pas « mystique » toute expérience en rapport avec ou aspirant vers l’inconnu, l’irrationnel, le mystère du savoir, telle que les sciences astrologiques, de divination, ou l’ésotérisme en général. A cet égard, il conviendra de tracer les frontières qui permettent de délimiter chaque domaine.

Située au carrefour de l’étude historique, anthropologique, théologique et littéraire, la question de l’expérience mystique et de sa transcription à travers les siècles de l’Antiquité à nos jours doit avant tout être considérée dans son rapport à un contexte historique et social donné. Sans donner d’autres définitions de « mystique » que la radicalité d’une expérience, nous conservons le concept à titre herméneutique en laissant le soin à chaque intervenant de formuler une définition opératoire pour les textes qui le concernent. À défaut de pouvoir prendre « mystique » comme une catégorie transhistorique unifiée et évidente, qu’est-ce qui permet, pour des cas singuliers, de caractériser une expérience comme radicalement à part de l’expérience commune ? La construction du concept de mystique représente une étape préliminaire incontournable pour éviter toute confusion.

Axe 1 : questions de méthode

  • quel est le statut du texte et de l’écriture par rapport à ce type d’expérience ?
  • étant données les caractéristiques définies au préalable, comment les transcrire ? comment les exprimer malgré la radicalité de l’expérience ?
  • comment l’écriture mystique s’accorde-t-elle avec les genres ou sous-genres que constituent la prière, la confession, le monologue intérieur ?

Axe 2 : questions historiques et de sociologie du texte

  • comment cette expérience et le texte qui lui est associé s’insèrent-ils dans le champ social ou en subissent-ils les déterminations ? Autrement dit, comment prennent-ils sens au regard de l’environnement social ?
  • à l’inverse, dans quelle mesure l’écriture ou la performance constituent-elles une action sur le social ? Dans quelle mesure sont-elles représentatives d’un état de la société à une époque donnée ? Quel rapport au pouvoir et aux autorités les écrivains mystiques adoptent-ils ?
  • en quoi l’écriture est-elle le moment d’une resémantisation d’un imaginaire de la mystique ou de sa réactualisation sous une forme neuve ?
  • en quoi le texte devient-il le médium pour une politisation de l’expérience mystique et permet-il de se positionner dans le champ social ?
  • en quoi l’expérience mystique et sa transcription sont-elles le signe d’une hétérodoxie sociale et d’une marge ?
  • l’écriture mystique est-elle nécessairement une écriture d’initiés ?

Axe 3 : intertextualité et réécriture : production et reproduction d’un imaginaire

Un travail sur la création littéraire et artistique en référence à des intertextes ou à des sources est nécessaire pour comprendre comment est produit un imaginaire social sur la mystique tout en laissant place à l’écart et au décalage. En bref, il s’agit de comprendre comment l’écriture est également – et peut-être d’abord – une réécriture.

  • comment l’écriture mystique joue-t-elle avec ses références et les sources de son imaginaire ?
  • l’inscription dans une tradition va-t-elle de soi ou est-elle plutôt le fruit d’une construction ?
  • doit-on parler de réécriture ou d’intertextualité mystique quand des allusions aux discours mystiques antérieurs sont présentes dans un texte moderne
  • enfin, du point de vue de l'histoire de l'art, quelles images de l'expérience mystique sont construites ou véhiculées pendant l'Antiquité, le Moyen-Âge, la Renaissance et l'époque moderne ? Comment ces figurations évoluent-elles en fonction des époques et des milieux ?

 

Le séminaire s’adresse particulièrement aux jeunes chercheurs, mais plus généralement à tous les chercheurs spécialistes du discours spirituel et mystique dans la littérature de l’Antiquité ainsi que dans la littérature moderne, du XVIème siècle à nos jours. Les propositions de communication (maximum 500 mots) devront être adressées au plus tard le 6 octobre 2017, accompagnées de vos coordonnées et d’une courte bio-bibliographie, aux trois adresses suivantes :

- aramafanny@yahoo.fr

- florian.audureau@orange.fr

- gregory.jouanneaudamance@gmail.com

 

Note *  : Michel de Certeau, La fable mystique, I (XVIe-XVIIe) et II (XVIe-XVIIe), [1982], éd. de Luce Giard, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 2013.

adresse

Université Paris Diderot, 5 rue Thomas Mann, 75013 Paris, salle à préciser

Appel à communication: Avec ou sans enveloppe
Posted: Tuesday, August 1, 2017 - 02:30

Dates du colloque :  le 15/16 mars 2018. 

Lieu : Université d’Orléans (Hôtel Dupanloup)

Les communications seront publiées dans le dossier de la Revue Épistolaire  n°44.

Date limite pour l’envoi  des propositions  : 15 septembre 2017.

 

La lettre circule, pliée ou enveloppée selon des usages établis par les administrations postales successives, et dont la galanterie s’empare : cachets, rubans, papiers de soie. Puis, elle se dissimule sous l’enveloppe, doublée ou non, qui devient objet de mode au courant du 19e siècle.  

Destinée à protéger le message des regards indiscrets, l’enveloppe a-t-elle pour fonction de rendre le message anonyme ou au contraire offre-t-elle la possibilité de revendiquer une singularité ? En remplaçant le savant pliage, auquel  Montaigne  avouait qu’il ne connaissait rien (Essais, I, XL), en supprimant les cachets de cire, symboles des liens particuliers, protège-t-elle pour autant les secrets ?

L’usage de l’enveloppe, ses couleurs, sa matière, la façon de rédiger poétiquement ou non une adresse, sont autant de voies qui paraissent extérieures à l’épistolarité  mais qui ramènent à l’essentiel : la présence ou non de la confidentialité, la possibilité de confier des secrets.

Que dire des messages déposés sur les cartes-lettres, inaugurées  par la Poste aux armées, puis des  cartes postales dont le message est tarifé selon le nombre de mots employés et qui, progressivement s’enrichissent d’images ? « Lettre ouverte mais illisible », selon Jacques Derrida, la carte postale «  pudique, anonyme, stéréotypée »,   reste «  absolument indéchiffrable ».

Aborder la lecture des correspondances à partir de leurs conditions matérielles, à travers des usages scripturaux moins ludiques qu’il n’y paraît sera l’occasion de considérer le sens de la relation épistolaire dans l’espace du secret.

Ce programme s’inscrit  dans un des axes de l’équipe Claress, composée de littéraires, d’historiens et de civilisationistes,  et qui a pour vocation l’étude des rapports du privé et du public dans le champ des écrits à la première personne. 

Quelques pistes de réflexion :

Comment les conditions matérielles de l’échange influent-elles sur son contenu et dans quelle mesure sont-elles signalées par les épistoliers au cours du message (commentaire sur l’usage du cachet, sur un acheminement particulier ) ?

L’enveloppe ou le cachet  protègent-ils  la confidentialité ?  Que se passe-t-il lorsque la lettre est ouverte par des tiers  (cabinet noir, surveillance des tiers) ? Pliages, enveloppes, cachets, pourront faire l’objet de commentaires.    

La carte postale : que dire de ce message qui s’échange à la vue de tous ? Quelle relation la carte postale tisse-t-elle entre texte et image ? Existe-t-il une épistolarité spécifique à la carte postale ? Faut-il inscrire cette  forme brève dans la tradition du billet ?

Des propositions de travail sur l’histoire de l’enveloppe et la naissance de la carte postale seront bienvenues et indispensables. Mais on s’intéressera également  aux communications qui mettront en évidence la problématique du secret et de la confidentialité, protégée ou non par les formes ouvertes ou fermées de l’expédition. La façon de personnaliser  la rédaction de la suscription (fantaisie de l’adresse) sera mise en relation avec le contenu et la relation établie entre les protagonistes.

 

Dates du colloque :  le 15/16 mars 2018. Lieu : Université d’Orléans (Hôtel Dupanloup)

Les communications seront publiées dans le dossier de la Revue Épistolaire  n°44.

Date limite pour l’envoi  des propositions  : 15 septembre 2017.

Ces propositions accompagnées d’une brève présentation seront étudiées par le comité scientifique.

 

Conditions matérielles : les frais d’hôtel et de restauration seront pris en charge. Sauf exception, qui doit l’objet d’une demande particulière, les frais de transport seront à la charge des participants.

 

Comité scientifique :

Benoit Melançon, université de Montréal  (Québec), Sylvie  Crinquand (université de Dijon), Geneviève Haroche-Bouzinac, (université d’Orléans)  Bénédicte Obitz-Lumbroso (université d’Orléans), Camille Esmein-Sarrazin (université d’Orléans).

 

Comité d’organisation :

Geneviève Haroche-Bouzinac, Bénédicte Obitz-Lumbroso, Camille Esmein-Sarrazin.

New Publications

République des Lettres Une Anthologie (dir. Pierre Laurens, Colette Nativel, Florence Vuilleumier Laurens)
Posted: 29 Oct 2021 - 16:23

République des Lettres. Une Anthologie, dir. Pierre Laurens, Colette Nativel, Florence Vuilleumier Laurens, Préface de Marc Fumaroli, Paris, Les Belles Lettres, 2021.

Dans un cours sur ce thème au Collège de France, comme dans son maître-ouvrage, Marc Fumaroli a évoqué une notion largement inaperçue jusque-là, celle de la République des Lettres, restituant ainsi à l’Europe une de ses dimensions les plus incontestables.
Parti de ces réunions de savants, philologues, juristes, physiciens, naturalistes, tous des pairs, qui se reconnaissaient entre eux (cabinets, cénacles lettrés, académies), se choisissaient pour converser ou entamer un commerce de lettres dans un espace de liberté, il était remonté à l’origine : Pétrarque, créateur dans sa Correspondance d’une société de laïcs et de clercs qui partageaient sa vue d’une république chrétienne augmentée du meilleur de l’antiquité païenne, c’est-à-dire la civilisation, la capacité de sortir de la brutalité, la vertu des Humanités. Puis il avait suivi leur développement dans l’Europe des Lumières, jusqu’au moment où l’essor des nationalismes devait faire perdre le sens d’une communauté d’idées assez féconde pour qu’on en puisse nourrir la nostalgie.
Une enquête aussi vaste reposait sur l’analyse et le dépouillement d’une variété tant chronologique que thématique de textes de plus de cent auteurs dont la force et la beauté méritaient d’être partagées.
Offrir ces textes fut la tâche pour laquelle se portèrent volontaires trois amis proches de l’auteur. Le résultat est cette anthologie, qui donne à lire, dans le texte, la République des Lettres, depuis Richard de Bury et Pétrarque jusqu’à Leibniz et Mme du Châtelet.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Parution : 26/05/2021
CLIL : 3439
EAN13 : 9782251451886

Poétiques de la filiation Clément Marot et ses maîtres : Jean Marot, Jean Lemaire et Guillaume Cretin (Ellen DELVALLÉE)
Posted: 12 Oct 2021 - 04:15

Ellen DELVALLÉE, Poétiques de la filiation Clément Marot et ses maîtres : Jean Marot, Jean Lemaire et Guillaume Cretin, Genève, Droz, 2021.

En étudiant l’esthétique de Clément Marot sous l’angle de sa dette envers trois Rhétoriqueurs de la génération précédente, ce livre remet en question l’idée d’une « révolution marotique », qui déterminerait, autour de 1530, en poésie française, la frontière entre Moyen Âge et Renaissance. Les deux premières parties, consacrées à la poésie épidictique de circonstance (déplorations funèbres et propagande historiographique), montrent comment les œuvres des trois Rhétoriqueurs sont en résonnance avec les changements qui affectent la culture et les devoirs attachés aux milieux de cour, changements qui annoncent et nourrissent les innovations de leur successeur. La dernière partie porte sur le témoignage que Marot donne lui-même de cette évolution, à travers des hommages réguliers aux trois maîtres, dans lesquels il manifeste sa dette ou s’en écarte, mais jamais de façon polémique. Par d’indéniables mutations des genres poétiques et par le récit personnel qui les met en évidence et leur prête parfois un sens rétrospectif, les poèmes de Marot construisent des scénarios et des poétiques de la filiation, qui se distinguent par la variété et la subtilité plutôt que par la rupture, qui caractérisera, à la génération suivante, la Pléiade.

Sommaire

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Nombre de pages 976
Collection Travaux d'Humanisme et Renaissance
ISSN 0082-6081
Numéro DCXXII
Support Livre broché
ISBN-13 978-2-600-06263-3

"Early Modern Clouds" - Jeffrey N. Peters and Katharina N. Piechocki (eds)
Posted: 4 Oct 2021 - 12:26

Jeffrey N. Peters and Katharina N. Piechocki, eds., "Early Modern Clouds I." Romance Quarterly 68, 2 (2021) and "Early Modern Clouds II." Romance Quarterly 68, 3 (2021).

The essays in these two special issues reflect upon the multiform relations that hold between clouds and artistic production in early modern Europe. To what degree, we ask, do clouds embody a mode of depiction bound up with the expression of the ineffable? How do the constitutive tensions governing the evanescent shape of the clouds – e.g., they are at once absolutely devoid of being and fundamentally capable, as Aristophanes put it, of turning into anything at all – echo, derive from, and give form to the multiplicities of the poetic? More specifically, how do clouds acquire new meaning and generate new art forms when set to music or designed as operatic stage machines? How do the structuring qualities of clouds described by tradition as both masculine and feminine speak to and for the gendering of the poetic enterprise? How do the important developments in natural philosophy in the sixteenth and seventeenth centuries inform early modern understandings of clouds as an instance of physical and conceptual knowledge often derided as uncertain and speculative, and what effect did that derision have, if any, on the ways artists approached and learned from what we call the “poetics of meteorology”? 

 

Table of contents

Early Modern Clouds I

1. Jeffrey N. Peters and Katharina N. Piechocki, "Early Modern Clouds and the Poetics of Meteorology: An Introduction" (pp. 65-78)

2. Juliette Cherbuliez, "Jacques Callot's Billows, Puffs, and Plumes" (pp. 79-101)

3. Eugenio Refini, "Clouds as Synesthetic Metaphors Across Baroque Poetry and Music" (pp. 102-113)

4. Alison Calhoun, "What Cloud Machines Tell Us About Early Modern Emotions" (pp. 114-126)

 

Early Modern Clouds II

 

5. Vincent Barletta, "Clouds As Chaos Machines" (pp. 130-143)

6. Jeffrey N. Peters, "Clouds, Style, and Poetic Generation in Descartes's Météores (1637) (pp. 144-159)

7. Katharina N. Piechocki, "Clouds, Nuptials, Nubifications: At the Origins of Operatic Poetics" (pp. 160-176)

8. Mark Rosen, "Cartography and the Other Side of the Clouds" (pp. 177-195)

 

Early Modern Clouds I & II, available here (freely accessible for download from Taylor & Francis for the next several months:

 

https://www.tandfonline.com/toc/vroq20/68/2?nav=tocList

https://www.tandfonline.com/toc/vroq20/68/3?nav=tocList

 

Storytelling in Sixteenth-Century France: Negotiating Shifting Forms (Emily E. Thompson)
Posted: 2 Oct 2021 - 05:10

Emily E. Thompson, Storytelling in Sixteenth-Century France: Negotiating Shifting Forms, The University of Delaware Press, 2022.

Storytelling in Sixteenth-Century France is an innovative, interdisciplinary examination of parallels between the early modern era and the world in which we live today. Readers are invited to look to the past to see how then, as now, people turned to storytelling to integrate and adapt to rapid social change, to reinforce or restructure community, to sell new ideas, and to refashion the past. This collection explores different modalities of storytelling in sixteenth-century France and emphasizes shared techniques and themes rather than attempting to define narrow kinds of narrative categories. Through studies of storytelling in tapestries, stone, and music as well as distinct genres of historical, professional, and literary writing (addressing both erudite and more common readers), the contributors to this collection evoke a society in transition, wherein traditional techniques and materials were manipulated to express new realities.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

Hardback : January 2022 • ISBN 9781644532379 • $120.00
Paperback : January 2022 • ISBN 9781644532362 • $46.95
* E-Book Available

European Drama and Performance Studies 2021 – 2, n° 17 "Les émotions en scène (xviie-xxie siècle)"
Posted: 30 Sep 2021 - 08:37

European Drama and Performance Studies, 2, n° 17, 2021 : "Les émotions en scène (xviie-xxie siècle)", dir. Sabine Chaouche et Laurence Marie.

Disponible en librairie et sur le site de l'éditeur.

ISBN: 978-2-406-12206-7
ISSN: 2266-9035
DOI: 10.48611/isbn.978-2-406-12207-4
Éditeur: Classiques Garnier
Mise en ligne: 22/09/2021
Périodicité: Semestrielle
Langues: Français, Anglais